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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 19:19

Les affaires reprennent avec un retour sur la représentation du 8 juillet dernier qui mettait en vedette Agnès Letestu, Stéphane Bullion et Florian Magnenet dans les rôles titres.

 

Après la représentation en demi teinte du duo Grinsztajn/ Bouché il y a une semaine, le spectacle de ce soir était une succession de bonnes surprises.

 

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                                                                Clairemarie Osta

 

Agnès Letestu était très attendue dans le rôle de Garance dont on savait qu’il mettrait parfaitement en valeur ses qualités d’actrices. L’étoile campe une jeune femme très sûre d’elle. Dès son arrivée sur scène elle vampe l’assemblée et tous les regards se tournent vers elle. On sait déjà qu’elle va faire tourner les têtes des hommes pendant 2h. Et ça ne manque pas !

Sa Garance est joueuse, fougueuse, elle aguiche, comme dans le bal populaire du premier acte. Agnès Letestu ne ménage pas ses effets avec des sourires enjôleurs et des regards qui en disent longs le tout accompagné par une technique toujours aussi belle mais presque secondaire ici.

 

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                                                   Florian Magnenet et Charlotte Ranson

 

Autour d’elle une pléiade d’homme donc. A son bras dans son arrivée sur scène, le Lacenaire de Vincent Chaillet. Très bonne surprise que l’interprétation du premier danseur qui ne m’avait absolument pas marqué lors de la création. Avec ses lignes fines et sa gestuelle étudiée, il donne un côté félin tout à fait à propos à son personnage. La scène du vol de la montre était très réussie.

 

Second à croiser le regard de Garance, Frederick Lemaître qui a aujourd’hui les traits de Florian Magnenet. Le premier danseur est très à l’aise dans ce rôle de dragueur invétéré. On sent qu’il s’amuse beaucoup et amuse le public par la même occasion. Toutes les scènes avec Mme Hermine on eu un beau succès. C’est aussi en grande partie dû à l’excellente interprétation de Valentine Colasante. Le trait est très appuyé mais c’est ce qui fonctionne. Personnellement c’est l’une de mes interprètes favorite du rôle.

 

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                                                   Agnès Letestu et Stéphane Bullion

 

Venons en maintenant à Baptiste. Je l’avais déjà écris, je n’étais pas persuadée de la pertinence du choix de Stéphane Bullion, en grande partie à cause des scènes de pantomime. Quelle erreur !

L’étoile se révèle comme l’un des tous meilleurs mimes de la série. Il est fin, juste et drôle. La scène avec la statue est certainement la plus réussie avec ce suicide manqué qui fonctionne très bien. Ce qui est intéressant c’est que tout à du sens chez ce danseur. Il n’aligne pas les pas, il les réfléchie. Cela se sent également dans les parties « hors scène » où la timidité extrême de Baptiste contraste avec le personnage qu’il offre au public du théâtre des funambules. Il est certainement le seul interprète à ne pas rester passif lors de la scène où Garance se change dans la pension de Mme Hermine. Bien sur à ce moment, le regard du spectateur est attiré du côté de la chambre de Frédérick Lemaître mais il est intéressant de voir Baptiste douter, se lever, se rassoir, plier et déplier sa veste plutôt de rester simplement assis sur son lit. Cela amène bien la suite de la scène où il s’enfuit.

 

De Baptiste, on passe à son amoureuse éconduite Nathalie. Clairemarie Osta est vraiment bouleversante dans ce rôle pourtant bien ingrat (ce n’est jamais facile d’être celui se fait jeter et qui en plus empêche les deux amoureux d’être ensemble. N’est-ce pas M. le comte ?)

Elle réussit à émouvoir par de simples gestes. Le fait qu’elle soit vraiment plus petite qu’Agnès Letestu la place de plus dans une situation d’infériorité, de faiblesse lorsque les deux femmes se font face. Le moment où elle se jette à ses pieds avant d’être récupérée par Baptiste est vraiment fort.

 

C’est après ce passage qu’entre en scène le comte. Yann Saïz prête ses belles lignes à ce personnage pas si facile à défendre.

 

Entre acte et départ pour l’escalier, après avoir tenté d’expliquer à mes voisins de parterre que oui ça valait la peine de bouger. Charlotte Ranson est sur les marches. J’admire quand même ces danseuses qui chaque soir attendent près de 10 minutes immobiles sur les marches avec les gens leurs marchant presque dessus ou les prenant en photo en se collant presque à leur nez !

 

Charlotte Ranson se donne à fond dans le rôle de Desdémone elle investit bien l’espace du grand escalier, un très bon moment.

 

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                                                                     Charlotte Ranson

 

On retourne dans la salle avec le ballet Robert Macaire. Le moment est toujours très sympa même si parfois un peu long. En fait avec le recul je me rends compte que plus je vois, moins il me parait long ! Etrange…

Florian Magnenet nous déroule sa plus belle technique, c’est un plaisir à voir. Il se taille un très beau succès et n’oublie par de rester dans son personnage en envoyant régulièrement œillades et baisers à Mme Hermine, toujours aussi excellente Valentine Colasante qui réussit à faire rire la salle même à moitié dans le noir, une fois le rideau baissé. Sarah Kora Dayanova campe une ballerine aux très beaux équilibres mais qui manquait un peu de punch.

 

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                                                                 Valentine Colasante

 

Se rideau se lève à nouveau nous dévoilant une Garance qui a bien changé. Elle vit désormais avec le comte et semble avoir perdu cette joie de vivre qui la caractérisait. Elle qui était si vide, ses gestes sont maintenant lents et son regard éteint. Agnès Letestu joue très bien les grandes dames et on sentait parfois le fantôme de sa dame aux Camélias sur cette scène. Pourtant le comte de Yann Saïz se donne du mal pour la combler. On le sent fou amoureux dans cette situation qui est quelque part le miroir des scènes entre Baptiste et Nathalie.

Le couple pour sa part, semble tout à fait heureux désormais avec leur petit garçon.

On repart pour une scène pantomime tout aussi réussie que celle du premier acte. Puis Baptiste découvre Garance l’observant dans une loge… J’aime beaucoup le solo qui suit cette scène. Stéphane Bullion lui donne beaucoup de force et de profondeur.

 

La scène du bal est marquée par l’excellente prestation de Vincent Chaillet tranchant et précis face à un comte dévasté. La variation de Lacenaire se fait très violente est forte. Le premier danseur est le seul titulaire du rôle à rendre toute la puissance dramatique de passage.

A noter que Yann Saïz est l’un des seuls à se sortir dans trop de dommages du cri de douleur du comte. La confrontation des deux personnages était très équilibrée.

 

Nous sommes à nouveau dans la chambre Baptiste en présence des deux héros. Leur pas de deux est plein d’émotion et les deux interprètes s’accordent toujours aussi bien. Mais le moment est trop bref et Garance s’enfuit déjà.

A noter que contrairement à Isabelle Ciaravola, Agnès Letestu ne remet pas sa robe sombre pour s’enfuir alors que Baptiste à lui le temps de se changer en Pierrot !

 

 Copie-de-P1030909.JPG                                                    Florian Magnenet et Sarah Kora Dayanova

 

Pour conclure, une bien belle distribution avec des solistes donnant une dimension particulière aux personnages.

 

Il a été intéressant d’y retourner dès le lendemain pour la distribution Ciaravola/ Ganio qui étaient elle aussi extrêmement réussie mais pour des raisons assez différentes.

Rendez-vous donc demain je l’espère pour quelques impressions (et photos).

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 15:06

C’est une bien triste nouvelle qui est arrivée aujourd’hui dimanche 10 juillet 2011.

Le chorégraphe Roland Petit est décédé à l’âge de 87 ans.

 

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Roland Petit est né le 13 janvier 1924 à Villemomble. Sa mère, Rose Repetto est à la créatrice des chaussons et de la marque portant son nom.

Après une formation à l’école de danse de l’Opéra de Paris, il intègre le corps de ballet en 1940. Cinq ans plus tard, après avoir démissionné de l’Opéra, il fonde les ballets des Champs Elysées pour lesquels il créé les ballets Le Rendez-vous, les Forains puis le Jeune homme et la mort. Pour ses créations, il collabore avec de grands artistes de son époque tels que Picasso, Cocteau, Barssaï, Prévert…  

En 1948, il fonde les ballets de Paris avec sa femme, Zizi Jeanmaire, comme étoile. Il créera notamment pour elle Carmen un an plus tard. Il mettra en scène de nombreuses revues pour sa femme.

 

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                                                        Nicolas LeRiche, le jeune homme et la mort

Il reviendra à l’Opéra de Paris en 1965 pour créer le ballet Notre Dame de Paris.

De 1967 à 1969, il réalise de nombreuses chorégraphies pour Royal Ballet. Un an plus tard, il prend la direction du ballet de l’Opéra de Paris dont il démissionnera six mois plus tard. Il reprendra alors le Casino de Paris jusqu’en 1976. Il prendra par la suite la direction du ballet National de Marseille avec qui il parcourra le monde. Il créera de nombreuses chorégraphies pour cette compagnie telles que Proust ou les intermittences du cœur, la dame de pique et l’Arlésienne.

En 1992, il participe à la création de l’école nationale supérieure de danse de Marseille. Il quittera la compagnie en 1998.

Il continuera par la suite à créer des ballets pour des compagnies comme Clavigo en 1999 pour l’ONP.

Le 10 juillet 2011, il décède d’une leucémie foudroyante.

 

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                       Le rendez-vous, Isabelle Ciaravola Nicolas LeRiche, photo Michel Lidvac

Il s’agit vraiment d’une triste nouvelle. Avec Roland Petit, c’est une légende de la danse qui disparait.

Ses ballets sont très appréciés des danseurs et souvent repris par les compagnies internationales. Pas plus tard que cette année, l’Opéra de Paris a ouvert sa saison avec une soirée dédiée au chorégraphe regroupant Le Rendez-vous, le Loup et le jeune homme et la mort. Son répertoire convient d’ailleurs particulièrement bien aux danseurs parisiens. Difficile en effet de penser au jeune homme et la mort sans penser à l’interprétation de Nicolas LeRiche (même s’il est loin d’être le seul grand interprète du rôle).

Lors du dernier gala des étoiles pour le Japon, deux couples avaient choisis un de ses pas de deux prouvant une nouvelle fois la popularité du chorégraphe.

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 16:09

Avec beaucoup de retard, voici un retour sur la représentation des Enfants du Paradis du 1er juillet dernier réunissant Eve Grinzstajn et Bruno Bouché.

 

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Près de trois ans après sa création, ce ballet qui voit sa première reprise au Palais Garnier vieillit plutôt bien. Evidemment ce n’est pas un grand chef mais on réussit toujours à y passer un agréable moment quels qu’en soient les interprètes.

J’aime ce concept de théâtre dans le théâtre et surtout le fait d’utiliser toutes les possibilités du Palais Garnier avec l’accueil en fanfare dans les escaliers, le spectacle de l’entre acte, les danseurs qui se baladent dans la foule où encore le fait de les positionner parfois dans les loges (même si question visibilité c’est pas toujours le top !).

 

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Ce vendredi soir était donc l’occasion de découvrir un tout nouveau couple (pour ma part).

Eve Grinzstajn campe une Garance très séduisante et séductrice. Je ne sais pas pourquoi, je l’imaginais plutôt dans une interprétation romantique mais elle a joué à fond le jeu de la femme fatale. Une femme pleine de caractère qui malheureusement n’évolue pas tellement au fil du ballet. Je l’ai beaucoup aimé dans tout le premier acte (le passage dans la taverne notamment). Même perdue au milieu de la foule, il était difficile de ne pas la remarquer. Au deuxième acte sa résignation dans son mariage avec le compte n’était pas assez forte. Elle semblait presque en colère contre lui, toujours à l’envoyer paître dès qu’il s’approchait d’elle. La belle Eve a néanmoins réussit à être touchante dans son dernier pas de deux avec Bruno Bouché. Les deux danseurs s’accordaient très bien.

 

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Pour sa part, le sujet campe un Baptiste assez intéressant. Il joue beaucoup sur la solitude et la tristesse du personnage. Cela ressort dans ses pantomimes, moins drôles que celles des autres titulaires du rôle (pour ceux que j’ai vu). Il traine une mélancolie tout au long du ballet ce qui n’est pas désagréable mais à tout de même tendance à nous filler un peu le cafard !

 

Karl Paquette quand à lui se révèle comme l’une des meilleure surprise de ce ballet. Frederick Lemaître lui va à la perfection. Il est drôle, juste, et surtout montre technique irréprochable lors de la partie ballet dans le ballet au début du deuxième acte. Vraiment il va me faire regretter tout ce que j’ai dis sur lui cette saison !

 

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Du côté des seconds rôles, du très bon également. Aurélia Bellet est une superbe ballerine avec beaucoup de style et qui rayonne sur scène. Nolwenn Daniel m’a bien plu en Desdemone, plus même que Miteki Kudo.

Aurélien Houette campe un excellent compte. Il est poignant lorsqu’il se fait humilier par Garance. Son combat avec Lacenaire est très fort. Le sombre dandy était interprété par un Stéphane Phavorin très inspiré. Son personnage est décalé, intriguant, limite inquiétant. Il se place parmi mes interprètes favoris du rôle.

 

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Mélanie Hurel a hérité du rôle bien ingrat de Nathalie et n’a malheureusement pas réussit à lui donner beaucoup d’épaisseur. En attendant de voir Clairemarie Osta, seule Muriel Zusperreguy a pour l’instant été convaincante dans ce rôle.

 

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Le week end prochain s’annonce chargé avec pas moins de deux représentations. Tout d’abord, la découverte d’Agnès Letestu et Stéphane Bullion dans les rôles titres, puis le retour du couple Ciaravola/ Ganio, cette fois avec les décors !

 

Les comptes rendus arriveront dans les jours qui suivent !

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 21:59

On a parfois de ces surprises…

Allez voici un petit paragraphe « je raconte ma vie » (après tout c’est mon blog, je fais ce que je veux !).

 

Jeudi dernier j’étais donc à la répétition AROP des Enfants du Paradis. Une répétition très sympa (comme je l’ai écris précédemment) où j’ai pu retrouver pas mal de bloggeuses mais également quelques amies en pleine discussion sur un gala avec des danseurs de l’Opéra de Paris qui doit se tenir demain. Il est rare que je participe à ce genre d’événement. L’inconvénient d’être une banlieusarde, outre le fait qu’on passe son temps à courir après son RER à la fin des représentations parisiennes, c’est qu’il est difficile d’effectuer les trajets de banlieue à banlieue quand on n’a pas une voiture 24h sur 24h. Histoire de faire la conversation (et de ne pas mourir idiote) je demande où il aura lieu étant donné que même moi l’hyper connectée je n’en n’ai pas entendu parler. « Oh dans un coin paumé de l’Essonne, je ne sais même pas comment on y va, Villebon-sur-Yvette… ». Villebon-sur-Yvette ? La ville mitoyenne de Palaiseau où je vis depuis 20 ans ? Et bien oui !!

Moi qui pensais passer mon vendredi soir à subir un concert de Véronique Sanson sous mes fenêtres pour cause de fêtes de la ville, voici que de nouvelles perspectives s’ouvrent à moi.

 

Me voici donc partie vendredi soir au Centre culturel Jacques Brel pour un gala « Karl Paquette et ses étoiles » dont personne n’avait entendu parler ! Et arrivée sur place, je me sens comme un alien dans ma propre maison. Aucun habitué de l’Opéra (ci ce n’est les personnes m’ayant mises au courant évidemment) ! A la place quelques visages connus, quelques petites filles de mon école de danse venues découvrir de vrais danseurs professionnels.

 

La promotion a dû se faire en local car la salle était bien remplie. Une salle d’ailleurs très jolie, assez grande avec une scène de qualité (c’est rare dans le coin). Un grand bravo tut de même aux danseurs qui ont dû composer avec une scène bien loin des dimensions du Palais Garnier. 

Mais venons-en au plus important…

 

Huit danseurs ont fait le déplacement. Le programme était très « à la découverte de la danse classique » avec presque exclusivement du tutu-pointes célèbre de chez célèbre. J’avoue que ce n’est pas à pour me déplaire. Après tout les galas sont faits pour ça.

 

La soirée s’ouvre en douceur avec le pas de deux de la Sylphide interprété par Marc Moreau (sujet) et Juliette Hilaire (quadrille). Quel meilleur James que Marc Moreau je vous le demande ! Toutes ses qualités sont parfaitement mises en valeur par ces variations et le jeune homme c’est taillé un beau succès. Juliette Hilaire était une charmante sylphide, mutine à souhait. Une très bonne entrée en matière.

 

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On reste dans le romantique mais on change d’ambiance avec le pas de deux du deuxième acte de Giselle par Laure Muret (sujet) et Yann Chailloux (coryphée). Quel bonheur de voir Laure Muret dans un rôle de soliste ! Voilà une belle artiste, intelligente et fine. Elle est très engagée dans un rôle de Giselle qui lui sied bien. A ses côtés Yann Chailloux affiche de très belles lignes et une remarquable qualité de pirouettes. Il reste un peu effacé par rapport à sa partenaire mais peut être est-ce le rôle qui veut cela.

 

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Changement d’ambiance avec un pas de deux de Roméo et Juliette interprété par Charline Giezendanner et Yann Saïz. Lorsqu’on les voit entrer sur scène, on ne peut que se dire qu’ils sont les parfaits Roméo et Juliette. Physiquement, ils sont exactement ce que je m’imagine des rôles. Ce sont tous les deux d’excellents interprètes et ils se donnent à fond dans le pas de deux du balcon. Ils formaient également le partenariat le plus harmonieux et le plus enthousiasmant de la soirée. On les sentait heureux de danser ensemble et ils formaient un beau couple, très crédible.

C’était romantique à souhait même si la version Lavrovski présentée ici est moins intéressante que celle de Noureev ou Mc Millan.

 

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Il faut attendre le quatrième pas de deux pour voir enfin apparaitre l’étoile de la soirée. Karl Paquette nous présente ainsi le pas de deux de Solor et Gamzatti dans la Bayadère. Le rôle a l’air de lui plaire et il est très investit. On peut reprocher beaucoup de choses à l’étoile mais il a un charisme indéniable qui emporte immédiatement l’adhésion. Après les enfants du paradis la veille, c’est la deuxième fois en peu de temps qu’il m’enthousiasme vraiment. Il a de plus montré de très belles qualités techniques dans les sauts et les pirouettes.

A ses côté, la toute nouvelle sujet Valentine Colasante campait une Gamzatti resplendissante. Elle a tout à fait la technique du rôle et s’amuse à passer toutes les difficultés sans encombre. Sa variation était très réussie tout comme sa série de fouettés qui a emballée le public.

 

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Deuxième partie du programme (mais pas d’entre acte) avec le retour de Yann Chailloux et Laure Muret cette fois dans le pas de deux du mariage de la belle au bois dormant. Je ne l’aurais pas imaginé sur le papier mais Laure Muret c’est révélé être une bien meilleure Aurore que Giselle ! Elle était vraiment magnifique avec une excellente technique et semblait beaucoup s’amuser. Un non connaisseur ne pourrait jamais se douter que c’est une ballerine proche de la retraite. Sa différence de taille avec Yann Chailloux était une très bonne chose. Elle permettait au coryphée de faire voliger sa partenaire dans les airs. Les deux ont exécuté d’excellentes variations et ont offert l’un des moments les plus enthousiasmants de la soirée.

 

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On continue ensuite dans l’ambiance belle au bois dormant avec le pas de deux de l’oiseau bleu par Marc Moreau et Juliette Hilaire. Même réflexion que pour James, quel meilleur oiseau bleu que Marc Moreau ?! Il a totalement la technique du bas de jambe pour ces difficiles variations mais a également montré de très beaux bras, souples et fluides qui faisaient complètement adhérer à son personnage.

Cela ne m’avait pas marqué la première fois, mais ici il fallait bien constater que Juliette Hilaire était un peu grande pour son partenaire. De plus elle était un peu brusque sans ses mouvements (surtout de tête et de bras) ce qui n’est pas vraiment l’idée que je me fais de la princesse Florine. Toutefois ce devait être une première pour la jeune quadrille qui bien coachée fera de très belles choses.

 

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On en arrive à un de mes coups de cœur de la soirée, un pas de deux nommé La méditation de Thaïs, chorégraphié par Yann Saïz et interprété par le sujet lui-même et Charline Giezendanner. Le pas de deux était très beau, très fluide avec de belles idées au niveau des portés. C’est l’un des seuls morceaux de la soirée qui demandait un vrai travail d’interprétation. Les deux sujets étaient en osmose et ont réussi à imposer une ambiance tout particulière en quelques minutes. Bravo à eux.

 

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On termine en beauté avec le pas de deux d’Esméralda par Karl Paquette et Valentine Colasante. Techniquement, les deux danseurs sont toujours au top et l’étoile s’en donne à cœur joie. Il mettait bien en valeur sa partenaire, décidemment une danseuse à suivre.  

 

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Pour conclure, un gala débarqué de nulle part mais arrivé à point nommé pour combler le vide d’un mois de juin bien pâle. La soirée était vraiment excellente avec des danseurs que je ne connaissais pas tant que cela pour certains, et qui ont révélé de belles surprises.

 

On se retrouve maintenant en juillet pour les Enfants du Paradis (première pour moi le 1er juillet).      

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 22:45

En attendant un compte rendu d'ici demain ou lundi voici un petit reportage vidéo du gala Karl Paquette et ses étoiles de Villebon sur Yvette.

 

Un moment vraiment très sympa avec de belles prestations de la part de tous les danseurs. Le gala était bien réglé, pas trop long avec un programme très sympathique qui mettait bien en valeur ses interprètes. Nous avons eu droit à quelques belles surprises. J'y reviendrais plus tard.

 

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                                  Laure Muret et Yann Chailloux (Giselle)

 

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                                 Yann Saïz, Charline Giezendanner Roméo et Juliette

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                                 Karl Paquette, Valentine Colasante la bayadère

 

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                                 Laure Muret, Yann Chailloux, la belle au vois dormant

 

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                               Marc Moreau, l'oiseau bleu

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                                                     Karl Paquette

 

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                                           Charline Giezendanner

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 16:16

Hier avait lieu la répétition AROP des Enfants du Paradis, le ballet de José Martinez qui se jouera à parti du 27 juin prochain au palais Garnier.

D’ordinaire nous avons droit à une pré générale où tout est déjà bien réglé et ressemble à quelques détails près à une véritable représentation.

Aussi quel plaisir d’assister aujourd’hui à une vraie répétition. Une grève des techniciens a contraint les danseurs à évoluer sans décors ce qui donnait une atmosphère tout à fait particulière à la représentation.

Je ne vais pas commenter une répétition cela n’aurait pas beaucoup de sens. Toutefois, la distribution présente était celle de la première. Les danseurs étaient donc déjà bien rodés et nous ont offert de beaux moments.

L’absence de décor nous ironiquement fait remarquer à quel point ils étaient utiles dans ce ballet ! Pour rappel, il n’y a pas de grands décors dans les enfants du Paradis mais des pans de murs, des morceaux de pièces qui de déplacent à volonté pour nous faire entrer dans le théâtre des funambules, dans une rue, dans la chambre de Baptiste…

Les danseurs passent donc leur temps à entrer et sortir par des portes hier invisibles. Il n’a pas été rare de voir les artistes bouger eux même certains éléments tels que leurs lits, des tables, des chaises.

Les quelques interventions de José Martinez ne concernait d’ailleurs que cela « quelqu’un peut il enlever ceci ou cela »… Il n’était pas rare au milieu d’une variation de voir Matthieu Ganio gracieusement balancer un accessoire dans les coulisses ce qui conférait au tout une atmosphère assez détendue. Les applaudissements se sont d’ailleurs souvent fait entendre dans le public ce qui est généralement interdit (ou mal vu !).

A noter qu’une partie des membres de l’AROP a dû être découragé par ces conditions de répétition car le balcon était bien vide.

Karl Paquette et Miteki Kudo ont répéter pour le bonheur du public, le passage d’Othello dans le grand escalier. Il fallait en profiter, je ne serais jamais plus aussi bien placé pour ce passage !

Du côté des interprètes il n’y a pas vraiment de commentaires à faire. Isabelle Ciaravola et Matthieu Ganio sont des interprètes naturels des rôles de Garance et Baptiste qu’ils ont créés et je bien heureuse qu’ils assurent la captation vidéo du spectacle.

Je n’aurais pas parié dessus mais Karl Paquette est un excellent Frédéric Lemaître ! Que ce soit au niveau de l’interprétation ou de la technique, sa prestation m’a beaucoup plu !

 

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De quoi patienter avant ma première représentation le 1er juillet prochain. D’ici là il faut que je me procure des places pour l’Anatomie de la Sensation qui a l’air d’avoir bien du mal à se vendre.

Ce soir, surprise et étonnement ! Un gala de danseurs de l’Opéra de tient dans la ville voisine de celle où j’habite ! Moi qui me plaint toujours que je genre d’événement a lieu à l’autre bout de l’ile de France… cette se sera à mon autre bout de l’Ile-de-France ! Rendez-vous donc d’ici dimanche ou lundi pour le compte rendu !

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 14:25

Après un mois de creux la danse revient au plus fort dans l’actualité et le balletomane ne va plus savoir où donner de la tête au mois de juillet.

 

Après le point sur les distributions des enfants du paradis et avant celui sur l’anatomie de la sensation, éloignons-nous un peu de l’Opéra de Paris avec la venue pour la première fois dans la capitale à l’occasion des étés de la danse du Miami City ballet.

 

Le festival des étés de la danse est un événement que j’ai assez peu suivit ces six dernières années étant bien souvent partie dans des contrées lointaines (ou moins lointaines parfois) à cette époque.

L’avantage quand on rentre dans la vie active c’est que l’on a plus d’argent pour payer ses vacances mais l’inconvénient c’est qu’on a moins de temps pour les prendre !

Coincée à Paris au mois de juillet je pourrais donc profiter à fond de l’offre qui nous est donnée !

 

Après le ballet de Cuba, de Novossibirsk ou les grands ballets canadiens c’est donc au Miami City Ballet de se poser dans la capitale pour deux semaines et demie.

 

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 Photo Joe Gato

 

Du 6 au 23 juillet, la compagnie nous présentera une succession de programmes typiquement américains avec des chorégraphies de Balanchine, Robbins ou encore Twyla Tharp.

Le programme est assez sympa même si près de la moitié des pièces sont déjà connues du public français. J’imagine que c’est ce qu’il faut pour attirer les gens au théâtre du Chatelet mais il aurait été intéressant d’avoir droit à plus de pièces « inédites » (comprenez qu’on ne trouve pas dans le répertoire français).

 

Il y aura toutefois de quoi voir d’autant plus que chaque soirée est unique avec un panachage de pièces permettant de ne jamais voir le même programme.

Une idée originale et assez plaisante même si elle va se transformer en vrai casse tête pour le balletomane qui voudra tout voir !

 

Je vous laisse découvrir le programme.

 

Mercredi 6 juillet à 20 heures - Soirée d’ouverture
Symphony in Three Movements (Balanchine)
Afternoon of a Faun (Robbins)
Tarantella (Balanchine)
Ballet Imperial (Balanchine)

Jeudi 7 juillet à 20 heures
Square Dance (Balanchine)
La Valse (Balanchine)
In the Upper Room (Tharp)

Vendredi 8 juillet à 20 heures
Square Dance (Balanchine)
La Valse (Balanchine)
Symphony in Three Movements (Balanchine)

Samedi 9 juillet à 15 heures
Symphony in Three Movements (Balanchine)
Afternoon of a Faun (Robbins)
Liturgy (Wheeldon)
Ballet Imperial (Balanchine)

Samedi 9 juillet à 20 heures

Square Dance (Balanchine)
The Four Temperaments (Balanchine)
In the Upper Room (Tharp)

Mardi 12 juillet à 20 heures
The Four Temperaments (Balanchine)
Promethean Fire (Taylor)
Theme and Variations (Balanchine)

Mercredi 13 juillet à 20 heures
The Four Temperaments (Balanchine)
La Valse (Balanchine)
Western Symphony (Balanchine)

Jeudi 14 juillet à 20 heures
La Valse (Balanchine)
In the Night (Robbins)
Symphony in Three Movements (Balanchine)

Vendredi 15 juillet à 20 heures
Theme and Variations (Balanchine)
Promethean Fire (Taylor)
Nine Sinatra Songs (Tharp)

Samedi 16 juillet à 15 heures
Square Dance (Balanchine)
In the Night (Robbins)
Theme and Variations (Balanchine)

Samedi 16 juillet à 20 heures
The Four Temperaments (Balanchine)
Promethean Fire (Taylor)
Western Symphony (Balanchine)

 

Mardi 19 juillet à 20 heures
Nine Sinatra Songs (Tharp)
Afternoon of a Faun (Robbins)
Liturgy (Wheeldon)
Ballet Imperial (Balanchine)

Mercredi 20 juillet à 20 heures
Theme and Variations (Balanchine)
Promethean Fire (Taylor)
Nine Sinatra Songs (Tharp)

Jeudi 21 juillet à 20 heures

Theme and Variations (Balanchine)
In the Night (Robbins)
In the Upper Room (Tharp)

Vendredi 22 juillet à 20 heures
Western Symphony (Balanchine)
In the Night (Robbins)
In the Upper Room (Tharp)

Samedi 23 juillet à 15 heures
Western Symphony (Balanchine)
Afternoon of a Faun (Robbins)
Liturgy (Wheeldon)
Nine Sinatra Songs (Tharp)

Samedi 23 juillet à 20 heures
Square Dance (Balanchine)
Afternoon of a Faun (Robbins)
Liturgy (Wheeldon)
Ballet Imperial (Balanchine)

 

J’avoue que je ne sais quoi choisir!

A noter que la première est une soirée de gala (apparemment en partenariat avec l’AROP puisque j’ai reçu une invitation) avec les prix qui vont avec. Pour le reste, on est dans l’ordre du raisonnable.

 

Afternoon-of-a-Faun.jpg

Photo Joe Gato

 

Il sera en tout cas très intéressant de découvrir ces ballets interprétés par des danseurs américains qui maîtrisent donc parfaitement le style des chorégraphes. Il s’agit là de leur répertoire le plus naturel. On peut déjà noter sur simple vidéo en faisant un petit tour sur youtube que les façons de bouger et d’interpréter sont bien différentes de ce que l’on peut voir à Paris. Cela m’emballe totalement. J’avais pas mal regretté lors de mon voyage à New York de ne pas être allé voir le NYCB ou l’Américan Ballet theater donc j’ai hâte d’enfin découvrir une compagnie américaine.  

 

Evidemment les quatre tempéraments, In the night ou symphony in three movements, œuvres peut être les plus connues sont à suivre de près mais je me verrais bien découvrir les œuvres de Twyla Tharp, dont l’extrait présenté au gala des étoiles pour le japon m’avait bien plu.

 

Bref entre ces programmes, le retour à la scène d’Aurélie Dupont, les prises de rôle sur les Enfants du Paradis et les adieux de José Martinez, nos longue soirées d’étés ont de quoi être animées.

 

En complément le ballet de Miami présentera des cours publics les 8, 15 et 22 juillet à 12h.

 

Les étés de la danse accueilleront également le grand Mikhaïl Baryshnikov en septembre au théâtre de Chaillot mais j’aurais le temps d’y revenir une prochaine fois.

 

En attendant n’hésitez pas à suivre le blog du Miami City ballet qui est vraiment sympa (si on pouvait avoir la même chose en France ! ok je rêve !)

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 15:23

Je n’ai aucune parole !

Je ne suis finalement pas allée voir Rain. Manque de temps et d’envie combinés…

 

Le mois de juin va sembler bien vide. Les activités à l’Opéra de Paris ne reprennent qu’à la fin du mois avec les premières des enfants du paradis de José Martinez et de l’anatomie de la sensation la nouvelle création de Wayne McGregor.

 

Pour une fois les distributions du premier ballet nous sont arrivées un peu en avance. L’occasion de faire le point…

 

Isabelle Ciaravola et Matthieu Ganio : 29 juin, 3, 6 et 9 juillet

 

La distribution de la création avec grosso modo les mêmes seconds rôles. Isabelle Ciaravola était la parfaite Garance et j’ai hâte de la revoir aux côtés de Matthieu Ganio l’un des danseurs qui lui convient le mieux en l’absence d’Hervé Moreau.

Benjamin Pech et Christophe Duquenne reprennent les rôles de Lacenaire et du compte dans lesquels ils étaient excellents.

 

A noter que c’est Karl Paquette qui assurera la première dans le rôle Frédéric Lemaître avant de laisser sa place à Alessio Carbone. L’opéra veut donc « étoiler » au maximum les premières mais il semble que le chorégraphe garde quand même une certaine liberté puisque c’est bien le premier danseur italien qui assurera la captation vidéo du ballet…

 

isa-copie-1.jpg

 Isabelle Ciaravola

 

 

 Agnès Letestu et Stéphane Bullion : 30 juin, 5, 8 et 12 juillet

 

Prise de rôle pour les deux étoiles. Stéphane Bullion devait déjà interpréter Baptiste à la création mais c’était blessé et avait laissé sa place à Bruno Bouché.

On n’imagine pas forcément le danseur dans ce type de registre mais il fait une saison tellement étonnante que j’ai de voir ce qu’il peut faire du personnage !

 

Le rôle de Garance semble taillé pour Agnès Letestu qui devrait y présenter de belles choses.

 

Surprise des distributions, Clairemarie Osta assurera le rôle Nathalie. J’avoue que c’est une drôle d’idée. Certes le rôle est intéressant mais assez secondaire. Et pourquoi ne pas l’avoir elle aussi sur la première ? Certainement car c’est une prise de rôle (oui je fais les questions et les réponses !). L’étoile ayant peu dansé cette saison, j’imagine qu’il y a une question de quota de dates là-dessous mais après tout ce n’est pas très important. C’est une artiste à qui les histoires narratives réussissent bien. Elle devrait être une belle Nathalie.

 

Florian Magnenet interprètera Frédéric Lemaître dans lequel je le vois tout à fait pour la partie ballet du deuxième acte mais pas vraiment pour ce qui est de l’interprétation.

 

 

Eve Grinsztajn et Bruno Bouché : 1 et 11 juillet

 

Seulement deux représentations pour la belle Eve. Je serais à celle du 1er juillet. La première danseuse n’est quasiment jamais distribuée dans les premiers rôles ce qui rend ces représentations d’autant plus intéressantes.

L’occasion aussi de découvrir le sujet Bruno Bouché dans un rôle titre où je l’imagine bien.

Au niveau des seconds rôles, c’est la distribution qui me fait le moins envie (Mélanie Hurel, Karl Paquette, Stéphane Phavorin…) mais pourquoi pas.

 

eve-copie-2.jpg 

 

Ludmila Pagliero et Stéphane Bullion : 12 juillet/ et Matthieu Ganio : 14 juillet

 

Deux étoiles pour une première danseuse ! C’est un choix un peu étrange car il représente plus de travail pour l’interprète féminine…

Aucune de mes places ne correspondent à ces dates. Décidément je loupe toujours Ludmila quand elle a un rôle titre.

A noter la distribution de Charline Giezendanner dans le rôle de la ballerine (pas mal de sujets d’ailleurs dans ce rôle).

 

ludmila.jpg

photo: Sébastien Mathé

 

Agnès Letestu et José Martinez : 15 juillet

 

Certainement LA représentation à ne pas manquer ! J’en ai décalé mes vacances d’une journée exprès !

José Martinez fait donc ses adieux sur sa propre création comme cela avait annoncé en début de saison, puis démentit, puis réaffirmé…

 

Il est un peu dommage de faire cette soirée en plein mois de juillet quand beaucoup de balletomanes sont en vacances.

Mais les adieux d’un danseur (même s’il revient la saison suivante) sont toujours un grand moment et pour la compagnie et pour le public.

Même s’il n’a jamais été mon danseur favori, José Martinez est la première étoile que j’ai vu sur scène à l’Opéra (pour Giselle). Je ne pouvais donc pas rater ce moment !

 

 

La semaine prochaine un petit point sur les pré distributions de l’Anatomie de la sensation où il y aura forcément moins à dire étant donné que c’est une création et que je n’ai pas vu la répétition !

Une bonne surprise tout de même avec le retour sur scène surprise d’Aurélie Dupont que l’on attendait pas avant la saison prochaine.

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 14:38

Comme promis, voici un retour sur le gala des étoiles pour le Japon qui a eu lieu hier au Palais des congrès de Paris.

 

L’affiche était somptueuse et du beau monde c’était déplacé pour l’occasion. Ainsi dans le (petit) hall de la salle on tombait nez à nez avec de nombreux danseurs de l’Opéra de Paris, des maîtres de ballet et même Wayne McGregor !

 

Les bloggeuses étaient était également au rendez-vous et vous pourrez découvrir leur compte rendu dans peu de temps.

 

En ce déplaçant au Palais des congrès, le public de Garnier (qui, tout de même ne composait pas tout le public du gala) c’est pris plus d’une heure dans les dents. Fini la précision des spectacles qui commencent à 19h30 tapantes. Ici la soirée prévue à 20h a débuté avec trois bons quarts d’heure de retard. De quoi faire paniquer tout ce petit monde à la sortie (minuit passé). Nous avons eu droit à une ruée vers les métros et taxi. Pour ceux qui comme moi n’ont pas la chance d’habiter la capitale, c’était fichu depuis longtemps, les RER étant déjà au repos. Pas très cool tout ça…

 

Toutefois il ne faut pas bouder son plaisir ! Le programme générait beaucoup d’attentes. Au final ont-elles été satisfaites ? On fait le point.

 

Suite de danses – Pas de trois

 

Les élèves de l’école de danse de l’Opéra de Paris avaient hier la lourde tâche d’ouvrir le gala. Ils s’en sont acquittés avec brio même on ne dépassait pas le stade du « c’est mignon ». De belles individualités ressortaient tout de même chez les demoiselles.

 

La belle au bois dormant Acte III

 

C’est fou je ne me rappelais pas que la Belle au bois dormant était aussi cul-cul !

Ce pas de deux a eu un peu de mal à décoller malgré l’enthousiasme du public pour les (beaux) sauts de Sergeï Polunin.

La différence de taille entre les deux interprètes m’a un peu gênée et il manquait un petit quelque chose pour totalement m’emballer.

 

Copie-de-P1030392.JPG

 

Mopey

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que le contraste entre cette pièce et la précédente était assez violent !

On entrait ici dans le contemporain avec un excellent Friedemann Voegel. Le passage était dynamique, léger, l’interprète très à l’aise. Le tout m’a bien plu et le public ne s’y est pas trompé en réservant de chaleureux applaudissements au soliste du ballet de Stuttgart.

 

La chauve-souris Adagio Acte II

 

Passé le choc de l’hideux costume de Roman Lazik, on ne peut être qu’emballé par ce pas de deux. Il représente pour moi le moment où la soirée a vraiment décollée. Olga Esina est une danseuse magnifique. Une étoile, une vraie. C’est également l’une des rares danseuses à bien porter l’académique !

Elle surclassait totalement son partenaire et était splendide tant dans sa danse que dans son interprétation.

La pièce mettait particulièrement les deux danseurs en valeur.

 

Copie-de-P1030398-copie-1.JPG

 

Le cygne noir pas de deux

 

Etrange moment que ce pas de deux du cygne noir. Les deux danseurs de l’English national ballet on commencé sous les chapeaux de roues avec un magnifique adage particulièrement bien maîtrisé.

Dimitri Gruzdev est un beau danseur, très puissant qui a facilement su tirer son épingle du jeu pendant sa variation.

Cela a été un peu plus compliqué pour sa partenaire Fernanda Oliveira. La jeune femme n’a pas vraiment un physique de cygne. Cela passait pour le cygne noir mais je ne l’imaginais pas du tout en cygne blanc… Elle était assez agressive dans sa danse et peu assurée. Elle a tout de même bien su rattraper sa série de fouettés.

 

Sinatra Suite

 

C’est très certainement dû à la musique de Sinatra mais j’ai adoré cette pièce. Elle avait beaucoup de charme et tranchait avec ce que l’on avait vu jusque là au cours de la soirée.

C’était tout de même le seul pas de deux ou la danseuse n’était pas sur pointes.

Les deux interprètes avaient beaucoup de classe et le moment était agréable.

 

Light

 

Sans conteste aucun, LE plus beau moment de cette première partie. Avec cette chorégraphie de Béjart Katya Shalkina et Julien Favreau ont littéralement subjugués le public moi la première.

Les portés étaient ingénieux et extrêmement fluides, l’émotion présente d’un bout à l’autre et les deux interprètes splendides.

 

Copie-de-P1030403.JPG

 

Le Corsaire

 

La première partie de la soirée se concluait de fort belle manière avec le pas de deux du Corsaire.

Jason Reilly a certes beaucoup de charisme mais il ne m’a pas semblé très à l’aise dans ce registre. Il manquait de puissance et peinait à décoller du sol. Sa partenaire en revanche était splendide. Cela faisait un moment que je voulais voir Ashley Bouder sur scène et je n’ai pas été déçu.

Tout lui semble facile. Sa danse est légère, elle semblait heureuse d’être là. Un pur bonheur.

 

  Copie-de-P1030408.JPG

 

Après un entre-acte extrêmement court (il faut bien rattraper le retard !), nous voilà partie pour le deuxième acte. Cette seconde partie était étonnamment disproportionnée dans sa longueur par rapport à la première.

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 09:24

La dame aux camélias

 

C’est drôle mais j’ai eu un peu de mal à partager l’enthousiasme général autour de cet extrait… Le black pas de deux est pourtant un pur tube de gala.

Sue Jin Kang était une magnifique Marguerite et j’imagine ce qu’elle peut donner sur le rôle entier. Cela doit être assez fabuleux. Elle réussit facilement à nous faire entrer dans son univers. Pourtant j’ai trouvé que le tout avait un peu de mal à décoller. Je n’ai pas vraiment accroché avec son partenaire. Cela n’aide sans doute pas !

La seconde partie (sans la robe noire) était excellente mais j’ai eu du mal à me prendre au jeu au début.

 

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Two

 

Carlos Acosta était très attendue. A son entrée en scène on a sentit un frisson d’excitation traverser la salle. J’ai eu l’impression qu’il aurait pu rester assit pendant 10 minutes, il aurait eu droit à la même ovation !

Quel charisme en même temps !

Enfermé dans son tout petit carré de lumière, il bouge très peu ses jambes (lui qui saute si bien) mais déploie une énergie incroyable. J’ai été fascinée d’un bout à l’autre. Sa danse très puissante et accentuée par la musique et les jeux de lumière.

Un très bon choix pour le danseur et un vrai plaisir pour les spectateurs.

 Copie-de-P1030460.JPG

 

Le spectre de la Rose

 

L’avantage du spectre de la Rose est qu’il s’agit d’une pièce et non d’un extrait. En un petit quart d’heure, on nous raconte une histoire avec un début, un milieu, une fin. C’est très appréciable.

Igor Kolb a des bras somptueux qui donnent tout son sens à la chorégraphie. C’est ce qui m’avait le plus manqué lors de la reprise parisienne du ballet pendant laquelle j’avais vu Mathias Heymann. Qui est cette créature au bonnet de bain rose ? Pourquoi s’agite-t-il ainsi autour de la jeune fille ?

Hier tout était limpide.

Elena Kuzmina quant à elle, était la parfaite jeune fille avec de très beaux mouvements de bras et un fantastique travail de pointes.

 

Copie-de-P1030421.JPG

 

Adagio  

Trois semaines après notre coup de foudre au Palais Garnier il était temps pour moi de confirmer (ou pas) mon impression sur Andreï Merkuriev.

Je dois dire que j’ai beaucoup aimé ce solo à mille lieux de ses tourbillonnements dans Don Quichotte.

C’était beau et touchant.

 Copie-de-P1030423.JPG

 

Grand pas de deux

Changement total de registre avec les deux solistes du ballet de Berlin. Ce pas de deux parodique était une vraie bouffée d’air frai.

Les danseurs étaient excellents aussi bien dans l’interprétation que dans la technique. Mine de rien, ils passaient sauts, pirouettes multiples et fouettés avec un brio qu’une partie du public n’a peut être pas remarqué tant ils étaient au service du comique de situation.

Un excellent moment et une bonne découverte que ce pas de deux.

 

Copie-de-P1030428.JPG

 

Caravaggio

Les solistes du ballet de Berlin étaient présents en nombre et ont tous offert de très belles prestations.

Ce Caravaggio était fascinant et remarquablement bien interprété par un couple de danseurs totalement à l’unisson.

J’étais surprises que les applaudissements ne soient pas plus nourris (il est vrai que le public était assez froid).

 

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Thaïs  

Petit début de lassitude ? Fatigue de la journée qui arrive ?

Quoi qu’il en soit j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce pas deux que j’ai trouvé particulièrement long et pas spécialement intéressant.

Pourtant Lucia Lacarra était superbe. Elle se faisait soulever comme une plume par son jeune partenaire (qui malheureusement n’avait pas grand-chose d’autre à faire). Elle était la star !

 

Je suis contente de l’avoir vu en live mais reste persuadée que j’aurai plus apprécié ce pas de deux placé à un autre endroit dans un programme un peu moins long.

 

Copie-de-P1030435.JPG

 

Canon

Pour commencer, un petit hommage à Jon Vallejo du ballet de Dresde qui c’est carrément fait évincer du programme du gala !

Il était pourtant bien présent sur scène aux côtés des frères Bubenicek.

J’ai beaucoup aimé cette pièces (et ses interprètes) qui respiraient la joie de vivre et de danser. Cela mettait du baume au cœur.

Petite question piège tout de même. J’espère que l’un de vous pourra me répondre. Où était Jiri, où était Otto ? De loin j’ai eu toutes les peines du monde à les distinguer !!

 

Copie-de-P1030439.JPG 

Les enfants du paradis

Ce passage m’a laissé une impression des plus étranges.

J’adore Isabelle Ciaravola et Mathieu Ganio et était plus que ravie de les retrouver dans ce gala mais je suis perplexe quant au choix du pas de deux.

 

C’est bien simple il n’était pas du tout comme cela dans mon souvenir !! Intercalé entre deux solos de Mathieu Ganio, le passage avec Isabelle Ciaravola apparaissait comme un souvenir dans la mémoire de Baptiste. Pourtant dans mon souvenir, il se présentait dans la continuité de l’histoire dans le ballet… J’ai d’abord pensé que la mise en scène avait été changée pour le gala mais il semble que les deux interprètes ai répété ce passage tel quel lors des rencontres du 26 mai dernier… Cela me rend curieuse de voir la reprise.

 

Autrement, les deux interprètes sont toujours aussi beaux et forment un magnifique couple de scène. Dommage que l’on n’ait pas pu les voir dans une pièce plus valorisante type Dame aux camélias, Roland Petit ou Roméo et Juliette…

Sortit de contexte, l’argument du pas de deux paraissait flou.

 

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Don Quichotte pas de deux

On termine en beauté avec le pas de deux de Don Quichotte. Malheureusement Dimitri Gudanov n’était pas présent et a été remplacé par Andreï Merkuriev aux côtés d’Evgenia Obraztsova.

Je ne sais pas dans quel contexte c’est fait ce remplacement mais en tout cas les deux interprètes semblaient bien calés.

Andreï Merkuriev est un bondissant Basilo et on ne peut que regretter qu’il n’ait pas eu droit à une représentation dans le rôle titre lors de la tournée parisienne. Il ne déméritait pas à côté de certaines étoiles.

Evgenia Obraztsova était resplendissante en Kitri (la coiffure avec ces espèces de bouclettes par contre c’est pas possible !). Elle assuré techniquement et nous a gratifié d’une très belle série de fouettés. 

 

  Copie-de-P1030449.JPG

 

Au final, un gala très intéressant, comme on aimerait en voir plus à Paris. Certains danseurs ou extraits ont été de belles révélations qui me feront getter de plus près la venue de certaines compagnies en France…

 

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