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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 15:08

Comme promis, voici un petit retour sur Octopus la dernière création de Philippe Decouflé.

 

En ce mercredi 26 janvier j’ai donc séché la répétition de Caligula pour le rendre au théâtre de Chaillot avec le Petit Rat que j’ai pris plaisir à rencontrer pour l’occasion.

 

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre avec ce ballet. J’avais pris le soin d’en lire le moins possible de façon à ne pas être influencée.

 

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Et au final, qu’est-ce que ça donne ?

Je dois dire que je suis assez partagée.

Octopus est en fait une succession de tableaux aux univers assez différents interprété par huit danseurs. Certains tableaux sont assez humoristiques, d’autres plus sérieux. Mais au final où était l’unité dans tout ça ?

Certainement dans la gestuelle très fluide et très axée sur le travail des bras, sur les membres d’un ou plusieurs danseurs qui se mêlent et s’entremêlent au point qu’on ne sache plus vraiment quoi est à qui.

L’unité se faisait également dans la musique, le gros point fort du ballet pour moi.

C’était vraiment une très bonne idée de faire jouer le compositeur et chanteur Nosfell en direct sur scène. Sa voix est très particulière allant du grave dans des morceaux plutôt rock au très aigu dans des passages plus expérimentaux.

Sa musique est tellement omniprésente qu’au final j’ai parfois eu l’impression que la danse n’était plus qu’un accompagnement à ce concert.

 

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Au final j’ai plus eu l’impression d’assister à une succession de pièces courtes qu’à un ballet d’une heure trente. En revanche, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Il y avait beaucoup d’idées, souvent très bien exploitées. N’hésitez pas (si vous trouvez des places) à aller y jeter un œil. Toutefois ce n’est pas le genre de ballet que j’irai voir et revoir. A part peut être pour sa musique, encore et toujours…

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 13:05

C’était le 19 janvier dernier que s’ouvrait une nouvelle session des Danseurs/Chorégraphes à l’amphithéâtre de l’Opéra Bastille.

 

Cette manifestation à lieu tous les trois-quatre ans et permet aux danseurs du ballet de l’Opéra de Paris qui le souhaitent de créer et présenter au public de l’Opéra une de leurs œuvres.

 

En cette période de creux dans la programmation de la danse, cette manifestation était la bienvenue et l’occasion de voir les danseurs de l’Opéra autrement.

 

A la base, c’était mal partit ! Trop de boulot, trop de choses à faire… je n’avais aucune envie de me rendre à Paris. Arrivée devant Bastille, je me fais harponner par une multitude de personnes qui cherchent/vendent des billets pour Madame Butterfly ! Au milieu de tout ce monde, difficile de reconnaitre les quelques balletomanes venus s’enterrer à l’amphithéâtre.

Un petit tour par le guichet dans l’espoir de trouver des places pour Caligula. C’est fermé ! Décidément !

 

Le placement dans la salle est libre. C’est donc sagement que je mets à faire la queue comme au bon vieux temps où je pouvais encore aller aux pleins feux. Je suis orientée vers la file de gauche. Une fois dans la salle, je vois le message de Fab m’indiquant qu’elle est dans la file de droite ! Décidément les bloggeuses ont du mal à caler leurs rendez-vous !

 

Quelques impressions maintenant sur le spectacle en lui-même. Le fait que cela se passe à l’amphithéâtre est intéressant. Cela nous permet d’être très proche des danseurs ce qui est toujours impressionnant.

 

El fuego de la pasion (Allister Madin)

 

Musiques CARLOS GARDEL, ALFREDO LEPERA (Por Una Cabeza, interprété par Laurent Korcia, extrait de son album Cinéma - © EMI Classics) ; GOTAN PROJECT (Diferente, extrait de l’album Lunático -© ¡ Ya Basta ! 2006)

avec : Caroline BANCE et Allister MADIN

 

Petit mot du chorégraphe :

« Une jeune femme élégante arrive seule dans un bar à une heure avancée de la nuit. Elle s'installe au comptoir, visiblement prête à mettre de côté l'aspect routinier de sa vie et se réinventer l'espace d'un soir. Un homme la regarde… Pas de deux réel ou rêvé ? Construit en deux temps, deux  ambiances, il symbolise le conflit intérieur entre raison et passion, le besoin pour tout un chacun d’écouter ses émotions et d’aller à la rencontre de l’autre malgré la peur de s’exposer. La danse aux lignes néo-classiques et contemporaines se laisse emporter par une énergie toute hispanique. »

 

C’est donc le tout nouveau sujet Allister Madin qui ouvrait le bal avec sa première création.

Ambiance hispanique et tango passionné au programme. Les deux interprètes (surtout le chorégraphe) sont très à l’aise dans ce style. Néanmoins, il m’est resté comme une impression de déjà vu. L’ensemble n’était pas très original tant au niveau de l’argument que des mouvements.

 

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                                                       Myriam Kamionka et Allister Madin

 

Melancholia Splenica (Florent Melac)

Musiques DERU (Goodbye extrait de l’album Say Goodbye to Useless – © Tag 2010), ALVA NOTO +RYUICHI SAKAMOTO (Moon extrait de l’album Insen – © Raster-Noton 2005)

avec
Charlotte RANSON, Silvia Cristel SAINT MARTIN, Julien MEYZINDI, Maxime THOMAS

 

Mot du chorégraphe :

« La sensation du mouvement et la musique sont les éléments majeurs qui déterminent mon cheminement chorégraphique. Indissociables l’un de l’autre, ils déterminent une atmosphère originale, une authenticité que je veux souligner en évitant tout décor ou costumes. Cette création est conçue comme une étude sur la recherche du mouvement le plus juste, la poursuite d’une esthétique à la fois contemporaine et aux lignes classiques. La danse y voyage entre le chaud et le froid, passant d'un univers cotonneux à une dimension plus inquiétante et abstraite. Si la joie peut être un moment de la Beauté, elle n’en est le plus souvent qu’un des ornements mes plus vulgaires, tandis que la Mélancolie en est pour ainsi dire l’illustre compagne. »

 

Déjà une deuxième création pour ce tout jeune danseur qui a l’air de savoir où il va.

On sent dans sa pièce une grande influence de Wayne McGregor. Les costumes rappellent ceux de Genus (une de mes voisines me soutenait que c’était les mêmes mais je ne pense pas). La musique, la gestuelle même la structure de la pièce… Toutefois c’est plein de trouvailles et de choses intéressantes. Les mouvements s’enchaînent bien, sont cohérents. C’est très mature pour un chorégraphe aussi jeune et promet pour la suite.

 

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                                                       Florent Melac et Sylvia-Crystel Saint-Martin 

 

Le pressentiment du vide (Lydie Vareilhes)

 

Musiques KATELYN DUTY Here’s the Hurt (extrait de Oshtali – Music for String Quartet – © Chickasaw Student composers, 2010), JOHANN SEBASTIAN BACH, Gigue (extrait de Partita n°6 en mi mineur BMW 830)

avec
Letizia GALLONI

 

Mot de la chorégraphe :

« L’isolement n’est pas la solitude absolue, qui est cosmique ; l’autre solitude, la petite solitude n’est que sociale. » Extrait du Solitaire A partir du Solitaire, seul roman écrit et publié par Eugène Ionesco en 1973, Lydie Vareilhes à imaginé une pièce pour un(e) danseur(se).
« Ce solo traduit l'introspection d'un individu - pouvant être aussi bien un homme qu'une femme - face au vertige existentiel que provoque chez lui l'impuissance à concevoir la finitude et l'infinitude. Ses rares tentatives pour combler un vide, sont veines car, en vérité, il se complaît dans la solitude. Elle permet à son imaginaire de composer un autre monde, altérant ainsi sa perception des autres, avant de le mettre finalement face à la réalité. »

 

Je dois le dire, ce solo m’a plongé dans un abîme de perplexité ! Je n’ai pas compris ce que la chorégraphe cherchait à nous dire. La gestuelle était assez floue. C’était très court et en même temps cela semblait long…

 

Bless, ainsi soit-IL (Bruno Bouché)

Musiques JOHANN SEBASTIAN BACH, Chaconne en ré mineur pour piano (extrait de Violin Partita n°2 BWV 1004, transcrite par Ferrucio Busconi et interprétée par Hélène Grimaud- © Deutsche Grammophon, 2008)

avec
Aurélien HOUETTE et Erwan LE ROUX

 

Mot du chorégraphe :

« La Lutte de Jacob avec l’Ange, l’œuvre d’Eugène Delacroix peinte sur les murs de l'église Saint-Sulpice me regarde plus que je ne la regarde. Faut-il voir dans cette lutte une allégorie du combat de l'homme face aux forces qui le dépassent ? Elle me regarde au creux même de ma nuit, de cette passion que je crois fuir ‘sans bouger dans d'immenses efforts’, comme l’écrit Baudelaire. »

 

Une des pièces les plus abouties de la soirée crée par un chorégraphe, il est vrai, très expérimenté. 

Erwan Le Roux, en noir, campe un homme en souffrance alors qu’Aurélien Houette, en blanc, est une présence plus sereine qui domine complètement.

La chorégraphie était très belle, très forte, avec de beaux portés qui nécessitaient une confiance parfaite en son partenaire avec beaucoup de rapports de force.

Les deux interprètes étaient  vraiment investit et se sont taillés un beau succès.

 

 

Fugitif (Sébastien Bertaud)

 

 Musiques OLIVIER DOERELL, STEPHAN WHÔHRMANN (SWOD) (Patinage extrait de l’album Sekunden - © Hausmusik, 2007 ; Fugitif 1, extrait de l’album Gehen - © Haumusik, 2004)
Création vidéo HÉLÉNA BERTAUD

avec
Laurène LEVY, Sébastien BERTAUD ERTAUD, Axel IBOT et Daniel STOKES

 

Mot du chorégraphe :

« Fugitif questionne la danse classique dans une perspective contemporaine. L'espace scénique est ici numérisé, et approfondi par les projections vidéo qui se superposent aux différents trios, solo, duo et quatuor qui composent cette chorégraphie intimiste basée sur la fluidité, la musicalité et l'émotion. Fugitif comme un instant, un regard, une sensation… »

 

Cette création commençait bien avec un quatuor de danseurs que j’aime énormément. Ils n’ont pas déçus et se sont beaucoup investits dans cette pièce.

La chorégraphie, où l’on sentait  également l’influence de McGregor (mais plus je pense à cause de la présence de Laurène Lévy), était très bien construite. Le trio masculin du début était réussit.

Une belle œuvre à revoir.

 

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                                      Lydie Vareilhes et Sébatsien Bertaud

 

Nocturne (Nans Pierson)

 

Musique FREDERIC CHOPIN (Nocturne n°2 en mi bémol)

avec
Juliette HILAIRE , Alexandre GASSE
Pianiste Pierre Arthur RAVEAU

 

Mot du chorégraphe :

« C’est la sphère intime d’un couple dans un reste de lumière, Isolé dans l’immensité énigmatique de l’univers, Et un Nocturne de Chopin pour l’emmener au bout de la nuit. »

 

Trois personnes arrivent sur scène avec des masques à oxygène sur le visage au milieu de sons difficilement écoutables. On se demande bien où on est tombé !!

Puis, Pierre-Arthur Raveau se met au piano et débute un nocturne de Chopin.

Les deux danseurs évoluent ensemble dans un monde post apocalyptique où l’air est devenu irrespirable. Ils enlèvent furtivement leur masque le temps d’un baiser jusqu’à ce que l’homme soit lassé de cette situation.

 

L’argument du ballet est original est recherché. En à peine 10 minutes, Nans Pierson réussit à nous planter un décor, imposer un univers et compter une vraie histoire avec un début, un milieu et une fin.

Dommage toutefois que la chorégraphie ne soit pas plus développée. Il y a pas mal de répétitions. Toutefois l’idée de base est bonne ce qui pourra donner de belles choses par la suite.

 

Près de toi (Myriam Kamionka assistée de Franck Berjont)

 

Création musicale DJ MYST 22 et SEBASTIEN H
Costumes KEN OKADA

avec
Marine GANIO et Mathieu GANIO

 

Mot de la chorégraphe :

« L’idée de cette chorégraphie nous est venue de la contemplation de nos propres enfants et de leur relation qui nous touche et nous interpelle. Être frère et sœur est une chose singulière, forte, intime. Regarder cette relation, c’est découvrir une bulle, un univers qui fonctionne avec ses propres repères, ses émotions, s’invente chemin faisant à la fois dans et hors du lien parental. A cette histoire, s’est ajoutée la rencontre de Mathieu et Marine Ganio, autres frère et sœur, enfants de danseurs, aujourd’hui devenus interprètes. Nous avons voulu à notre tour écouter et interroger ce lien et c’est aujourd’hui à eux que nous dédions cette chorégraphie, fruit d’un véritable travail commun avec l’ensemble des créateurs. »

 

Cette pièce était très attendue avec pour la première fois sur scène un pas de deux entre les frères et sœurs Ganio.

Au final, même si l’esthétique et la chorégraphie sont très travaillées, il m’est resté une impression de flou, de ne pas avoir compris le propos de la chorégraphe.

Pourtant le sujet était riche. Faire danser ensemble un frère et une sœur… D’autant plus que Marine et Mathieu Ganio sont de très beaux interprètes. Ils ont d’ailleurs fait une très bonne prestation et semblaient heureux de partager la scène.

Au final, reste tout de même l’impression d’une occasion manquée.

 

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                                                              Mathieu Ganio

 

Me2 (Samuel Murez)

 

Texte lu par l’auteur RAYMOND FEDERMAN
Musique THE MISTERS

avec
Takeru COSTE (me1) et Samuel MUREZ (me2)

 

Mot du chorégraphe :

« Inspiré du poème bilingue Me Too de Raymond Federman, me2 explore chorégraphiquement les thèmes abordés dans le texte - identité, dédoublement, schizophrénie, confusion - dans une pièce où la virtuosité du mouvement joue avec celle des mots. Raymond Federman, né en 1928 à Montrouge, fut le seul de sa famille à survivre à la rafle du Vel d’Hiv du 16 juillet 1942, grâce à sa mère qui le cacha dans un placard. Après une vie pleine d’aventures, réelles et inventées, il est décédé le 6 octobre 2009 à San Diego. Je souhaite dédier ces représentations de me2 à sa mémoire et suis heureux qu’il ait fait partie de ma vie.»

 

Ceux qui connaissent un peu le groupe de Samuel Murez connaissaient déjà Me2, ballet présenté à plusieurs reprises lors de galas.

Cette pièce a dynamité l’ambiance après quelques ballets plutôt posés.

Takeru Coste et Samuel Murez lui-même ont vraiment fait le show dans ce ballet très original. Mime, humour et utilisation complète de l’espace de l’amphithéâtre… j’ai passé un excellent moment. C’est fait avec générosité et le public leur a réservé l’un des plus beaux accueils de la soirée.

 

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                                                Samuel Murez et Takeru Coste

 

Narkissos (Malory Gaudion)

 

Musique ARVO PÄRT (Für Alina extrait de l’album Alina - © EMC, 1999)

avec
Mallory GAUDION

 

Mot du chorégraphe :

« Se libérer du regard des autres. Etre soi, seul et sans contrainte. Fuir une altérité impossible. Des verres épars s’échappent les vapeurs alcooliques qui portent le solo vers un Eden égoïste. Dans le miroir liquide et euphorisant, Narkissos se contemple, androgyne, extatique et libre. De l’autre côté de la frontière, il laisse dans le fond d’autres verres l’image vénéneuse et inquiétante. La « Métamorphose » n’est pas loin. De plus en plus enivré de lui-même, emporté par une ébriété chaotique et brutale, l’icône franchit la ligne, se regarde une ultime fois du haut de lui-même et sombre dans le dernier verre. »

 

Le contraste avec le pur délire de Me2 était assez violent !

Ambiance sombre avec ce ballet où Malory Gaudion évolue seul en scène avec à cour une ligne de verres à pied au sol.

J’ai été dans les cinq premières minutes assez fascinée par l’œuvre. J’avoue que je l’ai prise assez au premier degré. A la place de Narcisse contemplant son reflet, je voyais un alcoolique face à son addiction, mais ça me plaisait bien.

Puis, plus on avance, plus les gestes se répètent et cela traine en longueur. On se dit qu’il se fait tard et qu’on est quand même un peu fatigué ! Je pense que s’il y avait eu moitié moins de verres à renverser ça aurai été très bien.

 

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                                              Béatrice Martel et Malaury Gaudion

 

Ca tourne à l’amphi… (Béatrice Martel)

Musique CARLA BRUNI (Le toi du moi, Le plus beau du quartier, L’excessive, La Dernière minute, extraites de l’album « Quelqu’un m’a dit »– © Naïve 2002)
Costumes BÉATRICE MARTEL, MICHEL RONVAUX

avec
Isabelle CIARAVOLA, Amandine ALBISSON, Marion BARBEAU, Aubane PHILHILBERT, Pauline VERDUSEN, Jennifer VISCOCCHI et Lionel DELANOË, Mathieu BOTTO, Yann CHAILLOUX, Jean Baptiste CHAVIGNIER, Alexandre GASSE.

 

Mot de la chorégraphe :

« Clip campagne - Tapis d’amour, premier baiser Clip urbain - Banc de filles et beau gosse Clip noctambule - Trois accords façon fatale Clip clap – Trop poudrée… »

 

Changement total d’ambiance avec le ballet de Béatrice Martel. Un peu de légèreté pour terminer !

Nous sommes sur le tournage d’un court métrage où s’enchainent plusieurs clips à ambiances différentes.

Les chansons de Carla Bruni collent parfaitement à l’ambiance un peu kitch de l’’ensemble. Lionel Delanoë est parfait en metteur en scène un peu dépassé par les événements.

Le clip campagne était une bonne mise en bouche, assez frai et bien interprété.

Le clip urbain devait beaucoup à ses interprètes. Les 3 jeunes filles aux robes flashy étaient charmantes et Alexandre Gasse, excellent en beau gosse de service (« Alex t’es magnifique ! » « bah… je sais ! »).

Amandine Albisson était très à l’aise en starlette accompagnées de ses musiciens en ukulélé.

Pour clore le tout, Isabelle Ciaravola était parfaite d’autodérision en diva des plateaux.

 

Pas de grands moments de chorégraphie mais une bonne dose de bonne humeur.

 

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                                                         Isabelle Ciaravola

 

En conclusion, on peut dire que je genre de soirée est une excellente initiative. Elle nous permet d’admirer des danseurs du corps de ballet dans des rôles de solistes mais aussi de découvrir d’autres facettes du talent de certain.

Même si tout n’est pas passionnant, il est toujours agréable de découvrir de nouvelles pièces.

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 14:45

Déjà sortit depuis plus d’un mois aux Etats-Unis, Black Swan le dernier de Darren Aronofsky se déroulant dans l’univers du ballet arrivera sur nos écrans dans deux semaines.

 

En attendant on entend énormément parler du film un peu partout dans la presse. Tout d’abord pour la vie privée de son actrice principale Natalie Portman dont on a apprit le mois dernier qu’elle était enceinte et allait se marier avec son compagnon et chorégraphe de Balck Swan le danseur Benjamin Millepieds (ce paragraphe vous a été offert par Public.fr !).

 

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                                                      Natalie Portman aux Golden Globes

Mais surtout depuis ce matin par la pluie de récompenses qui s’abat sur la belle Natalie pour son interprétation de ballerine un peu dérangée.

 

Le mois de janvier, plutôt calme pour ce qui est de la danse est le synonyme aux USA de l’ouverture de la saison des cérémonies de remise de prix.

Pendant deux mois tout le monde y va de son petit award : les critiques new yorkaises, de Los Angeles, les syndicats de scénaristes, d’acteurs… Des dixaines de cérémonies où sont généralement récompensées les mêmes personnes et qui nous font attendre jusqu’à la grande conclusion de la saison, les Oscars (cette année le 27 février).

 

Cette année, trois (quatre ?) films et quelques outsider se disputent les précieuses récompenses. En favoris nous avons The Social Network de David Fincher sur la création de Facebook (pou schématiser). Et du côté des outsiders The King’s Speech (Le discours d’un roi, mais comme je suis snob je le dis en anglais !) de Tom Hooper sur le combat du roi d’Angleterre George VI pour vaincre son bégaiement, et bien évidemment (sinon l’article n’a pas d’intérêt) notre cher Black Swan.

 

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                                                                  Aux Critics Choice awards

 

A l’heure actuelle le film compte (mais j’en oublie certainement) trois récompenses pour sa photographie, une pour son montage et six pour l’interprétation de Natalie Portman.

 

Il n’a quasiment aucune chance aux Oscars où la compétition sera de toute façon très rude (même moi j’ai du mal à me décider !) contrairement à l’année dernière où c’était un peu la misère.

Natalie Portman est en revanche grande favorite et sa me fait très plaisir. J’aime cette actrice depuis très longtemps et se prestation de cette année m’a totalement emballée.

 

Je ne m’étendrai pas plus longuement sur mes goûts et avis en matière de cinéma, cela ne vous intéresse certainement pas. Mais l’émergence de ce film me permet tout de même de faire coïncider le temps d’un article deux grandes passions donc on ne va pas se gêner !  

 

Pour l’actu de la danse, elle reviendra en cours de semaine avec la soirée des Danseur-Chorégraphes !

 

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 11:43

En cette période calme à l’Opéra de Paris et en attendant la soirée des danseurs chorégraphes, voici un petit point sur ce qui nous attend ces prochains mois.

 

Le 31 janvier débute une série de représentations de Caligula. Déjà 3e reprise (si je ne me trompe pas) pour le ballet de Nicolas LeRiche.

Je ne l’ai vu qu’une seule fois en 2008 et cela m’avait bien plu. Cette reprise sera l’occasion de confirmer ce souvenir ou au contraire de me demander ce que j’avais fumé ce soir-là !

            a-deniau-copie-4.jpg 

                                Mathieu Ganio (photo Anne Deniau)

Sur le rôle titre de Caligula nous aurons la chance de voir Jérémie Bélingard, Stéphane Bullion et Mathieu Ganio.

J’imagine tout à fait Jérémie Bélingard dans le rôle. C’est lui qui l’a créé, il doit être tout à fait à son aise dedans. Pour l’avoir déjà vu, je sais que Stéphane Bullion y est très bien et je suis curieuse (si j’en ai l’occasion bien sûr) de voir comment il a fait évoluer son personnage.

En revanche je n’y vois pas vraiment Mathieu Ganio mais qui sais…

En tout cas nous avons droit à trois danseurs aux personnalités très différentes ce qui promet d’être intéressant et donner des représentations vraiment différentes d’une fois sur l’autre.

 

Clairemarie Osta, Muriel Zusperreguy et Laetitia Pujol alterneront sur le rôle de la Lune.

Si j’avais trouvé Muriel Zusperreguy un peu transparente dans ce rôle je pense que Clairemarie Osta doit y faire des merveilles. C’est une prise de rôle pour Laetitia Pujol mais elle a tout à fait le physique et la personnalité adaptée au personnage.

                        LPH0797004.jpg

                            Jérémie Bélingard (photo Laurent Philippe)

Mnester sera interprété en alternance par Stéphane Bullion (suite à la blessure de Benjamin Pech) et Nicolas Paul.

Ca va être difficile de me faire oublier Benjamin Pech dans ce rôle ! Je pense que Stéphane Bullion en a les capacités. Ca promet un beau moment. Je garde un souvenir fort de Nicolas Paul dans ce rôle aux pleins feux d’il y a 3 ans. Il avait interprété un extrait du ballet dans le silence, c’était très beau…

 

Dans le rôle de Chaerea : Stéphane Phavorin et Yann Saïz.

Difficile d’oublier Wilfried Romoli dans ce rôle mais je pense que Yann Saïz devrait y être parfait.

                             syltren-copie-1.jpg

                              Stéphane Bullion (photo: blog syltren)

En Incitatus le cheval de Caligula nous verrons Mathias Heymann et Stéphane Phavorin.

Aussi difficile d’oublier Gil Isoart. Je suis très curieuse de voir ce que Mathias Heymann va faire du rôle.

 

Dans le rôle de Caesonia la femme de Caligula : Eleonora Abbagnato, Géraldine Wiart et Miteki Kudo.

J’ai vraiment hâte de découvrir Eleonora Abbagnato dans ce rôle. Je n’ai pas grand-chose à dire sur la suite. Je ne me rappelle même plus qui dansait la dernière fois que j’y suis allée !

 

 

Si on ne connait pas encore les distributions par dates on peut néanmoins penser que la première réunira Jérémie Bélingard, Clairemarie Osta, Stéphane Bullion, Mathias Heymann, Stéphane Phavorin et Eleonora Abbagnato.

Dommage que la direction ne puisse pas aligner une telle distribution sur un classique même si on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise (je commence à me faire ma distribution all star de Roméo et Juliette mais je pense que je rêve).

Les trois distributions devraient être intéressantes même si je ne suis pas certaine d’aller toutes les voir !

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 17:03

Bonjour à tous,

 

Il y a quelques temps, on m’a offert deux places pour « Octopus » la nouvelle création de Philippe Découflé au théâtre de Chaillot.

 

Ô misère je n’ai personne pour m’accompagner.

Si quelqu’un est intéressé je lui cède ma seconde place avec plaisir (c’est gratuit les amis).

 

Les tickets sont pour le mercredi 26 janvier 2011.

 

Il s’agit d’une place « - de 26 ans » mais je ne suis pas sûre que ça soit vraiment contrôlé.

Donc si vous êtes dans une tranche d’âge avoisinante et que cela vous intéresse, faites-moi signe !

 

Vous pouvez m’envoyer un mail à danse.opera@yahoo.fr

 

La place a trouvé preneur!

 

 

Autre chose. Moi qui disais que « bof à quoi ça va me servir… » à propos d’un compte twitter et bien voilà que j’en ai ouvert un ! C’est par ici !

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 21:09

Avant dernière représentation du Lac des Cygnes et déjà la dernière pour moi. Comme il faut bien gagner sa vie, c’est la mort dans l’âme que j’ai revendu ma place du 5 janvier au profit d’une réunion professionnelle.

 

La distribution du 4 janvier est l’une des rares à ne pas avoir été modifiée au niveau des deux personnages principaux.

 

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                                     Sarah Kora Dayanova, Sabrina Mallem, Vanessa Legassy et Héloïse Bourdon

 

Je passais donc ma dernière soirée à Bastille en compagnie de Laetitia Pujol et Mathias Heymann.

 

Au premier acte, Mathias Heymann campe un prince assez serein, voir heureux. Il ne semble ni perdu, ni rêveur, pas vraiment la vision que je me faisais de Siegfried. Il est également très stressé et enchaine les erreurs techniques. Il se fait écraser par Stéphane Phavorin qui campe un Rothbart très autoritaire. Toutefois, les deux danseurs ne sont pas vraiment sur la même longueur d’onde. C’est d’ailleurs un reproche que l’on peut faire à l’ensemble de la représentation. Nous avons eu droit à trois excellents solistes qui ont fait trois très belles prestations mais j’ai peu eu l’impression qu’ils dansaient ensembles. Ils ne semblaient pas vraiment accordés. Peut être est-ce un problème de manque de répétitions.

Bien heureusement Mathias prendra de l’assurance pas la suite pour nous offrir une très jolie variation lente qui nous emmène tout droit vers le second acte et la découverte du cygne de Laetitia Pujol. J’ai été très touchée par l’interprétation de l’étoile. Je l’ai trouvée belle, émouvante avec de très beaux bras.

L’adage blanc m’a particulièrement marqué. Laetitia Pujol est un cygne très dramatique. Elle est réellement prisonnière de sort depuis (on l’imagine) un certain temps. Elle est réellement en souffrance au début de l’acte et trouve en Siegfried un peu de repos et de douceurs. C’était très visible dans certains passages de l’adage qui m’a vraiment ému. Les variations solistes étaient très réussies (même si je n’aime pas du tout celle de Siegfried) et les petits cygnes étaient très synchrones. Les grands cygnes sont toujours aussi majestueux.

 

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                                       Stéphane Phavorin, Laetitia Pujol et Mathias Heymann

Troisième acte et retour des éternelles danses de caractère sur lesquelles je ne m’éterniserai pas.

Mathias Heymann est beaucoup plus à l’aise dans cet acte. Je l’ai trouvé très frai et naturel. J’aime beaucoup la façon dont il expliquait à sa mère qu’il ne voulait pas se marier. C’était très décidé, comme un petit garçon capricieux. Mais c’était très crédible avec son personnage plus adolescent que jeune homme. Il garde la même attitude lorsqu’il envoi bouler ses prétendantes. L’air de dire « tu m’as contrarié et bah voilà ! Maintenant t’es pas beaucoup plus avancée ! ».

Je me suis d’ailleurs rendue compte d’un grand manquement dans mes derniers articles. Je n’ai jamais parlé des fiancées. Elles sont pourtant toutes mignonnes dans leurs longues robes roses et ont bien du courage de se faire recaler soir par soir par tous les princes que compte la compagnie. J’ai toujours aimé ce passage, c’est mon côté mièvre !

 

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Mais revenons à notre cygne noir. Le pas de trois était définitivement l’un des clous du spectacle. Laetitia Pujol est très à l’aise dans rôle machiavélique et l’interaction avec Siegfried et Rothbart fonctionne vraiment très bien. Mathias Heymann nous fait une belle démonstration technique dans sa variation et la coda est un vrai feu d’artifice.

 

L’acte 4 est toujours aussi beau. Je ne m’en lasse pas pour les parties corps de ballet. En revanche le pas deux manquait d’émotion avec une nouvelle fois cette impression d’avoir deux individualité à la place d’un couple.

Toutefois Mathias Heymann était très touchant dans sa peine. Cette façon de s’agenouiller tout près du cygne à la fin de leur pas de deux était très émouvante.

 

Copie-de-P1000430.JPG

 

Et voilà comment s'achève ma série de Lac des Cygnes. Une bien belle représentation avec des danseurs investits. Même si elle n'a pas atteint des sommets d'émotions c'était une très jolie conclusion.

 

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 15:31

Je vous souhaite une très bonne année 2011!

 

Merci à tous les visiteurs de ce blog toujours plus nombreux chaque jour!

A très vite pour la suite de la saison 2010-2011

 

bises

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 19:11

J’ai profité de cette période de vacances pour voir deux Lac des cygnes à la suite. Oui c’est un peu fou mais en même temps je ne m’en lasse pas !

Il faut dire qu’à la base la distribution était alléchante. La prise de rôle de Dorothée Gilbert, le toujours génial Nicolas LeRiche et Stéphane Bullion, meilleur Rothbart de la série (pour ce que j’en ai vu).

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                                                       Charline Giezendanner, Daphnée Gestin, Aubane Philbert

Finalement les distributions ont valsées et re valsées et ceux qui avaient choisis leurs dates avec soin de façon à voir les danseurs qu’ils souhaitaient se sont retrouvés bien perplexes face aux distributions finales.

Donc, après Emilie Cozette et Karl Paquette, José Martinez et Uliana Lopatkina et Emilie Cozette et Stéphane Bullion… voici Emilie Cozette et José Martinez !

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                                                                           Stéphane Bullion

Saluons tout de même la sacrée santé d’Emilie Cozette qui enchaîne les représentations sans montrer le moindre signe de fatigue. Je l’ai déjà dis le 26, son cygne blanc me plait bien. Finalement j’ai eu de la chance de pouvoir la voir plusieurs fois. Je serai sinon restée sur mon impression du début de la série. Son Odile était également très réussie mais avec un tout petit peu moins de brio que la veille.

Il faut dire que le partenariat avec José Martinez n’était pas des plus réussit. Aucun n’accroc n’est à déplorer mais on ne sentait aucune complicité entre les deux interprètes. José Martinez n’avait pas l’air très concerné par l’histoire dont il est pourtant le héro. Il a évidemment beaucoup de classe et d’élégance mais il lui manquait un petit quelque chose pour vraiment susciter mon enthousiasme.

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                                                                  Emilie Cozette et José Martinez

 Stéphane Bullion est toujours aussi convaincant en Rothbart et a une emprise totale sur Siegfried. Avec Emilie Cozette, ils offrent un très beau troisième acte. Les regards échangés, les intentions, tout est en place et cela rend l’histoire limpide.

Du côté des seconds rôles, il était difficile de passer après le pas de trois de Fabien Révillon. Christophe Duquenne manquait un peu de brio mais ce genre de rôle le motive-t-il encore ? (surtout quand il dansait Siegfried il y a quelques semaines). Cela avait pour conséquence de bien mettre en valeur ses deux partenaires. Sarah Kora Dayanova qui était un peu éteinte la veille rayonnait dans sa variation. Eve Grinsztajn était toujours aussi belle et élégante.

Cela m’a vraiment fait un pincement au cœur de voir Myriam Ould-Braham cantonnée à la danse Napolitaine. Quitte à monopoliser sa soirée, elle aurait aussi pu faire le pas de trois.

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                                                                      Trois beaux sourires

Après ce mois de décembre chargé, je me mets en pose une semaine jusqu’à mon dernier Lac en janvier. J’espère que les distributions de re bougeront pas d’ici là !

Bonne semaine à tous.

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 13:51

Quelques mots sur la représentation du 26 décembre 2010 ou le récit d’une journée à rebondissement !

Curieuse de voir Marie-Agnès Gillot en cygne et Stéphane Bullion en prince, j’avais à la base une place pour le 5 janvier. Un empêchement m’a contrainte à la revendre et j’étais bien triste de ne pouvoir assister aux premiers pas de Stéphane Bullion dans le rôle de Siegfried. Heureusement, un ticket pour le 26 m’est arrivé. Me voilà donc prête en ce lendemain de Noël à assister à la prise de rôle de la nouvelle étoile.

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                                               Karl Paquette, Sarah Kora Dayanova, Fabien Révillon et Sabrina Mallem

Première nouvelle apprise dans le RER, Marie-Agnès Gillot ne dansera pas et est remplacée par Emilie Cozette. C’est donc loupé pour Marie-Agnès… Doute affreux : ils oseraient pas nous mettre Karl Paquette en prince et Stéphane Bullion en Rothbart ?! La personne annonçant le changement a bien tenté une petite feinte en nous disant « Odette/ Odile sera dansée par Emilie Cozette et le Prince… par Stéphane Bullion ! » Mouhaha.

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                            Les petits cygnes: Pauline Verdusen, Daphnée Gestin, Aubane Philbert, Eléonore Guérineau

Et au final, ça donnait quoi ?

Stéphane Bullion est un prince très différent de ses petits camarades. Il est assez torturé et mal à l’aise face aux obligations qui lui incombent. Il semble gêné par la présence de Rothbart. Il n’est pas vraiment sous son influence mais semble le fuir. Cela n’empêche pas le pas de deux avec Karl Paquette d’être très réussit. Les deux danseurs s’accordent bien et j’aurai aimé les voir dans les rôles inversés de la première.

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                                Grands cygnes: Héloïse Bourdon, Vanessa Legassy, Sabrina Mallem, Sarah Kora Dayanova

La valse du premier acte était vraiment réussie. Pour la première fois j’étais placée en hauteur (d’où les photos pas très réussies) et ce passage m’a donc paru bien moins brouillon que vu du parterre.  

Mais s’il fallait retenir une chose de cet acte, ça serai l’excellent Fabien Révillon qui a illuminé le pas de trois. Avec sa technique éblouissante et une belle personnalité il a totalement éclipsé ses deux partenaires. 

Retour à notre prince. Si Stéphane a semblé tendu au début du ballet, il est complètement entré dans son personnage à son arrivée au bord du lac et dans sa variation lente. Il s’accordait très bien avec Emilie Cozette.

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                                                     Karl Paquette, Emilie Cozette et Stéphane Bullion

Cette dernière m’a très agréablement surprise. J’avais été un peu déçue par son interprétation et sa technique lors de la représentation du 2 décembre mais elle a considérablement évolué depuis. Elle était un très beau cygne blanc, très touchant avec de très beaux bras. Le contexte particulier de cette représentation avec un partenaire inédit (elle a quand même changé trois fois de prince depuis le début de la série) a semblé la galvaniser. Le pas de deux du second acte était très beau, très émouvant.

Le corps de ballet était comme toujours irréprochable.

Les danses de caractères du troisième acte m’ont parues moins longues que d’habitude. Ou alors c’est parce que je m’y fais…

Héloïse Broudon était charmante dans la Czardas tout comme Eléonore Guerineau dans la danse napolitaine.

Le pas de trois du cygne noir a été une grande réussite. Emilie Cozette m’a moins convaincue dans son interprétation qu’en cygne blanc mais sa technique était vraiment belle avec des doubles tours attitude parfaitement terminés et une jolie série de fouettés. Stéphane Bullion était également très bon dans sa variation et dans la coda. Il était tout sourire au milieu de ses prétendantes puis complètement subjugué par Odile. Il marche à fond dans le piège qu’on lui tend et est dévasté lorsqu’il comprend son erreur. 

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Je ne vais pas me répéter, j’adore l’acte 4. Tellement tragique. Le corps de ballet est toujours aussi beau et les deux étoiles parfaitement assortis. On se demande pourquoi ils n’ont pas été distribués ensembles dès le départ tant ils semblent se booster l’un l’autre. Un très beau moment.

Je n’ai pas parlé de Karl Paquette. Peut être parce qu’il ne m’a pas tant marqué que cela. Malgré une très bonne variation au troisième acte il a peiné à imposer son personnage. Il était bien meilleur en Siegfried.

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Au final en dépit la déception de ne pas voir Marie-Agnès Gillot, ce fût une belle prise de rôle pour Stéphane Bullion. J’aime ce danseur car il offre toujours des interprétations très personnelles de ces rôles. Il va murir son interprétation au fil des représentations et je regrette bien de ne pouvoir assister à sa dernière pour voir l’évolution…

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 15:16

On s’occupe comme on peut mais dernièrement j’ai regardé dans mes statistiques les mots clefs qui avaient amenés les lecteurs depuis les moteurs de recherches jusqu’à mon blog.

Je me suis rendue compte qu’il y avait dans ces mots clefs des interrogations auxquelles ce blog ne répondait pas (ahlala misère!).

 

Pour le mois de décembre, arrive en tête des recherches qui atterrissent sur ce blog :

Balanchine Brow Bausch : et oui le Lac des cygnes vous passionne moins. Ou (plus probable) vous avez trouvé vos réponses ailleurs !

 

Vien ensuite : Charline Giezendanner Lac des cygnes (que j’ai vu une fois en petit cygne et dans les danses de caractère).

 

Je passe sur les divers Lac des cygnes et autres nom de danseurs (avec dans le trio de tête Agnes Letestu Bullion/Lopatkina (dans la même recherche) et Lumila Pagliero) que l’on retrouve sous différentes formes et orthographes.

 

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                                                          Uliana Lopatkina (photo: Anne Deniau)

 

Dans ce qu’il reste, on trouve dans un ordre décroissant :

 

Recherche place Balanchine/Brown/Bausch : on est beaucoup à en chercher.

 

Doublure danseuse Nathalie Portman dans Black Swan : c’est Sarah Lane de l’American Ballet Theater

 

Distribution 24/27 décembre Lac : la grande interrogation ! Il semble que finalement ça soit Cozette/Martinez/Bullion.

 

José Martinez retraite : La grande interrogation bis ! Je n’ai malheureusement pas de réponse à cette question.

 

Eve Grinsztajn date de naissance : c’est une colle ! Elle est née en 1981 mais je ne connais pas la date exacte.

 

Black Swan histoire : je vous renvoi à l’article que j’avais fait sur le film.

 

Vincent Cassel danse : Si c’est une question, la réponse est qu’il ne danse pas dans Black Swan. On le voit marquer des pas mais pas de véritable chorégraphie. Par contre si vous voulez le voir danser, il y a cette courte vidéo ou plus sérieusement celle-ci réalisée par Solve Sundsbo pour le New York Times.

 

Durée lac des cygnes : Près de 3 heures avec entre acte.

 

Le lac des cygnes opéra ou danse ? : (!!) a priori c’est de la danse !

 

 

 

 

Merci en tout cas à tous les visiteurs.

 

J'en profite pour vous souahiter un très Joyeux NOËL!!!

 

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