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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 15:06

Hier soir et comme désormais tous les jeudis, c’est la meilleure danse ! Vous pouvez d’ailleurs suivre tout un tas de bloggeuses et twitteuses ces soirs là en live tweet (j’en fais généralement partie).

Mais ce n’est pas de ça dont je voulais parler. Comme certains doivent le savoir, dans le jury de la Meilleure Danse nous trouvons la danseuse étoile Marie-Agnès Gillot. Et chaque semaine pour la présenter, M6 (ou W9 avant elle) nous passe des images extraites d’Appartement avec MAG la tête de bidet me rappelant inlassablement que je n’ai toujours pas fait mon article sur la soirée Robbins/Ek ! Le voici donc !

 

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Une soirée réunissant Dances at a Gathering de Jerome Robbins et Appartement de Mats Ek avait de quoi laisser perplexe sur le papier. Dans la réalité on en n’est pas très loin. Difficile en effet de faire deux ballets plus différents dans leur style, leur musique... Ils ne se mettent pas en valeur l’un l’autre et laissent une étrange impression.

La soirée s’ouvre avec le ballet de Robbins. Une flopée d’étoiles et de premiers danseurs se succèdent dans divers solos, pas de deux ou mouvements d’ensemble. Clairement les parties de groupes apparaissent comme les plus faibles. Elles trainent en longueur et ont du mal à susciter notre intérêt (après une longue journée de travail elles suscitent même la somnolence). Ce n’est pas de la faute des danseurs qui font de vraies merveilles en plus petit comité.

Mathieu Ganio se démarque particulièrement en danseur brun. Il est formidable dans ses deux variations (toutes très applaudies) et se montre bon partenaire.

Autre beau partenariat Nicolas LeRiche et Clairement Osta en danseurs mauve et rose. Une grande sérénité et complexité émanait de leurs duo. De toute façon à chaque fois que Nicolas LeRiche est sur scène l’atmosphère change ! Il pourrait danser n’importe quoi ce serait toujours bien. Karl Paquette a également fait de belles choses dans ce rôle mais souffrait un peu de la comparaison.

 

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Parmi les beaux passages, on peut citer Muriel Zusperreguy pour l’ensemble de son œuvre en danseuse jaune. C’était un vrai vent de fraîcheur.

Agnès Letestu est comme toujours impériale et la variation verte lui allait très bien même si elle semblait un peuisolée du reste du groupe.

 

Après l’entre acte, on passe à Appartement. Je dois dire que si j’avais pris mes places pour la soirée les yeux fermés c’était bien pour ce ballet.  Il s’en dégage une énergie folle. On sent les danseurs investis et heureux de danser, c’est extrêmement communicatif.

Le ballet est très bien construit, dynamique, on n’a pas le temps (ni l’envie) de regarder sa montre.

Nous commençons donc avec le fameux bidet autour duquel Marie-Agnès Gillot excelle toujours. On peut penser ce que l’on veut de l’étoile dans le classique mais on ne peut pas lui enlever ce magnétisme incroyable et ce charisme qui écrase tout le monde sur scène. Le groupe de danseurs est toutefois très homogène (sur les deux distributions) et aucun passage ne semble plus faible qu’un autre.

 

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José Martinez et Vincent Chaillet s’alternent devant la télévision et j’ai du mal à avoir une préférence. Leurs styles sont différents mais j’aime tellement ce passage que quand il est porté par un bon interprète je passe forcément un bon moment.

Le passage de la cuisinière est certainement l’un de mes favoris. Il est très fort et la musique vraiment belle. Jérémie Bélingard/Clairemarie Osta et Alessio Carbone/Muriel Zusperreguy forment deux couples assez différents mais tous deux intéressants.

Bélingard et Osta sont certainement les plus violents. Leurs mouvements sont tranchés, leurs nerfs à vif. On voit un couple réellement déchiré. A le voir évoluer sur scène on ne peut que regretter les blessures à répétition de Jérémie Bélingard.

Muriel Zusperreguy et Alessio Carbone sont dans une veine un peu différente. On sent qu’il reste de l’amour entre eux.

 

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L’un des moments les plus fort du ballet et toujours le pas de deux de la porte d’entrée. Un passage plus doux et calme au milieu de l’agitation. Nicolas LeRiche et Alice Renavand y sont tous deux très bon. Le style de Mats Ek leur convient bien et ils se donnent à fond. Pourtant j’ai été plus touchée par la paire Ludmila Pagliero/Stéphane Bullion. Ils étaient plus touchants, plus en phase l’un avec l’autre aussi. On sentait un véritable échange s’en était émouvant.

Pour conclure, cette soirée Robbins/Ek est assez inégale mais complètement portée dans les deux ballets par ses formidables interprètes. Le seul regret que j’ai est que la direction ait choisi de passer ce programme en plein milieu de la série de Bayadère. Difficile dans ce cas de se couper en deux pour tout voir...

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Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
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