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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 16:35

Et voilà le concours c’est achevé ! Les garçons sont passés aujourd’hui et voici les résultats. Pas de scandale cette fois même si on peut compter quelques déceptions.

Je n’ai pas assisté au concours donc voici des impressions personnelles rapides.

 

Classe des Quadrilles

Variation imposée : la Sylphide, acte 2, James

1. Jérémie-Loup Quer promu
2. Mathieu Contat promu
3. Germain Louvet
4. Hugo Marchand
5. Alexandre Labrot
6. Florent Melac

 

Impossible de juger la classe des quadrilles sans avoir vu leurs prestations. Des petits jeunes ont été promus. C’est assez logique et mérité aux vues de ce que j’ai vu d’eux dans la corps de ballet.

 

Classe des Coryphées

 

Variation imposée : Mazurka d’Etudes


1. François Alu promu
2. Yann Chailloux promu
3. Maxime Thomas
4. Axel Ibot
5. Alexandre Gasse
6. Mathieu Botto

 

On attendait François Alu et il a été présent au rendez-vous. Très bien distribué (à raison) c’est une future étoile en puissance. Sa promotion devrait nous permettre de le voir plus souvent et j’en suis ravie. Bravo à lui.

Yann Chailloux est un choix inattendu mais pourquoi pas. Je le connais et ai donc hâte de le découvrir sur de petits rôles.

 

A noter une fois encore l’absence dans les promotions (et même dans le classement) de Sébastien Bertaud. Cela m’attriste profondément surtout quand l’on connait les grandes qualités de ce danseur. C’est un interprète très intéressant qui mériterai mille fois de faire partie des sujets et d’accéder aux rôles qu’il mérite.

 

Et le détail qui fait plaisir, les félicitations du jury accordées à Mickaël Lafon de retour sur scène après un sérieux accident.

 

 

Classe des sujets

Variation imposée : La belle au bois dormant, acte 2

1. Audric Bezard, promu
2. Pierre-Arthur Raveau
3. Fabien Révillion
4. Allister Madin
5. Yannick Bittencourt
6. Marc Moreau

Il n’y avait pas de gros favori cette année et plusieurs danseurs pouvaient prétendre au titre.

Même si je ne l’avais pas spécialement pronostiqué, la promotion d’Audric Bezard n’a rien de scandaleuse. C’est un danseur solide et intéressant sur le plan artistique. Il offre toujours des interprétations personnelles et de qualité. De plus il est grand et fort ce qui n’est pas de trop ces temps-ci. Bref c’est un très beau premier danseur que gagne l’Opéra de Paris !

Le classement de cette classe est de plus très sympa avec une belle seconde place pour Pierre-Arthur Raveau et la présence d’Allister Madin (même si je l’aurai rêvé plus haut) et de Yannick Bittencourt.

 

Le concours se termine donc. Tout le monde va pouvoir retrouver ses esprits et se préparer pour Don Quichotte et Forsythe. Et bravo à tous ceux qui en plus dansent en ce moment sur la soirée Gillot/Cunningham !!

Bravo à tous les danseurs pour leur talent et leur courage !   

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 18:44

Le concours annuel de promotion du corps de ballet de l’Opéra de Paris... vaste sujet !

 

Chaque année les membres du corps de ballet de l’Opéra de Paris se présentent face à un jury composé de personnalités internes et externes de la compagnie. Le but est de quitter son grade (quadrille, coryphée, sujet) pour passer à l’échelon supérieur.

Tous les ans, les blogueurs, twitteurs, font la course aux invitations et cette fois quasiment tout le monde a réussi à décrocher le précieux sésame !

Les journées de concours sont spéciales. Qu’on soit à l’Opéra, au boulot, en cours, on a tous la tête à la danse ! On attend les impressions des spectateurs et les résultats avec fébrilité.

 

Chaque année son petit scandale et cette fois ne fait pas exception !

 

Je n’ai pour ma part pu assister qu’à la matinée du jeudi qui a vu concourir les quadrilles et coryphées femmes. N’ayant pas eu la chance de pouvoir poser plus d’heures de RTT, je vous renvoi vers les blogs Danses avec la plume, A petit pas, Blog du petit rat et Impressions Danse, pour plus d’infos sur les sujets ! 

 

Je donne donc mes impressions sur ce que j’ai vu mais un aussi un petit commentaire tout à fait subjectif sur les résultats des classes auxquelles je n’ai pas assisté.

Vous avez bien sûr le droit de ne pas être d’accord et de le faire savoir dans les commentaires tant que cela reste courtois et dans le respect de chacun (non parce que je sais que ça s’emballe vite dès qu’on parle de concours !).

 

Comme chaque année je commencerai par féliciter tous les danseurs qui se sont prêtés à ce difficile exercice et qui ont bien du mérite de jouer une partie de leur carrière devant une salle certes muette mais quasi pleine !

 

Quadrilles

 

Variation imposée : 1ère ombre, la Bayadère

1. Sae Eun Park promue
2. Emilie Hasboun promue
3. Marion Barbeau promue
4. Léonore Baulac
5. Gwennaelle Vauthier
6. Jennifer Visocchi

La promotion de Sae Eun Park est absolument incontestable et méritée. Elle a survolée la avec grâce la classe des quadrilles. Sa technique est absolument parfaite et sa variation de la 1ère ombre respirait la tranquillité. Sa Paquita était royale. Voilà une danseuse qui a de l’avenir. On la remarquait déjà beaucoup dans le corps de ballet et je parie que ce n’est pas fini.

Il est également plaisant de voir que l’on peut progresser rapidement dans la compagnie sans être issue de l’école de danse de l’Opéra.

 

Emilie Hasboun était très élégante sur la Bayadère mais c’est vraiment grâce à sa libre très réussie sur Arépo de Béjart que je suis dis qu’elle avait une vraie carte à jouer dans ce concours. Interprétation, technique, tout était là. Mes voisines de loges étaient conquises et moi aussi !

 

Marions Barbeau a semblé encore un peu verte mais sa promotion lui permettra d’évoluer. Elle était l’une de mes ombres préférées. La variation faisait ressortir toutes ses qualités. Elle a également fait preuve de pas mal de style sur la Flute de Suites en Blanc.

 

Les 3 autres classées n’étaient pas dans mes favorites mais bravo tout de même.

 

Pour les non classées on peut quand même citer Amélie Joannidès qui était dans les favorites de bien des blogueuses/twitteuses et qui a fait une super libre sur Sylvia.

 

Pour la classe en globalité, le niveau était assez bon même si l’enchainement des variations imposées a semblé un peu longuet. A noter que beaucoup de variations libres en apparence valorisantes n’ont pas vraiment séduites et le soufflet retombait assez vite.

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 Coryphées

 Variation imposée : Dulcinée, variation de la vision, Don Quichotte

1. Marine Ganio promue
2. Eléonore Guérineau promue
3. Pauline Verdusen promue
4. Laurène Lévy
5. Charlotte Ranson
6. Letizia Galloni

Là aussi, promotions normales et méritées.

Marine Ganio a fait l’une des plus belles variations imposées et était magnifique en ombre de Lifar. Elle était extrêmement investie et a su poser une véritable ambiance.

 

Eléonore Guérineau décroche enfin sa place de sujet !!! En même temps, il était impossible de ne pas la lui donner cette fois. Elle était l’une des Dulcinée les plus sûres techniquement et a brillé en Carmen. Pourtant j’ai eu très peur en lisant son choix de libre tant elle n’avait pas le physique du rôle. Elle a compensé par un vrai charme, beaucoup de personnalité et une technique brillante.

 

Pauline Verdusen a aussi bien mérité sa troisième place. Sa variation verte de Dances at a gathering avait un vrai panache. Elle a y poser sa patte.

 

Je suis aussi contente du classement de Laetizia Galloni qui était ma Kitri favorite. Rien qu’avec son port de bras au début... Tout était dit ! Grâce, personnalité, joie de danser... Dommage son choix de libre (Gamzatti) n’était pas très pertinent et ne la mettait pas en valeur.

 

On notera aussi le choix courageux de Lydie Vareilhes (As time goes by de Twyla Tharp) qui détonnait avec le reste des variations présentées.  

 

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Sujets

 Variation imposée : le lac des cygnes, acte 2

1. Valentine Colasante promue
2. Amandine Albisson
3. Aurélia Bellet
4. Héloïse Bourdon
5. Laura Hecquet
6. Sarah Kora Dayanova

 

Le voilà, le sujet qui fâche !! Tous les ans la classe des sujets déchaîne les passions. Il faut dire que l’on assiste régulièrement à des injustices dans cette classe.

C’est aussi une classe clé. Les premières danseuses peuvent être de futures étoiles. Elles sont amenées à danser des rôles titres...

 

L’an dernier la promotion d’Alice Renavand n’avait pas fait énormément de vagues (même si on trouve toujours des gens à préférer telle ou telle danseuse). Cette année c’est une autre histoire.

 

On pensait Héloïse Bourdon favorite. Jeune, belle, bien distribuée, une variation imposée faite pour elle... elle avait le profil.

Sa distribution en Kitri au mois de décembre et la récente nomination de Myriam Ould-Braham avait redonné espoir aux admirateurs de Mathilde Froustey, éternelle mal aimée des concours...

 

J’avoue que cette dernière était ma favorite. Personnalité, technique brillante... elle a tout d’une soliste (voir d’une étoile). Tout sauf le titre... Je trouvais que la distribuer comme une soliste depuis des années (Casse-Noisette, la Fille Mal Gardée, Don Quichotte, Onéguine) et lui refuser le poste de première danseuse année après année était tout à fait hypocrite. Pourquoi ne serait-elle pas soliste puisqu’on estime qu’elle en a les capacités ? Pourquoi la faire danser dans le corps de ballet alors qu’on y voit qu’elle ? Encore en début de saison elle avait l’air totalement à part dans les ensembles de Sérénade.  Qu’on aime ou pas ce qu’elle propose, on ne peut pas nier qu’elle a ce truc en plus (qui manque d’ailleurs à certaines solistes et étoiles) qui marque le public.

Ne pas la classer encore une fois est tout de même assez scandaleux. On peut ne pas être à l’aise avec l’exercice du concours, mais honnêtement, pour la classe des sujets on ne juge pas qu’une prestation le jour J. Le jour où Mathias Heymann était passé premier danseur, il n’avait pas été le meilleur. Mais on savait de quoi il était capable, on savait qu’il serait étoile dans les prochaines années, donc on l’a classé premier. C’est normal.

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Mais parlons plutôt du résultat. Valentine Colassante est une danseuse que j’avais justement découverte à un concours de promotion ! Celui où elle est passée sujet. Elle était éblouissante dans une variation de Suite en Blanc et avait écrasée la concurrence. Depuis, je l’ai beaucoup aimé en Mme Hermine dans les Enfants du Paradis où elle a montré qu’elle était une vraie actrice. Je ne l’ai pas énormément vu par la suite et surtout, elle n’a jamais eu du rôle titre. Aussi il faut attendre de voir ce qu’elle peut faire sur un ballet complet avant de se faire une opinion.

Amandine Albisson est une nouvelle fois bien classée. J’espère qu’on la verra plus souvent dans les rôles importants car elle a vraiment quelque chose à proposer. Aurélie Bellet a fait un excellent choix de libre et je suis contente de voir son classement.

On remarquera enfin qu’encore une fois Carmen porte chance ! Il faudrait comptabiliser le nombre de ballerines passées premières danseuses grâce aux variations de la chambre ou de la taverne, ça doit être assez impressionnant !

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Les filles c’est fini. Demain place aux garçons. Malheureusement je n’y assisterai pas ! L

J’espère quand même que le pouvoir de Carmen attendra Sébastien Bertaud qui présente la variation de Don José ! François Alu présente à nouveau la Bayadère (cette fois 3e) qui lui avait porté chance l’an dernier. A noter aussi le très bon choix de Hugo Vigliotti qui a tout à fait la personnalité pour mettre le feu avec Push comes to Sove. (et Grégory Dominiak dans les 7 danses grecques ça doit être à voir aussi !)

 

Chez les sujets, je l’avoue, je n’ai pas de chouchous ! J’aimerai bien voir Pierre-Arthur Raveau passer mais il est très jeune et peut donc attendre un an de plus. Je trouve les choix de libres des sujets hommes un peu tristes (hormis PA Raveau justement avec l’oiseau de feu et Allister Madin qui devrait être très chouette dans Arepo-grosse variation qui fait passer aussi !)  mais peut être y aura-t-il de belles surprises.

 

Que vous ayez assisté au concours ou pas, n’hésitez pas à laisser vos impressions ! J

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 20:48

Trois semaine après avoir assisté à la représentation il serait peut être temps que je vous parle de ma seconde soirée Balanchine !

J’avoue que ce programme ne m’a pas franchement passionnée aussi il était difficile d’écrire dessus...

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Vu d’un autre angle, plus en hauteur, Sérénade était bien plus sympathique. Cela devait aussi beaucoup l’énergique Mathilde Froustey véritable rayon de soleil du ballet. Eleonora Abbagnato était également très belle dans le pas de deux avec Hervé Moreau. Dommage toutefois que les hommes n’ai pas grand-chose à danser.

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Agon est toujours très sympathique. Il manquait tout de même au quatuor du début l’enthousiasme de Nicolas LeRiche. Mathieu Ganio a toujours autan de classe dans le premier pas de trois. Ce style lui convient très bien tout comme à Myriam Ould-Braham dans le mouvement suivant. Karl Paquette et Ludmila Pagliero étaient excellents dans le périlleux et toujours très impressionnant pas de deux central. Le ballet reste définitivement la pièce forte de la soirée.

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Le fils Prodigue m’a paru bien moins long que lors de la découverte une semaine plus tôt. C’est en grande partie dû à la formidable Agnès Letestu absolument magnétique en Sirène. Elle campe une femme mystérieuse dont l’aura étrange confère un côté inquiétant. Elle est la chef incontestée et on sait dès les premières secondes qu’elle ne fera qu’une bouchée du pauvre fils prodigue. Le long chemin de croix de ce dernier est en revanche toujours aussi pénible et interminable. Dommage.

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Cette série de Balanchine n’aura pas soulevé chez moi un enthousiasme démesuré.  Un peu terne malgré de beaux interprètes, on l’oubliera vite...

 

Prochainement et suite à plusieurs demandes, un article photos sur le Défilé. Ensuite il me faudra bien prendre une place pour la soirée Gillot/Cunningam mais les distributions n’ont pas l’air de vouloir arriver !

Le 26 octobre je vais visiter le Palais Garnier avec l’AROP mais ne suis pas certaine qu’il y ai matière à faire un article. Ce qui est sûr c’est qu’il y en aura un sur West Side Story qui va débuter prochainement au théâtre du Châtelet !

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 00:02

En cette veille de week end, il est temps de revenir sur l’événement de ce début de semaine à savoir l’ouverture de la saison 201/2013 de l’Opéra de Paris.

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Lundi avait lieu la première représentation de la saison pour la troupe et de nombreux bloggeurs, forumeurs, twitteurs avaient fait le déplacement. Il faut dire qu’en plus programme Balanchine, la soirée présentait l’un des événements de l’année avec le Défilé du corps de Ballet.

Tradition de la compagnie française, le défilé est à voir au moins une fois dans sa vie (et aussi souvent que l’on quand on est un spectateur acharné !). Voir l’ensemble des élèves de l’Ecole de danse et des danseurs de la compagnie défiler solennellement sur la marche des Troyens de Berlioz est un moment à la fois émouvant et impressionnant.

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Lundi soir salle de semblait pourtant pas si emballée que cela et a été avare de bravi. Etait-ce l’effet première, l’effet lundi soir, la pluie dehors ? Heureusement les passionnés étaient toujours présents au poste pour acclamer leurs chouchous. La toute dernière danseuse au firmament Myriam Ould-Braham s’est taillée un beau succès et il était émouvant de la voir ouvrir la marche des étoiles. Aurélie Dupont de son côté est toujours très populaire même si j’avoue avoir été plus charmée par la très grande classe d’Agnès Letestu concluant la parade des femmes. Chez ses messieurs, Mathieu Ganio compte toujours autant de fans et Nicolas LeRiche terminait le défilé sous des applaudissements nourris. On ne pourra que regretter l’absence de Mathias Heymann et Isabelle Ciaravola (blessés) et de Dorothée Gilbert (dansant en Italie).

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Après cette belle ouverture, place à la danse avec une soirée consacrée au chorégraphe George Balanchine. Je ne suis pas une grande fan des œuvres de Mister B. à la base mais il est toujours intéressant de découvrir de nouvelles œuvres (enfin qui me sont inconnues).

La soirée s’ouvrait avec Serenade. Le ballet est assez sympathique et fait la part belle au corps de ballet féminin mais l’ennui n’est jamais très loin et même carrément présent dur la fin. C’est toutefois un bonheur que de retrouver Eleonora Abbagnato en pleine forme. La première danseuse a toujours une grande présence scénique qui marque le public. Ludmila Pagliero de son côté est très à l’aise dans le style Blanchine. La jeune étoile était rayonnante et nous a offert un beau pas de deux avec Hervé Moreau qui a tant manqué à la compagnie. Laëtitia Pujol de son côté s’est faite plus discrète.

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On continuait ensuite avec le bon moment de la soirée : Agon. Le ballet est très sympathique pour 12 danseurs. Les séquences sont courtes, ce qui rend le tout assez dynamique. Le ballet commence fort avec un très dynamique quatuor réunissant Nicolas LeRiche, Mathieu Ganio, Alessio Carbone et Christophe Duquenne. Puis nous avons droit à un trio Mathieu Ganio/ Nolwenn Daniel/ Muriel Zusperreguy permettant à l’étoile masculine (déjà excellent l’an dernier chez Robbins) de briller.

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C’est ensuite à la belle Myriam Ould-Braham d’entrer en scène. Son tout nouveau titre d’étoile semble lui donner confiance en elle et il était très agréable de la voir évoluer dans ce style.

Nicolas LeRiche et Aurélie Dupont étaient de leur côté en charge du grand pas de deux. Un passage assez impressionnant aux poses recherchées. Nicolas LeRiche danse avec l’enthousiasme d’un jeune de 20 ans. L’occasion de constater qu’il manquera bien à la troupe (et au public) dans quelques années.

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La soirée se conclue avec œuvre de jeunesse toute droit sortie de la période ballets russes de Balanchine, Le Fils Prodigue. C’est là l’un des rares ballets narratifs du chorégraphe. Je dois bien avouer que l’œuvre m’a plongé dans l’ennui le plus total. Chose extrêmement rare, j’ai jeté des regards désespérés à ma montre pendant un bon quart d’heure.

Les interprètes se donnent pourtant beaucoup de mal. Jérémie Bélingard déploie une danse puissance et met tout le charisme qu’on lui connait au service de l’histoire. Marie-Agnès Gillot de son côté à la physique et la personnalité idéale pour interpréter la Sirène. J’imaginais pourtant un personnage un peu plus mystérieux mais peut être était-ce une erreur de ma part de le voir comme cela.

Si la première partie du ballet est sympathique on regrette vite d’être resté après l’entre acte... Voir le fils se trainer par terre vers le côté jardin, vers le côté cour, vers son père... On a plus qu’une envie à la fin, que son calvaire s’achève pour pouvoir rentrer chez soi.

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Au final la soirée ne fût pas désagréable mais tout de même bien tentée d’ennui. Le genre que l’on oublierait vite si elle n’avait pas été précédée du défilé.  

 

Rendez-vous maintenant la semaine prochaine pour une nouvelle soirée Balanchine !

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 20:40

La saison 2011/2012 s’est achevée dimanche 15 juillet par une représentation de la Fille Mal Gardée toute particulière puisqu’elle réunissait une distribution de petits jeunes.

Pierre-Arthur Raveau, promu sujet cette année abordait pour la première fois un rôle titre avec Colas.

François Alu, coryphée et danseur qui monte après son idole dorée du mois d’avril interprétait Alain.

Mathilde Froustey, bien qu’encore et toujours sujet, n’est plus une débutante et connait bien le rôle de Lise.

Après deux représentations un peu décevantes j’espérai quitter la troupe sur une bonne impression. Autant dire que cette distribution a de très loin dépassé mes attentes.

C’est bien simple, tout fonctionnait. Le public était chaleureux, les gags marchaient très bien et chaque danseur était en grande forme.

Bien que l’effet de la découverte soit largement passé chez moi, je me suis surprise à rire de bon cœur devant les pitreries de la troupe.

 

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photo Hermione (Dansomanie)

 

Mathilde Froustey maîtrise le rôle jusqu’au bout des pointes. Son timing comique est parfait. Elle exagère le trait et en fait beaucoup mais sur ce type de rôle cela fonctionne très bien. Elle a de plus développé une vraie complicité avec sa « mère » Stéphane Phavorin. Il s’agit certainement de la paire mère/fille la plus efficace de la série. La pantomime de l’acte 2 m’a parfois parue bien longue sur d'autres dates mais ici c’était un véritable régal. Autre point fort de Mademoiselle Froustey, la technique évidemment ! La danseuse est, sur scène, une tornade qui emporte tout sur son passage. Beaux équilibres, danse flamboyante… tout ce qu’il faut pour passer un bon moment !

A ses côtés, on retrouvait donc Pierre-Arthur Raveau dans le rôle de Colas. Jusqu’à présent le jeune homme s’était surtout démarqué par sa technique brillante lors des concours de promotion ou dans le corps de ballet. J’avais regretté en novembre sa promotion si soudaine au rang de sujet, le trouvant encore un peu jeune. Je me ravise donc (avec plaisir) aujourd’hui. Le jeune homme a prouvé ici qu’il avait les épaules pour tenir un rôle titre. Débarrassé du stress de la prise de rôle il a offert au public une très belle prestation. Inutile de revenir sur la technique toujours aussi sûre. Sa danse est extrêmement plaisante à regarder. Ses sauts sont d’une belle légèreté et se posent sans bruit à la réception. Mais là où le sujet m’a étonné c’est au niveau de l’interprétation. On a senti un vrai engagement de sa part. Ses intentions étaient claires et lisibles. Il était complice avec Mathilde Froustey et convainquant lorsqu’il était seul si bien qu’au final dans mon « top Colas » de la saison, je le positionnerai en seconde position derrière Josua Hoffalt. C’est un danseur qui sera amené à danser les princes aussi c’était une bonne chose de le distribuer au départ sur ce rôle plutôt opposé.

Autre petit jeune à débuter dans un rôle d’envergure, François Alu. Le coryphée avait déjà eu les honneurs de l’idole dorée dans la Bayadère où il avait parait-il été fort convaincant. Essentiellement loué pour sa technique spectaculaire (aaah ses souvenirs de son Solor au concours de promotion) il était intéressant de le voir dans un rôle essentiellement axé sur l’interprétation, sa seule variation se résumant à faire semblant de mal danser ! Le danseur nous a offert un Alain moins autiste que celui de Simon Valastro, plus idiot du village. Cela fonctionnait très bien. On avait vraiment pitié de lui dans la scène de la campagne. Pourquoi sont-ils tous si méchants avec lui ?!

De belles performances donc pour tous les interprètes et une représentation qui me restera à coup sûr en mémoire. C’est toujours bien de pourvoir découvrir des membres du corps de ballet dans des rôles titres. C’est encore mieux lorsqu’ils vous font une aussi bonne impression.

Cette représentation était pleine de vie, de légèreté, d’humour… Tout ce que doit être La Fille Mal Gardée. C’est également tout ce qu’il manquait aux deux dernières distributions vues. Celle-ci était très différente de celle réunissant Myriam Ould-Braham et Josua Hoffalt (mes autres chouchous de la série). Moins charmante, mais plus drôle. Les deux se complétaient bien.

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La veuve Simone sur le parvis de l'Opéra

 

Cette saison à l’Opéra de Paris se termine donc sur un grand sourire. Une fois encore j’aurai failli à ma mission et n’aurai pas vu l’ensemble des programmes proposés (ne manque que le Roméo et Juliette de Sasha Waltz)!

Un petit (ou gros) bilan de saison arrivera d’ici la fin Juillet (cette fois je vais essayer de ne pas le faire en septembre).

Les comptes rendus ne sont pas fini pour autant. Il me reste encore à vous parler d’une représentation, assez contrastée, de la compagnie Alvin Ailey vue début Juillet, et de celle qui viendra demain !

Ensuite un peu de vacances !

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 19:01

Alors que la dernière représentation de la Fille mal gardée vient de s'achever, il est plus que temps de  revenir sur la distribution qui a réunie Mélanie Hurel et Alessio Cabone début juillet.

Je n'ai finalement pas grand chose à dire sur cette représentation qui n'était pas désagréable mais a pourtant été loin de me transporter.

 

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Mélanie Hurel est une sympathique Lise. Sa technique est précise même si sa danse est un peu sèche. Elle a fait beaucoup d'efforts au niveau de l'interprétation mais j'ai pourtant eu du mal à entrer dans son histoire. Il n'y avait pas grand chose à lui reprocher, ça n'a juste pas dépassé la fosse de l'orchestre.

Alessio Carbone de son côté s'amuse beaucoup en Colas. Il est généreux et danse pour le public. Il a du charme et le caractère pour rendre justice à ce type de personnage. La complicité avec sa partenaire n'était en revanche pas très évidente.

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Stéphane Phavorin et Simon Valastro sont toujours aussi excellents en Veuve Simone et Alain.          

Au final, cette représentation n'a jamais vraiment décollée même si elle n'était pas désagréable. On l'oubliera vite.

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 10:38

Après Myriam Ould-Braham et Josua Hoffalt, il était temps pour moi découvrir la distribution réunissant Muriel Zusperreguy et Florian Magnenet.

 

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Autant le dire tout de suite, il a été difficile pour les deux premiers danseurs de passer après leurs camarades étoiles de la veille. La comparaison n’était pas à leur avantage aussi je regrette de ne pas avoir vu les deux représentations dans un ordre inversé ou avec une petite semaine de décalage.

 

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La bonne surprise de la soirée est venue de Muriel Zusperreguy. Elle est fraiche comme tout et présente une danse vive et enjouée. Sa pantomime est claire et drôle. Elle est moins romantique que Myriam Ould-Braham mais plus piquante. Dommage qu’elle n’ait pas eu beaucoup de répondant en face d’elle.

  Florian Magnenet y a vraiment mit de la bonne volonté mais il ne tenait pas la comparaison face à Josua Hoffalt. Même si on ne peut rien lui reprocher techniquement parlant, ses sauts étaient tout de même moins aériens. Le danseur se montrait moins flamboyant que son camarade étoile. Sa pantomime était également un peu trop plate. Même si Colas n’est pas un rôle d’une épaisseur folle, on aurait aimé un peu plus de lisibilité.  

Du côté des seconds rôles, Aurélien Houette campe une veuve Simone moins hystérique que celle de Stéphane Phavorin mais reste toute de même très drôle. La danse des sabots était une nouvelle fois très réussie.

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Allister Madin de son côté présente un Alain très surprenant et à l’opposé de Simon Valastro. Moins bizarre, plus sociable, donc forcément moins drôle. J’avoue que j’ai été un peu déroutée par ce choix au début du ballet. Toutefois, le sujet apporte quelque chose de différent au personnage, une émotion. Son Alain est un jeune homme extrêmement timide qui ne sait pas comment s’y prendre avec les filles (et le monde en général). Alors tout les autres le rejettent, l’humilient même parfois. C’est un personnage de clown triste. Il en devient très touchant et l’on regrette même qu’il se retrouve à la fin tout seul avec son parapluie.

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Une soirée en demie teinte donc, qui aurait peut être été plus appréciée si j’avais pu voir cette distribution il y a une semaine.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 15:36

Je devais normalement attendre une semaine supplémentaire pour enfin voir Myriam Ould-Braham dans la Fille Mal Gardée mais la récente nomination au rang d’étoile de la jeune femme m’a poussé à la voir au plus vite dans le rôle qui lui a valu son sacre !

Cela faisait un petit moment que je n’avais plus mis les pieds à l’Opéra de Paris. Depuis les adieux de Clairemarie Osta en vérité. Autant dire que l’impatience était grande !

 

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La fille Mal gardée est le parfait ballet pour l’été. Drôle et léger, il vous fait à coup sûr passer un bon moment.

L’intrigue est assez simple. Lise est amoureuse du jeune et beau Colas. Sa mère (tendance hystérique hyper protectrice) ne voit les choses de la même façon et la veut mariée au fils du riche paysan du coin, Alain. Problème, non seulement elle ne l’aime pas mais le garçon s’avère être ultra timide avec un petit côté obsédé !

De ce point, on part dans la farce la plus totale et il faut bien avouer qu’on rit de bon cœur. Le ballet donne un énorme sourire au public dès le levé du rideau avec la danse du coq (et non pas du poulet comme je l’ai appelé toute la soirée) et de ses poules. C’est complètement seconds degré et l’on sent que les danseurs s’amusent bien.

 

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                                                                  mon ami le poulet

 

Les plus grands éclats de rire de la salle viendront des pitreries de Stéphane Phavorin et Simon Valastro. Le premier est absolument parfait en veuve Simone. Il en fait des tonnes mais ça passe très bien ! Sa danse des sabots est toujours aussi savoureuse et reste l’un des moments les plus réussit du premier acte.

Simon Valastro de son côté est extrêmement juste en Alain. Ses mimiques sont hilarantes qu’il essai désespérément de séduire Lise ou de tripoter les villageoises. Le personnage est complètement décalé dans son côté limite autiste et pourtant le sujet réussi à lui donné un aspect touchant. On a presque de la peine pour lui lorsqu’il se retrouve tout seul avec sa bague de fiançailles. Heureusement, il conclu magnifiquement le ballet en retrouvant le seul véritable amour de sa vie, son parapluie rouge !

 

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Du côté des héros nous avions donc droit hier à de toutes jeunes étoiles en la personne de Myriam Ould-Braham et Josua Hoffalt, tous deux sacrés cette année.

Que dire sur couple principal... Ils sont jeunes, ils sont beaux et dansent merveilleusement bien ! Bref, ils étaient mignons comme tout.

Myriam Ould-Braham n’est pas une Lise chipie contrairement à pas mal des titulaires du rôle. C’est un Lise espiègle qui ne fait tourner sa mère en bourrique que parce que cette dernière l’étouffe. C’est aussi une jeune femme amoureuse ce qui lui donne des ailes pour faire face à toutes sortes de situations. Sa danse est très raffinée (tout comme celle de son partenaire) aussi les deux étoiles ne font pas vraiment enfants de la campagne mais qu’importe. Ils sont à part. Impossible en les voyants sur le plateau de ne pas deviner qu’ils sont les héros de cette histoire.

 

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 Josua Hoffalt de son côté s’amuse beaucoup en Colas. C’est un rôle très technique qui lui va bien mieux que Solor. Il affiche ses belles lignes et présente des sauts magnifiques qui suscitent toujours les acclamations du public.

Les deux danseurs sont très bien assortis. Espérons que leur collaboration puisse se poursuivre.   

Le corps de ballet quant à lui est majoritairement composé de petits jeunes, de surnuméraires ou d’élèves de l’école de danse. Leur enthousiasme et joie de danser fait plaisir à voir !

 

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Pour résumer, une très belle soirée qui a de quoi remonter le moral. Si le soleil de l’été semble avoir déserté le ciel parisien, il est définitivement sur la scène Palais Garnier.

Je suis même allée jusqu’à faire ma groupie à la sortie des artistes histoire d’aller féliciter la nouvelle étoile.

 

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Pour la suite, les représentations s’enchaînent et je continue dès ce soir avec la distribution Zusperreguy/ Magnenet. Je l’avais choisie car les deux danseurs m’étaient assez sympathiques et ont tous les deux fait une belle saison (oui même Magnenet ! je l’avais trouvé très bien dans Cendrillon et Bayadère !). Ils ne rivaliseront certainement pas techniquement avec la paire Ould-Braham/ Hoffalt mais peuvent quand même être intéressants !

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:37

Inutile de faire un vrai commentaire de la représentation de cette après-midi qui en plus d'être la dernière de cette série de Manon marquait les adieux à la scène parisienne de l'étoile Clairemarie Osta.

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La danseuse se produira une dernière fois avec la compagnie cet été sur le sol américain mais aujourd'hui elle disait au revoir à sa "maison" et son public.

Un public qui lui a réservé une véritable ovation dès son entrée en scène. La représentation fût marquée par la formidable complicité qui unissait Clairemarie Osta et Nicolas LeRiche. Ils étaient tellement heureux d'être ensemble sur scène et avaient l'air si amoureux... C'était très touchant à voir. Bien sûr les habitués connaissant bien les liens unissant ces deux danseurs ne pouvaient s'empêcher d'être émus par les élans romantiques de Nicolas LeRiche à l'acte 1 et ses larmes de désespoir à la fin de l'acte 3.

A noter également pour le reste de la distribution les très belles prestations d'Alice Renavand et surtout Stéphane Bullion, parfait dans les rôles de Lescaut et de sa maîtresse.

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                                                                     avec Mathieu Ganio

Mais la reine de la soirée était bien Clairemarie Osta! A la fin des saluts traditionnels, la voilà seule en scène pour recevoir les acclamations qu'elle mérite. L'étoile a semblée très touchée, et envoyait de nombreux baisers au public. Elle ne savait pas vraiment quoi faire sous sa pluie de confettis, presque surprise par tous ces bravos venus du public.

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Je dois dire que j'ai été très touchée d'assister à ce moment. Ceux qui lisent ce blog savent bien toute l'affection que j'ai pour cette danseuse qui ne m'a jamais déçue. Elle a toujours su me toucher par sa danse précise et gracieuse et ses interprétations intelligentes. Je garde de grands souvenirs de ses prestations dans Onéguine et la Dame au Camélias où elle m'avait particulièrement émue.

A la voir cette après-midi sur scène on n'avait pas l'impression de voir une danseuse en fin de carrière. Elle me manquera vraiment.

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Reste pleins de beaux souvenirs et je l'espère, une belle suite de carrière pour elle dans la voie qu'elle aura choisie.

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 19:46

La troisième distribution de cette série de Manon réunissait Isabelle Ciaravola et Mathieu Ganio. Les deux étoiles ont même eu droit à du rab puisque suite aux blessures consécutives d’Agnès Letestu et Ludmila Pagliero ils ont vu leur nombre de représentations presque doubler. Isabelle Ciaravola a même eu droit à deux représentations de plus avec Florian Magnenet en Des Grieux.

Après leur formidable Onéguine, c’est les yeux fermés que j’ai pris des places pour deux dates de cette distribution.

Il m’a fallu un peu de temps pour remettre mes idées en places après ces deux soirées et je ne suis pas certaine d’y être encore arrivée !

 

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Le premier acte s’ouvre donc sur une scène de foule où se mêlent mendiant et gens du monde. Au milieu Lescaut tournoie sous les traits de Yann Saïz. Le sujet semble ravi d’être sur scène et son énergie est communicative. Le danseur est très élégant et charismatique. A ses côté Hugo Vigliotti est un mendiant plein de fougue. Lors de la représentation du 8 mai j’ai d’ailleurs trouvé le corps de ballet du 1er acte très en place.

Au milieu de tous ces gens sautillants nous apparait le rêveur Des Grieux. Plongé dans ses livres il ne prête pas d’attention aux jeunes filles évoluant autour de lui jusqu’à la tonitruante entrée de Manon. Là c’est un véritable vent de fraicheur qui s’abat sur la scène en la présence d’Isabelle Ciaravola. Ce qui m’a le plus marqué dans l’interprétation de l’étoile tout au long du ballet est son naturel. Elle danse Manon comme elle respire. Son jeu est très théâtral mais jamais trop forcé. On en peut que croire à cette jeune femme qui attire tout les regards et s’en accommode bien. 

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Evidemment Des Grieux est sous le charme et cela fait pousser des ailes à Mathieu Ganio qui survole sa première variation avec une grande facilité, tout en élégance. Il est le seul titulaire du rôle que j’ai vu à se sortir de ce difficile passage avec autant d’aisance. Lui aussi danse Des Grieux comme il respire.

Le pas de deux de la chambre est un pur moment de lyrisme et de poésie. Les portés décollent à l’image des sentiments des protagonistes. On sent les deux danseurs parfaitement en confiance ce qu’il permet à Isabelle Ciaravola de jeter sans peur dans les bras de son partenaire pour les portés les plus acrobatiques.

Le pas de trois suivant entre Manon, Lescaut et M. de G.M. est également très réussi avec un Yann Saïz déchainé. Il forme avec Ciaravola un duo assez diabolique. On a moins l’impression que Lescaut manipule sa sœur. Plus qu’ils sont tous deux complices dans leur envie de profiter de l’argent de G.M.

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Au deuxième acte, nous sommes dans les salons de Madame où la fête bat son plein. Je n’ai pas pu m’empêcher de trouver Nolwenn Daniel un peu trop effacée en maîtresse de Lescaut. Elle manquait de piquant. Cela entachait d’ailleurs un peu son pas de deux avec Lescaut qui a eu du mal à me faire sourire le premier soir. C’était heureusement beaucoup plus convaincant la deuxième fois notamment grâce à Yann Saïz toujours très en forme. Sa variation ivre m’a peut être moins fait rire que celles de Jérémie Bélingard et surtout de Stéphane Bullion, principalement à cause d’une trop grande retenue dans les (fausses) chutes. Cela donnait l’impression d’être trop « dansé » là où Bullion et Bélingard s’étalent littéralement sur scène. Il est en revanche excellent dans le pas de deux où il trimbale cette pauvre Nolwenn Daniel dans tous les sens.

Arrive la sublime Manon aux bras de M. de G.M. Le mot qui m’est venu en tête tout au long de ce passage est « envoutante ». Son jeu est de plus extrêmement clair et lisible. On voit instantanément l’hésitation qui la déchire à chaque moment. Elle ne garde jamais toute son attention sur M. de G.M. et a toujours un œil sur le pauvre Des Grieux. On sent sa peine mais comme à la fin de l’acte 1, son envie de luxe la rattrape toujours. Elle est superbe dans sa variation mais plus encore dans le passage suivant où elle passe de bras en bras déployant ses longues jambes dans les airs. Elle y va sans retenue en particulier lorsqu’elle plonge vers M. de G.M. ce qui est du meilleur effet.

Après la fête, retour dans la chambre de Des Grieux. La confrontation entre les deux personnages est extrêmement réussie. Encore une fois, leur jeu est limpide ce qui fait vraiment passer l’émotion. Puis on bascule dans le drame avec l’exécution de Lescaut qui nous conduit tout droit vers l’acte 3.

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Changement total de décors puisque nous arrivons sur un port de Louisiane où dansent de belles jeunes filles, Letizia Galloni en tête.

Le débarquement des jeunes filles aux cheveux coupés arrêtées et déportées pour prostitution est très mélancolique. Il me paraissait un peu long lors des premières représentations mais je l’apprécie de plus de en plus. Il faut dire qu’Aurélien Houette est très bon pour faire peser l’atmosphère de terreur qu’inspire le geôlier.

La scène dans son bureau est assez dérangeante et vous glace de sang. Houette et Ciaravola sont tous les deux excellents. Elle, parait tellement fragile recroquevillée à terre et lui n’est que force et puissance. Arrive  Mathieu Ganio à la technique toujours aussi affutée qui tue le geôlier précipitant la fuite des deux amants dans les marais.

C’est avec cette distribution que j’ai redécouverts le passage de l’hallucination de Manon dans le bayou. Isabelle Ciaravola  est bien la seule Manon à ne pas être passive. Là où d’autres se contentent de rester allonger à attendre la mort, elle se tourne vers les acteurs de son cauchemar et revit son histoire avec eux.

Le dernier pas de deux se vie presque en apnée. C’est encore une fois la confiance entre les deux étoiles que l’on retient et l’abandon total dont ils font preuve. Il est très impressionnant de voir Isabelle Ciaravola faire deux tours dans les airs avant de retomber inerte dans les bras de Mathieu Ganio. Ce dernier est d’ailleurs très touchant lorsqu’il se rend compte de la mort de celle qu’il a tant aimé.

Dès le tombé du rideau les bravos fusent pour terminer en beauté ces soirées.

 

Après cette si belle distribution, j’attends maintenant avec impatience  les adieux de Clairemarie Osta le 13 mai  prochain. Je ne serai pas à la seule à vous en parler, nous risquons d’être nombreux !!

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