Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 10:23

Ou plutôt peu de nouvelles!

 

Désolée je n'ai fais aucun retour sur Roméo et Juliette ou sur la venue en France du Tokyo Ballet. C'est tout simplement car je n'y suis pas allée!

 

Le prochain spectacle pour moi sera la venue d'Uliana Lopatkina à Versailles le 22 juin. Ensuite quelques Filles mal gardée suivront!

 

Je ferais certainement un point sur les distributions avant!

 

D'ici là portez-vous bien!

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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 21:37

Inutile de faire un vrai commentaire de la représentation de cette après-midi qui en plus d'être la dernière de cette série de Manon marquait les adieux à la scène parisienne de l'étoile Clairemarie Osta.

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La danseuse se produira une dernière fois avec la compagnie cet été sur le sol américain mais aujourd'hui elle disait au revoir à sa "maison" et son public.

Un public qui lui a réservé une véritable ovation dès son entrée en scène. La représentation fût marquée par la formidable complicité qui unissait Clairemarie Osta et Nicolas LeRiche. Ils étaient tellement heureux d'être ensemble sur scène et avaient l'air si amoureux... C'était très touchant à voir. Bien sûr les habitués connaissant bien les liens unissant ces deux danseurs ne pouvaient s'empêcher d'être émus par les élans romantiques de Nicolas LeRiche à l'acte 1 et ses larmes de désespoir à la fin de l'acte 3.

A noter également pour le reste de la distribution les très belles prestations d'Alice Renavand et surtout Stéphane Bullion, parfait dans les rôles de Lescaut et de sa maîtresse.

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                                                                     avec Mathieu Ganio

Mais la reine de la soirée était bien Clairemarie Osta! A la fin des saluts traditionnels, la voilà seule en scène pour recevoir les acclamations qu'elle mérite. L'étoile a semblée très touchée, et envoyait de nombreux baisers au public. Elle ne savait pas vraiment quoi faire sous sa pluie de confettis, presque surprise par tous ces bravos venus du public.

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Je dois dire que j'ai été très touchée d'assister à ce moment. Ceux qui lisent de blog savent bien toute l'affection que j'ai pour cette danseuse qui ne m'a jamais déçue. Elle a toujours su me toucher par sa danse précise et gracieuse et ses interprétations intelligentes. Je garde de grands souvenirs de ses prestations dans Onéguine et la Dame au Camélias où elle m'avait particulièrement émue.

A la voir cette après-midi sur scène on n'avait pas l'impression de voir une danseuse en fin de carrière. Elle me manquera vraiment.

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Reste pleins de beaux souvenirs et je l'espère, une belle suite de carrière pour elle dans la voie qu'elle aura choisie.

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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 19:46

La troisième distribution de cette série de Manon réunissait Isabelle Ciaravola et Mathieu Ganio. Les deux étoiles ont même eu droit à du rab puisque suite aux blessures consécutives d’Agnès Letestu et Ludmila Pagliero ils ont vu leur nombre de représentations presque doubler. Isabelle Ciaravola a même eu droit à deux représentations de plus avec Florian Magnenet en Des Grieux.

Après leur formidable Onéguine, c’est les yeux fermés que j’ai pris des places pour deux dates de cette distribution.

Il m’a fallu un peu de temps pour remettre mes idées en places après ces deux soirées et je ne suis pas certaine d’y être encore arrivée !

 

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Le premier acte s’ouvre donc sur une scène de foule où se mêlent mendiant et gens du monde. Au milieu Lescaut tournoie sous les traits de Yann Saïz. Le sujet semble ravi d’être sur scène est son énergie est communicative. Le danseur est très élégant et charismatique. A ses côté Hudo Vigliotti est un mendiant plein de fouge. Lors de la représentation du 8 mai j’ai d’ailleurs trouvé le corps de ballet du 1er acte très en place.

Au milieu de tous ces gens sautillants nous apparait le rêveur Des Grieux. Plongé dans ses livres il ne prête pas d’attention aux jeunes filles évoluant autour de lui jusqu’à la tonitruante entrée de Manon. Là c’est un véritable vent de fraicheur qui s’abat sur la scène en la présence d’Isabelle Ciaravola. Ce qui m’a le plus marqué dans l’interprétation de l’étoile tout au long du ballet est son naturel. Elle danse Manon comme elle respire. Son jeu est très théâtral mais jamais trop forcé. On en peut que croire à cette jeune femme qui attire tout les regards et s’en accommode bien. 

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Evidemment Des Grieux est sous le charme et cela fait pousser des ailes à Mathieu Ganio qui survole sa première variation avec une grande facilité, tout en élégance. Il est le seul titulaire du rôle que j’ai vu à se sortir de ce difficile passage avec autant d’aisance. Lui aussi danse Des Grieux comme il respire.

Le pas de deux de la chambre est un pur moment de lyrisme et de poésie. Les portés décollent à l’image des sentiments des protagonistes. On sent les deux danseurs parfaitement en confiance ce qu’il permet à Isabelle Ciaravola de jeter sans peur dans les bras de son partenaire pour les portés les plus acrobatiques.

Le pas de trois suivant entre Manon, Lescaut et M. de G.M. est également très réussi avec un Yann Saïz déchainé. Il forme avec Ciaravola un duo assez diabolique. On a moins l’impression que Lescaut manipule sa sœur. Plus qu’ils sont tous deux complices dans leur envie de profiter de l’argent de G.M.

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Au deuxième acte, nous sommes dans les salons de Madame où la fête bat son plein. Je n’ai pas pu m’empêcher de trouver Nolwenn Daniel un peu trop effacée en maîtresse de Lescaut. Elle manquait de piquant. Cela entachait d’ailleurs un peu son pas de deux avec Lescaut qui a eu du mal à me faire sourire le premier soir. C’était heureusement beaucoup plus convaincant la deuxième fois notamment grâce à Yann Saïz toujours très en forme. Sa variation ivre m’a peut être moins fait rire que celles de Jérémie Bélingard et surtout de Stéphane Bullion, principalement à cause d’une trop grande retenue dans les (fausses) chutes. Cela donnait l’impression d’être trop « dansé » là où Bullion et Bélingard s’étalent littéralement sur scène. Il est en revanche excellent dans le pas de deux où il trimbale cette pauvre Nolwenn Daniel dans tous les sens.

Arrive la sublime Manon aux bras de M. de G.M. Le mot qui m’est venu en tête tout au long de ce passage est « envoutante ». Son jeu est de plus extrêmement clair et lisible. On voit instantanément l’hésitation qui la déchire à chaque moment. Elle ne garde jamais toute son attention sur M. de G.M. et a toujours un œil sur le pauvre Des Grieux. On sent sa peine mais comme à la fin de l’acte 1, son envie de luxe la rattrape toujours. Elle est superbe dans sa variation mais plus encore dans le passage suivant où passe de bras en bras déployant ses longues jambes dans les airs. Elle y va sans retenue en particulier lorsqu’elle plonge vers M. de G.M. ce qui est du meilleur effet.

Après la fête, retour dans la chambre de Des Grieux. La confrontation entre les deux personnages est extrêmement réussie. Encore une fois, leur jeu est limpide ce qui fait vraiment passer l’émotion. Puis on bascule dans le drame avec l’exécution de Lescaut qui nous conduit tout droit vers l’acte 3.

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Changement total de décors puisque nous arrivons sur un port de Louisiane où dans de belles jeunes filles, Letizia Galloni en tête.

Le débarquement des jeunes filles aux cheveux coupés arrêtées et déportées pour prostitution est très mélancolique. Il me paraissait un peu long lors des premières représentations mais je l’apprécie de plus de en plus. Il faut dire qu’Aurélien Houette est très bon pour faire peser l’atmosphère de terreur qu’inspire le geôlier.

La scène dans son bureau est assez dérangeante et vous glace de sang. Houette et Ciaravola sont tous les deux excellents. Elle, parait tellement fragile recroquevillée à terre et lui n’est que force et puissance. Arrive  Mathieu Ganio à la technique toujours aussi affutée qui tue le geôlier précipitant la fuite des deux amants dans les marais.

C’est avec cette distribution que j’ai redécouverts le passage de l’hallucination de Manon dans le bayou. Isabelle Ciaravola  est bien la seule Manon à ne pas être passive. Là où d’autre se contentent de rester allonger à attendre la mort, elle se tourne vers les acteurs de son cauchemar et revit son histoire avec eux.

Le dernier pas de deux se vie presque en apnée. C’est encore une fois la confiance entre les deux étoiles que l’on retient et l’abandon total dont ils font preuve. Il est très impressionnant de voir Isabelle Ciaravola faire deux tours dans les airs avant de retomber inerte dans les bras de Mathieu Ganio. Ce dernier est d’ailleurs très touchant lorsqu’il se rend compte de la mort de celle qu’il a tant aimé.

Dès le tombé du rideau les bravos fusent pour terminer en beauté ces soirées.

 

Après cette si belle distribution, j’attends maintenant avec impatience  les adieux de Clairemarie Osta le 13 mai  prochain. Je ne serai pas à la seule à vous en parler, nous risquons d’être nombreux !!

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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 14:07

J'attends de revoir cette distribution une seconde fois avant d'en faire un commentaire.

Même si je peux dire que les impressions sont plus que positives.

 

En attendant, voici quelques images prises vendredi.

 

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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 21:54

Hier était l’occasion de découvrir Aurélie Dupont et Josua Hoffalt dans les rôles principaux de l’histoire de Manon. Redécouvrir plutôt puisque je les avais déjà vu à la générale mais n’avait pas commenté car il s’agissait d’une répétition et ce genre de ballet demande une petite période de rodage.

 

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Globalement j’ai passé une bonne soirée mais je n’ai toujours pas été totalement transportée. J’avais entendu tellement de choses sur ce ballet que mes attentes étaient peut être trop grandes. Je m’attendais à des soirées fantastiques mais au final je passe de très bons moments sans pour autant être bouleversée. Peut être aussi que la distribution parfaite ne m’est pas encore apparue.

Aurélie Dupont semble absolument ravie de danser le rôle titre. Elle se donne à fond pour son personnage. Toutefois je la trouve toujours trop sur la retenue. On ne sent pas assez d’abandon dans les pas de deux. Josua Hoffalt est pourtant un très bon partenaire mais à l’instar de leur Bayadère, l’alchimie entre les deux étoiles ne prend pas. Dupont me semble également un peu trop sophistiquée pour ce personnage. J’ai du mal à la voir en fraîche jeune fille de seize ans à l’acte 1. Elle est en revanche plus à son aise au 2e dans les salons Madame. Reste tout de même sa danse, toujours aussi belle et quasi-parfaite. C’est toujours un plaisir de la voir évoluer sur scène.

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Josua Hoffalt de son côté a un peu lutté avec sa variation du 1er acte, il est vrai, assez compliquée. J’attends beaucoup de Matthieu Ganio dans ce passage. La nouvelle étoile c’est en revanche bien rattrapée par la suite avec de belle variation et surtout un partenariat très sûr. Il est très à son aise en jeune premier amoureux. Les pas de deux entre les deux étoiles étaient d’ailleurs extrêmement réussis. Ca voltigeait dans tous les sens. Mais encore une fois, le léger manque de complicité entre les deux protagonistes était parfois un peu problématique. Pas de problème en revanche pour le 3e acte d’où se dégageait une réelle émotion. Il faut dire que cet acte, plus bref que les autres est particulièrement terrible. Entre l’arrivée au port, l’agression dans le bureau du geôlier et l’agonie dans le bayou, difficile de souffler et ressortir optimiste !

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Du côté des « seconds » rôles, il faut évidemment parler de Jérémie Bélingard, excellent en Lescaut. Il est totalement différent de Stéphane Bullion mais offre quand même de quoi s’amuser. Son Lescaut est beaucoup plus outré que celui de son collègue. Il titre plus le personnage vers le clown qui anime un peu le ballet. Bullion semblait plus tirer les ficèles de l’histoire (particulièrement à l’acte 1). Toutefois la scène ivre de Bélingard dans les salons de Madame est très efficace. Son pas de deux avec Muriel Zusperreguy l’est encore plus. On aurait pu plusieurs croire qu’il allait la faire tomber tant il titubait mais a toujours gardé le contrôle de la situation.

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Muriel Zusperreguy de son côté est moins piquante qu’Alice Renavand en maîtresse de Lescaut. Son personnage est peut être plus anecdotique.

Du côté du corps de ballet c’est toujours un peu le bazar et difficile de dire si cela fait partie de la chorégraphie ou pas ! Ceci c’est moins frappant quand on voit le ballet de près.

 

Prochain rendez-vous avec Manon dès demain avec la distribution Ciaravola/Ganio.

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