Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 19:55

Après une première en demi-teinte, il était temps de découvrir LA distribution la plus attendue de cette nouvelle série de Don Quichotte réunissant Mathilde Froustey et Pierre-Artur Raveau dans les rôles titres.

Après l’injustice dont elle avait été victime au dernier concours de promotion, l’impatience de découvrir Mathilde Froustey dans un rôle majeur du répertoire classique était grande.

Il faut dire que Kitri semble taillée pour la personnalité de la danseuse et on peut dire qu’elle n’a pas déçue !

La représentation avait pas mal de défauts. Certains passages manquaient de précision mais au final c’est l’enthousiasme qui domine. L’enthousiasme de danseurs talentueux, généreux et heureux d’être sur scène. Il y avait de la prise de risque dans leurs variations et cela fait plaisir de voir des danseurs tenter des choses que l’on a peut l’habitude de voir à l’Opéra de Paris.

Le premier acte, toujours un peu long, a été marqué par une certaine nervosité bien compréhensible.  Le stress de la prise de rôle a un peu bridé les deux sujets. Dommage car toute personne les ayant vu à la pré-générale sait qu’ils peuvent être complètement explosifs dans cette première partie.

P1060764.JPG

Tout se débloque au deuxième acte avec un très joli pas de deux du moulin et une scène des gitans toujours aussi énergique et dominé par Allister Madin vraiment excellent !

La scène des Dryades est très réussie quelle que soit la distribution et cette soirée ne faisait pas exception. Héloïse Bourdon a montré beaucoup d’autorité et de distinction en Reine des Dryades mais mon coup de cœur va à Marine Ganio, adorable Cupidon.

Puis arrive la reine Mathilde en Dulcinée. Sa variation était un moment de rêve avec des équilibres infinis et un vrai lyrisme. Elle que l’on connait tout feu tout flamme a prouvé qu’elle pouvait aussi exceller sur des passages plus posés.

P1060761.JPG

Mais le feu d’artifice reprend bien vite au troisième acte avec tout d’abord une excellente scène de la taverne où Pierre-Arthur Raveau a déridé la salle avec son faux suicide. J’aime aussi beaucoup Mathilde Froustey qui essuie le couteau de son amoureux sur la robe de sa copine d’un air dégouté !

La scène finale du mariage était très réussie avec tout d’abord le retour d’Espada et de la danseuse de rue dont je n’avais pas encore parlé mais qui étaient très en forme hier soir. Sarah Kora Dayanova était formidable au premier acte en campant un personnage plein de caractère aux contours bien définis. Christophe Duquenne de son côté connait tout du maniement de la cape et s’il n’atteint pas les sommets d’Andreï Merkuriev lors de la venue du Bolchoï l’an dernier (on ne peut même pas comparer !) il reste d’une grande classe et très agréable à regarder.

Mais qui dit scène du mariage dit grand pas de deux final, le plus connu, l’un des plus repris en galas. On l’a vu mille fois par des dizaines d’interprètes différents « en vrai », en vidéo... et on l’attend toujours avec impatience. Il fût l’occasion pour Mathilde Froustey de briller de mille feux avec une technique éclatante et des équilibres époustouflants. Il faut évidemment parler de celui qui a terminé l’adage et a semblé suspendre le temps. Je ne sais pas s’il a duré 5, 7 ou 10 secondes et ce n’est pas important ! C’était beau, et c’est ce que l’on a envie de voir quand on va à l’Opéra. On a envie d’être émerveillé et surpris.

P1060767.JPG

Et voilà aussi pourquoi Mathilde Froustey devrait être première danseuse voir étoile. C’est une danseuse qui ose. Elle est extrêmement talentueuse mais ne s’en contente pas. Sa danse est généreuse et même si tout n’est pas parfait, je préfère mille fois assister à des représentations comme celle là où l’on vit l’histoire et le ballet, qu’à certaines multi-étoilées ou l’ennui n’est parfois pas très loin.

Une très belle soirée donc qui, si elle ne m’a pas autant impressionnée que la pré-générale avec la même distribution, m’a fait ressortir avec un grand sourire et l’envie d’y retourner.

Très bonne représentation à ceux qui seront là le 8 décembre. Vous allez vous éclater !

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 13:22

Il y a quelques mois les membres de l'AROP étaient inviter à voter pour deux jeunes danseuses et danseurs membres du corps de ballet de l'Opéra de Paris s'étant particulièrement fait remarqué dans l'année.

 

Cette année ce sont la coryphée Charlotte Ranson et le tout nouveau sujet François Alu qui se sont distingués.

J'avais un vainqueur sur les deux mais suis ravie de ces deux choix.

P1060743.JPG

 

Charlotte Ranson est un danseuse très charismatique et intéressante qui s'est surtout illustrée dans le répertoire contemporain dans lequel elle fait des merveilles.

Elle était hier soir très émue et a fait un discours très touchant dans lequel elle a salué les chorégraphe contemporains lui ayant fait confiance au fil des années.

 

P1060753.JPG

 

François Alu de son côté est LE grand espoir de la compagnie. Mis en avant très tôt au sein de la compagnie, il a déjà intérprêté de nombreux rôles avant même d'être promu sujet.

Je l'avais découvert en gala à l'Opéra de Massy il y a un peu plus d'un et il y a montrait déjà un potentiel énorme et une vraie âme de soliste.

On a depuis pu le voir dans l'idole dorée de la Bayadère et Alain dans la Fille mal gardée.

Présenté comme le "phénomène" de la compagnie, il c'est montré très humble en saluant les autres membres du corps de ballet.

 

P1060741.JPG

 

Les deux lauréats ont fait des discours très différents mais vraiment touchants qui nous rendent ces artistes encore plus sympathiques.

 

P1060746.JPG

Désolée pour les photos mais j'étais vraiment trop mal placée!

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 17:16

Vendredi dernier débutait une toute nouvelle série de Don Quichotte à l'Opéra Bastille. La dernière fois que j'ai vu ce ballet par l'Opéra de Paris je n'y allais qu'une fois par an. Aurélie Dupont était Kitri et un petit jeune dont c'était le tout premier rôle (Mathias Heymann!) campait Basilio. C'est par la suite que je suis devenue spectatrice régulière. 

Il faut dire que le spectacle a tout pour enthousiasmer et semble parfait pour les fêtes de fin d'année. C'est drôle, vivant, plein de couleurs. La chorégraphie est virtuose et ne souffre d'aucune approximation.

Les distributions publiées le mois dernier puis remaniées maintes fois au fil des blessures ont suscité quelques doutes mais c'est sans a priori que je me suis rendue à la première, contente de retrouver ce ballet.

Le rideau s'ouvre sur un prologue toujours un peu longuet malgré le talent des interprètes. Nous arrivons ensuite sur une place ensoleillée sur laquelle débarque la pétillante Kitri. La nouvelle étoile Ludmila Pagliero semble faite pour le rôle. Sa technique est brillante, son mime simple et efficace. Elle est drôle et espiègle comme il faut. Karl Paquette de son côté semble un peu à l'économie au premier acte (ce qui peut se comprendre lorsqu'on a 12 représentations à assurer). Sa technique n'est pas celle que l'on attend d'un Basilio cependant il sait se montrer très bon partenaire enchaînant les portés à une main avec une grande facilité.

 

P1060733.JPG

Du côté des seconds rôles, Laura Hecquet et Héloïse Broudon campent deux amies de luxe! Elles sont belles et drôles, un bonheur à voir.

Le passage d'Espada, la Danseuse de Rue et des toréadors était un peu mou. Dommage car ce passage est toujours très sympa d'ordinaire.

Enfin il faut saluer Stéphane Phavorin drôlissime en amoureux éconduit.

Changement d'ambiance au second acte avec l'arrivée tonitruante des gitans et en particulier d'Allister Madin qui a électrisé la salle.

On passe ensuite à la scène des dryades qui convient parfaitement au style de l'Opéra. Le corps de ballet était très en place et les 3 interprètes principales magnifiques. Ludmila Pagliero a effectué une très belle variation de Dulcinée qui a déclenché les applaudissements du public à plusieurs reprises. Sarah Kora Dayanova de son côté était impressionnante de maîtrise en reine des Dryades.

P1060727.JPG

 

Au 3e acte, nous avons eu droit à un très beau pas de deux du mariage. Les interprètes étaient très en forme. Un excellent moment pour terminer la soirée.

 P1060730.JPG

Au final, une belle représentation qui n'a fait que monter en puissance. Il a parfois manqué un petit grain de folie pour ressortir complètement émerveillé mais il ne faut pas bouder son plaisir. Ludmila Pagliero dont on a dit beaucoup de choses après sa nomination a offert une prestation assez géniale. Ce genre de rôle lui correspond vraiment bien.  

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 17:34

Avant que la série de Don Quichotte ne commence il est tout de même temps de revenir sur la soirée Gillot/ Cunningham qui s'est tenue ce mois de novembre au Palais Garnier.

Sous apparence, la création de l'étoile Marie-Agnès Gillot était assez attendue et suscitait pas mal de curiosité. La promotion fût intensive et l'idée de mettre tous les danseurs sur pointes (même les hommes) était intéressante. Aussi j'étais plutôt impatiente de voir le résultat.

La déception n'en fût que plus grande. J'ai trouvé la pièce incroyablement vide malgré sa profusion d'idées. Les décors sont géants, les danseurs sur pointes, le sol glissant... Pourtant jamais la chorégraphie ne va au bout de tous ces concepts. On a l'impression en voyant le ballet qu'il y aurait eu tellement de choses à faire...

Ce qui gène le plus est que ça danse finalement peu sur les 30, 40 minutes que dure la pièce. Les hommes ne font pas grand chose de leurs pointes et l'ensemble des danseurs passe un temps assez long (trop long) à faire des glissades d'un bout à l'autre de la scène. Pourquoi? A part, utiliser cet accessoire, assez marrant il est vrai, quel est l'intérêt?

Le tout est en plus très chargé avec de grands décors, des costumes pour le moins improbables (danseuses-sapin, petit nuage noir en moumoute). Après tout pourquoi pas, ça peut être fun (même si ça m'a laissée perplexe), mais on avait là l'impression que le tout cherchait à cacher le vide. On ne voit pas la danse derrière tout ça.

On peut tout de même retenir quelques passages comme le solo de Vincent Chaillet (magnifique d'ailleurs) ou le passage de groupe à la fin, simple mais efficace qui nous montre ce qu'aurait pu être la pièce avec un peu moins d'artifices ou une meilleure utilisation de ces derniers.

 

P1060712.JPG

Après l'entre-acte Un jour sur deux, le ballet de Merce Cunningham est tout à fait à l'opposé de celui de Marie-Agnès Gillot. Pas de décor, quasiment pas de musique et des danseurs en académiques gris. A première vue ça fait peur, très peur même! On commence par entendre des bruits bizarres de vent, de feuilles, émaner de la fosse de l'orchestre, les danseurs bougent, on attend que la musique démarre mais non! ca va être ça pendant 1h! Pourtant on se fait assez rapidement hypnotiser par l'ambiance de la pièce. La danse ne s'arrête quasiment jamais. Il y a du mouvement partout, de la recherche, c'est intelligent et bien construit. Bien sûr, sur une heure c'est parfois un peu long. Mais au fond on n'est jamais tenté de décrocher.

Le ballet est de plus porté par d'excellents interprètes et si Emilie Cozette, Hervé Moreau et Fabien Révillon en sont les solistes crédités, il convient de saluer l'ensemble de la troupe pour sa performance.

Un-jour-ou-deux_ensemble_3-copie-1.jpg

Au final une soirée que je ne serais certainement pas allée voir deux fois mais qui était intéressante à découvrir. La création de Marie-Agnès Gillot fût une vraie déception d'autant plus que l'on sent du potentiel qu'elle n'a pas pu exploiter complètement. Le ballet de Cunningham fût une jolie surprise et il aurait mérité d'être revu dans de meilleures conditions. (mais le fait de l'avoir suivit tout du long, debout sur une chaise prouve qu'il était intéressant!)

 

La semaine prochaine les représentations de Don Quichotte débutent à l'Opéra Bastille. C'est l'un des seuls grands classiques de la saison aussi il faudra en profiter un maximum!! Malheureusement à l'Opéra de Paris, les classiques sont de plus en plus rares et les séries minées par les blessures ce qui gâche un peu le plaisir (on peut tout de même se questionner, 26 représentations est-ce bien raisonnable?).

Je ne me risquerai pas à faire un article sur les distributions tant elles ont été modifiées et vont certainement encore changer. On verra au jour le jour! Pour l'instant je serai à la pré-générale demain. Comme c'est une répétition je ne pense pas la commenter ici mais en dirait quelques mots sur Twitter. Puis la première vendredi!  

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 16:35

Et voilà le concours c’est achevé ! Les garçons sont passés aujourd’hui et voici les résultats. Pas de scandale cette fois même si on peut compter quelques déceptions.

Je n’ai pas assisté au concours donc voici des impressions personnelles rapides.

 

Classe des Quadrilles

Variation imposée : la Sylphide, acte 2, James

1. Jérémie-Loup Quer promu
2. Mathieu Contat promu
3. Germain Louvet
4. Hugo Marchand
5. Alexandre Labrot
6. Florent Melac

 

Impossible de juger la classe des quadrilles sans avoir vu leurs prestations. Des petits jeunes ont été promus. C’est assez logique et mérité aux vues de ce que j’ai vu d’eux dans la corps de ballet.

 

Classe des Coryphées

 

Variation imposée : Mazurka d’Etudes


1. François Alu promu
2. Yann Chailloux promu
3. Maxime Thomas
4. Axel Ibot
5. Alexandre Gasse
6. Mathieu Botto

 

On attendait François Alu et il a été présent au rendez-vous. Très bien distribué (à raison) c’est une future étoile en puissance. Sa promotion devrait nous permettre de le voir plus souvent et j’en suis ravie. Bravo à lui.

Yann Chailloux est un choix inattendu mais pourquoi pas. Je le connais et ai donc hâte de le découvrir sur de petits rôles.

 

A noter une fois encore l’absence dans les promotions (et même dans le classement) de Sébastien Bertaud. Cela m’attriste profondément surtout quand l’on connait les grandes qualités de ce danseur. C’est un interprète très intéressant qui mériterai mille fois de faire partie des sujets et d’accéder aux rôles qu’il mérite.

 

Et le détail qui fait plaisir, les félicitations du jury accordées à Mickaël Lafon de retour sur scène après un sérieux accident.

 

 

Classe des sujets

Variation imposée : La belle au bois dormant, acte 2

1. Audric Bezard, promu
2. Pierre-Arthur Raveau
3. Fabien Révillion
4. Allister Madin
5. Yannick Bittencourt
6. Marc Moreau

Il n’y avait pas de gros favori cette année et plusieurs danseurs pouvaient prétendre au titre.

Même si je ne l’avais pas spécialement pronostiqué, la promotion d’Audric Bezard n’a rien de scandaleuse. C’est un danseur solide et intéressant sur le plan artistique. Il offre toujours des interprétations personnelles et de qualité. De plus il est grand et fort ce qui n’est pas de trop ces temps-ci. Bref c’est un très beau premier danseur que gagne l’Opéra de Paris !

Le classement de cette classe est de plus très sympa avec une belle seconde place pour Pierre-Arthur Raveau et la présence d’Allister Madin (même si je l’aurai rêvé plus haut) et de Yannick Bittencourt.

 

Le concours se termine donc. Tout le monde va pouvoir retrouver ses esprits et se préparer pour Don Quichotte et Forsythe. Et bravo à tous ceux qui en plus dansent en ce moment sur la soirée Gillot/Cunningham !!

Bravo à tous les danseurs pour leur talent et leur courage !   

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 18:44

Le concours annuel de promotion du corps de ballet de l’Opéra de Paris... vaste sujet !

 

Chaque année les membres du corps de ballet de l’Opéra de Paris se présentent face à un jury composé de personnalités internes et externes de la compagnie. Le but est de quitter son grade (quadrille, coryphée, sujet) pour passer à l’échelon supérieur.

Tous les ans, les blogueurs, twitteurs, font la course aux invitations et cette fois quasiment tout le monde a réussi à décrocher le précieux sésame !

Les journées de concours sont spéciales. Qu’on soit à l’Opéra, au boulot, en cours, on a tous la tête à la danse ! On attend les impressions des spectateurs et les résultats avec fébrilité.

 

Chaque année son petit scandale et cette fois ne fait pas exception !

 

Je n’ai pour ma part pu assister qu’à la matinée du jeudi qui a vu concourir les quadrilles et coryphées femmes. N’ayant pas eu la chance de pouvoir poser plus d’heures de RTT, je vous renvoi vers les blogs Danses avec la plume, A petit pas, Blog du petit rat et Impressions Danse, pour plus d’infos sur les sujets ! 

 

Je donne donc mes impressions sur ce que j’ai vu mais un aussi un petit commentaire tout à fait subjectif sur les résultats des classes auxquelles je n’ai pas assisté.

Vous avez bien sûr le droit de ne pas être d’accord et de le faire savoir dans les commentaires tant que cela reste courtois et dans le respect de chacun (non parce que je sais que ça s’emballe vite dès qu’on parle de concours !).

 

Comme chaque année je commencerai par féliciter tous les danseurs qui se sont prêtés à ce difficile exercice et qui ont bien du mérite de jouer une partie de leur carrière devant une salle certes muette mais quasi pleine !

 

Quadrilles

 

Variation imposée : 1ère ombre, la Bayadère

1. Sae Eun Park promue
2. Emilie Hasboun promue
3. Marion Barbeau promue
4. Léonore Baulac
5. Gwennaelle Vauthier
6. Jennifer Visocchi

La promotion de Sae Eun Park est absolument incontestable et méritée. Elle a survolée la avec grâce la classe des quadrilles. Sa technique est absolument parfaite et sa variation de la 1ère ombre respirait la tranquillité. Sa Paquita était royale. Voilà une danseuse qui a de l’avenir. On la remarquait déjà beaucoup dans le corps de ballet et je parie que ce n’est pas fini.

Il est également plaisant de voir que l’on peut progresser rapidement dans la compagnie sans être issue de l’école de danse de l’Opéra.

 

Emilie Hasboun était très élégante sur la Bayadère mais c’est vraiment grâce à sa libre très réussie sur Arépo de Béjart que je suis dis qu’elle avait une vraie carte à jouer dans ce concours. Interprétation, technique, tout était là. Mes voisines de loges étaient conquises et moi aussi !

 

Marions Barbeau a semblé encore un peu verte mais sa promotion lui permettra d’évoluer. Elle était l’une de mes ombres préférées. La variation faisait ressortir toutes ses qualités. Elle a également fait preuve de pas mal de style sur la Flute de Suites en Blanc.

 

Les 3 autres classées n’étaient pas dans mes favorites mais bravo tout de même.

 

Pour les non classées on peut quand même citer Amélie Joannidès qui était dans les favorites de bien des blogueuses/twitteuses et qui a fait une super libre sur Sylvia.

 

Pour la classe en globalité, le niveau était assez bon même si l’enchainement des variations imposées a semblé un peu longuet. A noter que beaucoup de variations libres en apparence valorisantes n’ont pas vraiment séduites et le soufflet retombait assez vite.

30_SaeEun_Park_clas1.jpg

 

 Coryphées

 Variation imposée : Dulcinée, variation de la vision, Don Quichotte

1. Marine Ganio promue
2. Eléonore Guérineau promue
3. Pauline Verdusen promue
4. Laurène Lévy
5. Charlotte Ranson
6. Letizia Galloni

Là aussi, promotions normales et méritées.

Marine Ganio a fait l’une des plus belles variations imposées et était magnifique en ombre de Lifar. Elle était extrêmement investie et a su poser une véritable ambiance.

 

Eléonore Guérineau décroche enfin sa place de sujet !!! En même temps, il était impossible de ne pas la lui donner cette fois. Elle était l’une des Dulcinée les plus sûres techniquement et a brillé en Carmen. Pourtant j’ai eu très peur en lisant son choix de libre tant elle n’avait pas le physique du rôle. Elle a compensé par un vrai charme, beaucoup de personnalité et une technique brillante.

 

Pauline Verdusen a aussi bien mérité sa troisième place. Sa variation verte de Dances at a gathering avait un vrai panache. Elle a y poser sa patte.

 

Je suis aussi contente du classement de Laetizia Galloni qui était ma Kitri favorite. Rien qu’avec son port de bras au début... Tout était dit ! Grâce, personnalité, joie de danser... Dommage son choix de libre (Gamzatti) n’était pas très pertinent et ne la mettait pas en valeur.

 

On notera aussi le choix courageux de Lydie Vareilhes (As time goes by de Twyla Tharp) qui détonnait avec le reste des variations présentées.  

 

MarineGanio.jpg



Sujets

 Variation imposée : le lac des cygnes, acte 2

1. Valentine Colasante promue
2. Amandine Albisson
3. Aurélia Bellet
4. Héloïse Bourdon
5. Laura Hecquet
6. Sarah Kora Dayanova

 

Le voilà, le sujet qui fâche !! Tous les ans la classe des sujets déchaîne les passions. Il faut dire que l’on assiste régulièrement à des injustices dans cette classe.

C’est aussi une classe clé. Les premières danseuses peuvent être de futures étoiles. Elles sont amenées à danser des rôles titres...

 

L’an dernier la promotion d’Alice Renavand n’avait pas fait énormément de vagues (même si on trouve toujours des gens à préférer telle ou telle danseuse). Cette année c’est une autre histoire.

 

On pensait Héloïse Bourdon favorite. Jeune, belle, bien distribuée, une variation imposée faite pour elle... elle avait le profil.

Sa distribution en Kitri au mois de décembre et la récente nomination de Myriam Ould-Braham avait redonné espoir aux admirateurs de Mathilde Froustey, éternelle mal aimée des concours...

 

J’avoue que cette dernière était ma favorite. Personnalité, technique brillante... elle a tout d’une soliste (voir d’une étoile). Tout sauf le titre... Je trouvais que la distribuer comme une soliste depuis des années (Casse-Noisette, la Fille Mal Gardée, Don Quichotte, Onéguine) et lui refuser le poste de première danseuse année après année était tout à fait hypocrite. Pourquoi ne serait-elle pas soliste puisqu’on estime qu’elle en a les capacités ? Pourquoi la faire danser dans le corps de ballet alors qu’on y voit qu’elle ? Encore en début de saison elle avait l’air totalement à part dans les ensembles de Sérénade.  Qu’on aime ou pas ce qu’elle propose, on ne peut pas nier qu’elle a ce truc en plus (qui manque d’ailleurs à certaines solistes et étoiles) qui marque le public.

Ne pas la classer encore une fois est tout de même assez scandaleux. On peut ne pas être à l’aise avec l’exercice du concours, mais honnêtement, pour la classe des sujets on ne juge pas qu’une prestation le jour J. Le jour où Mathias Heymann était passé premier danseur, il n’avait pas été le meilleur. Mais on savait de quoi il était capable, on savait qu’il serait étoile dans les prochaines années, donc on l’a classé premier. C’est normal.

mathilde.jpg

 

Mais parlons plutôt du résultat. Valentine Colassante est une danseuse que j’avais justement découverte à un concours de promotion ! Celui où elle est passée sujet. Elle était éblouissante dans une variation de Suite en Blanc et avait écrasée la concurrence. Depuis, je l’ai beaucoup aimé en Mme Hermine dans les Enfants du Paradis où elle a montré qu’elle était une vraie actrice. Je ne l’ai pas énormément vu par la suite et surtout, elle n’a jamais eu du rôle titre. Aussi il faut attendre de voir ce qu’elle peut faire sur un ballet complet avant de se faire une opinion.

Amandine Albisson est une nouvelle fois bien classée. J’espère qu’on la verra plus souvent dans les rôles importants car elle a vraiment quelque chose à proposer. Aurélie Bellet a fait un excellent choix de libre et je suis contente de voir son classement.

On remarquera enfin qu’encore une fois Carmen porte chance ! Il faudrait comptabiliser le nombre de ballerines passées premières danseuses grâce aux variations de la chambre ou de la taverne, ça doit être assez impressionnant !

_4010_Colasante-2_m.jpg 

 

Les filles c’est fini. Demain place aux garçons. Malheureusement je n’y assisterai pas ! L

J’espère quand même que le pouvoir de Carmen attendra Sébastien Bertaud qui présente la variation de Don José ! François Alu présente à nouveau la Bayadère (cette fois 3e) qui lui avait porté chance l’an dernier. A noter aussi le très bon choix de Hugo Vigliotti qui a tout à fait la personnalité pour mettre le feu avec Push comes to Sove. (et Grégory Dominiak dans les 7 danses grecques ça doit être à voir aussi !)

 

Chez les sujets, je l’avoue, je n’ai pas de chouchous ! J’aimerai bien voir Pierre-Arthur Raveau passer mais il est très jeune et peut donc attendre un an de plus. Je trouve les choix de libres des sujets hommes un peu tristes (hormis PA Raveau justement avec l’oiseau de feu et Allister Madin qui devrait être très chouette dans Arepo-grosse variation qui fait passer aussi !)  mais peut être y aura-t-il de belles surprises.

 

Que vous ayez assisté au concours ou pas, n’hésitez pas à laisser vos impressions ! J

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 17:05

Le retour de West Side Story sur les planches parisiennes était l'un des événements de la rentrée. La comédie musicale de Jerome Robbins reste près de 50 ans après sa création l'une des plus populaires. Et à l'heure où les adaptations françaises de classiques de Broadway fleurissent à Paris, il était plaisant de retrouver un spectacle en version originale! L'anglais n'a pas semblé freiner les spectateurs toutefois je me suis plusieurs fois demandée dans le spectacle si les surtitres étaient bien visible dans un théâtre (le Châtelet) où une partie des places est à visibilité réduite.

Tout le monde connait l'histoire de West Side Story. Roméo et Juliette transposé dans le New York des années 50 où deux gangs (les Sharks et les Jets) s'affrontent avec haine. Evidement une fille et un garçon de chaque bandes rivales vont tomber amoureux et ça va être le début de la galère!

Les chansons et musiques sont célébrissimes et pourtant on ne peut s'empêcher d'être touché dès que résonnent les premières notes de Maria ou Tonight.

P1060654.JPG

       Donald Chan (chef d'orchestre), Liam Tobin (Tony), Elena Sancho Pereg (Maria), Pepe Munoz (Bernardo)

En en parlant autour de moi, j'ai pu constater que beaucoup de monde trouvait le film daté. Je ne pas leur en vouloir, je pense la même chose de Cabaret! Le spectacle scénique de son côté n'a pas pris une ride. Dès l'ouverture du rideau on est plongé en plein cœur de New York avec ses escaliers de secours en métal servant de décor devant des projections des rues New Yorkaises. La musique démarre et arrivent les Jets (suivis des Sharks) pour le célèbre prologue. Un vrai ballet d'une dizaine de minutes sans dialogue ni chanson. Car c'est bien là l'un des grands intérêts de West Side Story: une comédie musicale où ça danse! Bien sûr ça danse dans tous les spectacles mais celui-ci nous offre de vraies scènes de ballet, de la danse racontant l'histoire. L'ensemble des interprètes sont assez formidables. J'ai particulièrement aimé Andy Jones, interprète de Riff qui chante, danse et joue la comédie avec une grande aisance et beaucoup de naturel. En revanche Bernardo m'a semblé beaucoup moins présent et intéressant que dans mes souvenirs du film...

P1060659.JPG

Andy Jones (Riff), Yanira Marin (Anita)

 

Les numéros musicaux s'enchaînent avec beaucoup de rythme et dans des ambiances différentes. Le bal est une vraie réussite avec des interprètes déchaînés et beaucoup d'énergie. America est le classique des classiques et impressionne dans les passages dansé en grande partie grâce à Yanira Marin, jouant Anita. Une vraie danseuse de formation avec une très belle voix et beaucoup de personnalité. J'ai également beaucoup aimé Gee Officer Kurpke, petit moment léger avant le drame de l'acte 2.

Côté rôles titres, Maria était incarnée avec talent par Elena Sacho Pereg, chanteuse classique de formation qui a sciée l'audience par ses interprétations de Tonight, Somewhere ou I have a love. Dommage que son Tony ne soit pas tout à fait à sa hauteur. Le rôle n'est de toute façon pas vraiment valorisant car à part tomber amoureux et lancer des "Maria" à travers la scène pendant deux heure, le pauvre garçon ne fait pas grand chose. Même tuer Bernardo ne lui apporte pas beaucoup d'épaisseur. Il se faisait en plus souvent couvrir vocalement par sa partenaire.

Au final on peut dire que West Side Story est un vrai spectacle vivant. On en prend plein les yeux et les oreilles (aaaah l'orchestre live!!). Il se passe mille choses. L'histoire est universelle, les chansons magnifiques, les chorégraphies n'ont pas vieillies. Le tout est servit par des interprètes de grand talent. On est amusé, impressionné, ému...

Bref vous l'aurez compris, courrez au théâtre du Châtelet pour le découvrir! Je dois dire que si les prix des bonnes places n'étaient pas aussi élevé et les mauvaises places à visibilité si réduite, je n'aurai pas hésité à y retourner!  

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets hors opéra
commenter cet article
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 20:48

Trois semaine après avoir assisté à la représentation il serait peut être temps que je vous parle de ma seconde soirée Balanchine !

J’avoue que ce programme ne m’a pas franchement passionnée aussi il était difficile d’écrire dessus...

P1060535.JPG

 

Vu d’un autre angle, plus en hauteur, Sérénade était bien plus sympathique. Cela devait aussi beaucoup l’énergique Mathilde Froustey véritable rayon de soleil du ballet. Eleonora Abbagnato était également très belle dans le pas de deux avec Hervé Moreau. Dommage toutefois que les hommes n’ai pas grand-chose à danser.

P1060537.JPG

 

Agon est toujours très sympathique. Il manquait tout de même au quatuor du début l’enthousiasme de Nicolas LeRiche. Mathieu Ganio a toujours autan de classe dans le premier pas de trois. Ce style lui convient très bien tout comme à Myriam Ould-Braham dans le mouvement suivant. Karl Paquette et Ludmila Pagliero étaient excellents dans le périlleux et toujours très impressionnant pas de deux central. Le ballet reste définitivement la pièce forte de la soirée.

P1060544.JPG

 

Le fils Prodigue m’a paru bien moins long que lors de la découverte une semaine plus tôt. C’est en grande partie dû à la formidable Agnès Letestu absolument magnétique en Sirène. Elle campe une femme mystérieuse dont l’aura étrange confère un côté inquiétant. Elle est la chef incontestée et on sait dès les premières secondes qu’elle ne fera qu’une bouchée du pauvre fils prodigue. Le long chemin de croix de ce dernier est en revanche toujours aussi pénible et interminable. Dommage.

 P1060556.JPG

Cette série de Balanchine n’aura pas soulevé chez moi un enthousiasme démesuré.  Un peu terne malgré de beaux interprètes, on l’oubliera vite...

 

Prochainement et suite à plusieurs demandes, un article photos sur le Défilé. Ensuite il me faudra bien prendre une place pour la soirée Gillot/Cunningam mais les distributions n’ont pas l’air de vouloir arriver !

Le 26 octobre je vais visiter le Palais Garnier avec l’AROP mais ne suis pas certaine qu’il y ai matière à faire un article. Ce qui est sûr c’est qu’il y en aura un sur West Side Story qui va débuter prochainement au théâtre du Châtelet !

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 21:50

Depuis fin septembre, les Ballets Trockadero de Monte Carlo sont à Paris. Cette troupe d’hommes parodiant les plus grands ballets classiques en tutus et pointes ne visite pas si souvent que cela notre pays aussi leur venue aux Folies Bergères était un petit événement.

Ma découverte des Trocks date de 6 ou 7 ans lorsque j’étais tombée par hasard sur la diffusion de leur DVD dans une FNAC parisienne. Avec ma meilleure amie nous étions restées scotchées une demi-heure à rire devant l’écran. On s’était à l’époque promis de les voir en live un jour.

Les prix et la ruée vers les places nous ont vite calmées mais cette fois à quelques jours d’un anniversaire, l’occasion était trop belle. Un beau cadeau plus tard, nous voici aux Folies Bergères. Une connaisseuse de ballet et une novice, le mix parfait pour apprécier la soirée sur des niveaux différents.

Mais assez parlé de moi. A la troupe maintenant. Il serait trop simple de réduire les ballets Trockadero à un drag-show avec des mecs qui portent des tutus et montent sur pointes pour faire rire le public. Ce n’est pas tant le côté travesti qui amène le rire que les vraies bonnes idées et gags qui émaillent le spectacle. Les Trocks sont de vrais danseurs, et de bons danseurs. Ils montent sur pointe aussi bien que des femmes et reproduisent parfois à l’identique de grandes variations du répertoire sans trembler.

La soirée s’ouvre avec la traditionnelle annonce des très nombreux remplacements de dernière minute d’étoiles aux noms imprononçables.

On commence avec le grand « tube » de la compagnie : le Lac des cygnes. Nous sommes à l’acte 2 au bord du lac avec un méchant très méchant et théâtral qui bat des bras sous des éclairs en carton qui font très peur (ou pas). Cette partie est certainement la plus grand public du ballet. L’histoire est connue de tous, la musique aussi. Les gags sont bien visibles avec les grands cygnes assommants les membres du corps de ballet à coup de grands battements, les petits cygnes ne sachant pas où placer leur tête, la ballerine principale tout en « over-émotion » et grandes envolées lyriques. Le prince de son côté fait beaucoup rire avec son jeu très limité, ses gestes un peu niais et sa façon de traverser la scène de long en large en prenant un air inspiré. Au final les non-initiés rient de bons cœurs aux gags et les connaisseurs font de même en repérant les quelques clins d’œil.

lac.jpg

Après l’entre-acte on reste dans le même registre avec le pas de deux du cygne noir. Ici un tout petit prince ressemblant à un petit jeune enthousiaste à qui l’on confie son premier grand rôle se retrouve confronté à une ballerine un peu diva faisant deux fois sa taille. Ici pas vraiment de passage comique (si ce n’est ce satané cygne blanc qui essaye de se taper l’incruste). On est plutôt impressionné par les qualités techniques des interprètes en particulier celui jouant Odile qui a enchainé à une très belle variation, une magnifique série de fouettés. Vraiment impressionnant.

go.jpg

Le rideau tombe et se relève quelques secondes plus tard sur Go for Barocco qui penche très fort du côté de la parodie des œuvres de Balanchine. Après deux soirées parfois longuettes passées en compagnie des œuvres du chorégraphe au Palais Garnier cette bouffée d’air frai était la bienvenue. Il semble que le ballet reste drôle et sympathique même pour une personne ne connaissant pas Balanchine ce qui n’était pas évident à la base. Et pour ceux ayant enchainé plusieurs Sérénades, Agon et autre Fils prodigue c’était un pur bonheur. Les poses acrobatiques, les bras qui s’emmêlent au point que l’on ne s’y retrouve plus coinçant les ballerines dans des situations cocasses... On se régale.

Le deuxième acte se terminait avec un autre grand classique de la troupe, la mort du cygne. C’était le morceau que je connaissais le mieux et pourtant ce cygne perdant ses plumes au fur à et à mesure de son évolution sur scène me fait toujours autan rire. Son agonie est assez rapide mais très efficace et a déclenché des tonnerres d’applaudissement de la part du public.

cygne.jpg

Pour terminer la soirée, nous avons droit à Valpurgeyeva Noch, une satire hilarante d’un acte de divertissement (ressemblant fortement à certaines productions russes). C’est ultra kitsch avec les nymphes et leurs jolis voiles, les faunes, les héros en toges, la ballerine enchainant les virtuosités avec un air outrageusement concerné et le danseur blond peroxydé au sourire carnassier.  Tout ce petit monde cherche à exprimer leurs purs sentiments à grand renfort de gestes outrés et lyriques. Je dois dire que ça m’a fait mourir de rire !

 Les-Ballets-Trocadero-de--005.jpg

En conclusion une soirée extrêmement sympathique qu’il aurait été dommage de manquer. Derrière l’humour on voyait un réel amour de la danse et du ballet et surtout des danseurs extraordinaires qui vont bien plus loin que le concept « mecs qui jouent les ballerines » auquel on a tendance à les cantonner.  

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets hors opéra
commenter cet article
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 00:02

En cette veille de week end, il est temps de revenir sur l’événement de ce début de semaine à savoir l’ouverture de la saison 201/2013 de l’Opéra de Paris.

P1060475.JPG

Lundi avait lieu la première représentation de la saison pour la troupe et de nombreux bloggeurs, forumeurs, twitteurs avaient fait le déplacement. Il faut dire qu’en plus programme Balanchine, la soirée présentait l’un des événements de l’année avec le Défilé du corps de Ballet.

Tradition de la compagnie française, le défilé est à voir au moins une fois dans sa vie (et aussi souvent que l’on quand on est un spectateur acharné !). Voir l’ensemble des élèves de l’Ecole de danse et des danseurs de la compagnie défiler solennellement sur la marche des Troyens de Berlioz est un moment à la fois émouvant et impressionnant.

P1060498.JPG

Lundi soir salle de semblait pourtant pas si emballée que cela et a été avare de bravi. Etait-ce l’effet première, l’effet lundi soir, la pluie dehors ? Heureusement les passionnés étaient toujours présents au poste pour acclamer leurs chouchous. La toute dernière danseuse au firmament Myriam Ould-Braham s’est taillée un beau succès et il était émouvant de la voir ouvrir la marche des étoiles. Aurélie Dupont de son côté est toujours très populaire même si j’avoue avoir été plus charmée par la très grande classe d’Agnès Letestu concluant la parade des femmes. Chez ses messieurs, Mathieu Ganio compte toujours autant de fans et Nicolas LeRiche terminait le défilé sous des applaudissements nourris. On ne pourra que regretter l’absence de Mathias Heymann et Isabelle Ciaravola (blessés) et de Dorothée Gilbert (dansant en Italie).

P1060500.JPG

Après cette belle ouverture, place à la danse avec une soirée consacrée au chorégraphe George Balanchine. Je ne suis pas une grande fan des œuvres de Mister B. à la base mais il est toujours intéressant de découvrir de nouvelles œuvres (enfin qui me sont inconnues).

La soirée s’ouvrait avec Serenade. Le ballet est assez sympathique et fait la part belle au corps de ballet féminin mais l’ennui n’est jamais très loin et même carrément présent dur la fin. C’est toutefois un bonheur que de retrouver Eleonora Abbagnato en pleine forme. La première danseuse a toujours une grande présence scénique qui marque le public. Ludmila Pagliero de son côté est très à l’aise dans le style Blanchine. La jeune étoile était rayonnante et nous a offert un beau pas de deux avec Hervé Moreau qui a tant manqué à la compagnie. Laëtitia Pujol de son côté s’est faite plus discrète.

P1060510.JPG

On continuait ensuite avec le bon moment de la soirée : Agon. Le ballet est très sympathique pour 12 danseurs. Les séquences sont courtes, ce qui rend le tout assez dynamique. Le ballet commence fort avec un très dynamique quatuor réunissant Nicolas LeRiche, Mathieu Ganio, Alessio Carbone et Christophe Duquenne. Puis nous avons droit à un trio Mathieu Ganio/ Nolwenn Daniel/ Muriel Zusperreguy permettant à l’étoile masculine (déjà excellent l’an dernier chez Robbins) de briller.

P1060517.JPG

C’est ensuite à la belle Myriam Ould-Braham d’entrer en scène. Son tout nouveau titre d’étoile semble lui donner confiance en elle et il était très agréable de la voir évoluer dans ce style.

Nicolas LeRiche et Aurélie Dupont étaient de leur côté en charge du grand pas de deux. Un passage assez impressionnant aux poses recherchées. Nicolas LeRiche danse avec l’enthousiasme d’un jeune de 20 ans. L’occasion de constater qu’il manquera bien à la troupe (et au public) dans quelques années.

P1060523.JPG

La soirée se conclue avec œuvre de jeunesse toute droit sortie de la période ballets russes de Balanchine, Le Fils Prodigue. C’est là l’un des rares ballets narratifs du chorégraphe. Je dois bien avouer que l’œuvre m’a plongé dans l’ennui le plus total. Chose extrêmement rare, j’ai jeté des regards désespérés à ma montre pendant un bon quart d’heure.

Les interprètes se donnent pourtant beaucoup de mal. Jérémie Bélingard déploie une danse puissance et met tout le charisme qu’on lui connait au service de l’histoire. Marie-Agnès Gillot de son côté à la physique et la personnalité idéale pour interpréter la Sirène. J’imaginais pourtant un personnage un peu plus mystérieux mais peut être était-ce une erreur de ma part de le voir comme cela.

Si la première partie du ballet est sympathique on regrette vite d’être resté après l’entre acte... Voir le fils se trainer par terre vers le côté jardin, vers le côté cour, vers son père... On a plus qu’une envie à la fin, que son calvaire s’achève pour pouvoir rentrer chez soi.

 P1060532.JPG

Au final la soirée ne fût pas désagréable mais tout de même bien tentée d’ennui. Le genre que l’on oublierait vite si elle n’avait pas été précédée du défilé.  

 

Rendez-vous maintenant la semaine prochaine pour une nouvelle soirée Balanchine !

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article

Présentation

  • : danse-opera
  • danse-opera
  • : Bonjour et bienvenue à tous. Ce blog est la continuité du skyblog danse-opera. Outre toutes les archives de comptes rendus déjà produits, vous y trouverez des critiques ou articles liés à la danse et en particuliers aux ballets de l'Opéra de Paris. Bonne visite!
  • Contact

Twitter

Recherche

Catégories