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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 09:31

Hier soir Notre-Dame de Paris revenait à l’Opéra après plus de 10 ans d’absence. Une toute nouvelle génération a donc à charge de s’approprier l’œuvre.

Le ballet de Roland Petit reprend le roman de Victor Hugo de manière condensée en s’appuyant sur quatre personnages : Quasimodo, Esmeralda, Frollo et Phoebus.

Vu aujourd’hui, le ballet peut apparaître un peu daté. Du haut du deuxième balcon, les mouvements de corps de ballet et les décors sont assez impressionnants. La chorégraphie se révèle toutefois assez répétitive et ce qui passe sur un ballet de 30, 40 minutes est assez long sur 1h30…

 

Le corps de ballet est toutefois très impliqué avec ce qu’il a à danser ce qui permet au public de passer un bon moment. On remarque même quelques individualités comme Allister Madin ou Hugo Vigliotti que j’étais très heureuse de revoir sur scène.

 

Du côté des premiers rôles, la majorité de la salle semblait déjà acquise à la cause de Nicolas LeRiche. Il est assez surprenant quand on découvre le ballet de constater qu’il n’a finalement que peu à danser (surtout au premier acte) mais il compense tout à fait cela par sa présence scénique et son charisme qui n’est plus à démontrer. Son interprétation est très douce et poétique. Il reste touchant d’un bout à l’autre.

 

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Eleonora Abbagnato est à l’instar de son partenaire, une grande interprète des ballets de Roland Petit. On sent qu’elle en maîtrise parfaitement le style. Ses qualités d’interprète conviennent tout à fait au personnage. Séductrice au début du ballet elle se montre ensuite plus fragile et son pas de deux avec Quasimodo/LeRiche était magnifique.

 

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Josua Hoffalt fût la vraie bonne surprise de la soirée. Cela fait longtemps qu’on ne l’avait pas vu aussi en forme techniquement (même si j’avais beaucoup aimé son Désiré en décembre). Ses pirouettes étaient d’une grande précision et ses sauts d’une ampleur assez incroyable. Si on pouvait avoir quelques doutes à sa capacité à camper un personnage aussi sombre que Frollo, il les a vite balayés. Son interprétation est certes encore un peu verte et prendra certainement du poids au fil des représentations mais il a montré un vrai investissement et un personnage engagé et cohérent.

 

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Le côté beau gosse qui sait ce qu’il vaut de Phoebus va très bien à Florian Magnenet qui a présenté une interprétation assez juste. Il est toutefois assez difficile de cerner ce personnage dont on ne sait jamais s’il doit être pris au second degrés ou pas… Le danseur n’était de plus pas aidé par une horrible perruque blonde et un costume de superman sado-maso pas du meilleur effet !

 

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Pour conclure une soirée sympathique même si elle n’atteint jamais les sommets que l’on pourrait attendre avec une telle histoire de base. Nicolas LeRiche et Josua Hoffalt ont été les rois de la soirée. L’ancienne et la nouvelle génération, un beau symbole. 

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Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
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commentaires

Anne-Laure 02/07/2014 13:13

je suis assez d'accord avec vous et la mention de l'habit sado maso de Phoebus m'a fait sourire. Pour moi Phoebus symbolise l'homme qui ne veut pas encore s'engager, qui cherche à se rassurer sur
son pouvoir de séduction

danse-opera.over-blog.com 07/07/2014 15:09



oui c'est cela.


Ici il est juste un personnage hyper caricatural et devient presque le méchant de l'histoire...



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