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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 17:59

Très rapidement un petit retour sur la soirée Béjart/Nijinski/Robbins/Jallet, Cherkaoui.

Pour sa dernière soirée mixte de la saison, l'Opéra de Paris avait choisis de rendre hommage aux ballets russes avec une pièce originale et quelques ré-interprétations.

La soirée s'ouvre avec l'Oiseau de Feu de Maurice Béjart. Une partition forte pour un ballet vraiment enthousiasmant. J'avais gardé de cette pièce le souvenir de quelque chose d'un peu vieillot. Impression totalement disparue cette fois. J'ai trouvé le ballet de Béjart très efficace. Les interprètes étaient investis et le groupe des partisans particulièrement impressionnant. Chaque personnalité ressortait avec force.

Au milieu de ce groupe gris, le flamboyant Mathias Heymann. Quel bonheur que de retrouver l'étoile aussi en forme. On le sent véritablement métamorphosé depuis son retour. Il est bien secondé par Allister Madin dans le rôle bref mais fort de l'oiseau Phoenix.

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On continue avec le seul ballet russe original de la soirée, l'Après-Midi d'un Faune. Véritable pièce de musée, le ballet de Nijinski m'a pourtant paru bien moins poussiéreux que lors de la précédentes soirée Ballets Russes de l'ONP. Il faut dire que Nicolas LeRiche officiait dans le rôle du Faune. Le danseur pourrait bien passer une demie assis sur scène qu'on ne s'ennuierai pas! A ses côtés la superbe Eve Grinsztajn décidément bien trop rare sur scène.

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En diptyque de ce Faune, l'Afternoon of a Faun de Jerome Robbins. Même musique et toujours un couple évoluant sur scène mais une ambiance bien différente. On se retrouve ici dans un studio de danse avec de danseurs se rencontrant à travers leur reflet dans le miroir. Hervé Moreau et Eleonora Abbagnato formaient un couple absolument superbe dégageant une belle harmonie. La confrontation de ces deux ballets était particulièrement intéressante. Au spectateur de chercher les points communs et petits clins d'œil entre les deux chorégraphies.

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La soirée se termine sur une nouvelle création du Boléro annoncée comme l'événement à ne pas rater. Pour moi ce fût surtout un très grand moment d'incompréhension. Le ballet est sympathique la scénographie assez impressionnante avec son grand miroir suspendu, ses éclairages hypnotiques... Mais où était la danse? Au milieu de tous ces accessoires je ne l'ai pas vue. Les éclairages en forme de neige de vieux postes TV m'ont brouillés la vue et vite perdue. J'ai eu l'impression de ne voire que des danseurs tourner en rond pendant un quart d'heure (je suis pourtant sûre qu'il n'y avait pas que ça!). Fin du ballet et acclamations hystériques du public qui a semble-t-il assisté au chef d'œuvre du siècle. Moi je reste assez dubitative!

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Pour conclure une très bonne soirée qui aurait néanmoins pu être amputée de sa création événement.

On se retrouve très vite pour un retour sur le Gala Noureev du 31 mai dernier!

 

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 11:30

Bonjour à tous,

 

Le temps se fait de plus en plus rare en cette fin d’année. Et bien oui en plus des spectacles à aller voir, se rajoutent tous ceux que l’on doit danser ! 9 chorégraphies pour moi. Ça parait peu à côté de nos danseurs professionnels mais ça occupe bien le temps.

Je ne vais pourtant pas faire l’impasse sur la soirée Béjart/Robbins/Nijinski/Cherkaoui à laquelle j’assisterai mercredi 29 mai.

D’ici là, peut être une représentation du LA dance project de Benjamin Millepied au théâtre du Châtelet mais sans certitude.

Toutefois ne manquez pas la venue de la troupe du futur directeur de la danse de l’Opéra de Paris du 23 au 25 mai. Au programme deux œuvres du chorégraphe (Moving Parts et Reflctions en création mondiale), une de Merce Cunningham (Winterbranch) et une de William Forsythe (Quintett).

Je ne connais aucune de ces pièces aussi cela peut être une bonne découverte.

 

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Pour les courageux pouvant aller en banlieue (oui pas toujours facile pour les parisiens), Samuel Murez présente avec sa compagnie 3e étage son premier spectacle autoproduit au théâtre André Malraux de Rueuil-Malmaison du 8 au 12 juin 2013.

Sera présenté le programme « Désordres » dont un extrait « Premier cauchemar » a déjà été montré au public lors de la soirée danseurs-chorégraphes du début de l’année.

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C’est tout pour les nouvelles. On se retrouve très vite !

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 20:46

Avec beaucoup de retard et maintenant que tout le monde parle de la soirée Béjart/Nijinski/Robbins/Cherkaoui je vais de mon côté revenir sur la 3e symphonie de Gustav Malher.

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Lors de son entrée au répertoire de l’Opéra de Paris il y a 3 ans, ce ballet avait été mon gros coup de cœur de la saison. J’avais bien regretté mes places de galeries qui ne permettaient pas d’apprécier l’œuvre comme elle le méritait.

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Cette année je me suis donc assise à l'endroit des regrettées places debout à 5€ devenues des places assises pas trop chères avec une bonne visibilité.

A le revoir, le ballet fait toujours forte impression même si j’ai eu plus de mal à « entrer dedans » que la première fois. La partie de l’éveil ma semblée un peu longuette malgré le grand talent des interprètes. Mathieu Ganio déploie ses belles lignes sur l’immense scène de Bastille et on est tout de suite séduit par son homme, assez mélancolique qui reste un personnage cohérent d’un bout à l’autre du ballet.

Le tableau de la guerre est toujours aussi impressionnant avec un Alessio Carbone, habité et à la danse puissante. Cette partie passe à toute allure.

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On passe ensuite à l’été avec la charmante Charline Giezendanner qui domine le tableau par sa fraîcheur et son engagement.

Vient l’automne, mélancolique et magnifique, dominé par les femmes. Laura Hecquet tout d’abord, superbe dans le corps de ballet qui n’en est pas un tant il laisse à chaque danseur l’espace pour s’exprimer. Eve Grinzstajn ensuite, magnétique dans le Posthorn. Elle semblait raconter une vraie histoire, c’était très beau et émouvant.

Puis arrive la Nuit. Moment à part, déconnecté du reste de l’œuvre (créé en dehors du ballet également). On abandonne la musique de Mahler pour le silence (ou plutôt les insupportables toux du public) et on admire la femme très bien interprétée par Nolwenn Daniel. La première danseuse m’a réellement impressionnée par la profondeur et l’émotion qu’elle a mis dans son personnage. Elle était très bien accompagnée par Mathieu Ganio et Vincent Chaillet.

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La nuit se lève et apparait l’ange. Laetitia Pujol a beaucoup de qualités et met de la personnalité dans ce personnage sympathique. Difficile toutefois de passer avec Clairemarie Osta et Isabelle Ciaravola (et les couples qu’elles formaient avec Nicolas LeRiche et Hervé Moreau). Il manquait un petit quelque chose à sa variation ainsi qu’un peu de complicité avec Mathieu Ganio dans le pas de deux pour vraiment nous emporter.

La 3e symphonie de Mahler reste tout de même un grand ballet, une très belle œuvre qu’il est encore temps de découvrir pour ses dernières représentations.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 10:47

Retour au Palais Garnier après un petit mois d’absence pour le gala du Tricentenaire de l’Ecole de Danse de l’Opéra de Paris.

Après le si triste gala Noureev le mois dernier on pouvait craindre le pire. Et on était mauvaise langue ! L’AROP avait mis les petits plats dans les grands avec tapis rouge sur le parvis du Palais Garnier, fleurs dans les escaliers et la salle et tenue de soirée de rigueur. C’est donc amusée que toute la clique des blogueurs/twitteurs s'est retrouvée dans leurs plus beaux habits à admirer tous ces gens de bonne compagnie.

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Mais, même si ce n’était pas le cas d’une partie du public, j’étais avant tout là pour la danse. Et justement qu’a-t-on vu lors de cette soirée si spéciale ? Et bien, une belle évocation de la danse dans son ensemble. Si les pièces présentées étaient inégales, elles représentaient un joli voyage à travers l’histoire de ce style classique français qui a tendance à se perdre au fil des ans (un seul grand classique l’an prochain à l’ONP, j’ai toujours du mal à m’en remettre !)

Le programme démarre avec d’Ors et Déjà, une création de Béatrice Massin et Nicolas Paul. Le rideau s’ouvre sur une image assez émouvante d’un Louis XIV évoluant dans le silence puis laissant sa place à un large corps de ballet masculin. Belle évocation des tous des débuts de la danse classique et des danses de cour entrecoupées de passages plus contemporains. Un mélange des genres qui surprend et demande un petit temps d’adaptation mais qui finit par marquer et laisser un souvenir fort.

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On continue notre parcours dans l’histoire avec La Nuit de Walpurgis, ballet extrait du 5e acte de Faust et remonté par Claude Bessy, figure incontournable de l’Ecole de Danse. Cette petite curiosité composée pour un corps de ballet exclusivement féminin cette fois est très agréable à suivre. La pièce laisse une large place aux solistes pour s’exprimer et toutes les jeunes ont brillées que ce soit en solo ou dans les parties corps de ballet particulièrement dynamiques.

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La première partie se concluait avec une pièce de Pierre Lacotte pour danseurs et étoiles du corps de ballet de l’ONP. Le ballet faisait très « fait pour les galas » avec quatre couples de corps de ballet et un couple de solistes. On y voyait un parfait hommage à la danse classique et au style français. Pourtant j’ai eu du mal à m’y passionner. Je n’ai pas envie de dire que c’était « trop classique », ce serait un comble ! Mais peut-être était-ce trop déjà vu et pas assez original. On sentait de plus un petit manque de répétition au niveau des quatre couples en bordeaux, pas toujours très synchronisés. Le couple central formé par Mathieu Ganio et Ludmila Pagliero était en revanche très au point et a été chaleureusement applaudit.

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On passe ensuite sur le long entre acte, son champagne et ses petits fours (si difficiles d’accès) pour arriver à la deuxième partie et le ballet de Jean-Guillaume Bart Péchés de Jeunesse. Effet du champagne qui endort ? Je me suis assez ennuyée. La chorégraphie mettait pourtant très en valeurs les jeunes danseurs qui ont su lui donner un vrai souffle. On pouvait déplorer un petit manque de rythme et trop de longueurs.

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La série de ballets se terminait ensuite par Aunis, une pièce plus contemporaine de Jacques Garnier pour trois danseurs accompagnés de deux accordéonistes. Vue pour la première fois lors d’une soirée jeunes danseurs, Aunis et un ballet que j’ai adoré redécouvrir. Il s’en dégage une grande énergie et surtout beaucoup de vie. C’est court, bien construit et formidablement porté par Simon Valastro, Mickaël Lafon et Axel Ibot. Un très bon moment qui clôturait la soirée sur une bouffée d’air frai.

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Enfin la soirée n’était pas totalement finie !

Comme vraie conclusion nous avons eu droit au toujours si impressionnant et émouvant Défilé du Ballet de l’Opéra de Paris.

Je dois dire que je l’ai trouvé beaucoup plus fort présenté en fin de soirée qu’en début. Cela a un sens lors de l’ouverture de saison. On commence par cela pour retrouver le corps de ballet. Mais pour ce type d’événement c’est une belle conclusion d’une bonne soirée.

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                                                                Eleonora Abbagnato

Après cette démonstration de danse il était émouvant de revoir tout l’Opéra, aussi bien les petits rats que le corps de ballet, se présenter fièrement ainsi.

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                                                    Isabelle Ciaravola

Il s’agissait du tout premier défilé d’Eleonora Abbagnato avec son diadème d’étoile. La belle italienne a été particulièrement applaudie tout comme Myriam Ould-Braham qui la suivait. La jeune étoile a elle aussi reçue l’ovation qu’elle méritait ainsi qu'Isabelle Ciaravola dont c’était pour le coup le dernier Défilé (quelle tristesse…). La palme de la classe revient toujours à la Reine Agnès. Aura-t-elle, elle, droit à son propre Défilé pour ses adieux ? Si ce n’est pas le cas c’était donc la dernière fois qu’elle fermait la marche des femmes.

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                                                                           Agnès Letestu

Puis c’était au tour des garçons, sans Josua Hoffalt mais avec de nouveau Mathias Heymann qu’il était plaisant de voir si heureux.

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                                                                          Mathias Heymann

Pour fermer la marche, Nicolas LeRiche, dont on profite chaque fois des apparitions sur scène même furtives.

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                                                                         Nicolas LeRiche

Un Défilé qui a tout de même réveillé le public (bien aidé par les balletomanes qui se sont improvisés chauffeurs de salle) qui a demandé 3 rappels lumières allumées.

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      Benjamin Pech, Aurélie Dupont, Nicolas LeRiche, Agnès Letestu, Mathieu Ganio, Laétitia Pujol

En conclusion une très belle soirée rendant vraiment hommage à l’Ecole de Danse et laissant une vraie impression de fête.

 

Prochain rendez-vous en cours de semaine prochaine avec un retour sur la 3e symphonie de Malher. A mon très grand regret je n’ai pas vu la 1ère distribution mais espère que les deux autres réserveront de bonnes surprises. 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 11:16

C’est la rumeur qui courrait depuis une petite semaine et la voilà enfin confirmée : Eleonora Abbagnato a été nommée danseuse étoile à l’issue d’une représentation de Carmen, mercredi 27 mars 2013.

 

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J’ai envie de dire… enfin !!

Je ne ferai pas partie des âmes grincheuses déplorant qu’on ne voyait pas assez la première danseuse et se demandant ce qu’elle avait bien pu faire pour mériter ce titre.

Il faut tout de même rappeler qu’il y a une petite dizaine d’année Eleonora Abbagnato était LA danseuse incontournable de l’Opéra de Paris. L’étoile en puissance dont tout le monde attendait la nomination. Elle a été de tous les grands classiques (Kitri, Odette/Odile, Cendrillon, Clara…), a été l’une des danseuses fétiches de Roland Petit (Maire, Esmeralda, Albertine, Carmen, le jeune homme et la mort…) mais aussi de chorégraphes neo classiques comme John Neumeier. Elle s’est également illustrée dans des œuvres de Pina Bausch, Mats Ek ou Preljocaj. Une artiste complète et surtout une forte personnalité qui ne laisse pas indifférent. Extrêmement charismatique elle se donne à fond dans chacun de ses rôles et emporte facilement l’adhésion du public.

 

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                                                                 photo: dansomanie

 

Mais malgré ce talent et cette omniprésence dans les distributions, la nomination n’est jamais venue. Que s’est-il passé à cette époque ? Mystère !

Quoi qu’il en soit on voyait de moins en moins la première qui certainement lassée d’attendre cette nomination ne venant jamais a pris coup sur coup deux congés sabbatiques pour aller danser en Italie, son pays natal. Un pays où elle est d’ailleurs bien plus populaire qu’en France de par ses photos, ses apparitions à la télévision et son mariage avec un footballeur.

 

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Depuis son retour de congé maternité on l’a assez peu vue sur le devant de la scène ce qui était une vraie perte. La rumeur de sa nomination apparaissait donc comme assez surprenante. Pourquoi maintenant ? Pourquoi si tard ? Pourquoi n’a-t-elle pas été plus distribuée ces derniers temps ?

Mais au fond tant pis. Eleonora Abbagnato méritait sa nomination il y a dix ans, elle la mérite encore aujourd’hui. Ce n’est qu’une injustice réparée. Gageons que cette nomination sera l’occasion de la revoir sur le devant de la scène et la saison très neo classique de l’an prochain devrait lui offrir de belles occasions.

 

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                                                                photo: Blog à petits pas

Vous l’aurez compris, cette nomination m’enchante ! oui c’est tard et oui d’autres le mériterai aussi. Je ne sais pas ce qui est passé par la tête de la direction pour choisir de la nommer maintenant mais je ne vais pas m’en plaindre. La jeune femme a de plus été nommée sur le ballet fétiche de son maître Roland Petit, on ne pouvait pas faire plus bel hommage !

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 15:46

Ce fût compliqué mais j’ai finalement trouvé une place pour assister à la soirée Roland Petit donnée actuellement au Palais Garnier.

Un programme composé des ballets du chorégraphe décédé en 2011 est toujours un moment sympathique même si cette année l’Opéra de Paris ne s’est pas trop foulé en reprenant quasi à l’identique la soirée donnée il y a deux ans avec presque les mêmes distributions. Seule Carmen a été ajoutée aux dépens du Jeune homme et la Mort.

La soirée s’ouvre avec le Rendez-vous. Je dois avouer que j’aime beaucoup ce ballet. J’aime cette ambiance de vieux Paris, les décors en noir et blanc, le mystère, la musique de Kosma… Après c’est vrai, cela ne danse pas beaucoup. On est plus ici face à du théâtre dansé. Cela n’empêche pas de passer un bon moment. Les interprètes ne sont pas étrangers à la réussite de la pièce. Hugo Vigliotti vole la vedette à tous ses camarades dans le rôle du virevoltant bossu à la fois drôle, émouvant. Nicolas LeRiche de son côté semble rajeunir de jour en jour à l’approche de sa retraite. Il est le parfait jeune homme avec une interprétation très juste. La technique suit toujours et il forme un duo du tonnerre avec Hugo Vigliotti. Michael Denard, lui retraité depuis longtemps, impressionne dans le rôle du Destin. En quelques pas, un regard, il impose une ambiance inquiétante.

Puis arrive Isabelle Ciaravola qui n’a pas volé son rôle de plus belle fille du monde. Elle est fascinante en jeune femme séductrice et mystérieuse.  Elle ne fait qu’une bouchée du pauvre jeune homme alternant les regards de braise et glaciaux. Son pas de deux avec Nicolas LeRiche est très intense avec sa conclusion qui scotche !

 

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Changement d’ambiance ensuite avec Le Loup. La pièce souffre je pense un peu de se retrouver entre le Rendez-vous et Carmen. Ici fini le Paris en noir et blanc. On se retrouve sur la place d’un village avec des costumes aux couleurs vives, les villageois, des bohémiens et évidemment ce loup, bête de foire victime des hommes. J’avais gardé un très bon souvenir de ce ballet et je dois avouer avoir été un peu déçue de cette reprise. Benjamin Pech n’avait pas vraiment le tranchant que l’on demande au personnage. Il était presque trop humain et surtout manquait un peu de dynamisme. Laetitia Pujol de son côté compense avec un jeu très lisible et une émotion vraiment présente mais malheureusement pas toujours partagée avec son partenaire.

Plus que le pas de deux central, la fin m’a semblée assez interminable.

 

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Après l’entre acte, on passe à Carmen, ballet que l’on a presque l’impression d’avoir déjà vu mainte fois même quand ce n’est pas le cas ! Les variations sont tous les ans choisies plusieurs fois par les danseurs lors du concours de promotion, le DVD a été vu et revu…

Il faut dire que c’est un ballet efficace. Court, bien construit, sans temps morts avec une musique archie connue. On passe un bon moment.

Hier c’était à Ludmila Pagliero de s’emparer du rôle de Carmen. Je dois dire que j’ai beaucoup aimé la jeune étoile. Elle était très vive et précise avec une technique d’enfer. Le seul reproche à lui faire serait un petit manque de sensualité dans la variation de la chambre. En dehors de cela, elle se donne vraiment à fond et son affrontement final avec Don José était très fort.

Elle avait en face d’elle un beau Don José avec Stéphane Bullion. L’étoile a interprété un personnage tel que je me l'imaginais en lisant la nouvelle de Mérimée. Sa variation était très belle avec un regard intense (qui a d’ailleurs gardé tout au long du ballet). On peut en revanche regretter un manque d’alchimie entre les deux danseurs, excellents séparément et moins convaincants en couple.

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Au final une soirée très agréable dont je regrette bien de ne pouvoir assister qu’à une seule représentation. J’aurai été très curieuse de découvrir d’autres distributions (surtout Nicolas LeRiche en Don José !).

On se retrouve maintenant début avril pour le Tricentenaire de l’Ecole de danse !

 

 

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 22:47

Il y avait du monde, beaucoup de monde hier soir au Palais Garnier pour le Gala Hommage à Rudolph Noureev. Rarement on avait vu autant de monde chercher des places à l’extérieur. La salle était pleine à craquer y compris les stalles dont même les places sans visibilités ont trouvées preneurs. Du haut des 4e loges l’ambiance était donc assez chaude mais pas dans le sens positif du terme ! Les gens cherchaient à se replacer, se posaient devant d’autres gens, qui les faisaient bruyamment connaitre leur mécontentement, recevant en échange divers noms d’oiseaux !

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                                             Myriam Ould-Braham et Christophe Duquenne

 

Au premier rang du balcon, les futurs directeurs de l’Opéra et de la danse, Stéphane Lissner et Benjamin Millepied n’avaient pas ce problème !  Ils ont donc pu pleinement profiter du spectacle et contempler l’héritage de Noureev sur la compagnie. On se demande bien ce qu’ils ont dû en penser…

Deux heures de spectacle avec des extraits vus et revus. En-soi ce n’est pas gênant si l’envie et le brio sont là. Malheureusement la soirée en manquait grandement. En interview, Brigitte Lefèvre elle-même ne semblait pas y croire et elle avait raison. On avait du mal à voir l’hommage. La soirée a semblée triste, terne et surtout manquant de vie et de panache. C’était joli, sage mais rien de plus... à quelques exceptions près!

La première partie était clairement la plus faible. Seuls Eve Grinsztajn et Vincent Chaillet ont réellement réveillé la salle avec un Fandango du tonnerre ouvrant le pas de deux de Don Quichotte. Les deux premiers danseurs étaient extrêmement investit et convainquant, un vrai plaisir à voir.

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                                                   Emilie Cozette et Hervé Moreau

 

La seconde partie était nettement supérieure. On a tout d’abord pu apprécier la grande élégance d’Hervé Moreau dans le pas de deux du cygne blanc. A la suite, le pas de trois du cygne noir avait goût de trop peu. Quel est l’intérêt de distribuer Mathieu Ganio et Dorothée Gilbert dans les rôles titre si c’est pour couper les variations et la coda ? Autant les distribuer dans Don Quichotte où ils auraient pu montrer toute leur virtuosité et leur enthousiasme.

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                                           Laetitia Pujol et Nicolas LeRiche

 

Mais là où cet « hommage » a vraiment pris de l’ampleur c’est avec l’arrivée sur scène de Nicolas LeRiche et Laetitia Pujol. Voilà deux étoiles qui ont su nous emporter. En l’espace de quelques minutes, ils ont posé une ambiance, nous ont emmenés à Vérone. A un an de la retraite, Nicolas LeRiche est le plus beau des jeunes premiers. Fou amoureux de sa belle Juliette il s’est vu pousser les ailes. Une technique impeccable et impressionnante, une vraie passion et une belle complicité avec Laetitia Pujol elle aussi très convaincante. Il n’en fallait pas plus pour renverser le public qui leur a réserver une véritable ovation.

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                                              Agnès Letestu et Stéphane Bullion

 

Et ce n’était que le début. Ils ont été suivis par Mathias Heymann enfin de retour sur scène après près d’un an et demi d’absence pour cause de mauvaise blessure. Si l’étoile m’avait toujours impressionné par sa si belle danse je dois avouer que j’étais moins fan de l’interprète. Et il faut croire que cette longue absence lui a été bénéfique. Le jeune homme et apparu transfiguré. Très mature avec un vrai engagement dramatique. Son solo de Manfred était la seule vraie curiosité du programme. Une pièce très peu reprise et assez inconnue pour le public. Il a réellement su captiver le public, l’émouvoir. Une émotion très présente aux saluts avec cette belle ovation des spectateurs et la joie si évidente de l’étoile à être à nouveau sur scène. Un très, très beau moment difficile à oublier.

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                                                  Isabelle Ciaravola

 

Pour conclure la soirée, des extraits du 3e acte de la Bayadère. Dans la catégorie « c’est dommage » on peut regretter que l’acte n’ait pas été présenté dans son intégralité. Au programme une jolie descente des ombres, un pas de deux très bien emmené par Stéphane Bullion et la Reine Agnès, puis la conclusion du ballet. Ce qu’il faut retenir de cet extrait est évidemment la si belle, si grande Agnès Letestu. Cette danseuse est d’une classe folle et en impose quoi qu’elle fasse. Stéphane Bullion de son côté est toujours très convainquant lorsqu’il est associé à l’étoile. J’attends avec impatience de revoir leur Dame aux Camélias même si cela signe le départ d’Agnès Letestu…

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        N. LeRiche, L. Pujol, M. Ganio, D. Gilbert, B. Pech, E. Cozette

 

Au final vous l’aurez compris, c’est la déception qui domine. Quelques très beaux passages qui valaient à eux seuls le déplacement mais tout de même l’impression que ce « gala » aurait pu être tellement plus. Où était Noureev dans cette soirée ? Lui qui a donné tant d’importance à la danse masculine pourquoi avoir coupé la majorité des variations dans les pas de deux ? Pourquoi pas de pièces plus rares ? Et surtout pourquoi cette impression de léger ennui ? Nicolas LeRiche, Laetitia Pujol, Mathias Heymann, Agnès Letestu (aussi Eve Grinsztajn et Vincent Chaillet) ont semblé être les seuls à vraiment vouloir montrer et exprimer quelque chose en dépassant le simple exercice du gala.

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 18:32

La semaine dernière s’est tenue la soirée Danseurs/Chorégraphes à l’amphithéâtre de Bastille.

Pour l’occasion une poignée de danseurs de l’Opéra de Paris se sont essayés (parfois pour la première fois) à la chorégraphie. Cette manifestation est toujours très sympathique et permet de (re)découvrir les danseurs dans un contexte particulier. La configuration de l’amphithéâtre place de plus le public très près des artistes ce qui est vraiment impressionnant.

Cette année huit chorégraphes (que des hommes !) ont pu présenter leurs créations.

La soirée a démarré en fanfare avec Premier Cauchemar de Samuel Murez, un grand habitué de l’exercice et chorégraphe confirmé. Sa pièce était certainement la plus efficace de la soirée et a largement conquis le public. On y découvre Hugo Vigliotti en plein cauchemar, entouré d’employés de  bureaux-zombies cherchant à l’attirer dans leur camp. C’est à la fois étrange, drôle et inquiétant. Surtout, la pièce est extrêmement bien construite avec un propos clair, un début, un milieu, une fin. Les interprètes sont tous assez formidables avec en tête Hugo Vigliotti qui prouve une nouvelle fois qu’il est un acteur inspiré donnant parfaitement vie à son personnage en plus d’un excellent technicien.

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Changement total d’ambiance pour la seconde pièce avec Deux à Deux de Maxime Thomas. Un pas de deux très fluide et pur. Les portés sont travaillés et il s’en dégage une grande harmonie. Le pas de deux met de plus très bien en valeur la magnifique Laetizia Galloni.

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En attendant l’année dernière de Grégory Gaillard m’a laissé plus froide. Même si Lucie Fenwick était superbe, j’ai eu un peu de mal à saisir de propos. La gestuelle semblait un peu déjà vue.

La Kaléidoscope d’Allister Madin laissait un sentiment un peu partagé. Une belle introduction et surtout une très belle dernière partie avec ses danseuses évoluant le long d’un fil. Entre les deux, un peu trop de longueurs… On note tout de même la présence de Camille de Bellefon, vraiment magnifique !

Smoke Alarm de Julien Meyzindi représentait l’un des très bons moments de la soirée. Un beau pas de deux, bien construit, bien pensé. On ne s’ennuie pas une seconde. Il est de plus porté par deux interprètes de premier choix. Alexandre Gasse, impressionnant et charismatique et Alice Renavand, lumineuse.

La pièce la plus originale du programme était sans conteste Le Songe du Douanier d’Alexandre Carniato. En quelques minutes le danseur/chorégraphe a réussi à poser une vraie ambiance avec une scénographie intéressante (ce qui n’est pas toujours évident à l’amphi de Bastille). J’ai une petite préférence pour le second segment qui mettait parfaitement les trois interprètes en valeur.

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Pour terminer la soirée aussi bien qu’elle avait commencé, nous avions droit au ballet de Simon Valastro, La Stratégie de l’hippocampe. Difficile de s’imaginer qu’il s’agit de sa première chorégraphie. Le chorégraphe fait preuve d’un vrai sens de la dramaturgie en nous présentant cette famille des années 1900. Leur première apparition est un vrai tableau d’époque. On pourrait reprocher à la pièce de manquer un peu de danse à proprement parler mais elle dégage une vraie ambiance. Les interprètes sont tous formidables même s’il faut évidemment citer Hugo Vigliotti (à nouveau !) et Eléonore  en frère et sœur tout droit sortis de la famille Adams et surtout Eve Grinsztajn très impressionnante en grande dame au bord du gouffre. L’occasion de constater qu’on donne rarement à la première danseuse des rôles à la hauteur de son talent !

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Voilà ce que l’on pouvait dire sur la soirée danseurs-chorégraphes !

Demain aura lieu de gala Noureev au Palais Garnier avec un retour je l’espère d’ici la fin de la semaine (bonne résolution du mois de mars, mettre le blog à jour plus rapidement !)

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 16:48

Après de nombreuses rumeurs et annonces sur Internet, la saison 2013/2014 de l'Opéra de Paris a été annoncée officiellement ce matin.

Une année charnière puisqu'il s'agira de la dernière de Brigitte Lefèvre en tant que directrice de la danse (même si elle participera grandement à la programmation de 2014/2015). Cette saison verra également le départ de trois des plus grandes étoiles de la compagnie qui vont laisser un immense vide derrière elles. En plus de dire au revoir à ces artistes, espérons donc que cette année à venir sera l'occasion de voir éclore une nouvelle génération de danseurs.

Pour parler de la saison en général, je la trouve assez réussie avec un bon mélange de pièces néo-classiques et plus contemporaines. Le seul reproche à lui faire est le grand manque de classique. Un ballet en plus de la Belle au Bois dormant n'aurait pas été de trop (au hasard, Giselle!).

On passe maintenant au programme détaillé avec des commentaires tout à fait subjectifs!

La Dame aux Camélias, John Neumeier

Du 21 septembre au 10 octobre, Palais Garnier

La dernière reprise de la Dame aux Camélias n'est pas si lointaine et pourtant je me réjouis de la revoir! Voilà un ballet dont je ne me lasse pas et qui offres de magnifiques rôles à ses interprètes. Ce sera ma dernière chance d'y voir Isabelle Ciaravola après deux occasions ratées. Aussi j'espère qu'aucun changement de dates ou blessures n'interviendront cette fois.

On peut imaginer que toutes les jeunes étoiles vont vouloir être sur le rôle titre. J'espère qu'après avoir dansé Manon et Prudence, Dorothée Gilbert pourra enfin être Marguerite.  Je serai aussi curieuse d'y voir Ludmila Pagliero et pourquoi pas à nouveau Eleonora Abbagnato. Chez les garçons, on peut attendre une prise de rôle de Josua Hoffalt en Armand. J'ai également hâte d'y revoir Stéphane Bullion.

La soirée du 10 octobre verra les adieux d'Agnès Letestu. Je ne sais pas encore si je pourrai m'y rendre mais cette soirée promet d'être chargée en émotions. Voilà une très grande étoile qui s'en va. La toute première que j'ai vu sur scène...

 

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Darkness is hiding black horses, Saburo Teshigawara (création), Glacial Decoy, Trisha Brown et Doux mensonges, Jiří Kylián

Du 31 octobre au 14 novembre 2013, Palais Garnier

N'ayant vu aucune des pièces, je ne peux pas vraiment me prononcer. J'avoue que les œuvres de Trisha Brown et Saburo Teshigawara que j'ai eu l'occasion de voir ne m'ont pas franchement emballées mais on n'est jamais à l'abris d'une bonne surprise. Au moins ce sera une soirée découverte, ce qui m'emballe toujours!

Je suis très heureuse de découvrir enfin Doux Mensonges dont les extrait déjà vu font vraiment envie!

La Belle au bois Dormant, Rudolf Noureev

Du 4 décembre 2013 au 4 janvier 2014, Opéra Bastille

Enfin une reprise de la Belle au Bois Dormant!! J'ai déjà vu ce ballet sur scène à plusieurs reprises mais jamais par la troupe parisienne!

La Belle c'est archi too much avec ses costumes, ses décors, c'est très long et pourtant ça m'emballe. Je ne dirai peut être plus cela en fin de série mais pour l'instant je suis très curieuse de voir la nouvelle génération s'approprier ce ballet. Toutes les jeunes étoiles devraient être sur les rôles titres et j'espère que Myriam Ould-Braham sera revenue à temps. Espérons aussi que comme lors de la dernières série de Don Quichotte nous ayons droit à quelques prises de rôles de la part de sujets ou premiers danseurs même si le ballet offre également une très large palette de seconds rôles qui permettra à pas mal de gens de briller.

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Le Parc, Angelin  Preljocaj

Du 7 au 21 décembre 2013, Palais Garnier

Très bonne nouvelle également que cette reprise du Parc. Les premiers rôles seront trustés par les étoiles ne dansant pas la Belle aussi j'espère pouvoir y découvrir Aurélie Dupont ou Isabelle Ciaravola et y revoir Nicolas LeRiche.

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Les démonstrations de l'Ecole de Danse

8, 15 et 21 décembre 2013, Palais Garnier

Tous les ans je promets d'y aller et tous les ans je n'ai pas le temps! Je n'ai donc pas grand chose de spécial à en dire si ce n'est que les personnes présentes y passent toujours un très bon moment.

Tournée du Bolchoï (compagnie invitée)

Illusions Perdues, Alexeï Ratmansky

Du 4 au 10 janvier 2014, Palais Garnier

Dommage que la compagnie Russe ne présente pas un grand classique. Mais la venue du Bolchoï ça ne se manque pas!! Il y a deux ans la troupe avait mit le feu à la scène du Palais Garnier et j'imagine que cette année encore il va falloir se battre pour avoir des places!

Onéguine, John Cranko

Du 3 février au 5 mars 2014

J'ai l'impression que la dernière reprise d'Onéguine date d'hier! C'était il y a un an mais c'est encore frai dans ma tête. Elle nous avait offert de magnifiques moments. J'ai encore en mémoire (comme tout le monde je pense) les paires Dupont/McKie et Ciaravola/Ganio...

Ce ballet verra les adieux à la scène d'Isabelle Ciaravola dans un rôle qui compte pour elle puisqu'il a vu sa consécration en tant qu'étoile. J'étais dans la salle le soir de sa nomination et ferais tout pour y être le soir de ses adieux. C'est une danseuse qui me touche beaucoup et elle devrait à nouveau faire des merveilles en Tatiana. J'espère vraiment qu'elle aura l'occasion de le danser à nouveau avec Hervé Moreau.

Du côté des souhaits, j'espère également que nous aurons quelques prises de rôle intéressantes (notamment Stéphane Bullion en Onéguine!).

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Mademoiselle Julie,  Birgit Cullberg (entrée au répertoire)et Fall River Legend, Agnes de Mille

Du 21 février au 13 mars 2014, Palais Garnier

Voilà une des soirées les plus alléchantes de la saison! Déjà une soirée de chorégraphes au féminin! mais aussi une entrée au répertoire et la reprise d'un ballet rare sur la scène de Garnier.

Comme je le disais plus haut les découvertes sont toujours intéressantes et celles-ci font particulièrement envie.

Spectacle de l'école de danse

Concerto en Ré, Claude Bessy, Napoli – Pas de six et Tarentelle,August Bourbonville,Scaramouche, José Martinez et Yondering, John Neumeier

du 4 au 10 avril 2014, Palais Garnier

A nouveau un très beau programme bien diversifié pour l'Ecole de Danse. Les soirées de l'Ecole de Danse sont toujours de très bons moments. On n'en sort jamais déçu!

Soirée jeunes danseurs

Du 18 au 22 avril 2014, Palais Garnier

En voilà une bonne nouvelle! Les soirées jeunes danseurs sont toujours très sympa. C'est l'occasion de découvrir des danseurs du corps de ballet dans des rôles de solistes et de voir des personnalités émerger. Dommage qu'elle ne soit pas programmée tous les ans mais je suis ravie de la voir au programme de l'an prochain!

Orphée et Eurydice, Pina Bausch

Du 3 au 21 mai 2014, Palais Garnier

Je suis un peu perplexe... Etait-ce nécessaire de reprendre si vite ce ballet? Pourtant il est extrêmement réussi et j'y ai passé de très bons moments l'an dernier mais je ne sais pas s'il était très opportun de le reprogrammer si vite. (ceci dit aux vues des tarifs pratiqués, je comprends que ça intéresse l'ONP!)

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                                                              photo: Agathe Poupeney

 

Palais de Cristal, George Balanchine, Daphnis et Chloé, Benjamin Millepied (création)

du 10 mai au 8 juin 2014, Opéra Bastille

Très bon choix de programmation. Le Palais de Cristal, première pièce de Balanchine pour l'Opéra de Paris n'a pas été repris depuis des années. Devenu entre temps Symphony in C avec des tutus blancs, le ballet revient à ses origines avec cette fois des tutus signés Christian Lacroix.

Nous aurons également droit à une création du prochain directeur de la danse Benjamin Millepied. Je suis assez curieuse de la découvrir!

Dances at a gathering, Jerome Robbins, Psyché, Alexeï Ratmansky

Du 19 juin au 7 juillet 2014, Palais Garnier

Voici un programme qui me fera économiser un peu d'argent. J'avoue que je m'étais assez ennuyée lors de la dernière reprise du ballet de Robbins malgré la très grande qualité des interprètes. Si les solos et pas de deux m'avaient bien plus, les mouvements d'ensembles semblaient interminables et le ballet se perdait en longueur.

Quant à la création de Ratmansky, elle m'avait laissée pour le moins perplexe avec ses danseuses-fleurs et danseurs en beaux de bêtes!

Je n'avais envie de revoir ni l'un, ni l'autre et les voilà réunis dans la même soirée. Ceci dit, j'imagine que les distributions seront soignées ce qui donnera à la soirée un peu d'intérêt!

Notre-Dame de Paris, Roland Petit

du 30 juin au 16 juillet 2014, Opéra Bastille

Je suis très impatiente de voir ce ballet que je ne connais que par vidéo et les quelques variations régulièrement présentées en concours de promotion.

Pleins de noms viennent en tête lorsque l'on pense aux rôles principaux. Ca serait sympa que les deux jeunes retraitées Agnès Letestu et Isabelle Ciaravola reviennent pour l'occasion. Je verrai bien Jérémie Bélingard en Quasimodo, tout comme Stéphane Bullion (à moins qu'il ne soit plus Frollo). Ludmila Pagliero, Dorothée Gilbert  ou Alice Renavand en Esmeralda...

Cela nous promet pleins de beaux moments pour conclure la saison.

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Soirée d'adieux de Nicolas LeRiche

9 juillet 2014, Palais Garnier

Sortez vos mouchoirs car le moment que vous redoutez tous est enfin arrivé... Nicolas LeRiche fait ses adieux à l'Opéra de Paris. Ce danseur exceptionnel aura marqué plusieurs générations de spectateurs (et danseurs j'imagine) par son talent, son charisme... Il apportait quelque chose d'unique à chacun de ses rôles et va laisser un vide immense dans la compagnie.

J'avoue que je ne m'imagine pas ne plus le voir!

Je suis en revanche ravie qu'il fasse ses adieux au cours d'une soirée spéciale qui lui est entièrement dédiée. Je suis déjà prête à me battre férocement pour y être!

 

Voilà pour la saison 2013/2014. Et vous qu'en pensez-vous?

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 19:53

Petit retour dans le temps.

Le 1er février dernier avait lieu la première représentation 2013 de Kaguyahime, ballet de Jiri Kylian. Cette œuvre avait été très injustement boudée par le public lors de son entrée au répertoire il y a deux ans. Programmée en plein mois de juillet dans l’immense Opéra Bastille, le ballet n’avait pas inspiré les touristes préférant toujours les ors du Palais Garnier.

Coup de chance cette année c’est bien à Garnier et en milieu de saison qu’est programmé Kaguyahime. J'étais très impatiente de revoir cette œuvre qui m’avait laissée un grand souvenir. Et il faut bien avouer qu’à la fin de la soirée, le sentiment était toujours aussi fort !

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Kaguyahime est un ballet très efficace et « bien fait » à tous les niveaux. La scénographie est simple mais travaillée et belle, la musique ouvrant la soirée pourrait au début rebuter mais on est vite fasciné par la sérénité qu’elle dégage. La chorégraphie alterne des moments de pure poésie (les variations de Kaguyahime), de joie et de violence. L’une des premières réflexions qui m’est venue en voyant le corps de ballet (même si on devrait plutôt dire ensemble de solistes !) évoluer et que leurs passages devaient être géniaux à danser. Les danseurs prennent d’ailleurs un plaisir manifeste à être sur scène. Leur bonne humeur (au premier acte) et leur engagement débordent de la scène et nous emportent.

Il faudrait pouvoir tous les citer, mais cela prendrait trop de temps. La chorégraphie leur laisse suffisamment d’espace pour tous s’imposer et faire ressortir leurs personnalités.

Ils sont de plus très bien accompagnés par le groupe de percussions japonaises faisant partie des éléments les plus impressionnants du ballet. C’est une véritable chorégraphie que nous livrent ces musiciens au point que notre regard s’éloigne parfois de la scène pour se concentrer sur la fosse de l’orchestre. Le bruit des percussions fait un effet fou à l’intérieur du Palais Garnier. On s’en prend plein la tête, les yeux et les oreilles.

Un petit mot tout de même sur la reine de la soirée, Alice Renavand, superbe princesse de la Lune. La gestuelle de Kaguyahime est tout à fait particulière, opposée à celle des autres protagonistes. Elle évolue dans un autre univers. Alice Renavand retranscrit parfaitement ce sentiment. Elle est aérienne et détachée du reste du monde. On reste suspendu au moindre de ses gestes et fasciné par son évolution sur scène. Il est également toujours très plaisant de voir Hervé Moreau même si on est frustré de le voir si peu danser. La scène du Mikado et son grand rideau doré est impressionnante et belle. Moreau a heureusement suffisamment de charisme pour attirer notre regard même lorsqu’il reste immobile.

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Kaguyahime est donc une vraie belle réussite qu’il fait très plaisir de voir et revoir. Je regrette de ne pas avoir pu découvrir la princesse d’Agnès Letestu mais il faut bien faire des choix ! Si toutefois vous avez eu l’occasion de la voir (elle ou Marie-Agnès Gillot) n’hésitez pas à me faire part de vos impressions.

Prochainement : un article sur la saison 2013/2014 dès qu’elle sera révélée, puis la soirée danseur-chorégraphes que j’attends avec impatience !

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