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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:37

Inutile de faire un vrai commentaire de la représentation de cette après-midi qui en plus d'être la dernière de cette série de Manon marquait les adieux à la scène parisienne de l'étoile Clairemarie Osta.

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La danseuse se produira une dernière fois avec la compagnie cet été sur le sol américain mais aujourd'hui elle disait au revoir à sa "maison" et son public.

Un public qui lui a réservé une véritable ovation dès son entrée en scène. La représentation fût marquée par la formidable complicité qui unissait Clairemarie Osta et Nicolas LeRiche. Ils étaient tellement heureux d'être ensemble sur scène et avaient l'air si amoureux... C'était très touchant à voir. Bien sûr les habitués connaissant bien les liens unissant ces deux danseurs ne pouvaient s'empêcher d'être émus par les élans romantiques de Nicolas LeRiche à l'acte 1 et ses larmes de désespoir à la fin de l'acte 3.

A noter également pour le reste de la distribution les très belles prestations d'Alice Renavand et surtout Stéphane Bullion, parfait dans les rôles de Lescaut et de sa maîtresse.

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                                                                     avec Mathieu Ganio

Mais la reine de la soirée était bien Clairemarie Osta! A la fin des saluts traditionnels, la voilà seule en scène pour recevoir les acclamations qu'elle mérite. L'étoile a semblée très touchée, et envoyait de nombreux baisers au public. Elle ne savait pas vraiment quoi faire sous sa pluie de confettis, presque surprise par tous ces bravos venus du public.

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Je dois dire que j'ai été très touchée d'assister à ce moment. Ceux qui lisent ce blog savent bien toute l'affection que j'ai pour cette danseuse qui ne m'a jamais déçue. Elle a toujours su me toucher par sa danse précise et gracieuse et ses interprétations intelligentes. Je garde de grands souvenirs de ses prestations dans Onéguine et la Dame au Camélias où elle m'avait particulièrement émue.

A la voir cette après-midi sur scène on n'avait pas l'impression de voir une danseuse en fin de carrière. Elle me manquera vraiment.

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Reste pleins de beaux souvenirs et je l'espère, une belle suite de carrière pour elle dans la voie qu'elle aura choisie.

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 19:46

La troisième distribution de cette série de Manon réunissait Isabelle Ciaravola et Mathieu Ganio. Les deux étoiles ont même eu droit à du rab puisque suite aux blessures consécutives d’Agnès Letestu et Ludmila Pagliero ils ont vu leur nombre de représentations presque doubler. Isabelle Ciaravola a même eu droit à deux représentations de plus avec Florian Magnenet en Des Grieux.

Après leur formidable Onéguine, c’est les yeux fermés que j’ai pris des places pour deux dates de cette distribution.

Il m’a fallu un peu de temps pour remettre mes idées en places après ces deux soirées et je ne suis pas certaine d’y être encore arrivée !

 

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Le premier acte s’ouvre donc sur une scène de foule où se mêlent mendiant et gens du monde. Au milieu Lescaut tournoie sous les traits de Yann Saïz. Le sujet semble ravi d’être sur scène et son énergie est communicative. Le danseur est très élégant et charismatique. A ses côté Hugo Vigliotti est un mendiant plein de fougue. Lors de la représentation du 8 mai j’ai d’ailleurs trouvé le corps de ballet du 1er acte très en place.

Au milieu de tous ces gens sautillants nous apparait le rêveur Des Grieux. Plongé dans ses livres il ne prête pas d’attention aux jeunes filles évoluant autour de lui jusqu’à la tonitruante entrée de Manon. Là c’est un véritable vent de fraicheur qui s’abat sur la scène en la présence d’Isabelle Ciaravola. Ce qui m’a le plus marqué dans l’interprétation de l’étoile tout au long du ballet est son naturel. Elle danse Manon comme elle respire. Son jeu est très théâtral mais jamais trop forcé. On en peut que croire à cette jeune femme qui attire tout les regards et s’en accommode bien. 

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Evidemment Des Grieux est sous le charme et cela fait pousser des ailes à Mathieu Ganio qui survole sa première variation avec une grande facilité, tout en élégance. Il est le seul titulaire du rôle que j’ai vu à se sortir de ce difficile passage avec autant d’aisance. Lui aussi danse Des Grieux comme il respire.

Le pas de deux de la chambre est un pur moment de lyrisme et de poésie. Les portés décollent à l’image des sentiments des protagonistes. On sent les deux danseurs parfaitement en confiance ce qu’il permet à Isabelle Ciaravola de jeter sans peur dans les bras de son partenaire pour les portés les plus acrobatiques.

Le pas de trois suivant entre Manon, Lescaut et M. de G.M. est également très réussi avec un Yann Saïz déchainé. Il forme avec Ciaravola un duo assez diabolique. On a moins l’impression que Lescaut manipule sa sœur. Plus qu’ils sont tous deux complices dans leur envie de profiter de l’argent de G.M.

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Au deuxième acte, nous sommes dans les salons de Madame où la fête bat son plein. Je n’ai pas pu m’empêcher de trouver Nolwenn Daniel un peu trop effacée en maîtresse de Lescaut. Elle manquait de piquant. Cela entachait d’ailleurs un peu son pas de deux avec Lescaut qui a eu du mal à me faire sourire le premier soir. C’était heureusement beaucoup plus convaincant la deuxième fois notamment grâce à Yann Saïz toujours très en forme. Sa variation ivre m’a peut être moins fait rire que celles de Jérémie Bélingard et surtout de Stéphane Bullion, principalement à cause d’une trop grande retenue dans les (fausses) chutes. Cela donnait l’impression d’être trop « dansé » là où Bullion et Bélingard s’étalent littéralement sur scène. Il est en revanche excellent dans le pas de deux où il trimbale cette pauvre Nolwenn Daniel dans tous les sens.

Arrive la sublime Manon aux bras de M. de G.M. Le mot qui m’est venu en tête tout au long de ce passage est « envoutante ». Son jeu est de plus extrêmement clair et lisible. On voit instantanément l’hésitation qui la déchire à chaque moment. Elle ne garde jamais toute son attention sur M. de G.M. et a toujours un œil sur le pauvre Des Grieux. On sent sa peine mais comme à la fin de l’acte 1, son envie de luxe la rattrape toujours. Elle est superbe dans sa variation mais plus encore dans le passage suivant où elle passe de bras en bras déployant ses longues jambes dans les airs. Elle y va sans retenue en particulier lorsqu’elle plonge vers M. de G.M. ce qui est du meilleur effet.

Après la fête, retour dans la chambre de Des Grieux. La confrontation entre les deux personnages est extrêmement réussie. Encore une fois, leur jeu est limpide ce qui fait vraiment passer l’émotion. Puis on bascule dans le drame avec l’exécution de Lescaut qui nous conduit tout droit vers l’acte 3.

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Changement total de décors puisque nous arrivons sur un port de Louisiane où dansent de belles jeunes filles, Letizia Galloni en tête.

Le débarquement des jeunes filles aux cheveux coupés arrêtées et déportées pour prostitution est très mélancolique. Il me paraissait un peu long lors des premières représentations mais je l’apprécie de plus de en plus. Il faut dire qu’Aurélien Houette est très bon pour faire peser l’atmosphère de terreur qu’inspire le geôlier.

La scène dans son bureau est assez dérangeante et vous glace de sang. Houette et Ciaravola sont tous les deux excellents. Elle, parait tellement fragile recroquevillée à terre et lui n’est que force et puissance. Arrive  Mathieu Ganio à la technique toujours aussi affutée qui tue le geôlier précipitant la fuite des deux amants dans les marais.

C’est avec cette distribution que j’ai redécouverts le passage de l’hallucination de Manon dans le bayou. Isabelle Ciaravola  est bien la seule Manon à ne pas être passive. Là où d’autres se contentent de rester allonger à attendre la mort, elle se tourne vers les acteurs de son cauchemar et revit son histoire avec eux.

Le dernier pas de deux se vie presque en apnée. C’est encore une fois la confiance entre les deux étoiles que l’on retient et l’abandon total dont ils font preuve. Il est très impressionnant de voir Isabelle Ciaravola faire deux tours dans les airs avant de retomber inerte dans les bras de Mathieu Ganio. Ce dernier est d’ailleurs très touchant lorsqu’il se rend compte de la mort de celle qu’il a tant aimé.

Dès le tombé du rideau les bravos fusent pour terminer en beauté ces soirées.

 

Après cette si belle distribution, j’attends maintenant avec impatience  les adieux de Clairemarie Osta le 13 mai  prochain. Je ne serai pas à la seule à vous en parler, nous risquons d’être nombreux !!

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 14:07

J'attends de revoir cette distribution une seconde fois avant d'en faire un commentaire.

Même si je peux dire que les impressions sont plus que positives.

 

En attendant, voici quelques images prises vendredi.

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 21:54

Hier était l’occasion de découvrir Aurélie Dupont et Josua Hoffalt dans les rôles principaux de l’histoire de Manon. Redécouvrir plutôt puisque je les avais déjà vu à la générale mais n’avait pas commenté car il s’agissait d’une répétition et ce genre de ballet demande une petite période de rodage.

 

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Globalement j’ai passé une bonne soirée mais je n’ai toujours pas été totalement transportée. J’avais entendu tellement de choses sur ce ballet que mes attentes étaient peut être trop grandes. Je m’attendais à des soirées fantastiques mais au final je passe de très bons moments sans pour autant être bouleversée. Peut être aussi que la distribution parfaite ne m’est pas encore apparue.

Aurélie Dupont semble absolument ravie de danser le rôle titre. Elle se donne à fond pour son personnage. Toutefois je la trouve toujours trop sur la retenue. On ne sent pas assez d’abandon dans les pas de deux. Josua Hoffalt est pourtant un très bon partenaire mais à l’instar de leur Bayadère, l’alchimie entre les deux étoiles ne prend pas. Dupont me semble également un peu trop sophistiquée pour ce personnage. J’ai du mal à la voir en fraîche jeune fille de seize ans à l’acte 1. Elle est en revanche plus à son aise au 2e dans les salons Madame. Reste tout de même sa danse, toujours aussi belle et quasi-parfaite. C’est toujours un plaisir de la voir évoluer sur scène.

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Josua Hoffalt de son côté a un peu lutté avec sa variation du 1er acte, il est vrai, assez compliquée. J’attends beaucoup de Matthieu Ganio dans ce passage. La nouvelle étoile c’est en revanche bien rattrapée par la suite avec de belles variations et surtout un partenariat très sûr. Il est très à son aise en jeune premier amoureux. Les pas de deux entre les deux étoiles étaient d’ailleurs extrêmement réussis. Ca voltigeait dans tous les sens. Mais encore une fois, le léger manque de complicité entre les deux protagonistes était parfois un peu problématique. Pas de problème en revanche pour le 3e acte d’où se dégageait une réelle émotion. Il faut dire que cet acte, plus bref que les autres est particulièrement terrible. Entre l’arrivée au port, l’agression dans le bureau du geôlier et l’agonie dans le bayou, difficile de souffler et ressortir optimiste !

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Du côté des « seconds » rôles, il faut évidemment parler de Jérémie Bélingard, excellent en Lescaut. Il est totalement différent de Stéphane Bullion mais offre quand même de quoi s’amuser. Son Lescaut est beaucoup plus outré que celui de son collègue. Il titre plus le personnage vers le clown qui anime un peu le ballet. Bullion semblait plus tirer les ficèles de l’histoire (particulièrement à l’acte 1). Toutefois la scène ivre de Bélingard dans les salons de Madame est très efficace. Son pas de deux avec Muriel Zusperreguy l’est encore plus. On aurait pu plusieurs croire qu’il allait la faire tomber tant il titubait mais a toujours gardé le contrôle de la situation.

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Muriel Zusperreguy de son côté est moins piquante qu’Alice Renavand en maîtresse de Lescaut. Son personnage est peut être plus anecdotique.

Du côté du corps de ballet c’est toujours un peu le bazar et difficile de dire si cela fait partie de la chorégraphie ou pas ! Ceci dit c’est moins frappant quand on voit le ballet de près.

 

Prochain rendez-vous avec Manon dès demain avec la distribution Ciaravola/Ganio.

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 13:05

Cela faisait près de 10 ans que l'Opéra de Paris n'avait plus donné l'Histoire de Manon de McMillan.

Le rôle titre est pourtant le rêve de toutes les danseuses et quand on le voit sur scène on comprend vite pourquoi. Manon permet aux actrices dans l'âme de jouer sur tous les registres de l'émotion. Le ballet comprend pas mal de pas de deux pour le moins acrobatiques qui impliquent la présence d'un partenaire solide et exclu malheureusement les plus grandes ballerines. Il était d'ailleurs assez surprenant de voir Agnès Letestu distribuée sur le rôle...

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Clairemarie Osta en revanche est taillée pour personnage. Elle est parfaite au premier acte en jeune fille tombant doucement amoureuse de Des Grieux. On a en revanche plus de mal à voir Nicolas LeRiche en jeune premier. Il y met tout son cœur et beaucoup de conviction mais j'ai peiné à être convaincue. En revanche ses pas de deux avec sa partenaire possède un véritable souffle romantique. La complicité des deux danseurs nous emporte totalement. Tous les moments qu'ils partagent font partie des plus beaux de la soirée.

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A leurs côtés difficile de ne pas parler du Lescaut de Stéphane Bullion. Il campe un personnage assez ambigu. Très proche de sa sœur, son rapport avec elle est presque amoureux au premier acte. Etonnamment il se sort très bien des parties comiques du second acte. Sa variation ivre était extrêmement juste et drôle. Le pas de deux "catastrophe" avec Alice Renavand a arraché pas mal de rire à une salle pourtant assez froide en début de soirée. La première danseuse s'est d'ailleurs fait un point d'honneur à démontrer que non elle n'excelle pas que dans le contemporain. Elle était excellente en maîtresse de Lescaut pas bien maligne un peu vulgaire mais vraiment charismatique. Impossible de la confondre avec les autres prostituées du salon de Madame.

Le corps de ballet justement est apparu plus en forme que sur la Bayadère mais parfois un peu désorganisé. On voit qu'à certains passages cela fait clairement partie de la chorégraphie mais à d'autre moment c'est juste un peu le bazar.

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Après les festivités de l'acte 2 (enfin mis à part la mort de Lescaut évidemment) on plonge dans la tristesse avec l'acte 3. Ce passage final est pour le moins déprimant. L'arrivée au port dégage une grande mélancolie et même un peu d'ennui avec la danse de lamentation des jeunes femmes qui aurait gagné à être un peu plus courte. Le tableau suivant dans le bureau du geôlier est pour le moins glaçant et met assez mal à l'aise. Nous sommes donc dans les plus parfaites conditions pour assister à l'agonie de Manon dans les marais. Ce tableau est extrêmement fort. Et Clairemarie Osta et Nicolas LeRiche était absolument formidable. Ils nous laissent un peu sonnés au tombé de rideau et c'est ce que l'on attend de ce type de ballet.

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Pour conclure, cette soirée a été portée par de magnifiques interprètes et un partenariat assez formidable que j'ai hâte de revoir pour les adieux de Clairemarie Osta. Toutefois j'ai eu du mal à être totalement transportée comme certains peuvent l'être par ce ballet. Il ne me reste maintenant plus qu'à voir d'autres distributions pour me faire une idée plus précise...   

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 15:06

Hier soir et comme désormais tous les jeudis, c’est la meilleure danse ! Vous pouvez d’ailleurs suivre tout un tas de bloggeuses et twitteuses ces soirs là en live tweet (j’en fais généralement partie).

Mais ce n’est pas de ça dont je voulais parler. Comme certains doivent le savoir, dans le jury de la Meilleure Danse nous trouvons la danseuse étoile Marie-Agnès Gillot. Et chaque semaine pour la présenter, M6 (ou W9 avant elle) nous passe des images extraites d’Appartement avec MAG la tête de bidet me rappelant inlassablement que je n’ai toujours pas fait mon article sur la soirée Robbins/Ek ! Le voici donc !

 

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Une soirée réunissant Dances at a Gathering de Jerome Robbins et Appartement de Mats Ek avait de quoi laisser perplexe sur le papier. Dans la réalité on en n’est pas très loin. Difficile en effet de faire deux ballets plus différents dans leur style, leur musique... Ils ne se mettent pas en valeur l’un l’autre et laissent une étrange impression.

La soirée s’ouvre avec le ballet de Robbins. Une flopée d’étoiles et de premiers danseurs se succèdent dans divers solos, pas de deux ou mouvements d’ensemble. Clairement les parties de groupes apparaissent comme les plus faibles. Elles trainent en longueur et ont du mal à susciter notre intérêt (après une longue journée de travail elles suscitent même la somnolence). Ce n’est pas de la faute des danseurs qui font de vraies merveilles en plus petit comité.

Mathieu Ganio se démarque particulièrement en danseur brun. Il est formidable dans ses deux variations (toutes très applaudies) et se montre bon partenaire.

Autre beau partenariat Nicolas LeRiche et Clairement Osta en danseurs mauve et rose. Une grande sérénité et complexité émanait de leurs duo. De toute façon à chaque fois que Nicolas LeRiche est sur scène l’atmosphère change ! Il pourrait danser n’importe quoi ce serait toujours bien. Karl Paquette a également fait de belles choses dans ce rôle mais souffrait un peu de la comparaison.

 

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Parmi les beaux passages, on peut citer Muriel Zusperreguy pour l’ensemble de son œuvre en danseuse jaune. C’était un vrai vent de fraîcheur.

Agnès Letestu est comme toujours impériale et la variation verte lui allait très bien même si elle semblait un peuisolée du reste du groupe.

 

Après l’entre acte, on passe à Appartement. Je dois dire que si j’avais pris mes places pour la soirée les yeux fermés c’était bien pour ce ballet.  Il s’en dégage une énergie folle. On sent les danseurs investis et heureux de danser, c’est extrêmement communicatif.

Le ballet est très bien construit, dynamique, on n’a pas le temps (ni l’envie) de regarder sa montre.

Nous commençons donc avec le fameux bidet autour duquel Marie-Agnès Gillot excelle toujours. On peut penser ce que l’on veut de l’étoile dans le classique mais on ne peut pas lui enlever ce magnétisme incroyable et ce charisme qui écrase tout le monde sur scène. Le groupe de danseurs est toutefois très homogène (sur les deux distributions) et aucun passage ne semble plus faible qu’un autre.

 

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José Martinez et Vincent Chaillet s’alternent devant la télévision et j’ai du mal à avoir une préférence. Leurs styles sont différents mais j’aime tellement ce passage que quand il est porté par un bon interprète je passe forcément un bon moment.

Le passage de la cuisinière est certainement l’un de mes favoris. Il est très fort et la musique vraiment belle. Jérémie Bélingard/Clairemarie Osta et Alessio Carbone/Muriel Zusperreguy forment deux couples assez différents mais tous deux intéressants.

Bélingard et Osta sont certainement les plus violents. Leurs mouvements sont tranchés, leurs nerfs à vif. On voit un couple réellement déchiré. A le voir évoluer sur scène on ne peut que regretter les blessures à répétition de Jérémie Bélingard.

Muriel Zusperreguy et Alessio Carbone sont dans une veine un peu différente. On sent qu’il reste de l’amour entre eux.

 

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L’un des moments les plus fort du ballet et toujours le pas de deux de la porte d’entrée. Un passage plus doux et calme au milieu de l’agitation. Nicolas LeRiche et Alice Renavand y sont tous deux très bon. Le style de Mats Ek leur convient bien et ils se donnent à fond. Pourtant j’ai été plus touchée par la paire Ludmila Pagliero/Stéphane Bullion. Ils étaient plus touchants, plus en phase l’un avec l’autre aussi. On sentait un véritable échange s’en était émouvant.

Pour conclure, cette soirée Robbins/Ek est assez inégale mais complètement portée dans les deux ballets par ses formidables interprètes. Le seul regret que j’ai est que la direction ait choisi de passer ce programme en plein milieu de la série de Bayadère. Difficile dans ce cas de se couper en deux pour tout voir...

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 17:08

Le week end dernier j’ai abandonné le froid parisien pour le soleil de l’Italie. A l’occasion du week end pascal je me suis en effet envolée pour Milan.

C’est une ville que je ne connaissais absolument pas mais qui est très agréable. A 1h20 d’avion on y est en un clin d’œil.

 

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                                                                           Il Duomo

La ville s’organise en grande partie autour de la place du Duomo. L’édifice, troisième plus grande cathédrale du pays, est particulièrement impressionnant. Si l’intérieur n’est pas spécialement spectaculaire il faut absolument se rendre sur le toit (par ascenseur ou escalier pour les plus courageux). De là tout Milan s’étale devant vos yeux. On peut passer des heures à se balader au milieu des centaines de flèches qui recouvrent la cathédrale. Si le temps le permet, une petite séance de bronzage sur la plus haute des terrasses est un must !

Depuis la place du Duomo, il est incontournable de traverser la magnifique galerie Vittorio Emmanuelle II, passage couvert par un dôme vitré à la manière du grand Palais de Paris. En dessous de nombreuses boutiques de luxe remplies de choses qu’on ne pourra jamais s’offrir mais qu’il n’est pas désagréable de regarder.

 

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                                                                            La Scala

 

L’autre avantage de cette galerie est qu’elle mène tout droit sur la place de la Scala ! L’édifice en lui-même n’est pas bien impressionnant. Aux portes du bâtiment, de jolies affiches annoncent la saison lyrique et de ballet. Pas mal de choses intéressantes au programme avec notamment Giselle, Onéguine et Raymonda. Le samedi de mon arrivée se jouait l’Altra meta del cielo de Martha Clarke sur une musique de Vasco Rossi. Je ne m’y suis pas risquée un peu découragée par les prix (ne restait plus que les places à 95 et 115€ !).

 

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                                                              vue depuis le toit du Duomo

 

Un petit tour par le musée du théâtre s’imposait néanmoins ! Il n’a rien d’exceptionnel. On fait un petit tour dans la bibliothèque où sont exposés des costumes (ce jour là Don Giovani et Don Quichotte). Puis une salle de tableaux expose les portraits de chanteurs ou danseurs ayant marqué l’histoire du lieu. A noter qu’à part Noureev on ne trouve pas énormément de représentants du ballet !

Mais le plus intéressant de la visite est ailleurs. C’est évidemment la salle !! Elle est assez magnifique et l’on reste sans voix lorsque l’on y accède par l’une des loges ! Elle m’a semblé bien plus grande que le Palais Garnier. Elle s’élève sur six étages de loges. Le parterre comme la fosse d’orchestre sont assez vastes. Les loges en revanche sont minuscules ! Les italiens réussissent à caser six personnes dans un espace bien plus restreint que nos loges parisiennes. Les places du fond sont à visibilité très réduite et il n’y a pas énormément de marge de manœuvre pour se lever. J’imagine qu’en sixième loge on ne voit carrément plus rien.

 

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                                                                      Il castello

 

La seule déception vient du fait qu’on ne peut pas prendre de photos. Bien sûr j’ai un peu fraudé. Il était de mon devoir de balletomane baroudeuse de rapporter quelques images (enfin merci surtout à ma meilleure amie qui a fraudé pour moi avec son super appareil pendant que j’essayai désespérément de capter des images avec mon téléphone !).     

Pour le reste je ne vais pas faire l’inventaire des choses à faire à Milan. Il y en a bien assez !

S’il fait soleil, on déambule facilement dans la multitude de rues pavées (attention aux talons hauts !). On rigole devant les excentricités des vitrines des boutiques de luxe. On peut aussi faire un tour par le château et son grand parc (l’occasion de bien bronzer et frimer après quand tout le monde a eu un temps pourri en France). 

Le soir, direction le quartier de Navigli au sud de la ville. Des restaurants s’alignent sur les quais de canaux. Vu très agréable et prix abordables. Surtout la nourriture (et le vin !) sont à tomber par terre !

 

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                                                                           Navigli

 

Je referme là cette parenthèse milanaise et on se retrouve très vite avec un compte rendu de la dernière de la Bayadère et (encore et toujours ) le retour tant souvent promis sur la soirée Robbins/Ek ! 

 

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                                                              La Scala

 

Photos: Sido

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 16:29

De retour de week end prolongé (j’en parlerai dans un prochain billet), il est plus que temps de revenir sur la représentation du 4 avril qui réunissait l’étoile du Bolchoï Svetlana Zakharova et deux étoiles « maison » Stéphane Bullion et Ludmila Pagliero tous deux nommés sur les rôles qu’ils incarnaient ce soir.

 

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Beaucoup de monde avait le déplacement pour voir la grande Svetlana. C’est une ballerine que je n’appréciais pas particulièrement jusque là (les sixo’clock, la pantomime trop outrée…) mais j’étais assez curieuse de la découvrir dans ce rôle.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle m’a fait changer d’avis ! Elle est une étoile, une vraie, impossible de ne pas la voir quand elle est sur scène. Même cachée sous son voile lors de son entrée, elle impressionne. La première variation lui permet de montrer au public parisien ce qui fait toute la particularité des danseuses russes : le travail des bras. Il est vrai qu’il est particulièrement magnifique. Svetlana Zakharova est d’une grâce infinie et semble évoluer dans une autre dimension, coupée du temps. Elle représente très bien la danseuse sacrée. Elle est autoritaire et repousse avec force les avances du grand Brahman.

 

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Mais dès l’arrivée de Solor elle n’est plus qu’une jeune femme pleine d’amour. Le pas de deux si périlleux du premier acte était très réussit. L’étoile russe a semblé détendre Stéphane Bullion qui a affiché un grand sourire tout du long. Il faudrait que je revoie Florian Magnenet mais pour l’instant c’est l’étoile qui a ma préférence dans le rôle du guerrier. Je le trouve très juste dans ses intensions et sa pantomime. Son personnage est extrêmement cohérent et cela fait plaisir à voir. Sa danse est également plus libérée qu’à l’époque de sa prise de rôle (et donc de sa nomination).

La soirée était également l’occasion de revoir Ludmila Pagliero pour la première fois depuis sa nomination. La nouvelle étoile campe une excellente Gamzatti tant sur le plan technique qu’au niveau de l’interprétation. Sa confrontation avec Zakharova était de très haute volée. De loin la plus convaincante de la série. On sentait une vraie intensité. Les deux étoiles étaient extrêmement justes.

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Le deuxième acte était marqué par le bon pas de deux entre Stéphane Bullion et Ludmila Pagliero. Cette dernière a brillé sur les parties techniques si difficiles de son rôle.

Svetlana Zakharova a subjugué la salle avec une variation du serpent toute en finesse et ralentis. On était en manque de cambrés, nous voilà servis !!

Globalement le corps de ballet semble fatigué. On a l’impression que l’envie n’y est pas. Il a néanmoins été galvanisé au dernier acte par la présence de la star du Bolchoï. Cet acte était un pur régal. Je reprocherais tout de même à l’étoile russe de lever la jambe un peu trop haut. Je sais que c’est sa marque de fabrique mais les six o’clock sur l’adage blanc ça me gène un peu. Mais tout le reste n’est que douceur. Stéphane Bullion a encore une fois prouvé qu’il était le seul actuellement à passer le manège de doubles assemblés proprement et c’est montré très bon partenaire.

 

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Au final certainement ma meilleure soirée de cette série (la nomination de Josua Hoffalt mise à part mais elle ne boxe pas dans la même catégorie). Les trois interprètes étaient excellents et tout le ballet a semblé se réveiller après une série de Bayadère plutôt terne.

Très vite sur ce blog un retour sur mon week end de Pâques passé à Milan (oui on s’éloigne de l’Opéra mais c’est mon blog, je dis bien ce que je veux !).

Ensuite le retour si souvent promis et qui va bien finir par arriver sur la soirée Ek/ Robbins.

On conclura par la dernière de la Bayadère qui réunira à nouveau Myriam Ould-Braham et le seul Solor encore debout, Florian Magnenet.  

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 15:19

Avec un peu de retard, voici quelques impressions sur la représentation du 28 mars dernier qui voyait les premiers pas de Myriam Ould-Braham dans le rôle titre de la Bayadère.

Cette représentation était très attendue des balletomanes qui étaient d’ailleurs nombreux dans la salle. Depuis un an, la première danseuse Myiram Ould-Braham réussit à obtenir au moins une date sur chaque reprise de ballet classique et a même été l’une des héroïne de la re création de la Source.

 

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Sur cette reprise de la Bayadère, elle est distribuée pour la première fois sur le rôle de Nikiya pour trois représentations. Les espoirs de nominations que suscitait cette distribution se sont quelque peu évanouis après les nominations successives de Josua Hoffalt et Ludmila Pagliero mais l’intérêt du public restait grand. D’autant plus que Gamzatti devait être interprétée par la sujet Mathilde Froustey qui avait dû faire une prise de rôle à haut risque en cours de représentation lors de la blessure de Dorothée Gilbert il y a une semaine. Au final, la jeune femme était souffrante et c’est Charline Giezendanner sujet elle aussi qui a assuré le spectacle.

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Myriam Ould-Braham a toutes les qualités d’une bonne Nikiya. Son travail de bras est magnifique et ses cambrés spectaculaires. Elle prend le partit de camper une Nikiya très femme, moins immatérielle que ses camarades. Elle semble néanmoins un peu effacée au premier acte et peine à imposer son personnage. Elle s’illumine toutefois lorsqu’apparait Florian Magnenet étonnant dans le rôle du guerrier Solor. Le premier danseur impose un personnage tout à fait intéressant. Il est éperdument amoureux de Nikiya et on ne le sent jamais hésiter sur ses sentiments. Le reproche que l’on peut faire à la plupart des titulaires du rôle est de camper des personnages très volatiles dans leurs sentiments. Ils hésitent au premier acte et sont ravis de leur nouvelle fiancée au second. Ici Florian Magnenet est clairement opposé à ce mariage forcé. Il a même un geste assez intéressant et que je n’avais jamais remarqué chez les autres danseurs lors de sa confrontation avec le Rajah. Après concertation avec ses amis, il se tourne vers le Rajah et fait très clairement « non » de la main. A ce moment le Rajah lui attrape le bras pour placer sa main dans celle de sa fille accentuant bien le côté « arrangé » de l’histoire. Même lors des fiançailles il n’est jamais pleinement heureux et semble faire les choses machinalement.

Il est en revanche tout amour dès qu’il croise le regard de sa Bayadère. Le pas de deux du premier acte était très réussi, très fluide. Les deux partenaires forment un couple assez inattendu mais plutôt convaincant. Il faut qu’ils doivent être le seul partenariat d’origine dont les deux membres sont encore debout.

 

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Au deuxième acte, place au divertissement avec les festivités des fiançailles. Allister Madin a campé une excellente idole dorée, très précise et aussi très bien maquillée (et bien oui ça compte aussi !).

Heloïse Bourdon était surprenante en danseuse indienne et très bien épaulée par le trop rare Sébastien Bertaud.

Eleonore Guérineau quant à elle était une danseuse Manou très joueuse et pleine de peps.

Charline Giezendanner de son côté entrait donc pour la première fois dans les habits de Gamzatti. Je n’ai pas été très fan au premier acte de son côté gamine pourri-gâtée. Elle m’a fait penser à une enfant à qui on cherchait à piquer son jouet préféré. C’est une interprétation qui se défend mais qui m’a un peu surprise car on en perdait un peu le côté princesse. Elle était en revanche formidable au deuxième acte assurant techniquement toute la difficile partition de son rôle. Je serais curieuse de la revoir une seconde fois pour constater l’évolution de son personnage.

Le deuxième acte se termine par la mort tragique Nikiya où Myriam Ould-Braham a véritablement brillé. Elle était extrêmement touchante d’un bout à l’autre. Même la coda qui arrive souvent comme un cheveu sur la soupe était très maîtrisée et en cohérence avec le reste de son interprétation. Il restait quelque chose de très mélancolique qui était intéressant.

 

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Le troisième acte a débuté par une descente des ombres assez chaotique. Le trio d’ombre n’était pas non plus au mieux de sa forme. Heureusement le couple phare a brillé. Il était totalement à son aise dans ce style. Myriam m’a plusieurs fois fait penser à un cygne blanc. Florian Magnenet était un partenaire solide et a réussi à passer toutes les difficultés techniques du rôle.

 

Au final une soirée très attendu et très agréable. J’ai maintenant hâte de revoir cette distribution le 15 avril lors de la dernière.

D’ici là un retour sur la venue de Svetlana Zakharova et enfin quelques mots sur la soirée Robbins/Ek !

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 16:39

C’était l’événement auquel personne ne s’attendait.

J’imagine que nous avons dû être nombreux hier soir à jeter machinalement un dernier coup d’œil à Twitter avant d’aller nous coucher et ainsi apprendre la nomination de Ludmila Pagliero comme étoile à la suite d’une représentation de la Bayadère !

 

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                                                                photo: Sébastien Mathé

Un petit retour en arrière s’impose. Mardi 20 mars (voir précédent article) Dorothée Gilbert se blesse sur scène en interprétant le rôle de Gamzatti. Mathilde Froustey la remplace pour le reste de la représentation et récupère par la même occasion la date suivante qui doit être filmée et diffusée au cinéma.

Souffrante la veille de la captation c’est finalement Ludmila Pagiero, titulaire sur la soirée Robbins/ Ek que l’on appelle à la rescousse pour tenir le rôle de la princesse alors qu’il n’était même pas prévu qu’elle danse sur cette série. Sacrée pression pour la jeune femme ! Son courage aura été récompensé puisqu’elle a été sacrée étoile en directe sur plusieurs écrans de cinéma dans le monde. (à noter que l’Opéra s’offre ainsi un joli coup de pub).

Ludmila Pagliero est une danseuse que j’apprécie vraiment. Elle m’a toujours fait bonne impression. Sa technique est assurée et elle avait démontré un beau travail de bras dans les enfants du Paradis. J’aurai aimé la voir dans plus de rôles titres mais on ne choisi pas toujours ses distributions. Elle est très à son avantage dans le programme Robbins/ Ek où elle est excellente en danseuse rose mais surtout vraiment émouvante dans le pas de deux de la porte d’Appartement. J’espère que quelqu’un aura l’idée de l’y filmer avec Stéphane Bullion et de la mettre en ligne !

 

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                                                                      photo: Julien Benhamou

Après était-il nécessaire de la nommer étoile ? Je n’en suis pas certaine. Ceci dit pourquoi pas.

Elle a de plus un parcours des plus particuliers puisqu’elle a été soliste au Chili (elle est d’origine argentine) avant de tout lâcher pour recommencer en bas de l’échelle à Paris. Elle a gravis tous les échelons assez rapidement avant d’arriver au firmament.

Je suis maintenant très curieuse de la découvrir dans des grands et cela commencera dès le mois prochain avec une prise de rôle dans l’Histoire de Manon.

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