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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 14:07

J'attends de revoir cette distribution une seconde fois avant d'en faire un commentaire.

Même si je peux dire que les impressions sont plus que positives.

 

En attendant, voici quelques images prises vendredi.

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 21:54

Hier était l’occasion de découvrir Aurélie Dupont et Josua Hoffalt dans les rôles principaux de l’histoire de Manon. Redécouvrir plutôt puisque je les avais déjà vu à la générale mais n’avait pas commenté car il s’agissait d’une répétition et ce genre de ballet demande une petite période de rodage.

 

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Globalement j’ai passé une bonne soirée mais je n’ai toujours pas été totalement transportée. J’avais entendu tellement de choses sur ce ballet que mes attentes étaient peut être trop grandes. Je m’attendais à des soirées fantastiques mais au final je passe de très bons moments sans pour autant être bouleversée. Peut être aussi que la distribution parfaite ne m’est pas encore apparue.

Aurélie Dupont semble absolument ravie de danser le rôle titre. Elle se donne à fond pour son personnage. Toutefois je la trouve toujours trop sur la retenue. On ne sent pas assez d’abandon dans les pas de deux. Josua Hoffalt est pourtant un très bon partenaire mais à l’instar de leur Bayadère, l’alchimie entre les deux étoiles ne prend pas. Dupont me semble également un peu trop sophistiquée pour ce personnage. J’ai du mal à la voir en fraîche jeune fille de seize ans à l’acte 1. Elle est en revanche plus à son aise au 2e dans les salons Madame. Reste tout de même sa danse, toujours aussi belle et quasi-parfaite. C’est toujours un plaisir de la voir évoluer sur scène.

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Josua Hoffalt de son côté a un peu lutté avec sa variation du 1er acte, il est vrai, assez compliquée. J’attends beaucoup de Matthieu Ganio dans ce passage. La nouvelle étoile c’est en revanche bien rattrapée par la suite avec de belles variations et surtout un partenariat très sûr. Il est très à son aise en jeune premier amoureux. Les pas de deux entre les deux étoiles étaient d’ailleurs extrêmement réussis. Ca voltigeait dans tous les sens. Mais encore une fois, le léger manque de complicité entre les deux protagonistes était parfois un peu problématique. Pas de problème en revanche pour le 3e acte d’où se dégageait une réelle émotion. Il faut dire que cet acte, plus bref que les autres est particulièrement terrible. Entre l’arrivée au port, l’agression dans le bureau du geôlier et l’agonie dans le bayou, difficile de souffler et ressortir optimiste !

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Du côté des « seconds » rôles, il faut évidemment parler de Jérémie Bélingard, excellent en Lescaut. Il est totalement différent de Stéphane Bullion mais offre quand même de quoi s’amuser. Son Lescaut est beaucoup plus outré que celui de son collègue. Il titre plus le personnage vers le clown qui anime un peu le ballet. Bullion semblait plus tirer les ficèles de l’histoire (particulièrement à l’acte 1). Toutefois la scène ivre de Bélingard dans les salons de Madame est très efficace. Son pas de deux avec Muriel Zusperreguy l’est encore plus. On aurait pu plusieurs croire qu’il allait la faire tomber tant il titubait mais a toujours gardé le contrôle de la situation.

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Muriel Zusperreguy de son côté est moins piquante qu’Alice Renavand en maîtresse de Lescaut. Son personnage est peut être plus anecdotique.

Du côté du corps de ballet c’est toujours un peu le bazar et difficile de dire si cela fait partie de la chorégraphie ou pas ! Ceci dit c’est moins frappant quand on voit le ballet de près.

 

Prochain rendez-vous avec Manon dès demain avec la distribution Ciaravola/Ganio.

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 13:05

Cela faisait près de 10 ans que l'Opéra de Paris n'avait plus donné l'Histoire de Manon de McMillan.

Le rôle titre est pourtant le rêve de toutes les danseuses et quand on le voit sur scène on comprend vite pourquoi. Manon permet aux actrices dans l'âme de jouer sur tous les registres de l'émotion. Le ballet comprend pas mal de pas de deux pour le moins acrobatiques qui impliquent la présence d'un partenaire solide et exclu malheureusement les plus grandes ballerines. Il était d'ailleurs assez surprenant de voir Agnès Letestu distribuée sur le rôle...

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Clairemarie Osta en revanche est taillée pour personnage. Elle est parfaite au premier acte en jeune fille tombant doucement amoureuse de Des Grieux. On a en revanche plus de mal à voir Nicolas LeRiche en jeune premier. Il y met tout son cœur et beaucoup de conviction mais j'ai peiné à être convaincue. En revanche ses pas de deux avec sa partenaire possède un véritable souffle romantique. La complicité des deux danseurs nous emporte totalement. Tous les moments qu'ils partagent font partie des plus beaux de la soirée.

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A leurs côtés difficile de ne pas parler du Lescaut de Stéphane Bullion. Il campe un personnage assez ambigu. Très proche de sa sœur, son rapport avec elle est presque amoureux au premier acte. Etonnamment il se sort très bien des parties comiques du second acte. Sa variation ivre était extrêmement juste et drôle. Le pas de deux "catastrophe" avec Alice Renavand a arraché pas mal de rire à une salle pourtant assez froide en début de soirée. La première danseuse s'est d'ailleurs fait un point d'honneur à démontrer que non elle n'excelle pas que dans le contemporain. Elle était excellente en maîtresse de Lescaut pas bien maligne un peu vulgaire mais vraiment charismatique. Impossible de la confondre avec les autres prostituées du salon de Madame.

Le corps de ballet justement est apparu plus en forme que sur la Bayadère mais parfois un peu désorganisé. On voit qu'à certains passages cela fait clairement partie de la chorégraphie mais à d'autre moment c'est juste un peu le bazar.

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Après les festivités de l'acte 2 (enfin mis à part la mort de Lescaut évidemment) on plonge dans la tristesse avec l'acte 3. Ce passage final est pour le moins déprimant. L'arrivée au port dégage une grande mélancolie et même un peu d'ennui avec la danse de lamentation des jeunes femmes qui aurait gagné à être un peu plus courte. Le tableau suivant dans le bureau du geôlier est pour le moins glaçant et met assez mal à l'aise. Nous sommes donc dans les plus parfaites conditions pour assister à l'agonie de Manon dans les marais. Ce tableau est extrêmement fort. Et Clairemarie Osta et Nicolas LeRiche était absolument formidable. Ils nous laissent un peu sonnés au tombé de rideau et c'est ce que l'on attend de ce type de ballet.

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Pour conclure, cette soirée a été portée par de magnifiques interprètes et un partenariat assez formidable que j'ai hâte de revoir pour les adieux de Clairemarie Osta. Toutefois j'ai eu du mal à être totalement transportée comme certains peuvent l'être par ce ballet. Il ne me reste maintenant plus qu'à voir d'autres distributions pour me faire une idée plus précise...   

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 15:06

Hier soir et comme désormais tous les jeudis, c’est la meilleure danse ! Vous pouvez d’ailleurs suivre tout un tas de bloggeuses et twitteuses ces soirs là en live tweet (j’en fais généralement partie).

Mais ce n’est pas de ça dont je voulais parler. Comme certains doivent le savoir, dans le jury de la Meilleure Danse nous trouvons la danseuse étoile Marie-Agnès Gillot. Et chaque semaine pour la présenter, M6 (ou W9 avant elle) nous passe des images extraites d’Appartement avec MAG la tête de bidet me rappelant inlassablement que je n’ai toujours pas fait mon article sur la soirée Robbins/Ek ! Le voici donc !

 

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Une soirée réunissant Dances at a Gathering de Jerome Robbins et Appartement de Mats Ek avait de quoi laisser perplexe sur le papier. Dans la réalité on en n’est pas très loin. Difficile en effet de faire deux ballets plus différents dans leur style, leur musique... Ils ne se mettent pas en valeur l’un l’autre et laissent une étrange impression.

La soirée s’ouvre avec le ballet de Robbins. Une flopée d’étoiles et de premiers danseurs se succèdent dans divers solos, pas de deux ou mouvements d’ensemble. Clairement les parties de groupes apparaissent comme les plus faibles. Elles trainent en longueur et ont du mal à susciter notre intérêt (après une longue journée de travail elles suscitent même la somnolence). Ce n’est pas de la faute des danseurs qui font de vraies merveilles en plus petit comité.

Mathieu Ganio se démarque particulièrement en danseur brun. Il est formidable dans ses deux variations (toutes très applaudies) et se montre bon partenaire.

Autre beau partenariat Nicolas LeRiche et Clairement Osta en danseurs mauve et rose. Une grande sérénité et complexité émanait de leurs duo. De toute façon à chaque fois que Nicolas LeRiche est sur scène l’atmosphère change ! Il pourrait danser n’importe quoi ce serait toujours bien. Karl Paquette a également fait de belles choses dans ce rôle mais souffrait un peu de la comparaison.

 

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Parmi les beaux passages, on peut citer Muriel Zusperreguy pour l’ensemble de son œuvre en danseuse jaune. C’était un vrai vent de fraîcheur.

Agnès Letestu est comme toujours impériale et la variation verte lui allait très bien même si elle semblait un peuisolée du reste du groupe.

 

Après l’entre acte, on passe à Appartement. Je dois dire que si j’avais pris mes places pour la soirée les yeux fermés c’était bien pour ce ballet.  Il s’en dégage une énergie folle. On sent les danseurs investis et heureux de danser, c’est extrêmement communicatif.

Le ballet est très bien construit, dynamique, on n’a pas le temps (ni l’envie) de regarder sa montre.

Nous commençons donc avec le fameux bidet autour duquel Marie-Agnès Gillot excelle toujours. On peut penser ce que l’on veut de l’étoile dans le classique mais on ne peut pas lui enlever ce magnétisme incroyable et ce charisme qui écrase tout le monde sur scène. Le groupe de danseurs est toutefois très homogène (sur les deux distributions) et aucun passage ne semble plus faible qu’un autre.

 

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José Martinez et Vincent Chaillet s’alternent devant la télévision et j’ai du mal à avoir une préférence. Leurs styles sont différents mais j’aime tellement ce passage que quand il est porté par un bon interprète je passe forcément un bon moment.

Le passage de la cuisinière est certainement l’un de mes favoris. Il est très fort et la musique vraiment belle. Jérémie Bélingard/Clairemarie Osta et Alessio Carbone/Muriel Zusperreguy forment deux couples assez différents mais tous deux intéressants.

Bélingard et Osta sont certainement les plus violents. Leurs mouvements sont tranchés, leurs nerfs à vif. On voit un couple réellement déchiré. A le voir évoluer sur scène on ne peut que regretter les blessures à répétition de Jérémie Bélingard.

Muriel Zusperreguy et Alessio Carbone sont dans une veine un peu différente. On sent qu’il reste de l’amour entre eux.

 

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L’un des moments les plus fort du ballet et toujours le pas de deux de la porte d’entrée. Un passage plus doux et calme au milieu de l’agitation. Nicolas LeRiche et Alice Renavand y sont tous deux très bon. Le style de Mats Ek leur convient bien et ils se donnent à fond. Pourtant j’ai été plus touchée par la paire Ludmila Pagliero/Stéphane Bullion. Ils étaient plus touchants, plus en phase l’un avec l’autre aussi. On sentait un véritable échange s’en était émouvant.

Pour conclure, cette soirée Robbins/Ek est assez inégale mais complètement portée dans les deux ballets par ses formidables interprètes. Le seul regret que j’ai est que la direction ait choisi de passer ce programme en plein milieu de la série de Bayadère. Difficile dans ce cas de se couper en deux pour tout voir...

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 16:29

De retour de week end prolongé (j’en parlerai dans un prochain billet), il est plus que temps de revenir sur la représentation du 4 avril qui réunissait l’étoile du Bolchoï Svetlana Zakharova et deux étoiles « maison » Stéphane Bullion et Ludmila Pagliero tous deux nommés sur les rôles qu’ils incarnaient ce soir.

 

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Beaucoup de monde avait le déplacement pour voir la grande Svetlana. C’est une ballerine que je n’appréciais pas particulièrement jusque là (les sixo’clock, la pantomime trop outrée…) mais j’étais assez curieuse de la découvrir dans ce rôle.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle m’a fait changer d’avis ! Elle est une étoile, une vraie, impossible de ne pas la voir quand elle est sur scène. Même cachée sous son voile lors de son entrée, elle impressionne. La première variation lui permet de montrer au public parisien ce qui fait toute la particularité des danseuses russes : le travail des bras. Il est vrai qu’il est particulièrement magnifique. Svetlana Zakharova est d’une grâce infinie et semble évoluer dans une autre dimension, coupée du temps. Elle représente très bien la danseuse sacrée. Elle est autoritaire et repousse avec force les avances du grand Brahman.

 

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Mais dès l’arrivée de Solor elle n’est plus qu’une jeune femme pleine d’amour. Le pas de deux si périlleux du premier acte était très réussit. L’étoile russe a semblé détendre Stéphane Bullion qui a affiché un grand sourire tout du long. Il faudrait que je revoie Florian Magnenet mais pour l’instant c’est l’étoile qui a ma préférence dans le rôle du guerrier. Je le trouve très juste dans ses intensions et sa pantomime. Son personnage est extrêmement cohérent et cela fait plaisir à voir. Sa danse est également plus libérée qu’à l’époque de sa prise de rôle (et donc de sa nomination).

La soirée était également l’occasion de revoir Ludmila Pagliero pour la première fois depuis sa nomination. La nouvelle étoile campe une excellente Gamzatti tant sur le plan technique qu’au niveau de l’interprétation. Sa confrontation avec Zakharova était de très haute volée. De loin la plus convaincante de la série. On sentait une vraie intensité. Les deux étoiles étaient extrêmement justes.

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Le deuxième acte était marqué par le bon pas de deux entre Stéphane Bullion et Ludmila Pagliero. Cette dernière a brillé sur les parties techniques si difficiles de son rôle.

Svetlana Zakharova a subjugué la salle avec une variation du serpent toute en finesse et ralentis. On était en manque de cambrés, nous voilà servis !!

Globalement le corps de ballet semble fatigué. On a l’impression que l’envie n’y est pas. Il a néanmoins été galvanisé au dernier acte par la présence de la star du Bolchoï. Cet acte était un pur régal. Je reprocherais tout de même à l’étoile russe de lever la jambe un peu trop haut. Je sais que c’est sa marque de fabrique mais les six o’clock sur l’adage blanc ça me gène un peu. Mais tout le reste n’est que douceur. Stéphane Bullion a encore une fois prouvé qu’il était le seul actuellement à passer le manège de doubles assemblés proprement et c’est montré très bon partenaire.

 

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Au final certainement ma meilleure soirée de cette série (la nomination de Josua Hoffalt mise à part mais elle ne boxe pas dans la même catégorie). Les trois interprètes étaient excellents et tout le ballet a semblé se réveiller après une série de Bayadère plutôt terne.

Très vite sur ce blog un retour sur mon week end de Pâques passé à Milan (oui on s’éloigne de l’Opéra mais c’est mon blog, je dis bien ce que je veux !).

Ensuite le retour si souvent promis et qui va bien finir par arriver sur la soirée Ek/ Robbins.

On conclura par la dernière de la Bayadère qui réunira à nouveau Myriam Ould-Braham et le seul Solor encore debout, Florian Magnenet.  

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 15:19

Avec un peu de retard, voici quelques impressions sur la représentation du 28 mars dernier qui voyait les premiers pas de Myriam Ould-Braham dans le rôle titre de la Bayadère.

Cette représentation était très attendue des balletomanes qui étaient d’ailleurs nombreux dans la salle. Depuis un an, la première danseuse Myiram Ould-Braham réussit à obtenir au moins une date sur chaque reprise de ballet classique et a même été l’une des héroïne de la re création de la Source.

 

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Sur cette reprise de la Bayadère, elle est distribuée pour la première fois sur le rôle de Nikiya pour trois représentations. Les espoirs de nominations que suscitait cette distribution se sont quelque peu évanouis après les nominations successives de Josua Hoffalt et Ludmila Pagliero mais l’intérêt du public restait grand. D’autant plus que Gamzatti devait être interprétée par la sujet Mathilde Froustey qui avait dû faire une prise de rôle à haut risque en cours de représentation lors de la blessure de Dorothée Gilbert il y a une semaine. Au final, la jeune femme était souffrante et c’est Charline Giezendanner sujet elle aussi qui a assuré le spectacle.

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Myriam Ould-Braham a toutes les qualités d’une bonne Nikiya. Son travail de bras est magnifique et ses cambrés spectaculaires. Elle prend le partit de camper une Nikiya très femme, moins immatérielle que ses camarades. Elle semble néanmoins un peu effacée au premier acte et peine à imposer son personnage. Elle s’illumine toutefois lorsqu’apparait Florian Magnenet étonnant dans le rôle du guerrier Solor. Le premier danseur impose un personnage tout à fait intéressant. Il est éperdument amoureux de Nikiya et on ne le sent jamais hésiter sur ses sentiments. Le reproche que l’on peut faire à la plupart des titulaires du rôle est de camper des personnages très volatiles dans leurs sentiments. Ils hésitent au premier acte et sont ravis de leur nouvelle fiancée au second. Ici Florian Magnenet est clairement opposé à ce mariage forcé. Il a même un geste assez intéressant et que je n’avais jamais remarqué chez les autres danseurs lors de sa confrontation avec le Rajah. Après concertation avec ses amis, il se tourne vers le Rajah et fait très clairement « non » de la main. A ce moment le Rajah lui attrape le bras pour placer sa main dans celle de sa fille accentuant bien le côté « arrangé » de l’histoire. Même lors des fiançailles il n’est jamais pleinement heureux et semble faire les choses machinalement.

Il est en revanche tout amour dès qu’il croise le regard de sa Bayadère. Le pas de deux du premier acte était très réussi, très fluide. Les deux partenaires forment un couple assez inattendu mais plutôt convaincant. Il faut qu’ils doivent être le seul partenariat d’origine dont les deux membres sont encore debout.

 

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Au deuxième acte, place au divertissement avec les festivités des fiançailles. Allister Madin a campé une excellente idole dorée, très précise et aussi très bien maquillée (et bien oui ça compte aussi !).

Heloïse Bourdon était surprenante en danseuse indienne et très bien épaulée par le trop rare Sébastien Bertaud.

Eleonore Guérineau quant à elle était une danseuse Manou très joueuse et pleine de peps.

Charline Giezendanner de son côté entrait donc pour la première fois dans les habits de Gamzatti. Je n’ai pas été très fan au premier acte de son côté gamine pourri-gâtée. Elle m’a fait penser à une enfant à qui on cherchait à piquer son jouet préféré. C’est une interprétation qui se défend mais qui m’a un peu surprise car on en perdait un peu le côté princesse. Elle était en revanche formidable au deuxième acte assurant techniquement toute la difficile partition de son rôle. Je serais curieuse de la revoir une seconde fois pour constater l’évolution de son personnage.

Le deuxième acte se termine par la mort tragique Nikiya où Myriam Ould-Braham a véritablement brillé. Elle était extrêmement touchante d’un bout à l’autre. Même la coda qui arrive souvent comme un cheveu sur la soupe était très maîtrisée et en cohérence avec le reste de son interprétation. Il restait quelque chose de très mélancolique qui était intéressant.

 

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Le troisième acte a débuté par une descente des ombres assez chaotique. Le trio d’ombre n’était pas non plus au mieux de sa forme. Heureusement le couple phare a brillé. Il était totalement à son aise dans ce style. Myriam m’a plusieurs fois fait penser à un cygne blanc. Florian Magnenet était un partenaire solide et a réussi à passer toutes les difficultés techniques du rôle.

 

Au final une soirée très attendu et très agréable. J’ai maintenant hâte de revoir cette distribution le 15 avril lors de la dernière.

D’ici là un retour sur la venue de Svetlana Zakharova et enfin quelques mots sur la soirée Robbins/Ek !

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 21:19

Difficile de parler de la représentation du 20 mars dernier. Elle représentait l’occasion de pouvoir admirer la distribution de la première dans des conditions un peu plus normales après la nomination de Josua Hoffalt au rang d’étoile.

Malheureusement la soirée fût marquée par la blessure en scène Dorothée Gilbert qui interprétait Gamzatti ce soir là, ce qui a « un peu » plombé le spectacle.

La représentation avait pourtant bien commencé avec un Josua Hoffalt en forme et détendu. Il n’a pas grand-chose à danser au premier acte mais c’est montré un partenaire sûr pour Aurélie Dupont avec un jeu convaincant. Je regrette toujours que les deux étoiles ne soient pas très assorties et espère qu’ils développeront des partenariats avec d’autres danseurs à l’avenir (même s’ils feront Manon ensemble).

Aurélie Dupont de son côté était un peu plus ouverte et souriante que sur la première ce qui est très appréciable. Sa danse est toujours aussi belle à voir. La confrontation avec la Gamzatti de Dorothée était très intense.

 

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Le deuxième acte a démarré assez mollement avec pas mal de petits accrocs. Mathilde Froustey a néanmoins réchauffé l’ambiance (la salle était pourtant glaciale) avec une danse Manou pleine d’énergie. Elle était très bien accompagnée par deux petits rats espiègles comme il fallait.

Puis le grand de deux des fiançailles débute et là c’est la catastrophe. Dès le second saut, Dorothée Gilbert s’arrête en plein vol pour quitter la scène en boitant, les mains sur les hanches. Murmures de stupeur dans le public. Josua Hoffalt de son côté esquisse un mouvement avant de partir à son tour. Les danseuses vertes accompagnées des danseurs jaunes meublent comme ils le peuvent avec un grand professionnalisme. On va dire que c’était pour une fois l’occasion de s’intéresser vraiment à ce qu’ils font quand d’ordinaire tout le monde a les yeux rivés sur le couple star. Mine de rien leur passage n’est pas si évident que cela ! Bravo à eux en tout cas.

Difficile pourtant de rester concentré. Le public attend évidemment la suite des événements. Mathilde Froustey étant présente et échauffée j’ai rapidement supposée qu’elle serait dans le costume de Gamzatti à son retour en scène et ce fût le cas. Dès son arrivée elle est chaleureusement applaudie par le public histoire de la mettre dans de bonne condition pour sa variation fort bien exécutée. C’est plus compliqué pour les fouettés mais on ne peut pas lui en tenir rigueur compte tenu des circonstances. Sur toute la fin de l’acte elle nous a présenté une princesse amoureuse et sans pitié pour la pauvre Nikiya. Elle apparaissait assez dominante. J’ai hâte de la découvrir dans l’ensemble du rôle et de meilleures conditions.

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Difficile de parler du troisième acte. L’accident de l’acte précédent semblait encore dans les mémoires et personne n’était vraiment dedans. Les ombres étaient tremblotantes, les solistes en dessous de leur niveau habituel. Moi-même j’avoue que j’avais du mal à me concentrer. C’est drôle pourtant, la blessure de Nicolas LeRiche il y a quelques mois sur Cendrillon ne m’avait pas fait le même effet. Certainement parce qu’elle était « invisible ». Impossible de le deviner si on ne connait pas le ballet sur le bout des doigts. Là cette image l’étoile quittant la scène plutôt mal en point était plus impressionnante.

 

Nous n’avons pas énormément de nouvelles de Dorothée Gilbert si ce n’est qu’elle ne reviendra pas pour la fin de la série. Ce sont Mathilde Froustey et Ludmila Pagliero (appelée à la rescousse) qui assureront la suite de ses représentations.

C’est donc une vraie hécatombe qui s’abat actuellement sur la Bayadère avec les blessures de Laura Hecquet et Karl Paquette qui fait pourtant partie des danseurs les plus solides de la troupe.

Espérons que cela fasse réfléchir la direction sur sa politique de distributions qui consiste à faire enchaîner les représentations aux danseurs encore valides et surtout à les faires alterner dans la même semaine des ballets aussi différents qu’exigeants chacun dans leur style que la Bayadère, Dances at a gathering ou encore Appartement de Mats Ek. Lorque l’on voit leur planning de répétitions/ représentations, on s’étonne presque qu’il n’y ait pas plus de casse. La direction doit maintenant croiser les doigts pour que Florian Magnenet tienne le coup car c’est sur lui que va reposer une grande partie de la fin de saison...

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 10:31

   

Cette soirée du 7 mars était particulière à plus d'un titre!

Tout d'abord il s'agissait de la première représentation d'une nouvelle série de Bayadère, ballet très apprécié du public. C'était également la prise du rôle du premier danseur qui monte, Josua Hoffalt.

Les attentes étaient grandes. Comme je le disais dans mon précédent poste, ça sentait très bon pour le danseur. Après une nomination avortée sur Cendrillon en décembre, il se retrouvait catapulté sur la première de cette nouvelle série aux côtés d'Aurélie Dupont et de Dorothée Gilbert et allait être filmé dans le rôle de Solor pour une diffusion dans les cinémas.

L'ambiance dans la salle était donc tout à fait particulière. De nombreuses bloggeuses étaient présentes tout comme une partie de la communauté de balletomanes de Twitter. Aux entre-actes, un seul sujet de conversation :  allez c'est pour ce soir! qui fait quoi? Moi je filme, moi je prends des photos...

Du haut (très, très haut) de mon deuxième balcon je pensais ne faire ni l'un, ni l'autre mais grâce à un super appareil photo emprunté à ma meilleure amie, je me suis sentie obligée!

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Mais avant d'arriver à la conclusion, parlons un peu de la représentation. Je verrai à nouveau cette distribution dans une semaine et ferai un commentaire un peu plus développé à ce moment là mais tout de même!

La Bayadère est un ballet très efficace. C'est archi too much, les décors, les costumes à paillettes, l'éléphant mécanique, le tigre en peluche... Et pourtant cela fonctionne très bien. Il y a suffisamment de seconds rôles pour pouvoir voir de nombreux solistes ou demi-solistes, les parties du corps de ballet les mettent particulièrement en valeur.

Côté étoiles, nous avions Aurélie Dupont dans le rôle de Nikiya. Habituée du rôle, elle n'a pourtant pas particulièrement brillé. Etait-elle blessée? En tout cas elle semblait à la peine sur les cambrés de la variation du serpent et avait le visage assez fermé. Au pas de deux du premier acte Josua Hoffalt était tout sourire alors qu'elle paraissait plutôt distante. On ne sentait pas de réelle alchimie entre les deux danseurs ce qui est dommage étant donné qu'ils semblent amenés à danser régulièrement ensemble...

Dorothée Gilbert en revanche était très en forme. Sa technique est toujours aussi éblouissante et elle a régné sans partage sur l'acte 2. Elle semblait très bien s'entendre avec Hoffalt. Ils nous ont offert un très beau pas de deux.

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La future étoile après une très belle entrée a semblé un peu tendu sur l'acte 1 (on le comprend). Il c'est relâché au contact de Dorothée Gilbert à l'acte 2 et surtout à l'acte 3 lors de sa première variation. On sent toujours une petite appréhension sur sa dernière variation aussi j'espère qu'elle s'en ira avec le temps.

L'acte 3 était d'une beauté absolue avec comme grande star, le corps de ballet aux ensembles impressionnants. Les 32 filles semblaient ne faire qu'une.

Du côté des seconds rôles, Emmanuel Thibault est toujours la plus dorée des idoles mais a semblé un peu fatigué. Peut être fatigué aussi de danser ce rôle depuis plus de 10 ans.

Allister Madin est toujours aussi convaincant en Fakir. Le trio des ombres du 3e acte était largement dominé par la lumineuse Charline Giezendanner qui nous a offert une 2e ombre du tonnerre!

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C'est super mal cadré désolée!

 

 

Puis le rideau se baisse sur les bravi du public. On sentait vraiment la salle pousser les danseurs et leur future étoile en lui réservant les applaudissements les plus nourris.

Après plusieurs rappels le rideau se lève à nouveau sur le corps de ballet et les solistes. Un micro est installé sur la scène entrainant les exclamations de la foule. On notera tout de même que les musiciens ne se sont pas donné la peine de rester.

Nicolas Joël, directeur de l'Opéra s'avance sur scène au bras de Brigitte Lefebvre. Après un discours assez touchant au cours duquel il a essayé d'entretenir le suspense devant une salle amusée car pas dupe, il prononce enfin la phrase magique et propulse une nouvelle étoile dans le ciel de l'Opéra de Paris.

La réaction de Josua Hoffalt fût assez touchante. C'est presque gêné qu'il c'est avance vers un public ravi avant de retourner vers ses partenaire. La réaction de Dorothée Gilbert était la plus sympa à regardé car peut être la plus sincère. Elle trépignait d'impatience pendant tout le discours avant l'éclater de joie par la suite.

Il était assez drôle de la voir avec Aurélie Dupont pousser leur collègue vers la foule pour qu'il aille saluer seul!

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Je dois dire que je suis absolument ravie pour Josua Hoffalt qui est un danseur très intéressant et talentueux. Il apporte toujours quelque chose de personnel à ses rôles et les accompagne d'une technique qui est toujours un bonheur à voir. Pendant longtemps je n'ai pas eu de chance avec lui passant à côté de toutes ses représentations. Je me suis bien rattrapé par la suite et c'était un bonheur de le voir évoluer sur scène.

Nous avions d'ailleurs partagé cette réflexion en fin de soirée avec les bloggeuses et twittos présents. Assister à une nomination c'est bien mais assister à la nomination d'un danseur que l'on apprécie particulièrement c'est tout de même autre chose.

C'est donc la 4e nomination à laquelle j'assiste (enfin 3 et demi comme le dit Amélie!) et à chaque fois c'était pour des danseurs que j'appréciais et avait vraiment enfin de voir sacré. A chaque fois aussi c'était un hasard. Comme quoi prendre ses places à l'aveugle ça a quand même du bon.

 

Bravo donc une nouvelle fois à Josua Hoffalt!

 

Pour ma part la série de Bayadère ne fait que commencer. La prochaine représentation se fera avec la même distribution.

Ce soir, répétition de la soirée Robbins/ Ek. Je commente jamais les répétitions comme un spectacle mais je vous en toucherai deux mots quand même!

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 16:21

Dans exactement une semaine débutera à l’Opéra Bastille une nouvelle série de la Bayadère. Il y deux ans de cela, la reprise du ballet avait créé une véritable émeute aux guichets et sur Internet ou les représentations c’étaient retrouvées complètes en à peine deux jours. Pour ma part j’avais réussi à sauver une place dans la bataille et avait complété avec les générales et pré générales (merci l’AROP !).

Il faut dire que les représentations avaient lieux au Palais Garnier, plus petit, avec plus de petites places...

La série était riche en distributions assez intéressantes avec des étoiles sur les rôles secondaires (Mathias Heymann en idole dorée notamment), et des prises de rôles intéressantes avec par exemple les deux plus jeunes étoiles Gilbert et Heymann sur les rôles titres. Nous avions également pu assister au sacre de Stéphane Bullion nommé étoile à la fin de sa dernière représentation, et aux derniers pas en tant qu’étoile officielle de la compagnie, de Delphine Moussin.

Cette année, chamboulement dans les distributions avec la moitié des titulaires effectuant des prises de rôles, des premiers danseurs et sujets dans les rôles titres.

Un choix de la direction qui a été autant applaudit que décrié. Donner sa chance aux jeunes et aux premiers danseurs ok mais pas au détriment  des étoiles. A quoi ressemblent aux yeux et touristes ou spectateurs occasionnels, un grand classique sur lequel seules six étoiles sont titulaires ? Ou sont Clairemarie Osta, Agnès Letestu (qui avait annoncé sa présence à la télé), Jérémie Bélingard, Isabelle Ciaravola, Mathieu Ganio ? Là on a la réponse. Ils sont sur la soirée Robbins/Ek. Cela pointe un autre défaut de la programmation. Pourquoi programmer deux soirées toutes les deux très attractives et mobilisant un grand nombre de danseurs en même temps ?

Toutefois la Bayadère est un ballet qui se suffit à lui-même. Si le corps de ballet est en forme, la descente des ombres vaut à elle-seule le coup d’œil ! Et puis étoile ou pas, il y aura de quoi voir.  

On ne va pas polémiquer plus longtemps et passer aux distributions par dates !

 

Nikiya : Aurélie Dupont, Solor : Josua Hoffalt, Gamzatti : Dorothée Gilbert, Idole dorée : Emmanuel Thilbault, Esclave : Alexis Renaud, Manou : Mathilde Froustey, Fakir : Allister Madin, Indiens : Sabrina Mallem, Julien Meyzindi, ombres : Laura Hecquet, Charline Giezendanner, Aurélia Bellet : 7, 17, 20 et 22 mars

On l’avait tous annoncé pour Cendrillon et ça lui avait porté la poisse mais cette fois on peut quand même le redire : ça sent bon pour Josua Hoffalt ! C’est la seconde fois consécutive sur deux gros classiques qu’il est distribué avec Aurélie Dupont. Pour la Bayadère, il a les honneurs de la première et va même être filmé pour une diffusion dans les cinémas. En décembre, la nomination lui était passée à côté pour cause de blessure aussi si tout se passe comme prévu cette fois, il serait étonnant qu’il soit toujours premier danseur à la fin de la série. Egoïstement j’espère que si bonne surprise il y a ça sera le soir de la première mais on ne peut jamais savoir.

Pour le reste de la distribution, c’est du grand classique avec des habitués de chaque rôle. Dorothée Gilbert est une excellente Gazmatti à la technique brillante. Emmanuel Thibault est la plus dorée des idoles et apporte une gestuelle et un caractère tout à fait particulier au rôle.

A noter qu’il n’y a aucune première danseuse chez les ombres mais les titulaires sont très intéressantes.

 

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Nikiya : Emilie Cozette, Solor : Karl Paquette, Gamzatti : Laura Hecquet+ Marie-Agnès Gillot (08/04), Idole dorée : Florimont Lorieux (10, 27/03), Allister Madin (19/03) Mallory Gaudion (24/03) François Alu (08/04), Esclave : Yann Saïz, Manou : Charline Giezendanner + Eleonore Guérineau (08/04), Fakir : Sébastien Bertaud, Indiens : Caroline Bance/Fabien Révillon (10, 19, 24/03)+ Laurène Lévy/Axel Ibot (27/03)+ Héloïse Bourdon/Sébastien Bertaud (08/04), ombres : Sarah Kora Daynova, Mathilde Froustey, Marie-Solenne Boulet (10, 19, 24, 27/03), Sabrina Mallem, Valentine Colasante, Laurence Laffon (08/04) : 10, 19, 24, 27 mars, 08 avril

En voilà des distributions intéressantes... pour les seconds rôles !! On a l’impression que la direction a cherché à palier le manque d’attractivité du couple principal en bétonnant les purges et rôles secondaires.

Toutefois je pense (contrairement à beaucoup) qu’Emilie Cozette est plus une Nikiya qu’une Gazmatti. Sa personnalité sied mieux rôle. Solor est un rôle de pure bravoure technique. Karl Paquette est capable du meilleur comme du pire dans ce domaine mais son charisme peu emporter le tout.

Du côté des idoles dorées c’est la fête avec deux sujets et un coryphée qui font partie des plus grands espoirs de la compagnie. Je regrette de ne pouvoir les voir. François Alu avait été un formidable Solor lors de son concours de promotion. Il est également plaisant de voir Sébastien Bertaud dans un rôle.

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Nikiya : Héloïse Bourdon, Solor : Stéphane Bullion, Gamzatti : Sarah Kora Dayanova, Idole dorée : François Alu, Esclave : Grégory Dominiak, Manou : Aubane Philbert, Fakir : Hugo Vigliotti, Indiens : Caroline Bance/Fabien Révillon, ombres : Sabrina Mallem, Valentine Colasante, Laurène Lévy : 24 mars à 14h30

Certainement l’une des distributions les plus attirantes ! Je regrette mille fois de ne pouvoir y assister... Une distribution de petits jeunes c’est tellement rare.

Cela va être une grande première pour Héloïse Bourdon que l’on remarque vraiment dans le corps de ballet mais qui n’a pas encore eu l’occasion de briller en soliste (même sur des petits rôles).

Dommage que l’on n’ait pas poussé le concept jusqu’au bout en lui donnant un partenaire sujet. Il me semble que Florimont Lorieux est remplaçant sur Solor. Il aurait été intéressant de le voir aussi. François Alu de son côté récupère une seconde idole dorée tandis que Hudo Vilgiotti sera le Fakir. Je les vois tous les deux très bien des ces rôles.

J’aurai bien mis également trois coryphées sur les ombres mais on ne peut pas tout avoir !

 

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Nikiya : Myriam Ould-Braham, Solor : Florian Magnenet, Gamzatti : Mathilde Froustey, Idole dorée : Mallory Gaudion (28/03), Allister Madin (11, 15/04), Esclave : Cyril Mitilian, Manou : Eleonore Guérineau (28/03)+ Marine Ganio (11, 15/04), Fakir : Axel Ibot, Indiens : Héloïse Bourdon/Sébastien Bertaud (28/03)+Sarah Kora Dayanova/Cyril Mitilian (11, 15/04), ombres : Héloïse Bourdon, Valentine Colasante, Sabrina Mallem (28/03), Sarah Kora Dayanova, Charline Giezendanner, Sabrina Mallem (11,15/04) : 28 mars, 11 et 15 avril

Myriam Ould-Braham est dans une bonne période. Après quelques années de discrétion et de blessures, elle est de presque tous les grands rôles. On ne va pas s’en plaindre.

A l’instar de Juliette, Nikiya est un chalenge pour elle et je suis très curieuse de voir ce qu’elle va faire du rôle. Elle devrait en tout cas nous présenter une très belle danse. Florian Magnenet devrait aussi bien se sortir du rôle de Solor. Il n’a certes pas les capacités techniques de son camarade Josua Hoffalt mais reste un beau danseur qui peut faire de belles choses. Je l’avais beaucoup aimé dans Cendrillon après avoir été déçu par la Source aussi j’espère qu’il va confirmer cette bonne impression.

Mathilde Froustey devrait détonner en Gazmatti ! Elle en a tout à fait les capacités techniques et j’attends avec impatience sa variation et ses fouettés ! Côté interprétation j’espère qu’elle laissera de côté l’aspect « petite fille capricieuse » et nous surprendra. Elle devrait en tout cas ne faire qu’une bouchée de la pauvre Nikiya lors de la confrontation !

 

Nikiya : Svetlana Zakharova, Solor : Stéphane Bullion, Gamzatti : Marie-Agnès Gillot, Idole dorée : Emmanuel Thibault, Esclave : Grégory Dominiak, Manou : Charline Giezendanner, Fakir : Allister Madin, Indiens : Sarah Kora Dayanova/Cyril Mitilian, ombres : Héloïse Bourdon, Mathilde Froustey, Laurence Laffon : 2 et 4 avril 

Au risque de paraitre grincheuse, la venue de l’étoile du Bolchoï Svetlana Zakharova ne me parait pas bien excitante. C’est une danseuse que l’on a déjà beaucoup vu en France lors de tournées ou en invitée. Elle est même déjà venue danser Nikiya en guest. J’ai du mal à croire qu’il n’existe aucune autre danseuse internationale intéressante dans ce rôle.

Le Solor de Stéphane Bullion m’avait bien plus lors de la dernière reprise. Son interprétation était intéressante et sa technique très belle. Il est vrai que c’était le soir de sa nomination et les circonstances devaient jouer mais j’ai hâte de le revoir.

Marie-Agnès Gillot retourne à ses premières « amours » avec le rôle de Gamzatti. Elle avaiet abandonné deux fois de suite le rôle de Nikiya aussi ce choix me parait intelligent. Elle va être pleine d’autorité dans ce rôle et je suis vraiment impatiente de la découvrir.

 

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Si tout ce passe bien j’assisterai à 5 Bayadère. 2 fois Ould-Braham Magnet, 2 fois Dupont/Hoffalt et une fois Zakharova/Bullion.

Première la semaine prochaine du haut du 2e balcon donc restez connectés !

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 13:55

   

Me voici de retour après une longue pause forcée loin de l’Opéra. La période suivant les fête de fin d’année est en effet souvent assez creuse. Les affaires ont repris au mois de février avec le ballet/opéra de Pina Bausch Orphée et Eurydice.

Qui dit ballet/opéra dit tarif opéra. Les balletomanes se sont retrouvés bien pris au piège des tarifs prohibitifs en vigueur pour ce spectacle. L’occasion était donc donnée de faire chauffer son pass’jeune ou de s’aventurer dans des fonds de loges à visibilité plus que réduite et pas si bon marché que cela. L’occasion aussi de rire une nouvelle fois des récentes déclarations du directeur de l’ONP (reprises en cœur pas nombre de journaliste) sur la baisse des tarifs des places en cette période de crise.

C’est donc en troisième rang de baignoire mais toujours aussi motivée que j’ai assisté à cette dernière représentation de la série.

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Il faut tout de même avouer qu’Orphée et Eurydice est un ballet qui ne se manque pas. L’aspect opéra en allemand couplé à la danse contemporaine a semblé freiné quelques personnes. Grave erreur !

Le ballet de Pina Bausch est une vraie réussite tant au niveau de sa composition, sa musique ou sa chorégraphie.

Le rideau s’ouvre sur une scène de désolation avec Deuil. Eurydice est morte et le corps de ballet tout de noir vêtu traine sa peine. Ces mouvements d’ensemble des pleureuses sur le cœur chanté sont toujours assez saisissant.

Arrive Orphée campé par un Stéphane Bullion habité mais à la souffrance un peu trop intérieure au début. Il est très intéressant à voir aux jumelles mais l’émotion a un peu de mal à atteindre la salle.

Muriel Zusperreguy (Amour) de son côté apporte une touche de fraicheur bienvenue à cette partie. Une vraie interaction se créée entre les danseurs et leurs doubles chantés. Quelle bonne idée de positionner les chateurs sur scène. Cela apporte une vraie force à l’ensemble.

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Nous plongeons ensuite dans les enfers avec le tableau de la Violence. C’est notre première rencontre avec l’impressionnant cerbère à trois tête campé par Vincent Chaillet, Aurélien Houette et Vincent Cordier tous trois très charismatique. C’est un grand plaisir que de revoir le premier danseur en pleine frome après sa blessure hivernale. Il déploie une danse extrêmement puissante qui donne beaucoup de force au tableau.

Le corps de ballet est très investit et Stéphane Bullion plus ouvert commence à nous emporter dans son histoire.

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Après le déchaînement des enfers place à la douceur et au calme avec Paix. Un tableau complètement planant qui laisse une très belle place au corps de ballet féminin. Les filles dansent très proches les unes des autres et pourtant toutes les individualités ressortent.

Puis arrive Marie-Agnès Gillot impériale en Eurydice qui semble être SON rôle. Elle en maîtrise tous les aspects et sait exactement comment faire passer l’émotion.

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Orphée et Eurydice se rencontrent enfin et partent main dans la main pour nous emmener vers le tableau final : la Mort.

Une grande toile blanche pour encadrer la scène et quatre personnages les Orphée et Eurydice chantés et dansés. Ce pas de deux est dans tout point magnifique et chacun des interprètes extrêmement convaincant. Marie-Agnès Gillot est investit à 200% quand Stéphane Bullion réussit à faire passer un vrai désespoir dans sa danse. Ensemble avec les chanteuses ils ont réussit à toucher le public au point de faire taire les toux persistantes du parterre !

Le « Ach, ich habe sie verloren » d’Orphée est l’un des moments les plus bouleversants du ballet. Même sans être amateur d’opéra on ne peut qu’être touché. La fusion danse/opéra atteint son apogée lorsque l’Orphée chanteuse prend dans ses bras l’Eurydice danseuse avant le retour en scène du corps de ballet en noir.

 

Au final une très belle soirée, pleine d’émotions, portée par l’ensemble de ses interprètes. Les places ont été difficiles à obtenir mais en valaient la peine.

 

Prochainement sur ce blog, je l’espère, un point sur les distributions des soirées Ek/Robbins et Bayadère.

Puis le site reprendra une activité plus intense avec environ 5 représentations de la Bayadère, du Robbins/Ek, du Manon...

A très vite !

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