Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 21:19

Difficile de parler de la représentation du 20 mars dernier. Elle représentait l’occasion de pouvoir admirer la distribution de la première dans des conditions un peu plus normales après la nomination de Josua Hoffalt au rang d’étoile.

Malheureusement la soirée fût marquée par la blessure en scène Dorothée Gilbert qui interprétait Gamzatti ce soir là, ce qui a « un peu » plombé le spectacle.

La représentation avait pourtant bien commencé avec un Josua Hoffalt en forme et détendu. Il n’a pas grand-chose à danser au premier acte mais c’est montré un partenaire sûr pour Aurélie Dupont avec un jeu convaincant. Je regrette toujours que les deux étoiles ne soient pas très assorties et espère qu’ils développeront des partenariats avec d’autres danseurs à l’avenir (même s’ils feront Manon ensemble).

Aurélie Dupont de son côté était un peu plus ouverte et souriante que sur la première ce qui est très appréciable. Sa danse est toujours aussi belle à voir. La confrontation avec la Gamzatti de Dorothée était très intense.

 

P1040960.JPG

Le deuxième acte a démarré assez mollement avec pas mal de petits accrocs. Mathilde Froustey a néanmoins réchauffé l’ambiance (la salle était pourtant glaciale) avec une danse Manou pleine d’énergie. Elle était très bien accompagnée par deux petits rats espiègles comme il fallait.

Puis le grand de deux des fiançailles débute et là c’est la catastrophe. Dès le second saut, Dorothée Gilbert s’arrête en plein vol pour quitter la scène en boitant, les mains sur les hanches. Murmures de stupeur dans le public. Josua Hoffalt de son côté esquisse un mouvement avant de partir à son tour. Les danseuses vertes accompagnées des danseurs jaunes meublent comme ils le peuvent avec un grand professionnalisme. On va dire que c’était pour une fois l’occasion de s’intéresser vraiment à ce qu’ils font quand d’ordinaire tout le monde a les yeux rivés sur le couple star. Mine de rien leur passage n’est pas si évident que cela ! Bravo à eux en tout cas.

Difficile pourtant de rester concentré. Le public attend évidemment la suite des événements. Mathilde Froustey étant présente et échauffée j’ai rapidement supposée qu’elle serait dans le costume de Gamzatti à son retour en scène et ce fût le cas. Dès son arrivée elle est chaleureusement applaudie par le public histoire de la mettre dans de bonne condition pour sa variation fort bien exécutée. C’est plus compliqué pour les fouettés mais on ne peut pas lui en tenir rigueur compte tenu des circonstances. Sur toute la fin de l’acte elle nous a présenté une princesse amoureuse et sans pitié pour la pauvre Nikiya. Elle apparaissait assez dominante. J’ai hâte de la découvrir dans l’ensemble du rôle et de meilleures conditions.

P1040970.JPG

Difficile de parler du troisième acte. L’accident de l’acte précédent semblait encore dans les mémoires et personne n’était vraiment dedans. Les ombres étaient tremblotantes, les solistes en dessous de leur niveau habituel. Moi-même j’avoue que j’avais du mal à me concentrer. C’est drôle pourtant, la blessure de Nicolas LeRiche il y a quelques mois sur Cendrillon ne m’avait pas fait le même effet. Certainement parce qu’elle était « invisible ». Impossible de le deviner si on ne connait pas le ballet sur le bout des doigts. Là cette image l’étoile quittant la scène plutôt mal en point était plus impressionnante.

 

Nous n’avons pas énormément de nouvelles de Dorothée Gilbert si ce n’est qu’elle ne reviendra pas pour la fin de la série. Ce sont Mathilde Froustey et Ludmila Pagliero (appelée à la rescousse) qui assureront la suite de ses représentations.

C’est donc une vraie hécatombe qui s’abat actuellement sur la Bayadère avec les blessures de Laura Hecquet et Karl Paquette qui fait pourtant partie des danseurs les plus solides de la troupe.

Espérons que cela fasse réfléchir la direction sur sa politique de distributions qui consiste à faire enchaîner les représentations aux danseurs encore valides et surtout à les faires alterner dans la même semaine des ballets aussi différents qu’exigeants chacun dans leur style que la Bayadère, Dances at a gathering ou encore Appartement de Mats Ek. Lorque l’on voit leur planning de répétitions/ représentations, on s’étonne presque qu’il n’y ait pas plus de casse. La direction doit maintenant croiser les doigts pour que Florian Magnenet tienne le coup car c’est sur lui que va reposer une grande partie de la fin de saison...

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 16:58

Avec un jour de retard, voici un retour sur l’annonce de la saison 2012/2013 de l’Opéra de Paris.

Beaucoup d’informations avaient déjà filtré (merci le petit rat !) aussi il reste peu de surprises au final.

A première vue la nouvelle saison ne s’annonce pas hyper excitante avec peu de classique, très peu de ballets narratifs et beaucoup de soirées mixtes.

Cette absence de grands classiques est tout de même assez étonnante. Nous fêterons en 2013 les 20 ans de la disparition de Rudolf Noureev et pour le célébrer un seul de ses ballets est programmé. Dommage.

Mais fini de se plaindre ! Les saisons peu alléchantes sur le papier se révèlent souvent très intéressantes alors que celle suscitant beaucoup d’attentes ont tôt fait de nous décevoir.

Voici donc la nouvelle saison 2012/2013 avec quelques commentaires tout à fait personnels.

 

Soirée George Balanchine

Serenade/ Agon/ Le Fils prodigue 

du 24 septembre au 18 octobre 2012 : 11 représentations

 

Une soirée qui s’annonce plutôt sympa avec des ballets qui sont souvent repris par la compagnie mais que je n’ai jamais vus interprétés par les danseurs parisiens.

A noter que les deux premières représentations seront précédées du défilé du corps de ballet que j’espère ne pas rater pour cause de grève (ou autre) cette année !

 

Soirée Gillot/ Cunningham

Sous apparence/ Un jour ou deux

du 31 octobre au 10 novembre 2012 : 12 représentations

 

Plus de dates pour cette soirée que pour celle consacrée à Balanchine !

Je suis très curieuse de découvrir Marie-Agnès Gillot en chorégraphe.

Merce Cunningham n’a jamais été ma tasse de thé mais pour ne pas mourir idiote j’irai jeter un œil à ce ballet que je ne connais pas.

 

Don Quichotte

Du 16 novembre au 31 décembre : 26 représentations

 

Un nombre impressionnant de représentation pour cette nouvelle série de Don Quichotte. Le corps de ballet va être sur les rotules !

C’est lors de la dernière série de Don Quichotte que j’ai commencé à aller régulièrement à l’Opéra. Avant je me faisais offrir une fois par an une place de parterre et c’est tout !

Lors de ma première représentation de future spectatrice régulière, Aurélie Dupont dansait Kitri avec un jeune sujet qui n’avait encore jamais eu de rôle titre... Mathias Heymann !

J’espère qu’il reprendra le rôle cette année. Mais après qui pour danser Basilio ? Mathieu Ganio, c’est à peu près sûr, l’inépuisable Karl Paquette, certainement une prise de rôle de Josua Hoffalt, puis des questions. Jérémie Bléingard nommé sur ce rôle reviendra-t-il au classique ? Je ne vois pas du tout Stéphane Bullion dedans mais comme il est solide est danse beaucoup...

Et pour les filles ? Dorothée Gilbert bien sûr, la plus évidente des Kitri. Les « anciennes » Dupont, Letestu... s’y risqueront-elles ?

Du côté des premières danseuses, Myriam Ould-Braham aura peut être à nouveau sa chance. J’y verrai bien Ludmila Pagliero aussi...

Enfin j’espère qu’on aura droit à quelques prises de rôles de petits jeunes.

 

image024.jpg

                                              Myriam Ould-Braham

   

Démonstrations de l’Ecole de Danse

Du 2 au 22 décembre 2012 : 3 représentations

 

C’est la honte mais je n’y ai jamais assisté ! Je n’ai jamais réussi à avoir de place non plus !

On va dire que ce sera ma bonne résolution de la presque nouvelle année.  

 

Soirée Forsythe/ Brown

In the middle, Somewhat Elevated/ Woundwork 1/ Pas/Parts / O Zlozony/O Composite

Du 3 au 31 décembre 2012: 21 représentations

 

Belle soirée mais c’est presque dommage de ne pas avoir fait une totale Forsythe.

J’espère que la pièce de Trisha Brown ne sera pas en dernière position du programme, certain vont s’endormir. De mon côté elle m’avait bien plus quand je l’avais vu la saison dernière mais je pense que c’était plus dû aux interprètes qu’autre chose. Et puis à voir une fois c’est sympa mais si ont dépasse les deux ou trois visions, je ne suis plus très sûre !

J’ai en tout cas hâte de revoir les pièces de Forsythe et d’en découvrir une troisième.  

 

Compagnie invitée : Ballet Preljocaj

Helikopter et Eldorado

Du 5 au 10 janvier 2013

 

Tout le monde a eu la même réaction à cette annonce : quelle drôle d’idée que d’inviter la compagnie de Preljocaj. C’est une compagnie que l’on peut voir facilement en dehors de l’Opéra... Rendez nous le Bolchoï !

 

Kaguyahime (Kylian)

Du 1er au 17 février 2013 : 14 représentations

 

Très heureuse de revoir ce ballet programmé aussi vite !! Il m’avait impressionnée/envoutée lors de son entrée au répertoire et j’avais bien regretté de n’avoir pris qu’un place pour le voir.

Le ballet avait été injustement boudé par le public il y a deux ans à cause de sa programmation en plein mois de Juillet à Bastille. Le public majoritairement formé de touristes lui avait préféré les ors de Garnier et la « douce musique » de la Petite danseuse de Degas.

J’espère que cette fois il trouvera son public dans une salle plus petite et programmé en milieu de saison. En tout cas les percussions japonaises vont en envoyer à Garnier !  

 

AGNS_1-1.JPG

                                                                                Agnès Letestu (source syltren)

Soirée danseurs/chorégraphe

Du 26 au 28 février 2013 : 3 représentations

 

Bonne nouvelle ! Il y a quelques années (une, deux ?) la soirée danseurs/chorégraphes avait révélée de vrais talents et fait passer de bons moments.

Une petites question quand même : à quand une nouvelle soirée jeunes danseurs ?

 

Gala hommage à Rudolf Noureev

6 mars 2013

 

Pas plus d’un ballet donc pour célébrer Noureev mais on nous accorde quand même un gala surtaxé. Les places vont être difficiles à avoir aussi j’espère que la programmation sera à la hauteur.

 

Soirée Roland Petit

Le Rendez-vous/ Le Loup/ Carmen

Du 15 au 29 mars 2013 : 12 représentations

 

On prend presque les mêmes et on recommence. Quelques mois après la disparition du chorégraphe, l’ONP choisi de reprendre la soirée qui avait fait l’ouverture de sa saison l’an dernier en remplaçant tout de même Le jeune homme et la mort par Carmen.

Drôle de choix mais surtout vraie déception. L’an dernier Aurélie Dupont et Isabelle Ciaravola avaient été programmées sur le rôle de la mort avant qu’elles ne soient soit enceinte soit en train de se remettre d’une blessure. Eleonora Abbagnato était magistrale dans ce rôle et puis évidemment... c’était sans doute notre dernière opportunité de voir Nicolas LeRiche dans ce personnage.

Mais Carmen c’est sympa aussi et cela va donner l’occasion à quelques filles de briller. J’espère que Ciaravola aura l’occasion de faire sa prise de rôle. Je vois tout à fait ses longues jambes dans le costume de Carmen !

 

 

3e symphonie de Gustav Mahler (Neumeier)

Du 9 au 12 mai : 12 représentations

 

Yes !! Ce ballet avait l’un de mes plus gros coup de cœur de la saison lors de son entrée au répertoire. Pourtant j’y étais allée à reculons avec vilaines places de galeries par chères et je l’avais bien regretté !!

Il s’agit là d’un ballet avec beaucoup de force et d’idées. Il permet aux hommes de briller aussi bien en soliste que dans le corps de ballet.

Les femmes aussi ont droit à quelques beaux rôles. Je pense que l’absence d’Hervé Moreau se fera vraiment sentir. Il était formidable dans le rôle de l’homme. Je verrai bien Stéphane Bullion (qui était très bon dans le rôle de l’âme) dedans.

 

Spectacle de l'Ecole de Danse

Ballet de Faust/ Aunis/ création de Béatrice Massin et Nicolas Paul/ Péchés de jeunesse

Du 15 au 18 avril 2013 : 3 représentations.

 

Très belle programmation pour les petits rats. Cela promet de belles découvertes.

 

Gala des écoles de danse

Ballet de Faust/ Péchés de jeunesse

 

Excellente idée pour fêter le tricentenaire de l’école de danse que d’inviter des élèves de prestigieuses écoles étrangères. Les places vont être chères payées mais je suis prête à me battre !!

 

Soirée ballet russes

L’oiseau de feu (Béjart)/ L’après-midi d’un faune (Nijinski)/ Afternoon of a faun (Robbins)/ Le Boléro (Jallet/ Abramovic, création)

Du 2 mai au 3 juin 2012 : 13 représentations

 

En mai 2013, nous fêterons les 100 ans du Sacre du printemps. Logique donc de programmer une soirée ballet russes... sauf quand on n’y voit aucune trace de ce fameux Sacre !! C’est pour le moins curieux.

L’oiseau de feu et l’après-midi d’un faune ont tous deux été vus il n’y a pas si longtemps que cela et je suis un peu dubitative quant à l’idée de programmer deux Faunes dans la même soirée...

Reste les interprètes !

 

La Sylphide (Lacotte)

Du 22 juin au 15 juillet 2013 : 20 représentations

 

Voici donc le second classique de la saison ! Longtemps attendue la Sylphide est enfin de retour à l’Opéra. La dernière fois qu’elle a été programmée, Mathieu Ganio venait d’être nommé étoile !

Je vois tout plein de filles qui devraient être très bien dans le rôle titre. Dupont, Ciaravola, peut être Letestu une dernière fois, Ould-Braham...

Chez les garçons il y a les bondissants Mathieu Ganio, Mathias Heymann et Josua Hoffalt. Karl Paquette osera-t-il le kilt ? Je le vois mal de dépêtrer de la redoutable petite batterie de Lacotte mais après tout il a déjà dansé Paquita.

Les paris sont ouverts.   

 

isabelle_ciaravola.jpg

                                                                          Isabelle Ciaravola   

 

Signes (Carlson)

Du 3 au 15 juillet 2013 : 11 représentations  

 

Le ballet de Caroline Carlson connaitra-t-il le même sort que les derniers contemporains programmés à Bastille en Juillet ? Je ne lui souhaite pas.

Le ballet fera à nouveau la part belle à Marie-Agnès Gillot nommée sur ce rôle (et que je vois mal avec les perles et petites ailes de la Sylphide !) et très certainement Alice Renavand (car là où se trouve Marie-Agnès, Alice n’est jamais bien loin).

 

  ___images_articles_signes_aubry_06022007.jpg

                                                                              Marie-Agnès Gillot 

 

Et vous alors que pensez-vous de cette saison ?  

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans news
commenter cet article
8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 10:31

   

Cette soirée du 7 mars était particulière à plus d'un titre!

Tout d'abord il s'agissait de la première représentation d'une nouvelle série de Bayadère, ballet très apprécié du public. C'était également la prise du rôle du premier danseur qui monte, Josua Hoffalt.

Les attentes étaient grandes. Comme je le disais dans mon précédent poste, ça sentait très bon pour le danseur. Après une nomination avortée sur Cendrillon en décembre, il se retrouvait catapulté sur la première de cette nouvelle série aux côtés d'Aurélie Dupont et de Dorothée Gilbert et allait être filmé dans le rôle de Solor pour une diffusion dans les cinémas.

L'ambiance dans la salle était donc tout à fait particulière. De nombreuses bloggeuses étaient présentes tout comme une partie de la communauté de balletomanes de Twitter. Aux entre-actes, un seul sujet de conversation :  allez c'est pour ce soir! qui fait quoi? Moi je filme, moi je prends des photos...

Du haut (très, très haut) de mon deuxième balcon je pensais ne faire ni l'un, ni l'autre mais grâce à un super appareil photo emprunté à ma meilleure amie, je me suis sentie obligée!

SAM_0328.JPG 

Mais avant d'arriver à la conclusion, parlons un peu de la représentation. Je verrai à nouveau cette distribution dans une semaine et ferai un commentaire un peu plus développé à ce moment là mais tout de même!

La Bayadère est un ballet très efficace. C'est archi too much, les décors, les costumes à paillettes, l'éléphant mécanique, le tigre en peluche... Et pourtant cela fonctionne très bien. Il y a suffisamment de seconds rôles pour pouvoir voir de nombreux solistes ou demi-solistes, les parties du corps de ballet les mettent particulièrement en valeur.

Côté étoiles, nous avions Aurélie Dupont dans le rôle de Nikiya. Habituée du rôle, elle n'a pourtant pas particulièrement brillé. Etait-elle blessée? En tout cas elle semblait à la peine sur les cambrés de la variation du serpent et avait le visage assez fermé. Au pas de deux du premier acte Josua Hoffalt était tout sourire alors qu'elle paraissait plutôt distante. On ne sentait pas de réelle alchimie entre les deux danseurs ce qui est dommage étant donné qu'ils semblent amenés à danser régulièrement ensemble...

Dorothée Gilbert en revanche était très en forme. Sa technique est toujours aussi éblouissante et elle a régné sans partage sur l'acte 2. Elle semblait très bien s'entendre avec Hoffalt. Ils nous ont offert un très beau pas de deux.

SAM_0334.JPG

La future étoile après une très belle entrée a semblé un peu tendu sur l'acte 1 (on le comprend). Il c'est relâché au contact de Dorothée Gilbert à l'acte 2 et surtout à l'acte 3 lors de sa première variation. On sent toujours une petite appréhension sur sa dernière variation aussi j'espère qu'elle s'en ira avec le temps.

L'acte 3 était d'une beauté absolue avec comme grande star, le corps de ballet aux ensembles impressionnants. Les 32 filles semblaient ne faire qu'une.

Du côté des seconds rôles, Emmanuel Thibault est toujours la plus dorée des idoles mais a semblé un peu fatigué. Peut être fatigué aussi de danser ce rôle depuis plus de 10 ans.

Allister Madin est toujours aussi convaincant en Fakir. Le trio des ombres du 3e acte était largement dominé par la lumineuse Charline Giezendanner qui nous a offert une 2e ombre du tonnerre!

 SAM_0346.JPG

C'est super mal cadré désolée!

 

 

Puis le rideau se baisse sur les bravi du public. On sentait vraiment la salle pousser les danseurs et leur future étoile en lui réservant les applaudissements les plus nourris.

Après plusieurs rappels le rideau se lève à nouveau sur le corps de ballet et les solistes. Un micro est installé sur la scène entrainant les exclamations de la foule. On notera tout de même que les musiciens ne se sont pas donné la peine de rester.

Nicolas Joël, directeur de l'Opéra s'avance sur scène au bras de Brigitte Lefebvre. Après un discours assez touchant au cours duquel il a essayé d'entretenir le suspense devant une salle amusée car pas dupe, il prononce enfin la phrase magique et propulse une nouvelle étoile dans le ciel de l'Opéra de Paris.

La réaction de Josua Hoffalt fût assez touchante. C'est presque gêné qu'il c'est avance vers un public ravi avant de retourner vers ses partenaire. La réaction de Dorothée Gilbert était la plus sympa à regardé car peut être la plus sincère. Elle trépignait d'impatience pendant tout le discours avant l'éclater de joie par la suite.

Il était assez drôle de la voir avec Aurélie Dupont pousser leur collègue vers la foule pour qu'il aille saluer seul!

 SAM_0344.JPG

Je dois dire que je suis absolument ravie pour Josua Hoffalt qui est un danseur très intéressant et talentueux. Il apporte toujours quelque chose de personnel à ses rôles et les accompagne d'une technique qui est toujours un bonheur à voir. Pendant longtemps je n'ai pas eu de chance avec lui passant à côté de toutes ses représentations. Je me suis bien rattrapé par la suite et c'était un bonheur de le voir évoluer sur scène.

Nous avions d'ailleurs partagé cette réflexion en fin de soirée avec les bloggeuses et twittos présents. Assister à une nomination c'est bien mais assister à la nomination d'un danseur que l'on apprécie particulièrement c'est tout de même autre chose.

C'est donc la 4e nomination à laquelle j'assiste (enfin 3 et demi comme le dit Amélie!) et à chaque fois c'était pour des danseurs que j'appréciais et avait vraiment enfin de voir sacré. A chaque fois aussi c'était un hasard. Comme quoi prendre ses places à l'aveugle ça a quand même du bon.

 

Bravo donc une nouvelle fois à Josua Hoffalt!

 

Pour ma part la série de Bayadère ne fait que commencer. La prochaine représentation se fera avec la même distribution.

Ce soir, répétition de la soirée Robbins/ Ek. Je commente jamais les répétitions comme un spectacle mais je vous en toucherai deux mots quand même!

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 16:21

Dans exactement une semaine débutera à l’Opéra Bastille une nouvelle série de la Bayadère. Il y deux ans de cela, la reprise du ballet avait créé une véritable émeute aux guichets et sur Internet ou les représentations c’étaient retrouvées complètes en à peine deux jours. Pour ma part j’avais réussi à sauver une place dans la bataille et avait complété avec les générales et pré générales (merci l’AROP !).

Il faut dire que les représentations avaient lieux au Palais Garnier, plus petit, avec plus de petites places...

La série était riche en distributions assez intéressantes avec des étoiles sur les rôles secondaires (Mathias Heymann en idole dorée notamment), et des prises de rôles intéressantes avec par exemple les deux plus jeunes étoiles Gilbert et Heymann sur les rôles titres. Nous avions également pu assister au sacre de Stéphane Bullion nommé étoile à la fin de sa dernière représentation, et aux derniers pas en tant qu’étoile officielle de la compagnie, de Delphine Moussin.

Cette année, chamboulement dans les distributions avec la moitié des titulaires effectuant des prises de rôles, des premiers danseurs et sujets dans les rôles titres.

Un choix de la direction qui a été autant applaudit que décrié. Donner sa chance aux jeunes et aux premiers danseurs ok mais pas au détriment  des étoiles. A quoi ressemblent aux yeux et touristes ou spectateurs occasionnels, un grand classique sur lequel seules six étoiles sont titulaires ? Ou sont Clairemarie Osta, Agnès Letestu (qui avait annoncé sa présence à la télé), Jérémie Bélingard, Isabelle Ciaravola, Mathieu Ganio ? Là on a la réponse. Ils sont sur la soirée Robbins/Ek. Cela pointe un autre défaut de la programmation. Pourquoi programmer deux soirées toutes les deux très attractives et mobilisant un grand nombre de danseurs en même temps ?

Toutefois la Bayadère est un ballet qui se suffit à lui-même. Si le corps de ballet est en forme, la descente des ombres vaut à elle-seule le coup d’œil ! Et puis étoile ou pas, il y aura de quoi voir.  

On ne va pas polémiquer plus longtemps et passer aux distributions par dates !

 

Nikiya : Aurélie Dupont, Solor : Josua Hoffalt, Gamzatti : Dorothée Gilbert, Idole dorée : Emmanuel Thilbault, Esclave : Alexis Renaud, Manou : Mathilde Froustey, Fakir : Allister Madin, Indiens : Sabrina Mallem, Julien Meyzindi, ombres : Laura Hecquet, Charline Giezendanner, Aurélia Bellet : 7, 17, 20 et 22 mars

On l’avait tous annoncé pour Cendrillon et ça lui avait porté la poisse mais cette fois on peut quand même le redire : ça sent bon pour Josua Hoffalt ! C’est la seconde fois consécutive sur deux gros classiques qu’il est distribué avec Aurélie Dupont. Pour la Bayadère, il a les honneurs de la première et va même être filmé pour une diffusion dans les cinémas. En décembre, la nomination lui était passée à côté pour cause de blessure aussi si tout se passe comme prévu cette fois, il serait étonnant qu’il soit toujours premier danseur à la fin de la série. Egoïstement j’espère que si bonne surprise il y a ça sera le soir de la première mais on ne peut jamais savoir.

Pour le reste de la distribution, c’est du grand classique avec des habitués de chaque rôle. Dorothée Gilbert est une excellente Gazmatti à la technique brillante. Emmanuel Thibault est la plus dorée des idoles et apporte une gestuelle et un caractère tout à fait particulier au rôle.

A noter qu’il n’y a aucune première danseuse chez les ombres mais les titulaires sont très intéressantes.

 

dorotheegilbert_gamzatti-danso.jpg

 

Nikiya : Emilie Cozette, Solor : Karl Paquette, Gamzatti : Laura Hecquet+ Marie-Agnès Gillot (08/04), Idole dorée : Florimont Lorieux (10, 27/03), Allister Madin (19/03) Mallory Gaudion (24/03) François Alu (08/04), Esclave : Yann Saïz, Manou : Charline Giezendanner + Eleonore Guérineau (08/04), Fakir : Sébastien Bertaud, Indiens : Caroline Bance/Fabien Révillon (10, 19, 24/03)+ Laurène Lévy/Axel Ibot (27/03)+ Héloïse Bourdon/Sébastien Bertaud (08/04), ombres : Sarah Kora Daynova, Mathilde Froustey, Marie-Solenne Boulet (10, 19, 24, 27/03), Sabrina Mallem, Valentine Colasante, Laurence Laffon (08/04) : 10, 19, 24, 27 mars, 08 avril

En voilà des distributions intéressantes... pour les seconds rôles !! On a l’impression que la direction a cherché à palier le manque d’attractivité du couple principal en bétonnant les purges et rôles secondaires.

Toutefois je pense (contrairement à beaucoup) qu’Emilie Cozette est plus une Nikiya qu’une Gazmatti. Sa personnalité sied mieux rôle. Solor est un rôle de pure bravoure technique. Karl Paquette est capable du meilleur comme du pire dans ce domaine mais son charisme peu emporter le tout.

Du côté des idoles dorées c’est la fête avec deux sujets et un coryphée qui font partie des plus grands espoirs de la compagnie. Je regrette de ne pouvoir les voir. François Alu avait été un formidable Solor lors de son concours de promotion. Il est également plaisant de voir Sébastien Bertaud dans un rôle.

 laura-hecquet.jpg

 

Nikiya : Héloïse Bourdon, Solor : Stéphane Bullion, Gamzatti : Sarah Kora Dayanova, Idole dorée : François Alu, Esclave : Grégory Dominiak, Manou : Aubane Philbert, Fakir : Hugo Vigliotti, Indiens : Caroline Bance/Fabien Révillon, ombres : Sabrina Mallem, Valentine Colasante, Laurène Lévy : 24 mars à 14h30

Certainement l’une des distributions les plus attirantes ! Je regrette mille fois de ne pouvoir y assister... Une distribution de petits jeunes c’est tellement rare.

Cela va être une grande première pour Héloïse Bourdon que l’on remarque vraiment dans le corps de ballet mais qui n’a pas encore eu l’occasion de briller en soliste (même sur des petits rôles).

Dommage que l’on n’ait pas poussé le concept jusqu’au bout en lui donnant un partenaire sujet. Il me semble que Florimont Lorieux est remplaçant sur Solor. Il aurait été intéressant de le voir aussi. François Alu de son côté récupère une seconde idole dorée tandis que Hudo Vilgiotti sera le Fakir. Je les vois tous les deux très bien des ces rôles.

J’aurai bien mis également trois coryphées sur les ombres mais on ne peut pas tout avoir !

 

Stephane_Bullion_2010.png

 

Nikiya : Myriam Ould-Braham, Solor : Florian Magnenet, Gamzatti : Mathilde Froustey, Idole dorée : Mallory Gaudion (28/03), Allister Madin (11, 15/04), Esclave : Cyril Mitilian, Manou : Eleonore Guérineau (28/03)+ Marine Ganio (11, 15/04), Fakir : Axel Ibot, Indiens : Héloïse Bourdon/Sébastien Bertaud (28/03)+Sarah Kora Dayanova/Cyril Mitilian (11, 15/04), ombres : Héloïse Bourdon, Valentine Colasante, Sabrina Mallem (28/03), Sarah Kora Dayanova, Charline Giezendanner, Sabrina Mallem (11,15/04) : 28 mars, 11 et 15 avril

Myriam Ould-Braham est dans une bonne période. Après quelques années de discrétion et de blessures, elle est de presque tous les grands rôles. On ne va pas s’en plaindre.

A l’instar de Juliette, Nikiya est un chalenge pour elle et je suis très curieuse de voir ce qu’elle va faire du rôle. Elle devrait en tout cas nous présenter une très belle danse. Florian Magnenet devrait aussi bien se sortir du rôle de Solor. Il n’a certes pas les capacités techniques de son camarade Josua Hoffalt mais reste un beau danseur qui peut faire de belles choses. Je l’avais beaucoup aimé dans Cendrillon après avoir été déçu par la Source aussi j’espère qu’il va confirmer cette bonne impression.

Mathilde Froustey devrait détonner en Gazmatti ! Elle en a tout à fait les capacités techniques et j’attends avec impatience sa variation et ses fouettés ! Côté interprétation j’espère qu’elle laissera de côté l’aspect « petite fille capricieuse » et nous surprendra. Elle devrait en tout cas ne faire qu’une bouchée de la pauvre Nikiya lors de la confrontation !

 

Nikiya : Svetlana Zakharova, Solor : Stéphane Bullion, Gamzatti : Marie-Agnès Gillot, Idole dorée : Emmanuel Thibault, Esclave : Grégory Dominiak, Manou : Charline Giezendanner, Fakir : Allister Madin, Indiens : Sarah Kora Dayanova/Cyril Mitilian, ombres : Héloïse Bourdon, Mathilde Froustey, Laurence Laffon : 2 et 4 avril 

Au risque de paraitre grincheuse, la venue de l’étoile du Bolchoï Svetlana Zakharova ne me parait pas bien excitante. C’est une danseuse que l’on a déjà beaucoup vu en France lors de tournées ou en invitée. Elle est même déjà venue danser Nikiya en guest. J’ai du mal à croire qu’il n’existe aucune autre danseuse internationale intéressante dans ce rôle.

Le Solor de Stéphane Bullion m’avait bien plus lors de la dernière reprise. Son interprétation était intéressante et sa technique très belle. Il est vrai que c’était le soir de sa nomination et les circonstances devaient jouer mais j’ai hâte de le revoir.

Marie-Agnès Gillot retourne à ses premières « amours » avec le rôle de Gamzatti. Elle avaiet abandonné deux fois de suite le rôle de Nikiya aussi ce choix me parait intelligent. Elle va être pleine d’autorité dans ce rôle et je suis vraiment impatiente de la découvrir.

 

svetllsu1.jpg

 

Si tout ce passe bien j’assisterai à 5 Bayadère. 2 fois Ould-Braham Magnet, 2 fois Dupont/Hoffalt et une fois Zakharova/Bullion.

Première la semaine prochaine du haut du 2e balcon donc restez connectés !

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 13:55

   

Me voici de retour après une longue pause forcée loin de l’Opéra. La période suivant les fête de fin d’année est en effet souvent assez creuse. Les affaires ont repris au mois de février avec le ballet/opéra de Pina Bausch Orphée et Eurydice.

Qui dit ballet/opéra dit tarif opéra. Les balletomanes se sont retrouvés bien pris au piège des tarifs prohibitifs en vigueur pour ce spectacle. L’occasion était donc donnée de faire chauffer son pass’jeune ou de s’aventurer dans des fonds de loges à visibilité plus que réduite et pas si bon marché que cela. L’occasion aussi de rire une nouvelle fois des récentes déclarations du directeur de l’ONP (reprises en cœur pas nombre de journaliste) sur la baisse des tarifs des places en cette période de crise.

C’est donc en troisième rang de baignoire mais toujours aussi motivée que j’ai assisté à cette dernière représentation de la série.

P1040875.JPG

 

Il faut tout de même avouer qu’Orphée et Eurydice est un ballet qui ne se manque pas. L’aspect opéra en allemand couplé à la danse contemporaine a semblé freiné quelques personnes. Grave erreur !

Le ballet de Pina Bausch est une vraie réussite tant au niveau de sa composition, sa musique ou sa chorégraphie.

Le rideau s’ouvre sur une scène de désolation avec Deuil. Eurydice est morte et le corps de ballet tout de noir vêtu traine sa peine. Ces mouvements d’ensemble des pleureuses sur le cœur chanté sont toujours assez saisissant.

Arrive Orphée campé par un Stéphane Bullion habité mais à la souffrance un peu trop intérieure au début. Il est très intéressant à voir aux jumelles mais l’émotion a un peu de mal à atteindre la salle.

Muriel Zusperreguy (Amour) de son côté apporte une touche de fraicheur bienvenue à cette partie. Une vraie interaction se créée entre les danseurs et leurs doubles chantés. Quelle bonne idée de positionner les chateurs sur scène. Cela apporte une vraie force à l’ensemble.

P1040876.JPG

 

Nous plongeons ensuite dans les enfers avec le tableau de la Violence. C’est notre première rencontre avec l’impressionnant cerbère à trois tête campé par Vincent Chaillet, Aurélien Houette et Vincent Cordier tous trois très charismatique. C’est un grand plaisir que de revoir le premier danseur en pleine frome après sa blessure hivernale. Il déploie une danse extrêmement puissante qui donne beaucoup de force au tableau.

Le corps de ballet est très investit et Stéphane Bullion plus ouvert commence à nous emporter dans son histoire.

 P1040883.JPG

Après le déchaînement des enfers place à la douceur et au calme avec Paix. Un tableau complètement planant qui laisse une très belle place au corps de ballet féminin. Les filles dansent très proches les unes des autres et pourtant toutes les individualités ressortent.

Puis arrive Marie-Agnès Gillot impériale en Eurydice qui semble être SON rôle. Elle en maîtrise tous les aspects et sait exactement comment faire passer l’émotion.

P1040894.JPG

Orphée et Eurydice se rencontrent enfin et partent main dans la main pour nous emmener vers le tableau final : la Mort.

Une grande toile blanche pour encadrer la scène et quatre personnages les Orphée et Eurydice chantés et dansés. Ce pas de deux est dans tout point magnifique et chacun des interprètes extrêmement convaincant. Marie-Agnès Gillot est investit à 200% quand Stéphane Bullion réussit à faire passer un vrai désespoir dans sa danse. Ensemble avec les chanteuses ils ont réussit à toucher le public au point de faire taire les toux persistantes du parterre !

Le « Ach, ich habe sie verloren » d’Orphée est l’un des moments les plus bouleversants du ballet. Même sans être amateur d’opéra on ne peut qu’être touché. La fusion danse/opéra atteint son apogée lorsque l’Orphée chanteuse prend dans ses bras l’Eurydice danseuse avant le retour en scène du corps de ballet en noir.

 

Au final une très belle soirée, pleine d’émotions, portée par l’ensemble de ses interprètes. Les places ont été difficiles à obtenir mais en valaient la peine.

 

Prochainement sur ce blog, je l’espère, un point sur les distributions des soirées Ek/Robbins et Bayadère.

Puis le site reprendra une activité plus intense avec environ 5 représentations de la Bayadère, du Robbins/Ek, du Manon...

A très vite !

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 16:44

Bonjour à tous !

Un rapide petit passage pour dire que non je n’ai pas disparue !

L’actualité de la danse n’est pas très intense en ce moment et je suis aussi très occupée par un tout nouveau travail.

Nous avons quand même eu droit à quelques news en grande partie grâce au forum Dansomanie.

 

Ballet Royal du Danemark

La semaine dernière le ballet Royal du Danemark a fait escale au Palais Garnier. Aucune des dates ne correspondant à mes disponibilités, j’ai dû passer mon tour à regret.

La première représentation était une vraie soirée de gala avec garde républicaine et présence de la reine du Danemark.

Le ballet proposé, Napoli, a semblé globalement décevoir avec deux premiers actes peu dansants et un dernier plus enthousiasmant.

Vous pouvez lire les avis un peu partagés du Petit Rat, A petits pas et de Pink Lady.  

 

Festival Suresnes Cité Danse

Un festival de hip hop auquel je n’ai jamais assisté car il est trop éloigné de chez moi mais dont j’entends toujours le plus grand bien.

Cette année Angelin Preljocaj et Robin Orlin présenteront chacun une création avec des danseurs hip hop.

 

L’ONP à Singapour

Du 19 au 21 janvier le ballet de l’Opéra de Paris sera en tournée à Singapour pour y danser Giselle.

Trois couples se partagent les représentations : Pujol/Pech, Dupont/Hoffalt et Osta/Ganio.

J’avoue que je serais curieuse de voir Josua Hoffalt en Albrecht. Le couple Osta/Ganio est toujours très efficace. Ils ont une vraie entente qui est plaisante à voir sur scène.

La dernière série parisienne de Giselle avait été marquée (pour moi) par la grosse déception que constituait l’Albrecht de Benjamin Pech. Je n’avais pas aimé sa caractérisation du personnage et il ne c’était pas montré très brillant techniquement (aucun entrechat six). Il a fait une très belle prestation sur Onéguine cette hiver aussi j’espère qu’il continuera sur cette lancée.

 

Soirée Robbins/Ek les pré distributions

Voici l’une des soirées qui m’attirait le plus à l’annonce de la saison. Si je ne connais pas Dances at a gathering (hormis les variations des concours), j’adore Appartement et suis ravie qu’il soit repris !

Les pré distributions sont très belles avec beaucoup d’étoiles et de premiers danseurs. Pas mal de prises de rôle également ce qui devrait se révéler intéressant.

 

La Bayadère les pré distributions

Ce fût un peu la surprise de la fin d’année. Les pré distributions de Bayadère apparaissent comme assez étranges aux vues des échos que l’on en avait.

Tout d’abord on compte très peu de titulaires.

Ainsi Emilie Cozette, Aurélie Dupont et Myriam Ould-Braham se partageront le rôle de Nikiya. Une bonne nouvelle pour MOB qui se retrouve enfin titulaire d’un grand rôle classique. Il pourra être intéressant de voir ce qu’elle en fait.

La venue de l’étoile du Bolchoï Svetlana Zakharova a également été confirmée. Une nouvelle pas spécialement excitante la danseuse étant une « habituée » de l’ONP où elle a déjà dansé Giselle, La Belle et cette même Bayadère. A croire qu’il n’y a pas d’autre danseuse talentueuse à inviter ! Dommage.

Chez les garçons, Stéphane Bullion, Karl Paquette, Florian Magnenet et Josua Hoffalt seront les Solor de l’année. Le rôle va très bien à Stéphane Bullion qui a été nommé dessus et s’y était montré convaincant. J’imagine que Karl Paquette va être associé à Emilie Cozette ce qui n’est pas très excitant sur le papier mais à voir. Florian Magnenet est plus un prince charmant qu’un valeureux guerrier mais il était intéressant en acteur vedette donc on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise. Quandt à Josua Hoffalt, il est définitivement le danseur qui monte. Cela plusieurs fois qu’il frôle la nomination. Il en était très près en décembre mais a été pénalisé par une blessure. Cette fois-ci sera peut être la bonne.

Du côté des « méchantes » que du bon avec Dorothée Gilbert et (surprise) Marie-Agnès Gillot. Etonnant que la bouillonnante étoile ait abandonné Nikiya pour Gazmatti mais tant mieux. Il lui correspond plus je pense. A noter le faible nombre de titulaire nous fait penser que les remplaçantes auront droit à des dates. Laura Hecquet qui l’a déjà dansé est presque déjà titulaire. Sarah Kora Dayanova et Mathilde Froustey auront-elles leur chance ? Je l’espère !

 

Madame Irma m’a soufflé que la première (et le film) serait vraisemblablement assurée part le trio Dupont/Bullion/Gilbert.

 

On peut quand même s’étonner de l’absence au « casting » d’Agnès Letestu qui avait annoncé chez Drucker qu’elle le dansait ou encore de Clairemarie Osta ou Dorothée Gilbert Titulaires il y a deux ans...

 

Miracle ! le tarif des places de l’ONP n’augmente pas !

Cette semaine, le Figaro a réussit à faire attraper une quinte à tous les habitués de l’Opéra. La journaliste Ariane Bavelier nous a offert un chef d’œuvre de langue de bois ne montrant aucun recul quant aux propos pour le moins choquants de Nicolas Joël directeur de l’institution.

Ce dernier, en plus de faire l’apologie de sa programmation (c’est son droit) et du nouveau site Internet (!) nous présente également une véritable ode à sa politique tarifaire et là, on commence à rire (jaune évidemment).  

En effet selon Monsieur Joël, le service s’améliore sans que le prix des places n’augmente. Sa citation « Sur le plan tarifaire, depuis trois ans, les places n'augmentent pas » est la petite pépite du mois qui a de quoi faire grincer les dents des spectateurs. Car depuis trois ans, le marronnier des blogueurs à l’annonce de la nouvelle saison est bien le point sur l’augmentation annuelle du prix des places. L’an dernier le plan de la salle a été profondément remanié avec nombre de petites places (catégorie 6 et 7) reclassées à la hausse avec l’augmentation tarifaire qui va avec. Ainsi quand j’ai commencé à aller à l’Opéra, on pouvait s’assoir à l’amphithéâtre pour 15€. Aujourd’hui il faut compter 10€ de plus.

L’ONP est même allé jusqu’à mettre des troisièmes rangs dans les baignoires et des quatrièmes rangs dans les loges. Plus moyen donc pour les troisièmes rangs de se lever si bien que les places à visibilité réduites n’ont jamais ci bien portées leur nom. En parlant de ces places, il est particulièrement choquant de voir aujourd’hui des places notées « visibilité réduite » vendu dans les 40€ ou des places présentée comme « normales » sur lesquelles on voit tout juste la moitié de la scène.

Peut être Mme Bavelier ne paye-t-elle plus ses places et n’est donc pas très au fait des politiques tarifaires mais il est tout à fait étonnant de voir l’absence de recul dont elle fait preuve dans cette affaire surtout quand il suffit de quelques clics sur la toile pour voir s’afficher sur des pages et des pages la colère et la frustration des spectateurs.  

 

Prochainement

Les prochaines représentations pour moi seront celles d’Orphée et Eurydice. J’aurai le temps de vous en reparler mais mieux vaut ne pas s’attendre à beaucoup de nouvelles avant février.

En attendant, vous pouvez toujours me suivre sur Twitter où je donne des nouvelles plus régulières !

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans news
commenter cet article
31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 16:25

 

Et voilà. Les représentations du mois de décembre se terminent doucement. Bien sûr il reste celles de ce soir avec la probable nomination de Josua Hoffalt sur Cendrillon mais aujourd'hui je vais revenir sur Onéguine.

J'avais gardé (sans vraiment le savoir) le meilleur pour la fin avec la distribution Ciaravola/Ganio vu deux fois. Seule différence dans les rôles, Fabien Révillon en Lenski le 28 décembre et Florian Magnenet le 30.

Il y a deux ans, lors de l'entrée du ballet au répertoire, j'avais été époustouflée par le couple Isabelle Ciaravola/Hervé Moreau qui restaient pour moi les meilleurs titulaires des rôles. C'est donc les yeux fermés que j'ai repris de places pour admirer à nouveau la belle étoile corse dans le rôle qui lui a valu sa nomination. Malheureusement Hervé Moreau a donné sa démission l'Opéra et c'est Mathieu Ganio qui a hérité du rôle d'Onéguine. J'avais du mal à l'y imaginer mais il a rapidement fait voler mes préjugés en éclats.

 

P1040654.JPG

 

Le rideau portant les initiales de son héro s'ouvre donc sur un décor de campagne. Muriel Zusperreguy s'affaire autour de sa robe de bal pendant qu'Isabelle Ciaravola lit côté cour. La première danseuse campe une Olga plus discrète que ses camarades titulaires. Plus subtile également. Elle est très fraiche tout au long du premier acte et offre de jolis moments dans son passage avec les filles tout comme dans son pas de deux avec Lenski. J'en avais déjà parlé, Fabien Révillon est un Lenski très juvénile. Sa technique est sans faille et ses sauts d'une belle légèreté le font atterrir sans un bruit. Il reste toutefois assez en surface dans l'image du jeune premier. Florian Magnenet se révèle plus subtile dans son interprétation même si sa danse manque du brillant de celle de son camarade. On ne peut en même temps qu'admirer son endurance. Après une bonne dizaine de Cendrillon et quelques Onéguine, il est toujours présent au poste et se montre très bon partenaire.

Saluons aussi le corps de ballet qui se taille toujours un beau succès au premier acte avec notamment une double diagonale de grand jetés qui ne cesse d'impressionner.

P1040659.JPG

Quelques secondes après Lenski c'est donc Onéguine qui arrive sur le plateau sous les traits de Mathieu Ganio. Le jeune homme campe un personnage assez différent des autres titulaire du rôle. Il apparait très mélancolique. Il a le sens des convenances et offre volontiers son bras à Tatiana qui elle est déjà complètement subjuguée par le personnage. Isabelle Ciaravola retranscrit très bien l'éveil amoureux de la jeune adolescente. Elle est en admiration total devant cet homme. Mais Onéguine a la tête ailleurs. Quelque chose le tourmente. On ne sait pas vraiment quoi mais cela a peu d'importance. La variation de Mathieu Ganio est très intéressante par la mélancolie qu'elle dégage. En quelque seconde, le monde autour de lui n'existe plus. Il est perdu dans ses pensées tandis que Tatiana continu de l'admirer tout en comprenant qu'il s'éloigne d'elle.

La scène du miroir est certainement l'une des très grande réussite de cette distribution. Tout d'abord, j'aime la façon dont Isabelle Ciaravola écrit cette lettre. Comme un petite fille, la tête appuyée sur son coude, un sourire rieur aux lèvres.

Le pas de deux qui suit nous montre que nous sommes bien en face de l'un des meilleurs partenariat de la série. Tout est fluide, les portés sont aisés, l'émotion est présente et les deux partenaires en totale osmose. Ils nous laissent avec des frissons pour aborder le deuxième acte.

 P1040681.JPG

Cette acte est évidemment celui du drame là où (presque) tout se passe. J'ai trouvé que le 30, la scène de danse du bal était très réussie. Muriel Zusperreguy et Florian Magnenet menaient la danse avec brio. Les quatre interprètes principaux étaient tous très juste.

La scène entre Tatiana et Onéguine était l'une des plus intéressantes que j'ai vu. Au début, on sent que Mathieu Ganio ne cherche pas à blesser Tatiana. Il a ce petit air qui veut dire "bon il, faut bien le faire, un mauvais moment à passer". C'est la réaction de Tatiana, son incompréhension, ses larmes qui vont l'exaspérer au point de provoquer son geste (il déchire la lettre qu'elle lui a écrite). La façon dont il a prend par les épaules à fin voulait plus dire "allez ressaisis toi" qu'autre chose.

Isabelle Ciaravola de son côté est dévastée par l'événement. J'aime sa réaction lorsqu'Onéguine la rejette tout comme son attitude dans sa danse avec le prince Grémine. J'avais été très gênée chez Aurélie Dupont par le large sourire qu'elle affichait dans ce moment si tragique. Elle semblait totalement sous le charme de son prince. Ici, Ciaravola le regarde à peine, elle essaye de digérer la nouvelle et a du mal à sauver les apparences.

Puis Onéguine franchement énervé par les complaintes de la jeune fille va entrainer le ballet dans le drame en entrainant Olga (la sœur de Tatiana donc) dans une danse effrénée. Muriel Zusperreguy campe un personnage beaucoup moins peste que Mathilde Froustey. Elle est plus insouciante et veut seulement s'amuser. Florian Magnenet est très juste dans sa réaction difficile de ne pas le plaindre.

P1040688.JPG

 

Il offre également une très jolie variation dans la seconde partie de l'acte. Encore une fois, elle est moins impressionnante que celle de Fabien Révillon (quoique c'est moins frappant sur ce passage) mais plus touchante. Josua Hoffalt restera quand le Lenski le complet et juste de la série.

Onéguine ressort donc victorieux du duel au pistolet. Dans ce passage j'aime beaucoup observer les réactions l'Olga et Tatiana. Toutes deux étaient très juste. Après un instant d'effroi, Tatiana se précipite sur sa sœur avant de jeter un regard des plus glaçant au survivant. Un beaux moment pour conclure la scène.  

Troisième acte nouvelle scène de bal. Nous sommes cette fois chez le prince Grémine, 10 ans plus tard. Alors que tout le monde s'amuse bien, voilà Onéguine et ses remords qui arrivent pour apporter une nouvelle fois un peu plus de drame. Mathieu Ganio est très touchant tout au long de la scène. Au fil du ballet, son Onéguine n'aura jamais été vraiment détestable. C'est simplement un être torturé incapable d'être heureux et qui créé son propre malheur.

Son regard lors du pas de deux de Tatiana et Grémine est très touchant. Ce passage est toujours très intéressant pour voir quel genre de Tatiana nous avons en face de nous. Toutes n'ont pas la même attitude face à leur mari. On sentait Clairemarie Osta profondément amoureuse même si c'était un amour moins passionnel. Chez Isabelle Ciaravola on sent également beaucoup d'affection mais on voit qu'à l'instar d'Onéguine, elle n'a rien oublié. Si elle est maintenant heureuse, son regard se perd parfois dans le vide, esprit s'échappe. On la sent véritablement choqué lorsqu'elle se retrouve en face de celui qu'elle a tant aimé. Elle s'enfui presque aux bras de son mari avant d'avoir un mouvement de recul vers Onéguine.

P1040677.JPG

 

Dès que l'on se trouve dans son boudoir on voit que ses sentiments sont clairs. Elle aime toujours Onéguine mais est déchirée entre raison et passion. Elle ne peut pas avoir d'avenir avec cet homme qui l'a rejeté, humilié même. Elle ne veut pas non plus ruiner sa vie de famille heureuse pour lui. Mais elle sait qu'elle aura du mal à lui résister.

Le pas de deux final entre Isabelle Ciaravola et Mathieu Ganio était d'un intensité incroyable. Tous les deux avaient le cœur déchiré et se sont donnés à 200%. La scène finale était d'une très grande force avec une Isabelle Ciaravola qui regrette immédiatement son geste d'avoir chassé Onéguine. Il n'a même pas quitté la pièce qu'elle se lance à sa poursuite. Son regard au public lorsqu'elle porte les mains son visage avant le cri final est déchirant.

A noter que ce passage à toujours le don de scotcher de public à son fauteuil et de faire taire les toux persistantes du parterre!

Le 28, la salle a offert un véritable triomphe à ses interprète avec de très nombreux rappels qui ont eu raison des techniciens prompts à rallumer rapidement les lumières pour signaler la fin des saluts. Mercredi, nous avons eu droit à trois rappels lumière allumée ce qui est suffisamment rare pour être signalé!

 28-12-10.jpg

Ainsi ce termine ma série de ballets de décembre. Si Cendrillon c'est révélé à petite dose un agréable divertissement c'est du côté du Palais Garnier que se trouvait la véritable émotion.

Ce soir l'Opéra comptera peut être une nouvelle étoile à son firmament mais en attendant je vous souhaite un très bon réveillon et vous dis " A l'année prochaine!!".     

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 16:21

Quelques photos supplémentaires des dernières représentations d'Onéguine.

 

P1040660.JPG

 

P1040683.JPG

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 14:51

 

Le 26 décembre était ma dernière représentation de Cendrillon. J'avais pris cette place pour espérer voir Josua Hoffalt en acteur vedette. Suite à la blessure de ce dernier c'est finalement Florian Magnenet qui a assuré la représentation aux côtés d'Aurélie Dupont.

Difficile même lorsqu'on la voit en haillons d'imaginer qu'Aurélie Dupont puis être une souillon. Elle est bien trop classe pour cela. Elle a de bien meilleures manières que ses soeurs. Elle n'est de plus pas aidée par un maquillage beaucoup trop prononcé qui la font déjà apparaitre comme la star qu'elle va devenir. Il est donc particulièrement compliqué de croire à son personnage malgré la perfection de ses variations qui sont toujours un plaisir pour les yeux.

A ses côtés Ludmila Pagliero et Mélanie Hurel forment toujours un duo de soeurs détonnant. Elles sont vraiment hillarantes et surtout très assorties.

L'acte 1 est particulièrement long et pas toujours très intéressant. Il aurait été souhaitable de couper le passage des quatre saisons qui parait sortir de nul part. Il est de plus assez tristes de voir des premières danseuses de la qualité de Myriam Ould-Braham, Eve Grinsztajn ou Nolwenn Daniel cantonnées à des rôles aussi insignifiants. A noter toutefois que contrairement à ce qui est annoncé sur la fiche de distribution c'est Amandine Albisson et non Alice Renavand qui a assuré le rôle de l'hiver. Mettre de jeunes sujets sur ces rôles voilà qui est intéressant!

 

P1040640.JPG

Au second acte nous faisons donc connaissance avec l'acteur vedette. C'est la seconde fois que je vois Florian Magnenet dans ce rôle (et dans un remplacement de dernière minutes) et le moins que l'on puisse dire est qu'il y est très à l'aise. Il présente une technique tout à fait satisfaisante mais aussi une interprétation très sympathique. Son acteur vedette a du succès, du charme et il le sait. Il sait se montrer drôle avec les soeurs, romantique avec Cendrillon...

Aurélie Dupont est de son côté bien plus à l'aise dans la scène du bal. Elle n'est d'ailleurs plus vraiment une jeune première découvrant le monde des paillettes mais une vraie star parfaitement à sa place dans ce nouveau monde. L'entente avec son partenaire était évidente. Leur pas de deux du tabouret était d'une fluidité très agréable à regarder. Je crois que c'est le partenariat le plus réussit que j'ai vu sur la série. C'était glamour à souhait.

Au troisième acte, le premier danseur se montre toujours aussi convaincant. Il est l'un des rare à se donner à fond dans la recherche de sa princesse (il est vrai fort ridicule) tranversant la scène en petits bons d'un air très convaincu!

A noter que Lumdila Pagliero a offert au public une danse espagnole de haute volée.

Puis nous retrouvons l'Aurélie Dupont souillon toujours peu convaincante malgré une très, très belle variation de la serpillère.

Heureusement tout se finira bien pour elle avec un nouveau pas de deux très réussit aux côtés de son prince. Leur partenariat est vraiment à creuser. Je les ai trouvé formidables ensembles.

 P1040648.JPG

Voici donc comment se termine cette série de Cendrillon pour moi. Au final, trois représentations aux distributions pas si différentes que cela mais c'est le jeu. On ne peut malheureusement rien contre les blessures. Difficile de choisir une Cendrillon favorite. Dorothée Giblert et Agnès Letestu en ont des visions assez différentes mais toutes deux intéressantes. Aurélie Dupont pour sa part est la plus star de toutes et offre certainement la danse la plus agréable à voir dans ses variations même si Letestu reste la reine des claquettes.

Du côté des princes nous avons eu droit à unevéritable hécatombe et heureusement que Karl Paquette et Florian Magnenet étaient là pour assurer.

Contrairement à ce que je disais au début de la série je n'espère plus vraiment une nomination de Josua Hoffalt pour la fin de série. Le premier danseur est à moitié blessé et a dû annuler un partie de ses représentations. Florian Magnenet quand à lui a dû renoncer à ses Lenski sur Onéguine pour palier une éventuelle défection. Il ne serait pas très juste pour lui de voir son camarade nommé alors qu'il a assuré tous les remplacements avec pas moins de quatre étoiles différentes (MAG, Gilbert, Pujol, Dupont). Je ne dis pas qu'il faut nommer Magnenet (loin de là!) mais il y a je pense de quoi nommer Hoffalt dans de meilleures conditions. Il est titulaire sur la Bayadère. Ce serait l'occasion parfaite...

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 18:59

Bonsoir!

 

Je vous souhaite à tous de passer un excellent réveillon et un Joyeux Noël!!

 

escalier.jpg

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Autre
commenter cet article

Présentation

  • : danse-opera
  • danse-opera
  • : Bonjour et bienvenue à tous. Ce blog est la continuité du skyblog danse-opera. Outre toutes les archives de comptes rendus déjà produits, vous y trouverez des critiques ou articles liés à la danse et en particuliers aux ballets de l'Opéra de Paris. Bonne visite!
  • Contact

Twitter

Recherche

Catégories