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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 16:25

De retour à Paris, j'ai un peu la flemme d'écrire mon article sur la rerprésentation du 28 octobre.

Je m'en chargerai d'ici demain ou samedi.

Ce soir représentation avec Myriam Ould-Braham. Un retour d'ici le début de la semaine!

Sinon je suis toujours à la recherche d'une place pour le concours de promotion. A votre bon coeur!

 

En attendant, deux petites photos de Charline Giezendanner en Naïla.

 

 

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 13:42

Enfin ma première représentation de la Source.

Jusque là je n’avais pu découvrir le ballet que par la répétition AROP qui en avait été donné il y a quelques semaines. Une répétition qui m’avait franchement inquiétée quand à la suite des événements. Décors de cordes, costumes trop clinquants, ballet lent et un peu ennuyeux…

Heureusement la représentation d’hier soir n’est pas venue confirmer cette impression. Quelques éléments me gênent toujours mais dans l’ensemble, on passe une bonne soirée.

 

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Le premier acte s’ouvre sur le décor de la fameuse source. Elle a ici été légèrement transformée avec un amas de cordes en guise de troncs d’arbres et des rideaux déchirés. L’ensemble confère une atmosphère étrange et merveilleuse à la scène. C’est assez efficace.

Au bord de cette source, des elfes tous plus excellents les uns que les autres. Allister Madin, Fabien Révillon, Adrien Bodet et Hugo Vigliotti sont pleins d’énergie avec une excellente technique et forment avec Mathias Heymann un quintet de choc. Le danseur étoile est d’ailleurs l’une des (la ?) grandes stars de la soirée. Nous l’avions un peu perdu après sa nomination. Il a été souvent blessé et lorsqu’il était sur scène, malgré ses grandes qualités, on avait du mal à retrouver ce qui nous plaisait tant chez lui. Avec le rôle de Zaël, le public est enchanté. Technique superlative, joie de danser, générosité, tout est là.

 

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                                                          Christophe Duquenne

 

Mais la tranquillité de la source va bientôt être troublée par un convoi. Celui de Nourreda, jeune femme ayant quitté son village pour aller se marier avec un homme qu’elle ne connait pas. L’arrivée des caucasiens est l’un des moments les plus sympas de l’acte 1. Les danses de caractères sont énergiques et bien menées par un Vincent Chaillet impressionnant de force et de charisme.

Isabelle Ciaravola campe une Nourreda sensible et émouvante. Pourtant sa personnalité artistique l’emmènerait plus vers le rôle de Naïla. C’est un peu la particularité de cette distribution. Ciaravola est presque trop aérienne pour Nourreda alors que Ludmila Pagliero est trop terrienne pour Naïla. Mais je vais y revenir.

 

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                                                                 Vincent Chaillet

 

Auprès de la source, Nourreda aperçoit une fleur, la plus belle qu’elle ai jamais vue. Malgré tous leurs efforts, ni son frère, ni sa suite ne réussira à l’atteindre. C’est alors qu’arrive Djemil vêtu de son plus beau pyjama qui (parce qu’il est le héro et donc le plus fort) va décrocher le précieux talisman. Il va néanmoins commettre une belle boulette en soulevant le voile de Nourreda pour admirer son beau visage.

Battu et laissé pour mort par les hommes de Mozdock (le frère de Nourreda pour ceux qui ne suivent pas) il va alors être secouru de la plus étrange des façons. Parce que nous sommes dans un conte, c’est Naïla l’esprit de la source qui va le sauver grâce à sa fleur magique. Ludmila Pagliero est une bien belle danseuse que j’ai beaucoup apprécié dans ce qu’elle a fait jusque là. Ici elle réussit à être mutine, touchante, le tout avec une technique de fer. Toutefois, elle a du mal à convaincre en être éthéré, irréel. Trop humaine, trop terrienne, elle aurait fait une bien meilleure Nourreda.

Plus embêtant, sa complicité avec son partenaire Karl Paquette n’est pas évidente. La faute certainement au manque de répétition, Pagliero ayant dû remplacer Pujol sur la première distribution.

Avec l’arrivée de Naïla, nous débarquons dans la pure féérie avec le monde des nymphes. Des tutus, bleus, des tutus roses/violets, des diamants partout… C’est tout à fait charmant. Cette partie reste néanmoins la plus faible du ballet à mon goût. La faute en très grande partie à la musique ennuyeuse au possible. Pour une histoire d’amour, elle manque sérieusement de lyrisme et de souffle romantique. On du mal alors à être emporté. C’est dommage car la chorégraphie est intéressante malgré des alignements approximatifs.

 

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                                                                      Isabelle Ciaravola

 

Deuxième acte. Nous sommes cette fois-ci dans le palais du Khan. C’est à ce moment là que le concept du décor « tout en cordes » a commencé à me gêner. C’est un peu vide. L’argument le plus souvent avancé est que son minimalisme fait contrepoids à luxuriance des costumes de Christian Lacroix. Mais dans cette partie justement les costumes ne sont pas des plus heureux. Les Odalisques se retrouvent ainsi affublées de tenues orangées dont la brillance avait de quoi aveugler. On ne parle même pas des coiffes hautes qui doivent terriblement gêner les danseuses. La chorégraphique est toutefois assez sympa et rend le divertissement plaisant.

Arrive la caravane de Nourreda qui en quelque secondes renverse le cœur du Khan s’attirant ainsi la jalousie de sa favorite Dadjé formidablement interprétée par la trop rare Nolwenn Daniel. L’ambivalence entre les deux femmes est très marquée. A la danse lente et sensuelle de Nourreda s’oppose celle énergique et très technique de Dadjé. La partie de Nourreda est certainement la moins valorisante et on ne peut s’empêcher de se dire qu’Isabelle Ciaravola mérite mieux.

Alors que la fête bat son plein chez le Khan, débarquent six drôles de personnages. Il s’agit de Zaël et les quatre elfes venus aider Djemil à conquérir la belle Nourreda. On nage encore en plein conte puisque cela ne semble interpeller personne que les intrus soient tout vert ou bleus. Djemil quand à lui a fait un petit effort en revêtant une veste verte toute pleine de cristaux de Swarovski sur son pyjama qui n’aurait pas été très classe pour une telle soirée. Manque de bol, il se fait repérer par le frère de Nourreda et doit partir se cacher pendant que les Elfes font l’animation.

 

 

Alors débarque Naïla dans le palais. Une apparition qui met en valeur l’une des faiblesses du ballet. L’argument est très flou ! Comment est arrivée Naïla ? Pourquoi ? On ne comprend pas et il faut s’en référer au programme (et quand on en n’a pas et bien tant pis !). A peine débarquée dans le palais, Naïla charme immédiatement le Khan (qui est quand même un cœur d’artichaut ou alors il les lui faut toutes) qui va rejeter Nourreda.

On passe ainsi à l’un des plus jolis passages du ballet, le plus néo-classique également : le pas de deux entre Nourreda et Djemil. C’était simple et émouvante. Isabelle Ciaravola et Karl Paquette forment un beau couple, complice, qui a l’habitude de danser ensemble.

Retour de Naïla et Zaël pour la fin qui ne fini jamais. Le passage est pourtant essentiel. Naïla offre sa fleur talisman à Djemil pour sauver Nourreda. Alors que la vie revient chez la jeune femme, elle quitte la nymphe qui s’est donc sacrifiée pour le bonheur de celui qu’elle aime mais qui ne l’a jamais aimé en retour.

Cette partie aurait pu être grandiose mais elle est juste longue (le retour de toute les nymphes n’était peut être pas nécessaire). L’action est confuse et la mort de Naïla passe presque inaperçue. Le tout manque de souffle dramatique.

Cette re-création de la Source par Jean-Guillaume Bart était certainement l’un des ballets les plus attendus des balletomanes cette saison. Au final nous avons droit à une belle production, une chorégraphie intéressante, un vrai ballet classique. L’œuvre ne manque pas de défaut on se laisse malgré tout emporter par l’histoire pour passer une bonne soirée.

 

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                                                      Ludmila Pagliero, Karl Paquette

 

Il ne reste plus maintenant qu’à découvrir les autres dostributions et on commence dès se soir avec la prise de rôle de Charline Giezendanner dans le rôle de Naïla. Le compte rendu n’arrivera pas tout de suite pour cause de courtes vacances en famille. On enchaînera ensuite avec Myriam Ould-Braham et Florian Magnenet.

Entre temps, certainement des nouvelles du concours que je commenterai quoiqu’il arrive.

L’occasion de passer une petite annonce : tu as envie que je fasse un super article sur le concours de promotion du ballet de l’Opéra de Paris ? Et bien fais-moi parvenir un place !

Je mobilise actuellement tous mes réseaux pour trouver une place sans beaucoup de succès. Aussi si quelqu’un a un ticket d’entrée en trop, ce serait très gentil de m’en faire profiter, vous aurez droit à ma reconnaissance éternelle (oui au moins !).

 

D’ici là portez-vous bien !

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 22:15

Hier était une journée de gala. Pas moins de trois spectacles impliquant des danseurs de l’Opéra de Paris avaient lieux en région parisienne.

Pour ma part, j’ai fais au plus près en me rendant au gala Carte blanche à Agnès Letestu à l’Opéra de Massy. Cette salle est assez chère à mon cœur puisque j’y ai dansé plusieurs fois même si c’est à un niveau tellement inférieur qu’il ne sert à rien de comparer ! Mais j’imagine que la prochaine fois que je serais en coulisse j’aurais une petite pensée pour cette après-midi.

Le programme était pour le moins alléchant avec deux pièces de José Martinez, une de Samuel Murez ainsi qu’une création de Pierre Lacotte. Niveau danseurs, deux étoiles, deux premiers danseurs et quelques petits jeunes qu’il est toujours intéressant de découvrir.

Tarentella (Georges Balanchine)

Charline Giezendanner, François Alu

On commence avec un sympathique pas de deux de Balanchine qui mise beaucoup sur la virtuosité, ce dont les deux danseurs de manquent pas.

Charline Giezendanner est comme à son habitude toute à fait charmante et souriante avec une technique de fer. Elle respire la générosité ce qui est très plaisant à voir. A ses côtés le jeune quadrille François Alu ne dépareillait pas. Il a assurément beaucoup de potentiel.

 

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Delibes Suite (José Martinez)

Léonore Baulac, Audric Bezard

On continue avec un pas de deux dont j’avais beaucoup entendu parler sans jamais le voir. La pièce est très sympathique avec quelques jolis passages chorégraphiques mais j’ai eu tout de même un peu de mal à accrocher. Ce n’était pas aussi original que ce que j’imaginais.

Pourtant Léonore Baulac et Audric Bezard se sont donné du mal. La jeune quadrille montre des qualités évidentes. Elle a beaucoup de style et de très beau mouvement de bras. Le tout respire la facilité. Quant à son partenaire, son charisme est évident. Il impose à chacun de ses passages une présence que l’on ne peut ignorer. La chorégraphie le mettait très en valeur.

 

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Processes of intricacy (Samuel Murez)

Ludmila Pagliero, Josua Hoffalt

Ce pas de deux de Samuel Murez est la première vraie curiosité de la soirée. Une voix de régisseur à peine sortie du silence surprend le public qui se demande si le tout est calculé ou pas. Le cyclo se lève à moitié, découvrant les projecteurs. Les deux danseurs arrivent l’un après l’autre, commencent à danser dans le silence à peine interrompu par la petite voix du régisseur.

L’idée de la pièce est de montrer l’envers du décor. Les deux danseurs sont comme en répétition au milieu d’un décor qui se met en place. Toutefois les premiers danseurs sont loin d’être à l’économie. La chorégraphie ne les ménage pas. Ils font preuve de beaucoup d’engagement.

 

Lettres d’un joueur (Pierre Lacotte)

Agnès Letestu, Stéphane Bullion

On en arrive à la création de Pierre Lacotte. Inspiré de la correspondance de Fedor Dostoïevski avec sa seconde épouse Anna, ce pas de deux nous expose les tourments d’un couple dont l’homme est en proie à une addiction au jeu.

D’inspiration néo-classique, cette pièce fait fortement penser à du Neumeier et en particulier la Dame aux Camélias avec ses grands sentiments et portés acrobatiques. Le problème est que la chorégraphie n’est composée quasiment que de portés. Au début c’est plaisant et impressionnant, puis on fini par en avoir mal pour le danseur. Stéphane Bullion est un excellent partenaire et passe le tout avec une apparente facilité mais trop c’est trop. Reste les deux interprètes, toujours excellents comédiens.

 

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Non, rien de rien (Ivan Favier)

Agnès Letestu, Stéphane Bullion

Après l’entre-acte, on retrouve le couple d’étoiles dans un registre totalement différent. Sur la célèbre chanson d’Edith Piaf, les deux danseurs évoluent sur un carré d’herbe et jouent les jeunes amoureux. C’est frais, touchant. On n’a pas l’habitude de les voir dans ce registre et c’est très agréable.

 

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Les Bourgeois (Ben Van Cauwenbergh)

François Alu

On continue dans la chanson française avec le très célèbre solo de Ben Van Cauwenbergh, grand classique des galas.

Ce passage fait de François Alu la grande révélation de la journée ! Son interprétation était très juste, sa technique d’une belle propreté. Le quadrille a reçu une ovation plus que méritée du public.

 

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Lady McBeth (Pasqualina Noël)

Pasqualina Noël

Grand moment d’incompréhension et d’ennui du programme avec ce solo de l’artiste invitée.

La pièce est assez longue pour une danse pas assez présente. La danseuse passe finalement pas mal de temps à marcher entre différents carrés de lumière avant de finir en chemise ensanglantée dans un cercle.

Ce passage dénotait franchement avec le reste de la soirée et a semblé surprendre le public.

 

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My Favorita (José Martinez)

Charline Giezendanner, Ludmila Pagliero, Léonore Baulac, Josua Hoffalt, Audric Bezard, François Alu

Second ballet de la soirée pour José Martinez. Une œuvre parodique se moquant gentiment des codes du ballet classique et des danseurs.

Les 6 danseurs étaient tous excellents avec une mention spéciale à Ludmila Pagliero parfaite en vraie fausse diva. Décidément cette ballerine est pleine de surprises.

Les trois garçons étaient également très bons dans leur petite guerre des égos qui a apportée de beaux passages de virtuosité.

 

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La dame aux Camélias (John Neumeier)

Agnès Letestu, Stéphane Bullion

On termine avec un grand classique de gala, le black pas de deux de la Dame aux Camélias. Stéphane Bullion et Agnès Letestu sont des habitués des rôles et ont prouvés à plusieurs reprises qu’ils y excellaient.

Ici l’émotion est toujours palpable et conclu en beauté cette belle après-midi.

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 18:16

Nouvelle expérience ! Aujourd’hui je me lance dans le compte rendu de comédie musicale.

En effet, depuis deux semaines LE spectacle à voir dans la capitale est la reprise de Cabaret au théâtre Marigny. Les séances sont archi complètes mais heureusement j’ai des amis bien intentionnés qui me font des super cadeaux d’anniversaire.

Le 14 octobre dernier, direction donc les Champs Elysées. J’avais déjà vu Cabaret lors de ses dernières représentations parisiennes en 2008. J’en gardais un souvenir ému et attendais avec impatience de voir si le spectacle résistait à une seconde vision passé l’effet de surprise.

 

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Autant le dire tout de suite, la réponse est oui !

Cabaret est un spectacle d’une grande qualité. L’histoire est intéressante, les chansons archi connues (même si, ici, traduites en français). La mise en scène de Sam Mendes est très efficace est ingénieuse. Les scènes s’enchaînent avec fluidité, sans temps mort. L’espace est bien géré et le tout est très efficace.

J’ai été assez surprise de voir qu’un grand nombre de spectateur ne connaissait pas l’histoire ou en tout cas connaissait mal son caractère tragique. En effet, Cabaret ce n’est pas de la rigolade !

Sous l’aspect festif des premières chansons se cache une trame assez sombre sur fond de montée du nazisme qui n’amène aucun happy end.

Cela n’a pas empêché la salle d’être totalement emballée. Le public a réservé un tonnerre d’applaudissement à la troupe avec une demie standing ovation dans le parterre. Difficile en même temps de rester insensible à une telle histoire. La pièce est très bien construite et alterne les moments légers et irrévérencieux et les passages de pure émotion.

A l’efficacité du scénario et de la mise en scène s’ajoute la grande qualité des interprètes. Tous ne sont pas chanteurs mais se débrouillent assez bien avec leur partition. Catherine Arditi et Pierre Reggiani en Fräulein Schneider et Herr Schultz réussissent à être drôles et touchant au premier acte et émouvants au second.

 

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Claire Pérot est une Sally Bowles assez exceptionnelle. Pendant près de deux heures elle danse, elle chante et joue la comédie avec une énergie incroyable. Elle apporte beaucoup de caractère à son personnage et réussit à se démarqué des précédentes interprétations que l’on a connu (ce qui n’est pas évident).

La grande interrogation concernait la prestation d’Emmanuel Moire en Emcee. Il y a quelques années j’avais eu un véritable coup de cœur pour Fabian Richard, précédent titulaire du rôle. Il avait tout ce que j’attendais du rôle et ne pouvais y imaginer quelqu’un d’autre. A ma grande surprise l’ex interprète du Roi Soleil s’en est très bien sortit. Son interprétation est assez différente de celle de son prédécesseur mais tout à fait plaisante. Il apporte peut être un peu plus de douceur au rôle, sa voix est également moins puissante. Toutefois son interprétation reste forte. Il se donne sans compter et remporte au final la totale adhésion du public.

 

Pour conclure, si ce n’est déjà fait, n’hésitez pas à vous ruer au théâtre cet hiver. Le spectacle vaut vraiment le coup d’œil. On en ressort divertit, ému, tout retourné en fait !

La semaine prochaine on retourne du côté du ballet avec le gala Carte Blanche à Agnès Letestu à l’Opéra de Massy.

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 14:23

Hier soir, deuxième représentation pour moi de la soirée Lifar/Ratmansky avec une distribution toute chamboulée. On attendant Agnès Letestu en Phèdre et on aura finalement eu Marie-Agnès Gillot. Benjamin Pech quant à lui a été remplacé par Mathieu Ganio sur Psyché.

Si le second remplacement ne me gênait pas, je suis en revanche assez déçue de ne pas avoir pu découvrir une seconde Phèdre. Mon avis sur l’interprétation de Marie-Agnès Gillot n’a pas changé. Toujours énormément de présence et d’engagement mais une danse parfois trop brutale. De plus elle avait cette fois-ci moins de répondant en face d’elle avec Sabrina Mallem dans le rôle d’Oenone. Cette dernière a une plastique parfaite et une belle technique mais il lui a manqué un petit quelque chose vraiment s’imposer. Son statu de second rôle apparaissait clairement là où Alice Renavand volait presque la vedette à sa partenaire.

 

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Hippolyte avait hier les traits de Yann Saïz. Le sujet a réussit à rendre son rôle très intéressant et touchant. Son passage avec Aricie était un vrai beau moment calme et inspiré. A noter la belle prestation de Marion Barbeau encore quadrille mais à qui l’on souhaite le meilleur pour le concours de promotion à venir. Leur duo était très équilibré et plaisant à voir. Autre moment où Yann Saïz a excellé : durant sa confrontation avec son père Thésée. La relation entre les deux personnages et le drame se mettant en place était beaucoup plus limpide qu’avec la première distribution.

 

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 Il faut dire que Stéphane Bullion campe un Thésée très imposant, même vraiment impressionnant. Plein d’autorité mais aussi de rage et de colère il donne à son personnage une force étonnante. Il est au final la plus grande satisfaction de cette distribution.

 

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De la tragédie grecque, on passe au petit monde enchanté de Psyché. A voir ce ballet une seconde fois, je me suis dis qu’il n’aurait certainement pas résisté à une vision de plus ! Trop niais, trop dégoulinant, il n’est véritablement sauvé que par ses interprètes.

Clairemarie Osta est certainement l’incarnation la plus idéale de Psyché. Voici une interprète qui ne me déçoit jamais. Elle apporte toujours quelque chose d’extrêmement personnel et intelligent à ses rôles. Elle incarne une Psyché toute en finesse et légèreté. Je reprochais à Aurélie Dupont un peu trop de sophistication à mon goût alors que Clairemarie Osta respire la simplicité et la joie de vivre.

 

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A ses côtés, Mathieu Ganio prête ses belles lignes au rôle d’Eros. Inutile de préciser que sa danse est quasi sans faille et très plaisante à voir. Son partenariat avec Clairemarie Osta est toujours aussi efficace. Malgré le manque de répétition, les deux étoiles confèrent toujours une belle harmonie à leurs pas de deux tout comme à leurs interprétation. Ils sont sur la même longueur d’onde ce qui manquait parfois au couple Dupont/Bullion. Attention toutefois pour Mathieu Ganio à ne pas prendre constamment cet air parfaitement réjouit ! Le ballet est suffisamment cul-cul comme ça, pas la peine d’en rajouter !!

 

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Au final cette soirée Lifar/Ratmansky aura été beaucoup moins désagréable que ce que j’avais pressenti. J’imagine que cela fonctionne grâce au petit nombre de représentations vues. Contrairement à une grande partie du public (si l’on en croit l’applaudimètre) j’ai été bien plus convaincue par Phèdre que par Psyché qui n’est pas un ballet désagréable mais aurait sans doute mérité d’être coupé d’une dizaine de minutes avec une fin un peu moins dégoulinante.

 

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Maintenant il ne nous reste plus qu’à attendre patiemment la première de la Source et en attendant de peut être faire un petit tour du côté du théâtre Marigny pour Cabaret (oui changement total d’ambiance).

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 14:27

Après une première représentation annulée pour cause de grève il était plus que temps pour moi d’enfin découvrir le programme d’ouverture de la saison 2011/2012 de l’Opéra de Paris.

Quel drôle de programme que cette soirée Lifar/Ratmansky pour ouvrir cette nouvelle année ! Assurément la soirée ne plaira pas à tous les publics. Au niveau de l’amphithéâtre, beaucoup on d’ailleurs été refroidis par Phèdre et ont zappé Psyché.

Le ballet de Serge Lifar est un sacré choc. Un choc esthétique évidemment avec ses costumes aux couleurs tranchées, ses perruques et ce décor très théâtral. La musique est assez particulière. Elle ressemble presque à une bande originale de film. Elle ne sert qu’à illustrer l’action, accentuer les effets dramatiques…

L’action n’est pas des plus limpide est il est nécessaire de se familiariser un peu avec l’argument avant la représentation. Toutefois le ballet m’a paru assez plaisant. On y passe un agréable moment. Marie-Agnès Gillot joue une Phèdre très tragédienne. Avec elle, difficile d’ignorer que l’on est dans la tragédie grecque. L’étoile est toujours aussi impressionnante sur scène avec une technique de fer. Ses mouvements paraissent toutefois souvent trop brusques. Le tout manque un peu de grâce ce qui est dommage car l’intension est là.

 

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Karl Paquette et Myriam Ould-Braham sont mignons comme tout en Hippolyte et Aricie. Le danseur étoile montre beaucoup d’enthousiasme et présente une danse agréable alors que la première danseuse est totalement dans son élément dans ce rôle pourtant très bref. Il est à mon avis assez facile de tomber dans le ridicule et l’ultra mièvre avec ce genre de rôle. Myriam Ould-Braham joue beaucoup sur la retenue et sa grâce naturelle fait le reste.

Nicolas LeRiche quant à lui se montre toujours aussi imposant et charismatique en Thésée. Il est néanmoins très handicapé par son costume très peu valorisant.

Mais l’une des grandes reines de la soirée reste Alice Renavand qui campait Oenone. Elle impose une présence incroyable à chacun de ses passages sur scène ou elle vole presque la vedette à Marie-Agnès Gillot.

Je suis maintenant très curieuse de découvrir une seconde distribution de ce ballet et voir ce qu’il en reste une fois passé la découverte.

 

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Deuxième partie de soirée et une salle un peu plus clairsemée donc pour découvrir Psyché, première création Alexeï Ratmansky pour le ballet de l’Opéra de Paris. Après Phèdre, on reste dans l’univers mythologique avec cette fois, Vénus, son fils Eros et la belle Psyché dont il s’éprend. Le contraste avec l’œuvre de Lifar est assez violent ! Ici, Psyché est vêtue d’une simple robe blanche, Eros d’une tenue totalement indescriptible mais assez simple tout comme les « humains » en tuniques couleur chaire. Le décor est dans la première scène assez simple mais tout va changer par la suite !

Après une introduction assez sympathique on part dans le plus grand des délires avec un décor digne du Fantaisyland d’Euro Disney. Au milieu de ces arbres magiques, escargots géants et bestioles en tout genre, un corps de ballet dont les filles sont de jolies fleurs (costumes très sympa) et les hommes de drôles d’animaux avec peaux de bêtes sur le dos et mouvements qui vont avec. Il est d’ailleurs assez amusant de voir qui est en quoi. Grande question d’ailleurs, le danseur en blanc que fait-il ? Un mouton ?!!

 

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Bref pour parler plus sérieusement, le ballet en lui-même est plutôt agréable pour une première vision. Les premiers moments sont très sympas on est pris par le charme un peu désuet de l’ensemble. Bien évidemment c’est très kitsch mais après toute pourquoi pas. Aurélie Dupont déploie une technique toujours aussi souveraine qui est très plaisante à regarder. Stéphane Bullion quant à lui fait montre de beaucoup de second degré dans son interprétation ce qui est très appréciable. Les deux interprètes ne sont toutefois pas vraiment sur la même longueur d’onde niveau interprétation. Peut être aurait-il été plus judicieux de voir Aurélie Dupont avec Mathieu Ganio et Stéphane Bullion avec Clairemarie Osta…

Le pas de deux entre Psyché et Eros fait partie des points faibles de la pièce. Trop classique et surtout trop long, il nous donne envie pour la première fois de regarder l’heure. Le reste du ballet sera à cette image. Entre la forêt enchantée peuplée d’étranges bêtes et le retour chez les dieux, le temps semble long et on décroche. Le happy end ultra dégoulinant fini de nous achever !

 

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Pou conclure, le ballet n’est pas désagréable et on passe un bon moment. Toutefois je doute que l’œuvre résiste à de multiples visions et doit à mon avis beaucoup à ses interprètes.

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 14:11

Voici un an que danse-opera.over-blog.com a ouvert ses portes !

 

A l’époque le blog existait sous forme de skyblog mais lassée de cette plateforme et ayant envie d’évoluer un peu, j’avais décidé de l’héberger sur over-blog.

Une décision que je ne regrette absolument pas ! Depuis un an mon nombre de visiteurs quotidien a triplé, j’ai pu faire la connaissance de nombreuses bloggeuses du réseau…

La saison dernière a été très chargée avec quasiment toute une saison à l’Opéra de Paris suivie avec en moyenne 3 représentations par série. Il faut y ajouter le concours de promotion (qui a généré ma plus grosse fréquentation sur ce blog avec la double première Enfants du paradis/Anatomie de la sensation), les prix de l’AROP, une avant première Black Swan, les étés de la danse, quelques galas…

Il n’y a qu’à espérer que cela continue.

 

Après une première de la soirée Lifar/Ratmansky, j’ai enfin pu découvrir ce programme hier. Le compte rendu viendra ce soir ou demain.

Merci donc à tous les visiteurs, ceux qui m’envoient des messages, qui commentent ou tout simplement qui passent de temps en temps !

 

 défilé

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 17:03

Bonjour à tous!

 

Juste un petit mot pour dire que je comptais sur l'ouverture de saison de l'Opéra de Paris ce soir pour faire un nouvel article mais il va encore falloir attendre un peu!

 

En effet, la première représentation de la soirée Lifar/Ratmansky a été annulée suite à une grève du personnel technique.

 

Après l'annulation de la première de l'Anatomie de la Sensation la saison dernière, les créations n'ont vraiment pas de chance!

 

Cette soirée devait de plus être précédée du traditionnel défilé ce qui me réjouissait au plus haut point...

Ma prochaine date est le 4 octobre. Je vais tout de même essayer de voir la première distribution mais ce n'est pas gagné!

Pour passer le temps, il y aura peut être prochainement un article sur les distributions de la soirée et les pré distributions des ballets de Noël.

 

D'ici là je vous souhaite de belles représentations sans annulations!!

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 15:14

Cette saison 2011/2012 a débuté avec un petit arrière goût de saison 2010/2011. Le 8 septembre dernier, le public parisien a en effet retrouvé le chemin des théâtres avec la seconde partie des étés de la danse débutés au mois de juillet dernier avec le Miami City Ballet.

Le public c’étant émerveillé devant les couleurs et l’énergie des danseurs américains a dû se demander où il était tombé avec In Paris. La présence d’une telle pièce dans le cadre du festival n’était peut être pas des plus pertinente. Aussi une majeure partie du public était venue voir en chaire et en os l’un des derniers mythes vivants de la danse, Mikhaïl Baryshnikov. Ceux qui espéraient encore le voir danser Don Quichotte à 60 ans ont dû être déçus.

Mais au final que penser de In Paris ?

La pièce de Dmitry Krymov est difficilement définissable. Ce n’est pas de la danse, pas complètement du théâtre. Il s’agit d’un mélange de pleins de style auquel on pourrait rester totalement hermétique mais auquel j’ai vraiment adhéré.

De part ses vidéos, ses sur titres, ses éclairages et l’utilisation de musique, la pièce ressemble presque à un vieux film en noir et blanc. Le héro est un vieux général de l’armée blanche immigré à Paris. Plongé dans la tristesse et la solitude, il va revivre grâce à sa rencontre avec une jeune serveuse russe immigrée comme lui. Ils vont sortir, tomber amoureux, jusqu’à la fin tragique.

 

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On est au début un peu décontenancé par le style mais au final il suffit de se laisser glisser au fil de cette histoire. La mise en scène est pleine de petites trouvailles. Le spectacle est plein d’humour et alterne à merveille gravité et légèreté. C’est très poétique.

L’ensemble des artistes présents sur scène sont assez formidables.

Mais évidemment celui que tout le monde attendait était Mikhaïl Baryshnikov. Je faisais partie de ceux qui étaient restés en plan sans place devant l’entrée du théâtre de la Ville lors de sa dernière venue à Paris il y a deux ans. C’était donc une émotion toute particulière que de pouvoir le découvrir enfin sur scène. Le moins que l’on puisse dire est qu’il n’usurpe pas sa réputation. Omniprésent sur scène, il déploie un charisme impressionnant pendant l’heure et demie de spectacle. L’une des scènes les plus intéressantes et celle où il se prépare pour sortir. Presque statique sur scène, on ne peut détourner son regard de lui.

La scène suivante laissant la place à Anna Sinyakina et ses multiples tenues pour sortir est pleine d’humour et très réussie.

 

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Une pièce dont je ne savais pas bien quoi attendre qui constitue au final une bien belle surprise. Pleine de poésie et très touchante, elle ne fera certainement pas l’unanimité mais reste (pour moi) un très beau moment. Rien que pour la prestation de Micha, elle vaut le coup d’œil (mais il serait triste de la limiter à cela !).

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 15:50

La saison 2011/2012 est sur le point de débuter !

Aussi il est plus que temps de faire un petit bilan de la saison passée. J’ai mis du temps à m’y mettre ce qui m’a donné l’occasion de voir ce qu’il m’en restait un mois après sa fin.

Tout d’abord une petite constatation, je pensais qu’avec un boulot à plein temps, j’aurai moins le temps d’aller à l’Opéra qu’à l’époque où j’étais étudiante. Finalement, je n’y ai jamais autant été.

J’ai réussi à voir presque tous les ballets présentés à l’ONP et pour une fois à voir ce qu’il se passait ailleurs (même si ça reste une part minime).

La saison 2010/2011 était assez prometteuse avec une reprise du lac des cygnes (ce qui fait toujours plaisir), Roméo et Juliette que l’on avait plus vu depuis bien longtemps, le Sacre du Printemps de Pina Bausch, du Roland Petit, le Bolchoï, une création de Mc Gregor…

Et au final ça a donné quoi ?

Pour moi, l’un des programmes les plus plaisants fut la soirée Roland Petit. La reprise de pièces de jeunesse du chorégraphe était une bonne idée et a permis à une jeune génération de s’approprier le répertoire. De manière générale, les distributions ont été équilibrées, bien faites et ont offertes quelque uns des meilleurs moments de la saison.

 

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                                                              Photo: Michel Lidvac

 

Du côté des programmes très attendus mais qui laissent un petit goût d’inachevé, je retiens deux des grands classiques de la saison, le Lac et Roméo et Juliette.

Il ne faut toutefois pas bouder son plaisir. Pour ma part, cela me faire toujours plaisir de revoir le Lac et la version présentée à Paris est l’une de mes préférées (surtout pour son quatrième acte). La grande star du programme (outre Emilie Cozette qui a été omniprésente) c’est le corps de ballet. Les actes blancs ont toujours été magnifiques et je ne me lassais pas de les voir soirs après soirs. Les distributions des solistes ont semblées un peu pauvres avec des distributions très attendues (LeRiche/Gilbert, Marie-Agnès Gillot) qui n’ont pas eu lieu, certains danseurs en petite forme… Entre tout cela ont a quand même eu le droit à de belles choses et heureusement.

 

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                                                                 photo: Anne Deniau

 

Le cas de Roméo et Juliette était différent. Globalement, le programme était une vraie réussite. L’orchestre ne nous a pas fait de misères, la production était belle, la pièce est forte et les interprètes au top. Il a juste manqué LA distribution idéale. Celle où tous les rôles vous emballent complètement.

Sinon pour les autres bons moments je note la soirée 3B et celle consacrée à Mats Ek. Ironiquement, elles ont toutes les deux soufferts d’être opposées de façon frontales aux classiques suscités ce qui est bien dommages car elles méritaient qu’on s’y attarde.

Du côté des soirées que je n’ai pas vu et je le regrette, il y a le spectacle de l’école de danse et deux ou trois distributions supplémentaires du Bolchoï.

Pour celles que je n’ai pas vu et je ne regrette pas, le Hambourg ballet et Rain.

Enfin celle que j’ai vu et je m’en serais peut être passée : l’Anatomie de la sensation. Bon, je ne regrette pas non plus car une création c’est toujours intéressant, que tout n’était pas à jeter et surtout que je n’aurais pas pu prendre part au débat sinon !

Cette année, s’il n’y a eu aucune nomination, nous avons quand même eu droit à des soirées spéciales dont tout le monde veut être avec les adieux de Patrice Bart, ceux de José Martinez, la venue d’Uliana Lopatkina, le gala des étoiles pour le Japon et sa distribution de dingue et la prise de rôle Myriam Ould-Braham en Juliette (qui est un événement moindre mais je n’ai jamais croisé autant de gens que je connaissais que lors de cette matinée).

 

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                                                           photo: Sébastien Mathé

 

Si j’étais allée aux adieux de Patrice Bart un peu à reculons, j’y ai finalement passé un très beau moment, assez touchant avec notamment un défilé très émouvant. Quand à ceux de José Martinez, c’était une grande fête à laquelle j’ai eu plaisir à prendre part.

Je n’ai pas parlé de Caligula ni des Enfants du Paradis. Si ce sont des ballets qui divisent, ils font partit de mes très bons souvenirs de la saison en grande partie grâce à leurs interprètes. Le ballet de José Martinez gagne la palme du plus cette année pour ma part. Bravo !

Les interprètes enfin. Ce sont eux qui réussissent à vous faire passer une excellente soirée avec un ballet moyen ou à transcender une œuvre que l’on aime déjà. Il faut donc leur rendre hommage !

En premier, je retiens forcément Stéphane Bullion pour l’ensemble de sa saison. En voilà un à qui la nomination a fait du bien ! Il m’a emballé que ce soit dans le jeune homme et la mort, Caligula ou la maison de Bernarda. Il était très impressionnant en Rothbart et en Tybalt et j’ai eu un coup de cœur particulier pour son Baptiste dans les Enfants du Paradis.

 

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                                                        photo: Laurent Philippe

 

Pour les autres garçons j’ai moins de souvenirs marquants. J’aimerai dire un petit quelque chose sur Nicolas LeRiche qui est toujours aussi excellent mais je ne l’ai quasiment pas vu cette année.

Karl Paquette c’est fait particulièrement remarquer dans les Enfants du Paradis ainsi que dans le gala auquel j’ai assisté à Villebon. Une bonne fin de saison pour l’étoile.

J’ai aussi apprécié Florian Magnenet et Josua Hoffalt (les deux favoris à la nomination) dans les différents rôles dans lesquels je les ai vus. A noter aussi des petits nouveaux (Marc Moreau, Florimont Lorieux, Yannick Bittencourt…) qui ont brillé sur Roméo et Juliette.

Chez les filles, nous avons eu droit à de très belles choses. Je pense à Isabelle Ciaravola et Agnès Letestu en Juliette. Elles avaient chacune un style différent mais qui a réussit à vraiment me toucher.

 

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                                                                photo: Julien Benhamou

 

Les deux étoiles ont d’ailleurs par la suite brillé en Garance dans les Enfants du Paradis. Dans ce ballet Clairement Osta et Muriel Zusperreguy ont réussit à donner un peu de consistance  et d’intérêt au rôle de Nathalie ce qui est un exploit. On a assez peu vu Clairemarie Osta ce qui est bien dommage. Je me rappelle encore d’elle dans la maison de Bernarda et Caligula.

Comment ne pas citer également les deux représentations de Lopatkina dans le Lac des Cygnes ! Tout à été dit à l’époque. Il n’y a rien à ajouter !!

 

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                                                                 photo: Anne Deniau

 

Ludmila Pagliero a été ma belle surprise de fin de saison avec Garance aussi belle dans sa danse que dans son interprétation.

Les enfants du Paradis ont d’ailleurs réussis à nous offrir des distributions parmi les plus équilibrées de l’année. Celle de la première (Ciaravola/ Ganio/ Paquette/ Duquenne) était particulièrement enthousiasmante.

 

Pour finir un petit mot des compagnies étrangères. En mai le Bolchoï a littéralement retourné le Palais Garnier et je regrette bien de n’avoir pu assister qu’à une représentation.

En fin de saison, le Miami City Ballet a apporté une vraie bouffée d’air frai sur Paris ! C’était certainement l’une des plus jolie surprise de la saison.

 

Nous partons désormais pour la saison 2011/2012.

Même si cela fait encore partie des étés de la danse, la semaine prochaine Mikaïl Barychnikov investit le Palais de Chaillot. Evidemment j’en serais !

On se retrouve donc le 9 ou le 10 pour un retour sur la première !

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