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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 09:13

 

À quelques jours de la fin de l’année 2014, il était temps de dire au revoir à la Source.

 

Ce ballet fût un plaisir à revoir. J’en gardais un excellent souvenir avec tout de même l’idée de ne jamais avoir vu la distribution idéale. Cette année a changé la donne avec de supers interprètes, très bien « castés » qui se sont donné à fond pour ce beau ballet.

 

 

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Ce soir c’était à nouveau Muriel Zusperreguy qui prêtait ses traits à Naïla. La première danseuse a bien évolué depuis de début de la série. Son personnage est mieux dessiné et on la sent maintenant totalement dans son élément en esprit de la source. Elle était à la fois charmante et touchante.

 

Elle était cette fois accompagnée de Josua Hoffalt dans le rôle de Djemil. L’étoile n’en fini plus de surprendre ces derniers temps et ce rôle en est encore un bon exemple. Avec ses lignes superbes il porte bien le vilain pyjama de Djemil. Sa danse est ample et aérienne et son interprétation très juste.

 

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Pour compléter le trio, Alice Renavand semblait un peu éteinte en Nourreda. Il lui a manqué la présence et le magnétisme apporté précédemment par Eve Grisztajn. Dommage car la jeune femme est d’ordinaire une interprète inspirée. Peut être n’a-t-elle pas eu assez de temps pour se préparer au rôle.

 

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Fabien Révillon n’avait pas le côté lutin facétieux de ses autres petits camarades en Zaël mais quelle technique superbe ! Il n’en finissait plus de voler sur scène, c’était super.

 

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Enfin Sébastien Bertaud campait le fier Mozdock et c’était un pur bonheur. Son personnage était très bien dessiné, son jeu très clair, le tout accompagné une technique enthousiasmante. Ses passages étaient explosifs ! Comme toujours je suis fan. J’espère sincèrement qu’on le verra plus ces prochaines années.

 

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Le corps de ballet et demis solistes (même si on avait perdu deux elfes au passage) étaient comme toujours excellent et ont bien restitué la magie de ce ballet dont la reprise fût une vraie réussite.

 

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Voilà les ballets de Noël c’est terminé !

Je vous souhaite à tous une excellente année et à bientôt pour de nouvelles aventures !

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 13:43

Valse des distributions oblige, samedi dernier c’est un couple inédit qui nous a été offert dans Casse-Noisette. Si Vincent Chaillet était prévu sur le ballet dès le début, Héloïse Bourdon a dû faire une prise de rôle un peu acrobatique en Clara après le retrait d’une grande partie des titulaires du rôle.

 

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J’étais pour ma part ravie de pouvoir découvrir la jeune sujet dans un rôle titre ayant manqué ses précédentes Nikyia et Aurore.

 

Et que dire, sinon qu’elle semble faite pour danser Clara. Le premier acte qui m’a paru si long la dernière fois est ici passé en un éclair. Héloïse Bourdon campe une jeune fille fraiche et enjouée. Son jeu est subtil et très juste. Elle n’en fait jamais trop et apporte pile ce qu’il faut pour créer une vraie héroïne de conte.

 

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À ses côtés Vincent Chaillet est très convainquant en Drosselmeyer ce dont je ne doutais pas. Les rôles un peu sombre lui vont bien. Il c’est aussi très sortit du rôle du Prince. Même s’il n’a pas le brio de Germain Louvet il y a une dizaine de jours, il fait le boulot sans difficulté.

Dès le premier acte, on remarque également le peps d’Aubane Philbert qui sera un enchantement toute la soirée. Qu’elle soit Luisa ou danseuse espagnole, elle se donne à fond avec une belle qualité de saut et un sourire éclatant.

 

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Le corps de ballet ne sera pas en reste avec une valse des flocons assez magique. Je l’avais trouvé belle mais sans plus la dernière fois et je pense que cela tien beaucoup du placement dans l’Opéra Bastille. Les places en hauteur lui rendent plus justice.

Peut être était-ce le Christmas Mood encore présent mais ce soir je me suis laissée emportée par la magie.

 

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Au deuxième acte on retrouve une Héloïse Bourdon toujours aussi brillante et très à l’aise dans le périlleux pas de deux final.

Cette représentation aura été un bon moyen de découvrir cette danseuse qui gagnerait à être plus distribuée. Elle est intelligente, fine avec une superbe danse. Espérons que le prochaine concours de promotion (s’il existe toujours) lui soit enfin favorable.  

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 15:10

 

Le ballet Casse-Noisette est souvent l’occasion de mettre en avant de jeunes danseurs. Peu d’étoiles chevronnées veulent encore le danser et les jeunes sujets sont souvent appelés à la rescousse.

 

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Cette fois c’était même des coryphées (leurs promotions n’étant effectives qu’en janvier). Mais pas n’importe lesquels. Benjamin Millepied a sélectionné quelques uns des plus grands espoirs de la compagnie pour ce Casse-Noisettes et mercredi dernier, c’était au tour de Léonore Baulac et Germain Louvet d’investir la scène.

 

 

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Pour parler du ballet en lui-même, Casse-Noisettes m’a paru un peu long. Je n’avais pas eu cette impression lors de la précédente reprise mais peut être est-ce l’absence d’effet de surprise qui veut cela.

Il y a finalement beaucoup de pantomime et cela danse assez peu au premier acte. Bien sûr la scène du réveillon est charmante et les enfants de l’école de danse sont adorables  mais on attend tout de même que ça décolle.

Le ballet prend finalement vie lorsque les deux protagonistes se rencontrent et commencent à danser ensemble.

Léonore Baulac et Germain Louvet forment un très beau couple, très harmonieux. Leur danse est vive et précise et leur pas de deux de l’acte 1 est un très beau moment. On enchaine vite avec une superbe valse des flocons qui a toujours un petit côté magique avec toute cette neige sur le plateau.

 

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L’acte 2 m’a plus convaincue avec des danses du monde inégales mais tout de même sympathique et une pensée spéciale pour Laétizia Galloni superbe et envoutante dans la danse arabe.

 

Si la valse des fleurs est plus poussive, mais vite compensé par le beau pas de deux final. L’adage était un vrai bonheur. Parfois si périlleux il passait cette fois tout seul. Germain Louvet est un excellent partenaire qui sait bien mettre sa danseuse en valeur. Il a également des lignes magnifiques et une vraie allure de prince. Il lui faut encore apprendre à maîtriser son énergie sur plusieurs actes mais ces débuts sont très prometteurs.

Léonore Baulac de son côté est une jolie héroïne. Elle campe un personnage cohérent et je suis curieuse de la découvrir dans d’autres rôles.

 

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Dans quelques jours, changement de distribution avec enfin la découverte d’Héloïse Bourdon dans un grand rôle. J’ai hâte !

 

Une nouvelle Source également mais d’ici là…

 

Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année !

 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 13:43

La saison se termine pour moi avec une seconde représentation de Notre-Dame de Paris.

Le ballet gagne à être revu et je l’ai finalement beaucoup plus apprécié lors de cette seconde vision. Une fois que l’on s’est fait au style, à la musique, à la gestuelle on entre plus facilement dans l’histoire.

 

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Le soir du 15 juillet, Karl Paquette endossait le rôle de Quasimodo. Difficile de le reconnaître avec ce maquillage et surtout une perruque brune !

L’étoile réussi à camper un personnage extrêmement touchant. Moins bestial que Nicolas LeRiche mais peut être plus émouvant. Il s’est étonnamment très bien accordé avec Amandine Albisson et leur pas de deux au 2e acte était très réussi.

 

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L’étoile féminine était d’ailleurs bien plus convaincante au 2e acte qu’au 1er où elle apparaissait un peu éteinte malgré une danse sans faille.

Fabien Révillon de son côté c’est très bien tiré du rôle de Phoebus. Déjà ne pas avoir de perruque aide pas mal ! Le personnage reste toujours aussi caricatural mais étrangement en l’interprétant avec moins de distance que Florian Magnenet, le sujet l’a rendu plus convainquant.

 

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La grande attente de la soirée concernait évidemment François Alu. On imaginait plus le premier danseur en Quasimodo mais c’était sous estimer ses talents d’interprètes. Hyper investi, voir possédé par son personnage, il a montré une profondeur et une maturité artistique rare pour son âge. Le tout était évidemment doublé de la technique superlative qu’on lui connaît. Il était la véritable star de la soirée.

 


 

Voilà, la saison 2013/2014 s’achève. J’en ferai certainement un bilan au cours du mois d’août. D’ici là, bonnes vacances à ceux qui en ont et bon courage à ceux qui bossent !

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 09:54

 

Avant de revenir sur la représentation de Notre-Dame de Paris d’hier, retour sur la venue du San Francisco Ballet à Paris à l’occasion des étés de la danse.

 

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Cette manifestation qui prend place dans la capitale à un moment où la danse commence à se faire rare est toujours un plaisir. Les compagnies invitées sont toujours talentueuses et proposent un répertoire bien souvent inédit ou peut connu en France.

Dans la tradition américaine, le SFB a proposé une programmation riche avec de nombreux ballets d’inspiration néoclassique formant un programme différent chaque soir.

 

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Samedi 12 juillet, le public est venu nombreux assister au cours public de la troupe sur la scène du Châtelet. Mathilde Froustey, sujet de l’Opéra de Paris partie tenter sa chance comme Principal sur le sol américain était très attendue du public parisien et c’est donc tout naturellement positionnée en tête de barre !

Le cours était très sympathique malgré un petit problème de son. L’occasion de repérer les talents et quelques personnalités, le tout dans une ambiance détendue.

 

À 15h place au spectacle avec cet après-midi un programme assez classique mélangeant Baanchine et Robbins.

 

La matinée s’est ouverte avec l’Allegro Brillante de Balanchine. Huit danseurs de corps de ballet et deux solistes pour une pièce courte et efficace. La très attendue Maria Kochetkova a particulièrement brillé même si la pièce ne m’a pas particulièrement marqué et ressemblait à pas mal d’autres ballets du même chorégraphe (oui jetez moi des pierres !).

 

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On continuait ensuite avec Solo de Hans van Manen qui se trouve être … un trio ! Court et très bien dansé il semble toutefois assez anecdotique.

 

Après un premier entre acte place à In the night de Jerome Robbins. Ce ballet a été repris de multiples fois par l’Opéra de Paris et le Miami City Ballet avait proposé sa propre version lors de sa venue aux étés de la danse. Ce ballet va bien aux troupes américaines qui réussissent à lui donner un vrai souffle.

 

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Le premier pas de deux était l’occasion d’enfin découvrir Mathilde Froustey dans son nouveau rôle d’étoile. Ce qui se sentait sur les vidéos se confirme en « live ». Elle semble libérée et parfaitement dans son élément. Même si le pas de deux n’est pas le plus valorisant du ballet, elle trouve tout de même le moyen de s’y exprimer.

Au second pas de deux, le public n’a d’yeux que nous la superbe Sofiane Sylve, très classe et raffinée. Elle a donné beaucoup de vie à ce passage pouvant parfois paraître assez froid.

Enfin Sarah Van Patten et Luke Ingham possédaient tout à fait la fougue nécessaire au troisième pas de deux.

 

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La matinée se concluait par Glass Pieces de Robbins. Une vraie découverte et le meilleur moment du programme. Le ballet possède un rythme et une énergie folle. On est happé dès le départ, impossible de s’ennuyer. L’ensemble des danseurs est extrêmement investi, c’est un bonheur à voir. Bien sûr on distingue particulièrement Yuan Yuan Tan et ses superbes lignes dans le deuxième mouvement.

 

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Pour conclure, le San Francisco Ballet est définitivement une  troupe très sympathique. Pleine de talents elle possède énergie et une joie de danser communicative.

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 09:27

 

Ça y est, le grand moment tant redouté est enfin arrivé. Hier soir Nicolas LeRiche a fait ses adieux à l’Opéra de Paris. La mention de l’Opéra de Paris est importante puisqu’il continuera à danser sur les scènes de France et la l’étranger pendant encore quelques années. Et à voir la forme qu’il tenait hier, on peut s’imaginer que cela durera encore longtemps !

 

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Nicolas LeRiche est un danseur qui a profondément marqué son époque. Une technique puissante et spectaculaire, un charisme fou, une présence que l’on n’oublie pas. Les balletomanes n’allant à l’Opéra que depuis une dizaine d’années ne l’on pas connu dans ses jeunes années mais difficile de ne pas tomber sous le charme à chaque apparition sur scène.

 

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Une soirée où danse Nicolas LeRiche ce n’est pas seulement l’assurance de passer un bon moment quoi qu’il arrive c’est l’assurance de passer un moment dont on se souviendra longtemps. Sa générosité et joie de danser transpirent de toutes ses interprétations et quelques uns de mes plus grands souvenirs de scène lui sont reliés.

 

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L’idée de faire une soirée d’adieu spéciale pour cette étoile si à part a finalement germée très vite dans l’esprit du public. Je me rappelle qu’on en parlait déjà il y a deux ans. Dans l’esprit c’était une excellente idée, d’autant plus que le programme était très bien construit et alléchant. Dans les faits, la privatisation de la soirée et l’opacité de la distribution des précieux sésames avaient de quoi gâcher la fête. Et à voir le parterre se vider au milieu des saluts alors que des centaines de passionnés étaient derrière leurs écrans d’ordinateur ou de cinéma, on peut s’interroger. Qui sont ces gens à qui l’on a offert des places alors qu’ils étaient clairement là « parce qu’il fallait y être » ? Dommage tout de même.

Heureusement les loges et amphi étaient pleins à craquer et ont largement donné de la voix pour manifester leur admiration.

 

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Mais revenons à la soirée ! Elle a débuté de manière touchante par une chanson de Matthieu Chedid (mode groupie enclenché) sur laquelle l’étoile a évolué en solo. Il a réussi à faire passer l’émotion par des gestes tous simples, gracieux et pleins de sens, rappelant des extraits de ses plus grands rôles.

Le reste de la première partie était un peu plus light avec des extraits contenant finalement peu de danse et même un petit rappel du triste gala Noureev de l’an dernier avec un extrait de Raymonda dans lequel les étoiles se sont contentées de se tenir dans un coin de la scène sans trop danser. On peut dire la même chose de Matthieu Ganio qui a tenu la longe d’Auric Bezard pendant 5 min sans même faire un pas…

 

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Les parties avec Nicolas LeRiche étaient les plus attendues et au final les plus réussies ! On commence avec un grand jeune homme et la mort, ballet qui correspond parfaitement à son interprète. L’étoile déploie une danse d’une puissance et d’une intensité rare. Il s’accorde toujours très bien avec la vénéneuse Eleonora Abbagnato.

 

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On passe ensuite au moment touchant de la soirée avec Appartement en compagnie de Sylvie Guillem. Voir les deux danseurs évoluer ensemble c’est quelque chose… Extrêmement complices, on ressentait parfaitement leur joie de partager à nouveau la scène de Garnier. Leur pas de deux coulait de source, avec beaucoup d’engagement et une émotion palpable. 

 

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Pour terminer une bonne dose d’émotions fortes avec le Boléro de Béjart. Difficile de trouver les mots pour le décrire, je pense qu’il fallait le voir.

J’ai découverts ce ballet avec Nicolas LeRiche et le revoir ce soir était un bon moyen de boucler la boucle. Il a interprété avec beaucoup de force et une énergie extrêmement positive n’hésitant pas à sourire pour embarquer la foule autour de lui. Le ballet apparaissait ainsi comme une véritable célébration de la danse, du corps de ballet, de l’étoile… Une énergie folle s’en dégageait et les frissons n’ont pas mis longtemps à arriver.

 

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Aux saluts Nicolas LeRiche semblait ne pas vouloir quitter ses camarades et a très peu salué seul. On sentait qu’il voulait être entouré du corps de ballet et des deux étoiles présentes (Karl Paquette et Josua Hoffalt) et leur rendre hommage.

 

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Il a ensuite salué seul sous une pluie de paillettes en toute simplicité. On l’a touché et très humble face à l’ovation du public qui a durée une bonne vingtaine de minutes. Le public des « hauteurs » n’a pas ménagé ses efforts pour célébrer le danseur et a demandé de nombreux rappels même si l’on peut regretter l’attitude du balcon et des premiers rangs de loges qui semblaient bien pressés de rentrer chez eux (ou de se rapprocher du champagne).

 

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Après Agnès Letestu et Isabelle Ciaravola voici donc un autre immense danseur qui nous quitte. Difficile d’imaginer l’Opéra sans lui. À le voir si juvénile et motivé sur scène j’ai eu tendance à penser qu’il serait toujours là. Sa générosité et tout ce qu’il apportait à ses personnages vont beaucoup me manquer. On sent vraiment une page se tourner avec ce départ. Les étoiles actuelles vont avoir bien du travail pour susciter autant d’enthousiasme et d’adhésion à chaque apparition.

 

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Si cette soirée aurait pu être une célébration plus grande encore avec son « vrai » public, on ne peut que féliciter Nicolas LeRiche pour cette performance (le jeune homme ET le boléro, bravo !) pour ce programme simple et efficace et surtout pour cette générosité de tous les instants.

 

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En espérant pouvoir le retrouver très vite sur une autre scène…

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 10:10

Drôle de soirée que celle d’hier au Palais Garnier. Quelques heures avant la représentation du programme Robbins/Ratmansky, une rumeur s’est propagée sur la toile. Pierre-Arthur Raveau serait nommé à l’issu de la représentation. Une info à la fois surprenante et attendue.

Attendue car il est l’un des rares premiers danseurs à pouvoir prétendre au titre. Il a fait plusieurs prises de rôles très réussies sur de grands ballets et tout simplement car c’est un danseur de grande qualité. Hier il dansait à la voir le danseur vert de Dances at a gathering et Eros dans Psyché.

Surprenante car les circonstances ne s’y prêtaient pas vraiment. Pas très classe ni très prestigieux de le nommer aux côtés d’une sujet (même si c’est une superbe danseuse), difficile de le nommer sur le danseur vert qui n’est pas un rôle très valorisant. Il y partageait en plus la scène avec François Alu et même si l’Opéra n’en n’est plus à ça prêt, ce n’est pas très sympa.

 

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Au final pas de nomination et une représentation sympathique mais qui ne restera pas non plus dans les annales. Le programme n’était de toute façon pas très attirant sur le papier (voir pas du tout).

Dances at a gathering avait déçu lors de sa dernière reprise et avait également beaucoup pâti d’être programmé à côté d’Appartement de Mats Ek. Quand à Psyché on peut dire que sa création ne fût pas un franc succès et on aurait très bien pu se passer de le reprogrammer.

 

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Le ballet de Robbins vieilli finalement plutôt bien. Les danseurs de l’Opéra semblent plus à l’aise que lors de la dernière reprise et pleins de petits détails qui m’avaient échappés la première fois ici apparus. Matthieu Ganio a toujours une classe folle en danseur brun. Il met sa technique superlative au service d’une danse sereine et d’une présence évidente.

 

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Ludmila Pagliero de son côté a trouvé un rôle qui lui convient parfaitement avec la danseuse rose. Elle virevolte avec grâce, c’est un plaisir à voir.

Karl Paquette n’en fini plus d’évoluer. J’avoue que s’il m’est toujours apparu comme un danseur sympathique et volontaire, j’avais du mal à accrocher avec ses interprétations. Depuis un peu plus d’une saison, il me séduit de ballet en ballet et ce danseur violet lui va très bien.

Aurélie Dupont est impériale en danseuse verte mais je lui préfère l’interprétation pleine d’esprit et d’ironie d’Agnès Letestu.

 

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Muriel Zusperreguy est enfin de retour sur scène et irradie en danseuse jaune. Je l’aime beaucoup dans ce type d’emploi.

François Alu fait quant à lui une apparition éclaire mais remarquée avec toujours autant de charisme et de personnalité.

Enfin un petit mot sur Christophe Duquenne. C’était très certainement la dernière fois que je le voyais sur scène et là aussi une page se tourne. Voilà un danseur qui a toujours fait un travail impeccable, n’a jamais lâché les grands classiques et dont la présence manquera.

 

On passe ensuite à Psyché. Je l’avoue, je trouve ce ballet totalement inintéressant. C’est culcul et kitsch au possible. Je suis pourtant assez bon public mais là ça ne passe pas. Les costumes ont pourtant été revus pour les hommes. Plus de combinaison de petit poulet pour Eros ou de mouton et bêbêtes en tout genre pour le corps de ballet.

 

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L’histoire n’en reste pas incroyablement nian-nian malgré la grand qualité des interprètes.

Charline Giezendanner était toute fraiche en Psyché. On pourrait reprocher à la sujet de n’avoir qu’un type de rôle mais il faut bien avouer qu’ils lui vont à ravir. Elle semblait très à l’aise dans la chorégraphie de Ratmansky et formait de plus un très beau couple avec Pierre-Arthur Raveau.

Le premier danseur a toutes les qualités pour se sortir sans problème du rôle d’Eros. Sa technique et impeccable et son interprétation simple et efficace. Il a de plus été un très bon partenaire pour Charline et leur pas de deux central était le vrai moment fort de la pièce.

 

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Une seule représentation de Robbins/Ratmansky pour moi. C’est largement suffisant.

 

On se retrouve le 10 juillet au petit matin pour un retour sur la soirée d’adieux de Nicolas LeRiche (sortez les mouchoirs).  

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 09:31

Hier soir Notre-Dame de Paris revenait à l’Opéra après plus de 10 ans d’absence. Une toute nouvelle génération a donc à charge de s’approprier l’œuvre.

Le ballet de Roland Petit reprend le roman de Victor Hugo de manière condensée en s’appuyant sur quatre personnages : Quasimodo, Esmeralda, Frollo et Phoebus.

Vu aujourd’hui, le ballet peut apparaître un peu daté. Du haut du deuxième balcon, les mouvements de corps de ballet et les décors sont assez impressionnants. La chorégraphie se révèle toutefois assez répétitive et ce qui passe sur un ballet de 30, 40 minutes est assez long sur 1h30…

 

Le corps de ballet est toutefois très impliqué avec ce qu’il a à danser ce qui permet au public de passer un bon moment. On remarque même quelques individualités comme Allister Madin ou Hugo Vigliotti que j’étais très heureuse de revoir sur scène.

 

Du côté des premiers rôles, la majorité de la salle semblait déjà acquise à la cause de Nicolas LeRiche. Il est assez surprenant quand on découvre le ballet de constater qu’il n’a finalement que peu à danser (surtout au premier acte) mais il compense tout à fait cela par sa présence scénique et son charisme qui n’est plus à démontrer. Son interprétation est très douce et poétique. Il reste touchant d’un bout à l’autre.

 

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Eleonora Abbagnato est à l’instar de son partenaire, une grande interprète des ballets de Roland Petit. On sent qu’elle en maîtrise parfaitement le style. Ses qualités d’interprète conviennent tout à fait au personnage. Séductrice au début du ballet elle se montre ensuite plus fragile et son pas de deux avec Quasimodo/LeRiche était magnifique.

 

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Josua Hoffalt fût la vraie bonne surprise de la soirée. Cela fait longtemps qu’on ne l’avait pas vu aussi en forme techniquement (même si j’avais beaucoup aimé son Désiré en décembre). Ses pirouettes étaient d’une grande précision et ses sauts d’une ampleur assez incroyable. Si on pouvait avoir quelques doutes à sa capacité à camper un personnage aussi sombre que Frollo, il les a vite balayés. Son interprétation est certes encore un peu verte et prendra certainement du poids au fil des représentations mais il a montré un vrai investissement et un personnage engagé et cohérent.

 

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Le côté beau gosse qui sait ce qu’il vaut de Phoebus va très bien à Florian Magnenet qui a présenté une interprétation assez juste. Il est toutefois assez difficile de cerner ce personnage dont on ne sait jamais s’il doit être pris au second degrés ou pas… Le danseur n’était de plus pas aidé par une horrible perruque blonde et un costume de superman sado-maso pas du meilleur effet !

 

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Pour conclure une soirée sympathique même si elle n’atteint jamais les sommets que l’on pourrait attendre avec une telle histoire de base. Nicolas LeRiche et Josua Hoffalt ont été les rois de la soirée. L’ancienne et la nouvelle génération, un beau symbole. 

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 12:51

Après une longue absence due à pas mal de boulot et un peu de vacances, il était temps de refaire un tour par l’Opéra Bastille pour découvrir la soirée Balanchine/ Millepied.

Le programme était assez alléchant sur le papier avec un ballet de Balanchine pas repris depuis bien longtemps avec en plus des costumes tout neufs de Christian Lacroix, et une création du futur directeur de la compagnie.

 

La matinée s’ouvre par Palais de Cristal de George Balanchine. Pas de décor mais de beaux tutus de Lacroix. Même si vu par la suite de près sur la vidéo, ils semblaient un peu too much, cela passait bien dans cette grande salle.

Le premier mouvement en rouge mettait en vedette Valentine Colassante et Fabien Révillon. Ce dernier était très en forme et particulièrement à son aise dans cette partie assez technique. Le jeune danseur rayonnait, un plaisir à voir. Sa partenaire affichait un beau sourire mais peut être moins d’assurance. Sa danse était plus timide et le style n’était pas particulièrement présent.

 

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On passe au bleu nuit avec l’adage du 2e mouvement qui mettait particulièrement en valeur les deux étoiles présentes Karl Paquette et Ludmila Pagliero. L’étoile féminine était la reine de ce tableau. Douce et calme avec une technique très sûre. Une danseuse qui n’en fini plus d’étonner. Karl Paquette de son côté a prouvé qu’il était toujours aussi bon partenaire même si son rôle ici se limite un peu à cela.

 

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Le 3e tableau est très dynamique et sautillant. Il entraine facilement le public malgré des costumes verts pas particulièrement heureux pour le corps de ballet (ça fait un peu sapin de Noël non ?). Audric Bezard et Héloïse Bourdon respiraient la joie de danser.

 

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Le 4e tableau paraît plus anecdotique car très bref même si la fraicheur de Charline Giezendanner y apporte beaucoup de charme.

 

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Au final, le ballet passe tout seul pour une première vision. Il est bref, bien construit et n’offre pas le temps de s’ennuyer. Je ne suis pourtant pas persuadée que le style de Balanchine soit celui qui corresponde le mieux à l’ONP. C’est très bien dansé tout en restant très propre, sans faire de vague.

 

Après l’entre acte, place au très attendu Daphis et Chloé chorégraphié par le prochain directeur de la compagnie Benjamin Millepied.

Je n’avais rien lu sur l’œuvre avant de venir ce qui me permet de dire qu’elle est assez bien fichue puisque j’ai facilement compris toute l’histoire.

Le ballet semble toutefois un poil trop long et certain tableau gagneraient à être raccourcis. Peut être était aussi dû à tous ces costumes blancs qui n’amenaient pas beaucoup de dynamisme.

Du côté des interprètes, Amandine Albisson est toujours très charismatique et impliquée. Elle se sort très bien du rôle même si vu son caractère scénique je l’aurai plus imaginée en Lycéion. La même remarque peut d’ailleurs est vraie pour Léonore Baulac qui affirme de plus en plus son caractère de soliste et aurait fait une parfaite Chloé.

 

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Du côté des seconds rôles, Allister Madin était parfait en Dorcon avec toujours autant de charisme.

Fabien Révillion (qui décidément a été très occupé cette après-midi avec 2 rôles sur la même représentation) était surprenant en Bryaxis prouvant qu’il pouvait très bien s’accommoder de rôles plus sombres.  

 

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Comme tous les ans, la période de mai-juin est marqué par les spectacles de fin d’année en tout genre et les répétitions aussi j’aurai assez peu de temps pour aller voir des ballets.

J’ai déjà mes places pour Notre-Dame de Paris et hésite encore à subir une nouvelle fois le Psyché de Ratmansky. Puis ce sera de la San Francisco ballet.

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 09:51

La semaine dernière les jeunes danseurs ont pris possession de la scène du Palais Garnier pour une soirée leur étant consacrée. À l’annonce du programme beaucoup étaient assez dubitatifs. Des extraits faisant plus penser à une soirée danseurs-chorégraphes qu’autre chose avec ¾ des chorégraphies créées par des chorégraphes maison.

Pour rappel, lors de la dernière soirée de ce type nous avions eu droit au Corsaire, au Lac des Cygnes, Tchaïkovski pas de deux… Après tout c’est là tout l’attrait des soirées jeunes danseurs. Voir des jeunes pousses du corps de ballet dans des grands rôles de solistes. Et avouons que voir ces danseurs tenir des rôles importants dans des pièces contemporaines ou chorégraphies maison n’est pas si rare ce qui enlevait ici l’originalité du concept.

 

Ces éléments mis à part, la soirée restait très sympathique et permettait de passer un bon moment.

 

Wuthering Heights, Kader Belarbi

 

Ce morceau original cueillait un peu le public à froid avec sa tonalité contemporaine et sa musique faite de chants de petits oiseaux. La salle n’a pas été très réceptive ce qui est bien dommage car Wuthering Heights est un très bon ballet. Sans doute l’un des meilleurs produit par une des étoiles de l’institution. Takeru Coste et Laura Bachmann étaient de plus très justes et très investis. Un plaisir à voir. Et si Takeru Coste est déjà bien connu des balletomanes pour sa personnalité flamboyante, Laura Bachmann est une très belle découverte.

 

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Les enfants du Paradis, José Martinez

 

L’extrait choisi du ballet dans le ballet était bien trouvé mais sa mise en place finalement un peu bancale. L’entrée dans le silence en ombres chinoises a semblé plaire. J’aurai bien du mal à m’en faire un avis car placée de côté je n’ai absolument rien vu ! C’était d’ailleurs l’un des gros soucis du ballet entier : il a été créé pour être vu de face.

En dehors de cela les interprètes étaient très convaincant Hanna O’Neill en tête. Cette danseuse est resplendissante à chaque fois qu’elle se trouve en scène et a déjà une personnalité bien affirmée. Il me tarde de pouvoir la découvrir dans d’autres rôles.

 

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La Source, Jean-Guillaume Bart

 

Voilà un extrait qui donne envie de revoir le ballet. Il m’a permis de constater que l’œuvre était encore assez fraiche dans ma tête toutefois il me tarde de la redécouvrir. L’extrait choisi passait très bien et il est finalement assez étonnant de constater que les variations de ce ballet ne sont jamais choisies pour les concours de promotion.

La chorégraphie reste néanmoins très complexe est a posé pas mal de soucis à ses interprètes masculins.

Alice Catonnet de son côté n’a pas encore une personnalité très affirmée (elle est toute jeune en même temps) mais possède le charme discret et la finesse de la danse qui sied bien à Naïla.

 

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Réversibilité, Michel Kelemenis

 

Une vraie bonne surprise que cet extrait. Je ne connaissais absolument rien de la pièce mais ai été charmée. La chorégraphie est dynamique, inventive et fût très bien servie par Antonio Conforti, Cyril Chokroun et surtout Jennifer Visocchi qui était resplendissante.

 

Le Parc, Angelin Preljocaj

 

Quand il n’y en a plus, il y en a encore. On a vu du Parc tout l’hiver et il nous est une nouvelle fois resservit. L’extrait reste toutefois toujours très efficace et semble fait pour Charlotte Ranson. Sa personnalité peut parfaitement s’exprimer ici et c’est un plaisir à voir. Elle était de plus très bien accompagnée par Yvon Demol.

 

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Caligula, Nicolas LeRiche

 

La bonne surprise de la soirée. On n’en attendait pas grand chose et ce fût finalement l’un des moments les plus acclamés.

J’avoue ma faiblesse, contrairement à une majorité de balletomanes, j’ai toujours bien aimé ce ballet. Bon je ne le reverrai pas des dizaines de fois mais il ne m’a jamais ennuyée ou horripilée.

Les extraits étaient bien choisis, la reconstruction intelligente. Et surtout nous étions en présence d’excellents interprètes ayant chacun très bien compris leurs personnages. Alexandre Gasse a montré beaucoup de force dans sa danse et une vraie implication dramatique en Caligula. Letizia Galloni n’était que grâce et légèreté en Lune. J’espère vraiment qu’elle aura bientôt sa chance au concours de promo car c’est une danseuse formidable. Et enfin Germain Louvet a montré de belles qualités en Incitatus même si le rôle n’est pas hyper dansant (enfin plus ici que dans le ballet original).

 

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Quatre figures dans une pièce, Nicolas Paul

 

J’ai beaucoup aimé cette pièce de Nicolas Paul même si elle aurait plus sa place dans une soirée mixte de l’ONP. Elle est bien construite, intelligente avec une belle scénographie. Elle mettait très bien en valeur chacun de ses quatre interprètes. Un bon moment.

 

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Fugitif, Sébastien Bertaud

 

J’avais bien aimé la pièce lors de l’avant dernière soirée danseurs-chorégraphes. Ici on n’en retrouve juste un extrait mais il est assez efficace. Lucie Fenwick et Mickaël Lafon, très impliqués lui rendait parfaitement justice.

 

Genus, Wayne McGregor

 

Genus est un très bon ballet que j’ai toujours eu plaisir à voir. L’extrait était ici bien choisi et bien servi par Juliette Hilaire et Hugo Marchand. Le passage perdait toutefois un peu de puissance à être présenté hors contexte.

 

Amoveo, Benjamin Millepied

 

La soirée se termine sous forme de passage de témoin avec ce pas de deux du prochain directeur de l’institution. Voilà pour le coup un extrait qui fonctionne très bien seul dans l’exercice du gala. C’est bien construit et très efficace.

Léonore Baulac et Jérémy-Loup Quer y étaient lumineux. Espérons que l’on puisse en voir plus de ces danseurs lors des prochaines saisons.

 

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