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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 14:30

Décidément la semaine s’étire en longueur !

 

Ce soir, artistes de tous univers s’unissent pour un gala au Théâtre des Champs Elysées en faveur des sinistrés du Japon.

 

C’est aujourd’hui que sort en salle Pina de Wim Wenders, en 3D s’il vous plait !

 

Nous avons également apprit hier une nouvelle très intéressante concernant la reprise de Roméo et Juliette à savoir que Delphine Moussin remontera sur scène dans le rôle de Lady Capulet. Drôle d'initiative compte tenu du fait que l'étoile n'a jamais eu droit à des adieux officiel. Cependant, nous n'allons pas bouder notre plaisir de la revoir sur scène.

 

Pour cause de travail en masse je ne pourrais me rendre ni au cinéma, ni au TCE cette semaine …

 

          bruge.jpg

 

Donc comme il n’y aura pas de nouvelles avant la générale de Roméo et Juliette samedi (compte rendu dimanche donc !), je vous laisse avec quelques photos ensoleillées de Bruges prises le week end dernier avec un petit clin à quelques uns de mes amis et leur célèbre phrase « mais de toute façon toi tu pars toujours en vacances dans des coins où il pleut ! »

 

         bruge-2.jpg

 

A dimanche !

 

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                                  Le vrai lac des cygnes! (bouh c'est nul je sais!!)

 

 

      bruges-4.jpg

 

 

photos: Sido

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 10:37

La nouvelle reprise de Coppélia au Palais Garnier c’est terminée mercredi 30 mars de façon tout à fait particulière avec les adieux de son chorégraphe et ancienne étoile de l’Opéra de Paris, Patrice Bart.

 

Je me suis rendue à la représentation avant tout pour découvrir le ballet (et oui je ne connaissais pas cette version) et évidemment pour le défilé qui reste un moment magique d’années en années. Ce n’est pas que je n’apprécie pas Patrice Bart mais disons que si tous ces éléments ne c’étaient pas combinés je ne suis pas certaine que j’aurai fait le déplacement spécialement pour lui.

Pourtant, je me suis surprise à être assez émue par le bel hommage qui lui a été rendu ce soir-là.

Voici quelques impressions.

 

 

La représentation s’ouvrait donc par le défilé. Je trouve que c’est un magnifique moyen de faire ses adieux. J’avais déjà pu le remarquer lors de ceux de Manuel Legris. On a ici une impression d’une grande unité. Toute une troupe (et une école) derrière un danseur qui se retire.

Il est toujours émouvant de voir ces petits rats si sérieux et concentrés dans ce moment solennel. Puis arrive le corps de ballet, les premiers danseurs dont certains ont eu droit à de belles ovations. Ainsi, Myriam Ould-Braham (qui dansait le rôle titre il y a quelques jours de cela), la ligne des nouveaux premiers danseurs (Magnenet, Hoffalt, Chaillet) ont été particulièrement applaudies (en tout cas dans le coin où je me trouvais !). De fortes acclamations se sont également faites entendre au passage de José Martinez, dont je n’avais pas réalisé que c’était sans doute le dernier défilé, et Nicolas LeRiche.

Puis arrive Patrice Bart en costume noir. Seul, il prend sont temps pour descendre la scène sous les applaudissements du public et du corps de ballet. Il profite quelque peu de l’instant avant de rappeler vers lui les étoiles actuelles. Un moment assez touchant. Le défilé c’est aussi un symbole. En plus de 50 ans de carrière on peut imaginer qu’il en a usé tous les postes (assit par terre, en rang sur le côté, puis sur le devant de la scène).

 

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                                             Emilie Cozette, Jérémie Bélingard, Isabelle Ciaravola, Karl Paquette

 

Les lumières se rallument, le temps de reprendre ses esprits avant la représentation. Le temps pour moi également de faire connaissance avec ma sympathique voisine de loge que je salue si elle passe par là !

 

Puis nous sommes partit pour Coppélia. Lorsqu’on ne connait que la version « traditionnelle » de ce ballet, l’argument de cette relecture parait pour le moins obscur sans lecture du programme. Ici, plus de jeune homme tombant sous le charme d’une jeune fille à travers une fenêtre. Jeune fille qui se révèle être un automate créé par Coppélius.

Ici, Coppélius est un homme brisé par la disparition de la femme qu’il aime. La grande différence avec les versions que j’ai déjà pu voir est qu’il n’est pas excessivement âgé et surtout, il danse !

 

                        Copie-de-P1030118.JPG

                                                                             Mathias Heymann

 

Du côté du petit village, nous suivons l’histoire de Frantz,  jeune étudiant fan de papillons et sa fiancée Swanilda. Dès le début on se demande un peu ce qu’elle trouve à ce jeunot un peu niai. Aussi il n’est pas très surprenant de la voir rapidement tomber dans les bras du ténébreux Coppélius (pour le compte de fées on repassera). Le pas de trois entre les principaux protagonistes est très intéressant. C’est en grande partie dû à la réelle complicité existante entre Dorothée Gilbert et José Martinez. On sent assez rapidement que la Swanilda de la jeune étoile n’en a pas grand-chose à faire de son naïf fiancé.

 

Leurs échanges sont entrecoupés de danses de caractère très sympathiques et bien emmenées par un corps de ballet déchaîné. Boostés par l’enjeu de la soirée, ils poussent quelques cris de guerre avec une énergie qui emporte rapidement l’adhésion du public.

 

                      Copie-de-P1030119.JPG

                                                                           José Martinez

 

Il faut également signaler les excellentes prestations des amies de Swanilda. Pendant quelques jours, la rumeur avait courue que quelques étoiles pourraient se glisser dans ces rôles au deuxième acte. Il n’en n’a rien été mais cela n’a pas empêché leur passage d’être très sympathiques. La descente de l’escalier au deuxième acte reste un grand moment. La remontée également avec une Mathilde Froustey qui va se retrouver à la porte, enfermée à l’intérieur. Malgré toutes ses supplications, la fameuse porte ne s’ouvrira que le temps qu’il lui soit balancé un livre s’occuper un peu !

 

                                  Copie-de-P1030139.JPG

                                                          Dorothée Gilbert et Patrice Bart

 

Mais parlons maintenant plus en détails des principaux interprètes. Dorothée Gilbert a incontestablement été la reine de la soirée et a reçu de véritables ovations à chacune de ses variations. Tout chez elle semble fait avec un naturel déconcertant. Difficile de s’imaginer que deux mois plus tôt elle avait dû renoncer au Lac des Cygnes pour cause de blessure. Le tout était vraiment enthousiasmant, en particulier les danses écossaises et espagnoles du deuxième acte. Ce type de rôle de caractère lui correspond bien et nous ferait attendre une reprise de Don Quichotte avec impatience.

José Martinez est parfait en Coppélius. Torturé comme il faut, charmeur et énigmatique, il accompagne sa prestation d’une technique impeccable. Finalement personne ne sait la date de son départ en retraite mais je suis heureuse de l’avoir vu, peut être pour la dernière fois, et de ne pas être restée sur l’impression de son Siegfried.

Mathias Heymann campe un bon Frantz, naïf est joueur. On ne lui en demande pas vraiment plus. Il n’était en revanche pas aidé par une chorégraphie tarabiscotée et inutilement compliquée qui ne m’a pas vraiment plu. Reste ces sauts, toujours aussi beaux.

 

                                    Copie-de-P1030149.JPG

                                                                           Patrice Bart

 

Patrice Bart a fait son retour sur scène pour les saluts accompagnés d’une pluie de pétales de roses. Toutes les étoiles passées et présentes étaient sur scène. L’ambiance était assez festive ce qui n’a pas empêché l’émotion de passer.

 

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 15:25

C’est suffisamment rare pour être signalé. Cette semaine, le petit cinéma de m’a ville a décidé de se pencher sur la danse. Au milieu des Black Swan et Billy Eliott c’est glissé une unique diffusion des rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch, documentaire d’Anne Linsel et Rainer Hoffman sortit le 13 octobre dernier. Par manque de temps, j’avais fait l’impasse sur ce film et c’était une belle erreur ! Heureusement que l’occasion m’a été donnée de me rattraper.

Première surprise en arrivant dans la salle : elle est presque pleine. Qui a dit que la danse n’intéressait personne ?

 

                                     pina.jpg

 

Mais il est difficile de qualifier Les rêves dansants comme un film sur la danse. Le concept est assez original, faire danser à des adolescents de 14 à 17 ans, Kontakthof, chorégraphie de Pina Bausch dansée en premier lieu par des professionnels, puis par des seniors il y a quelques années de cela.

 

Plus que la danse ou la chorégraphe, c’est donc l’adolescence qui est au cœur du sujet. Pendant 1h30 on voit ces jeunes gens vivre, évoluer, s’amuser, se décourager… Ils nous parlent de leurs vies (pas toujours faciles), leurs joies, leurs peines, leurs espoirs. Le tout ramené dans le contexte de ces répétitions.

Des jeunes gens qui, de leur propre aveu ne se seraient peut être jamais parlé en temps normal s’unissent ici autour d’un même projet.

 

                    pina2.jpg

 

Il est très intéressant de voir leur évolution tout au long du documentaire. En arrivant, peu d’entre eux connaissaient Pina Bausch et ses chorégraphies. Certains n’avaient mêmes jamais mit les pieds dans une salle de danse. Ils sont maladroits, n’osent pas se toucher, se lâcher et pourtant ils en ont des choses à dire.

 

Petit à petit on voit toutes ces individualités se transformer en groupe soudé. Ils croient vraiment en ce qu’ils font malgré les moments de découragement. Le contraste entre les premières répétitions et la représentation finale est assez saisissant et rend le tout vraiment émouvant.

Evidemment, quelques personnalités ressortent du lot comme la jolie Joy qui se voit attribué le rôle phare de la pièce ou encore Kim qui participe à l’une des scènes que j’ai préféré où (dans le cadre de la pièce) elle se fait consoler par tout un tat de garçons.

 

                                 pina3.jpg

 

Les répétitions sont supervisées par deux marraines-fées Jo-Ann Endicott et Bénédicte Billiet anciennes danseuses de Pina Bausch qui font preuve d’une patience d’ange et d’une grande empathie envers les jeunes. Le tout sous le regard bienveillant de Pina Bausch peu bavarde mais très juste. Elle sait qu’elle ne peut pas faire de ces ados des danseurs professionnels en quelques mois mais cherche tout de même à faire un travail de qualité. Elle veut faire ressortir le meilleur d'eux et se montre d’une grande générosité. La scène finale où elle offre à chacun une rose avant de disparaitre dans les coulisses m’a beaucoup touchée.

 

Un bien beau film plein d’émotion, d’humour et d'humanité qui sortira très bientôt en DVD et que je vous invite à voir ci se n’est déjà fait !

 

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 11:36

C’est hier soir que les affaires ont repris à l’Opéra de Paris avec la reprise de Coppélia. Pour l’instant je n’ai qu’une seule place pour le 30 avril mais espère bien en trouver une autre avant !

 

Nous avons eu pas mal d’informations récemment sur les distributions et autre… L’occasion de faire un petit point.

 

Des Juliettes célibataires

 

Les grandes histoires d’amour ne sont plus ce qu’elles étaient. L’Opéra nous a fait une belle surprise hier en diffusant près d’un mois avant la première les distributions par dates de Roméo et Juliette. Comme il ne faut pas trop en demander non plus seules les dates des Juliettes nous ont été dévoilées. Est-ce là un signe d’émancipation ? Cette pauvre Juliette en ayant assez de se battre pour son grand amour a-t-elle décidé d’aller vivre sa vie toute seule ? Ou est-ce simplement que les distributions sur le rôle de Roméo sont si peu excitantes, qu’au fond, on s’en fiche un peu… Car il est vrai que depuis l’annonce des pré distributions, c’était bien les titulaires de Juliette qui nous intéressaient.

 

                             danse_letestu_romeo_bastille.jpg

                                                                        Agnes Letestu (photo Icare)

Au final, c’est Laetitia Pujol qui a les honneurs de la première aux côtés de Stéphane Bullion en Tybalt  et Mathias Heymann en Mercutio. Elle se produira les 11, 17, 21 et 28 avril. Puis ce sera au tour d’Agnes Letestu (que j’ai du mal à imaginer dans le rôle mais pourquoi pas…) les 14, 16 et 23, Isabelle Ciaravola les 16 (matinée), 19 et 25, et Dorothée Gilbert les 26 et 30.

Du côté des bonnes surprises, Myriam Ould-Braham a droit à une date. Date qu’elle doit certainement à la disparition de Clairemarie Osta des grilles de distributions. Elle était, avec Isabelle Ciaravola, l’étoile que j’avais le plus hâte de découvrir en Juliette. Dommage…

Mathias Heymann quant à lui abandonne le rôle de Roméo pour celui de Mercutio. Dommage aussi. Bien qu’il ne soit pas l’interprète le plus fin de la compagnie, c’est en faisant qu’on apprend. Il a l’âge de ce genre de rôle et cela aurait été intéressant de l’y voir.

                                     myriamouldbrahm2dy-4306037875.jpg

                                                               Myriam Ould-Braham (photo de ?!)

Ne reste plus qu’à attendre les distributions complètes. On annonçait il y a quelques temps Laétitia Pujol avec Mathieu Ganio, Agnes Letestu avec Florian Magnenet, Isabelle Ciaravola et Karl Paquette, Dorothée Gilbert et Josua Hoffalt (bel exemple de distribution féminine intéressante et masculine pas hyper excitante) et Myriam Ould-Braham avec Christophe Duquenne. L’absence des Roméos dans les annonces est-il signe de changement ? Wait and see…

 

 

Et si c’était vrai … Hervé Moreau quitte l’Opéra de Paris.

 

 La rumeur avait couru il y a quelques années à l’époque sa première blessure, juste avant son retour fracassant dans la 3e symphonie de Malher. Aujourd’hui malheureusement elle réapparaît. Hervé Moreau arrêterai la danse.

La nouvelle a été annoncée de façon pour le moins abrupte dans un article du Figaro consacré à la nouvelle saison. « Hervé Moreau, Roméo idéal, arrête la danse. » et voilà. En quelques mots l’affaire est réglée. Ce n’est pas ici la journaliste qui est à blâmer mais plutôt le mutisme de l’Opéra de Paris sur le sujet. On en parle en effet comme d’une chose qui serait connue de tous et pourtant, nombreux sont les lecteurs à être tombés de leur chaise à la lecture de l’article. Etrange que l’Opéra ai laissé filtrer cette information sans faire aucune annonce officielle. Il s’agit tout de même d’un danseur étoile, et pas n’importe lequel !

Je dois dire que j’apprécie beaucoup Hervé Moreau que j’ai pas mal vu danser. Il était arrivé à un moment de sa carrière où il combinait parfaitement artistique et technique. Cela en faisait l’un des danseurs les plus intéressants de la compagnie.

Si elle est définitive, je trouve cette décision triste à pleurer, même si cela fait évidemment partie des aléas de la vie d’un danseur ça n’en reste pas moins rageant.

J’espère tout de même (toujours si la nouvelle se confirme), que l’Opéra aura la décence d’en dire deux mots.

Je me rappel encore de la retraite anticipée de Jean-Guillaume Bart apprise une fois la dernière représentation de Wuthering Heigts achevée…

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                                            Hervé Moreau et Isabelle Ciaravola (photo Julien Benhamou)

  

Tout augmente ma pauv’ dame

 

Je ne vais pas vous faire un article « c’est un scandale que les prix augmentes ainsi ». D’autres l’ont fait d’une bien meilleure façon que moi. Ici, ici et ici.

 

C’était en effet l’autre chouette surprise au moment de l’annonce de la nouvelle saison. Des Manon, Onéguine et autre Bayadère… oui mais à quel prix ! Toutes les catégories ont augmentées. Les baignoires se trouvent désormais pourvues d’un troisième rang ! Pour ceux qui connaissent mal les placements à Garnier, il faut savoir que les deuxièmes rangs de baignoires ont une visibilité très réduite qui implique souvent le fait de passer la représentation debout. Au moins comme cela, on est au courant, mieux vaut prendre directement le 3e. Et ces pauvres pigeons qui sont se sont payé un second rang auront le bonheur d’admirer le haut du corps des danseurs flotter au dessus de la tête de leurs voisins du devant.

 

Toutes les catégories sont touchées et les place debout à 5 € de l’Opéra Bastille dont était si fière la direction sont supprimées.

 

Cette nouvelle est l’occasion d’une petite séquence nostalgie. Nostalgie de l’époque où je commençais juste à aller régulièrement à l’Opéra. J’étais toute fière d’expliquer à mes camarades de fac que l’Opéra c’était hypeeeer accessible, même pour des pauvres étudiants fauchés, que c’était le prix d’une place de ciné… Les places d’amphi coûtaient moins de 20€… Ahlala ! Maintenant on va payer 15€ pour voir ¼ de la scène assis. 

 

 

Rencontres chorégraphiques Temps Danse

                                                temps.jpg

Pour terminer, un petit coup de pouce pour cet événement réunissant compagnies professionnelles et amateurs dans le but de lever des fonds pour l’association UNISEP (Union pour la lutte contre la Sclérose en Plaques).

Tous les styles de danses seront représentés (contemporains, classique, jazz, hip hop…) dans la joie et la bonne humeur ! L’événement aura lieu le 26 mars à la salle Le Cratère de Saint Arnoult en Yvelines à 20h30. 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 19:31

Quelle tristesse ! Tout au long de l’année c’est la course entre le boulot, le RER, les ballets à Paris et puis revenir en banlieue … Et maintenant que je suis tranquillement en vacances, plus rien à voir à Garnier et à Bastille !

Dans une petite dizaine de jours les représentations de Coppélia débutent et pour changer, les distributions se font attendre. Heureusement, dansomanie, a les a diffusées. Cela peut toujours changer mais c’est bien utile en attendant.

En tête d’affiche on attendait Dorothée Gilbert et Emilie Cozette sur le rôle titre. Au final, cette dernière a disparu des grilles. On fait le point.

 

Gilbert/ Heymann/ Martinez : 17, 22, 24, 28 et 30 mars.

Une distribution assez alléchante. J’avoue, je ne connais pas la version Bart de ce ballet. Toutefois, les trois étoiles semblent bien correspondre aux personnages. C’est une double prise de rôle pour les plus jeunes étoiles. Je ne suis pas persuadée du bien fondé de l’association Gilbert/ Heymann. Je préfère ce dernier avec une partenaire plus âgée. Quand à Dorothée Gilbert, j’aime assez son partenariat avec Mathieu Ganio. J’aurai été curieuse de la voir avec Nicolas LeRiche dans le Lac.

Daniel/ Paquette/ Phavorin : 18, 19 (20h) et 26 mars (14h30).

Belle promotion pour Nolwenn Daniel qui prend ici la place d’Emilie Cozette. J’aime bien cette danseuse. On la voit très rarement et peu dans des rôles titres, c’est bien dommage. Stéphane Phavorin devrait être très à l’aise en Coppélius. nolwenn.jpg

                                                               Nolwenn Daniel et Benjamin Pech

 Hurel/Duquenne/ Pech : 19 (14h30), 20 (20h) et 26 mars (20h).

A priori la distribution qui m’intéresse le moins. J’ai du mal à accrocher avec Mélanie Hurel. Cela fait un moment (depuis le Casse Noisette de 2007 il me semble) qu’on ne l’a pas vu dans un rôle titre. A noter un portrait assez sympa de la première danseuse dans le dernier numéro de Danse.

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                                         Mélanie Hurel et Karl Paquette (photo: Cosimo Magliocca)

  

Ould-Braham/ Hoffalt/ Pech : 27 mars (14h30).

 

Une seule date pour la pauvre Myriam Ould-Braham qui est décidément bien mal aimée. Ce rôle semble pourtant bien lui correspondre. C’est vraiment dommage de lui faire préparer le rôle pour une seule et unique date. La même mésaventure risque fort de lui arriver sur Roméo et Juliette. Avec l’alignement d’étoiles féminines sur le rôle elle a très peu de chance d’obtenir une date.

 

 

Les adieux de Patrice Bart auront lieu le 30 mars. La représentation sera précédée du défilé. C’est pour l’instant la seule place que j’ai. Pas tant que j’avais envie de dire adieux au chorégraphe, mais un défilé ça ne se rate pas !

 

 

 

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 16:51

Surprise !

 

Alors qu’on le l’attendait pas avant le 7 mars, la saison 2011/2012 de l’Opéra de Paris nous a été dévoilée vendredi soir ainsi que les formules d’abonnement sur le site de l’ONP. Une erreur vite réparé mais magie d’Internet oblige l’information c’était déjà répandue comme une trainée de poudre !

Les premières rumeurs apparues dès la fin décembre nous avait déjà bien aiguillées ce qui n’a pas empêché quelques surprises qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

On fait le point.

Soirée Lifar/Ratmansky : Phèdre/ Psyché, au Palais Garnier.

Cela fait tout de même plaisir de voir à Garnier une œuvre de Lifar autre que Suite en Blanc. J’avoue que je ne sais rien de la qualité de la pièce et certains ballets créés à cette époque paraissent aujourd’hui datés. Toutefois c’est toujours intéressant de découvrir des pièces.

J’ai également hâte de voir le ballet de Ratmansky. Je ne sais pas su tout quoi en attendre.

La Source : Jean-Guillaume Bart, au Palais Garnier

J’attendais depuis longtemps un ballet de Jean-Guillaume Bart pour la compagnie. Ce ne sera pas une création mais cela devrait tout de même nous réserver de beaux moments.

Cendrillon : de Noureev, à l’Opéra Bastille

Comme j’enrage qu’on ai choisi ce ballet de Noureev… C’est certainement un de ceux que j’aime le moins… Quitte à partir dans le kitch, j’aurai préféré revoir la belle au bois dormant que l’on a pas vu depuis bien longtemps… Nous allons certainement avoir droit à un combat grandes vs petites danseuses avec la soirée à Garnier. Sur Cendrillon on pourra certainement (re)découvrir Agnès Letestu, Emilie Cozette sur le rôle qui lui a valu sa nomination, Aurélie Dupont sera-t-elle sur les deux ? Et Dorothée Gilbert et Isabelle Ciaravola. Certaines vont devoir se couper en deux.

Il y a des chances que Karl Paquette et Stéphane Bullion soient les nouveaux héros de la fin de l’année. Quoi que j’imagine mal Stéphane en acteur vedette…

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Onéguine : de Cranko, au Palais Garnier

Voici donc la saison programmée en parallèle à Cendrillon en fin d’année 2011. Ca m’embête un peu car il va falloir se couper en deux !! J’aime beaucoup ce ballet et suis très heureuse qu’ils le reprennent.

Espérons très fort un retour d’Hervé Moreau qui était de loin le meilleur titulaire du rôle de la série. Toujours évidemment en partenariat avec Isabelle Ciaravola qui avait été choisie par les ayant droits de Cranko pour la première alors qu’elle était la seule première danseuse distribuée.

Hâte également de revoir Clairemarie Osta en Tatiana. On peut espérer des prises de rôle, notamment celle de Stéphane Bullion en Onéguine. Aura-t-on droit à Karl Paquette ? Je ne l’espère pas, je n’avais pas du tout accroché à son Armand dans la Dame aux Camélias. Ces rôles narratifs ne lui vont pas vraiment. Mais je n’attends que de changer d’avis !

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Ballet Royal du Danemark : Napoli, compagnie invitée, au Palais Garnier

L’année 2012 commencera donc avec le ballet du Danemark. Je ne connais pas la compagnie. Dommage qu’on ne puisse pas découvrir un autre ballet que Napoli, mais pourquoi pas…

Orphée et Eurydice : de Pina Bausch, à l’Opéra Bastille

Bizarre de programmer ce ballet à Bastille. Si je ne me trompe pas il était à Garnier la dernière fois. Je ne l’ai vu qu’une seule fois et le seule souvenir que j’en ai est de m’y être terriblement ennuyée. J’attends donc de le revoir pour me faire un autre avis.

La Bayadère : de Noureev, à l’Opéra Bastille

Brigitte Lefebvre ne nous avait donc pas mentit ! Lors des pleins feux de la Bayadère de l’an dernier, elle nous avait promis une reprise rapide du ballet donc les places c’étaient littéralement arrachées.

Cette fois le ballet se tiendra à Bastille, tant mieux !! J’espère donc voir un peu plus de distributions que la dernière fois. Isabelle Ciaravola devrait reprendre Nikiya (elle était blessée la dernière fois). On devrait raisonnablement aussi y voir Stéphane Bullion qui avait été nommé sur le rôle de Solor l’an dernier. J’espère y voir Jérémie Bélingard et Mathias Heymann. Peut être aurons nous droit à quelques prises de rôle après le départ en retraite de Delphine Moussin. Il serait intéressant de voir Emilie Cozette en Nikiya, un rôle qui je pense lui est plus naturel que Gamzatti.

 

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                                                                       photo dansomanie

 Spectacle de l’Ecole de Danse : au Palais Garnier

Pas plus de détail sur le programme…

 

Soirée Robbins/ Mats Ek : Dances at a Gathering / Appartement, au Palais Garnier

Aaaah, jusqu’à présent on avait du mal à voir la patte de la direction sur cette programmation mais la voici avec une soirée composée de deux ballets sans aucun lien !! Pas vraiment de logique dans cette programmation, ça sera à nous chercher.

Dances at a Gathering n’a pas été donné depuis très longtemps bien que ces variations soient souvent choisies dans les concours de promotion. Un ballet qui met en valeur ses solistes. On devrait droit à tout plein d’étoiles partout. Chouette !

J’ai très hâte de voir Appartement en live !

Appartement_de_Mats_Ek.jpg

L’histoire de Manon : Mac Millan, au Palais Garnier

Aaaah depuis le temps qu’on l’attend, qu’on nous l’annonce et qu’elle n’arrive jamais… Voici enfin Manon. Quand on le voit dans la programmation, on s’imagine déjà toutes les danseuses qu’on voudrait voir dans le rôle titre (Clairemariiie ! Isabelle…).

 

Roméo et Juliette : Sasha Waltz, à l’Opéra Bastille

Le ballet ne m’avait franchement pas enthousiasmée lors de sa création… A revoir pour confirmer ou infirmer cette impression

Tokyo Ballet : Kabuki, Béjart, compagnie invitée, au Palais Garnier

J’ai hâte de découvrir cette troupe même si leur programme ne m’emballe pas des masses.

La fille mal gardée : Ashton, au Palais Garnier

On se demande bien ce que pourra programmer la direction pendant les tournées une fois que ce ballet sera en fin de droits !!

Donc, pendant la tournée américaine du ballet de l’Opéra de Paris nous aurons donc encore droit à un mois de juillet avec la fille mal gardée. Ca ne me déplait pas tant que ça. Ce ballet est très sympa et surtout permet de voir des danseurs moins gradés dans des rôles titres. Et puis le ballet arrivant bientôt en fin de droit, sa reprise était plus que logique. L’occasion pour moi de voir peut être enfin Myriam Ould-Braham dans le rôle titre.

 

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                                                                  photo de Sébastien Mathé

Une saison résolument plus classique que précédemment avec pas mal de ballets narratifs. Ca me plait bien. Je regrette tout de même l’absence de la Sylphide. Toutefois, on trouve pas mal de ballets non repris depuis un moment. Pas mal de découverte pour moi donc et j’adore ça !  

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 14:24

C’est ce soir que se termine la 3e reprise de Caligula à l’Opéra de Paris.

Pour l’occasion, Muriel Zusperreguy et Stéphane Bullion seront en dédicace à la boutique de l’Opéra.

 

                                                   Copie-de-P1000549.JPG

                                                                   Clairemarie Osta

Pour ma part, la série se terminait hier avec en fin la découverte de Mathieu Ganio dans le rôle du terrible empereur. Autant le dire tout de suite, j’ai été déçue. Cependant, on m’a dit qu’il avait fait mieux lors d’autres représentations donc il ne faut pas être catégorique. Je ne parle donc que de ce que j’ai vu ce soir là.

                                    Copie-de-P1000551.JPG

                                                            Mathieu Ganio Clairemarie Osta

Mathieu Ganio est un très beau danseur que j’ai toujours apprécié. Il a des lignes très pures et c’est l’un des meilleurs princes que nous possédons à Paris. Pas étonnant alors qu’il fasse des merveilles lors de sa première apparition, l’entrée de Caligula. Il émane une certaine mélancolie de sa danse. On voit un prince (enfin plutôt un empereur ici) solitaire et plongé dans ses pensés.

Là où tout ce complique, c’est lors que ses accès de rage. Je n’y ai pas cru un seul instant. On aurait un peu dit un enfant crise. Pourquoi pas, mais dans ce cas pourquoi les sénateurs et suivants ont-ils si peur de lui ? Pourquoi veulent-ils sa perte ? Car honnêtement, il ne fait pas bien peur.

Sa colère semblait forcée. Sa danse en revanche est magnifique. De sublimes sauts, des arabesques, des pirouettes, tout est parfait. Cependant je n’ai pas trouvé que cela servait l’histoire. C’était beau pour être beau. Très appliqué mais le personnage avait du mal à exister derrière le danseur.

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                                                                        Stéphane Bullion

A ses côté, c’est avec un immense bonheur que l’on retrouvait Clairemarie Osta dans le rôle de la Lune. Elle en est vraiment l’interprète idéale tant elle semble venue d’un autre monde par rapport aux personnages qui l’entourent.

Son partenariat avec Mathieu Ganio est toujours aussi touchant et convaincant et je regrette qu’on ne les ai pas associés pour Roméo et Juliette.

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                                                              Stéphane Bullion Mathieu Ganio

Eleonora Abbagnato est une remarquable Caesonia forte et puissante. Impossible de la rater, contrairement à d’autres interprètes que j’avais du mal à distinguer du corps de ballet féminin.

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                                                                   Eleonora Abbagnato

Seul autre changement par rapport à la distribution de la première, Stéphane Bullion avait troqué son short rouge de Caligula pour apparaitre sous les traits de Mnester.

Un Mnester très différent de celui de Nicolas Paul. Plus imposant. Il apporte une sorte de présence un peu inquiétante sur le ballet. Il lance au public des regards assez foudroyants qui en disent beaucoup.

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                                                                       Mathieu Ganio

Ainsi s’achève cette série de Caligula. Maintenant il n’y a plus qu’à attendre la reprise de Coppélia avec peut être avant la répétition AROP si j’ai le temps.

 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 21:04

Comme promis, voici quelques impressions sur la soirée d’hier.

 

J’ai presque honte de l’avouer quand je lis certaines critiques mais plus je le vois plus j’apprécie ce Caligula. A chaque représentation de nouveaux détails me sautent aux yeux. Les changements de distributions apportent un éclairage nouveau à l’histoire.

 

Hier, c’était encore Stéphane Bullion qui officiait dans le rôle du terrible empereur romain. Son interprétation est toujours aussi intéressante. Sa progression dramatique est très visible sa danse toujours aussi puissante. Je suis maintenant curieuse de le voir en Mnester.

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                                                                       Muriel Zusperreguy 

 

Le pantomime était à nouveau ce soir interprété par Nicolas Paul. J’ai regretté la place que j’avais choisie, très au dessus de la scène côté cour. J’avais du mal à voir les expressions de son visage. Néanmoins, il dégage quelque chose de vraiment intéressant dans ce rôle alors que c’est un danseur que je n’avais jamais spécialement remarqué jusque là (Onéguine mit à part). 

 

Pour le reste du « casting » nous avions droit à un peu de changement. Muriel Zusperreguy avait la lourde tâche de succéder à Clairemarie Osta dans le rôle de la Lune. Autant dire que c’était mission impossible. La première danseuse n’est pas aussi vive que l’étoile. Elle n’a pas non plus se côté fragile que j’ai aimé chez la précédente interprète. Elle s’en tire tout le même très bien mais ne me laissera pas un souvenir aussi fort que son aînée.

 

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                                                                          Audric Bezard

 

Miteki Kudo est très belle en Caesonia. Elle n’a malheureusement pas été très aidée par ses partenaires masculins qui ont quasiment tous failli la faire tomber dans le passage où la femme de Caligula passe de bras en bras. J’ai trouvé qu’elle se fondait plus dans la masse qu’Eleonora Abbagnato. Son personnage semble avoir moins de pouvoir ou d’importance dans l’histoire.

 

Pour la première fois, je voyais Adrien Couvez dans un rôle important, celui de Chaerea. Le danseur n’a pas la puissance et la forte présence d’un Aurélien Houette. Il présente un personnage moins dominant, plus torturé et ma foi, ça m’a bien plu !

 

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                                                                        Stéphane Bullion

 

Pour compléter la distribution, Mathias Heymann avait laissé sa place Audric Bezard dans le rôle du cheval Incitatus. Il faudrait que je revoie ce passage une nouvelle fois car j’ai eu l’impression que la chorégraphie n’était pas tout à fait la même !! Est-ce à cause des sauts toujours aussi impressionnants de l’étoile absente ? J’ai eu l’impression qu’Audric Bezard sautait moins souvent ! En revanche son interprétation était un peu moins caricaturale et c’était appréciable.

 

Nicolas LeRiche était revenu de Russie et est venu saluer le public.

Ce ballet a vraiment beaucoup de succès. A chaque fois que j’étais présente, les applaudissements étaient très nourris (plus que pour certains classiques) et les rappels nombreux…

 

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                                                        Nicolas LeRiche, Adrien Couvez, Miteki Kudo

 

Prochaine (et dernière) représentation pour moi, le 22 février.

Si le rhume ne m’a pas mise KO d’ici là, je tenterai ma chance demain au guichet du TCE pour voir Irina Kolesnikova et le Saint Petersbourg  ballet théâtre dans la belle au bois dormant.   

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 20:16

Alors que les représentations de Caligula se poursuivent au Palais Garnier, le gros de la troupe est à Moscou pour une tournée du ballet au Bolshoï.

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                                                     Myriam Ould-Braham

Au programme un spectacle déjà bien éprouvé lors des tournées du ballet et donné à Garnier il y a deux saisons : Suite en Blanc (Lifar), l'Arlesienne (Roland Petit) et Boléro (Maurice Béjart). Trois pièces permettant de montrer au public étranger tout le savoir faire français.

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                                                   Isabelle Ciaravola et José Martinez

Pas moins de 12 étoiles se sont déplacées. L'occasion de voir que les russes communiquent bien plus sur la danse que les français. Les reportages se sont multipliés avec en vedette Emilie Cozette, José Martinez, Nicolas LeRiche et l'inévitable Brigitte Lefebvre.

En France, une seule retombée (à ma connaissance) sur BFM TV.

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                                                  Clairemarie Osta et Jérémie Bélingard

Dès le 15 février, un autre chorégraphe français, Angelin Preljocaj est mit à l'honneur avec le Parc qui verra en vedette le couple Isabelle Ciaravola/ Karl Paquette puis Emilie Cozette/ Florian Magnenet.

Quelques images de Suite en BLanc et du Boléro :

link

Le reportage de BFM TV :

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 21:29

En mois de février 2011 Caligula, la création du danseur étoile Nicolas LeRiche, voyait sa troisième reprise au Palais Garnier.

J’avais déjà eu l’occasion de le voir il y a deux ans et en avait gardé un excellent souvenir. Etonnamment, si je me rappelais avoir aimé, peu d’images me restaient en tête. Un solo de Caligula, le manège d’Incitatus, des bribes de la pantomime de Mnester et d’un pas de deux avec la Lune… Le reste était assez flou.

 

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                                                                       Aurélien Houette

 

Après cette seconde vision, je peux dire que le ballet vieillit bien. La mise en scène est bien construite et la musique très bien utilisée.

On sent une vraie progression dramatique. Certaines idées chorégraphiques sont plutôt intéressantes et l’ensemble emporte l’adhésion du public.

 

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                                                                         Nicolas Paul 

 

Suite au retrait de Jérémie Bélingard, c’est Stéphane Bullion qui a eu les honneurs de la première. Il campe un Caligula extrêmement puissant et impressionnant tant au niveau de la technique avec de très beaux sauts, que de l’interprétation. Rêveur au début du ballet il revient par la suite plein de rage et de violence par toujours contenue. Je suis bien contente qu’il soit immortalisé sur la vidéo.

A ces côtés, beaucoup de personnages intéressants et des interprètes de choix. Clairemarie Osta est la figure idéale de la Lune. Légère, fragile, touchante. On voit que le rôle a été créé pour elle. Il y a trois ans Muriel Zusperrguy m’avait bien moins convaincue. Les deux étoiles se correspondent très bien  avec la force d’un côté, la fragilité de l’autre.

Eleonora Abbagnato quant à elle campait Caesonia la femme de l’empereur. Ce rôle est certainement celui qui a le plus évolué depuis la dernière reprise. Il est beaucoup plus présent et visible avec notamment l’ajout d’un court solo qui ouvre le ballet. Ce type de gestuelle va très bien à la ballerine sicilienne qui toujours aussi engagée dramatiquement.

 

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                                                                     Eleonora Abbagnato

 

Les sujets de la compagnie ont eu la part belle avec deux d’entre eux dans des rôles de premier plan. Aurélien Houette apporte beaucoup de force au personnage de Chaerea. Physiquement il en impose et n’a pas de mal à rallier les sénateurs à sa cause. Une petite pensée tout de même à Wilfried Romoli que j’avais vraiment adoré dans ce rôle. Une des dernière fois où je le voyais sur scène en tant qu’étoile en service…  

En parlant de souvenirs difficiles à oublier, il faut bien dire que je n’attendais pas grand-chose du Mnester de Nicolas Paul. Benjamin Pech avait tellement marqué le personnage… j’avais été fascinée par son interprétation. Pourtant, Nicolas Paul m’a beaucoup surprise. Il est vraiment très intéressant et engagé. Etant placée très près de la scène j’ai été vraiment happée par l’histoire qu’il nous a livrée. Ce rôle est vraiment intéressant pour peu qu’on accroche au personnage. Il y a de très bonnes idées chorégraphiques dans ces passages (surtout dans le troisième que j’aime assez).

 

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                                                                      Mathias Heymann

 

Un mot tout de même sur le rôle d’Incitatus le cheval chéri de Caligula. Quelle drôle d’idée que d’avoir mit une étoile là-dessus ! Ca donne vraiment une impression de remplissage pour le film. Mathias Heymann n’est pas vraiment convaincant, trop premier degré. Evidemment il y a toujours ces sauts vraiment magnifiques mais il ne rend pas du tout la poésie du passage. Dommage.

 

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                                                                       Clairemarie Osta 

 

Pour finir un mot sur le corps de ballet. Il était très investit et une foule d’individualité ressortait. De quoi nous plonger encore mieux dans l’histoire.

Ah et un mot sur la musique tout de même ! Pour une fois l’orchestre ne m’a pas fait grincer de temps. Quant à la partition, je l’aime beaucoup. Ca me rappelle les spectacles de danse que fin d’année quand j’étais gamine. Quoi on a toutes eu une prof qui a essayé de nous faire danser dessus non ? Non il n’y que moi ? Tant pis alors !

 

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                                                                       Stéphane Bullion

 

Au final, un bien bon moment que ce Caligula. Je ne regrette pas d’y être retournée. Cela se laisse voir encore et encore. 

 

 

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