Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 12:13
La fille mal gardée

Cette semaine, la Fille mal gardée a regagné la scène du palais Garnier. Un ballet frai et léger, parfait pour la période estivale.

Le ballet est de plus toujours l’occasion de mettre en avant de jeunes danseurs. Cette année ne déroge pas à la règle avec pas mal de sujets distribués.

Mardi, c’était un couple de premiers danseurs qui étaient en vedette. Si Muriel Zusperreguy ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable à la dernière reprise, elle était cette fois très à son aise en Lise. Elle a déployé beaucoup de charme et de naturel ce qui correspond parfaitement au personnage.

Elle formait un joli couple avec François Alu qui semble né pour jouer ce type de rôle. Sans surprise la technique n’est pas un problème pour lui et il se montre toujours aussi généreux dans sa danse et son engagement. Le rôle correspond en plus parfaitement à sa personnalité. Il incarne Colas avec un naturel désarmant et n’a pas à se forcer pour faire rire la salle.

De ce côté là, Takeru Coste qui faisait sa prise de rôle en mère Simone n’a pas également pas ménagé ses efforts. Le public riait de bon cœur et c’est toujours agréable de constater que le spectacle fonctionne !

Le ballet sied bien à la compagnie et reste malgré de multiples visions un ravissement dont on ne se lasse pas pour peu que la distribution soit enthousiasmante, ce qui était largement le cas ici.

La fille mal gardée
Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com
commenter cet article
21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 11:47
L'histoire de Manon (Pujol/ Ganio/ Bullion/ Renavand)

Trois après sa dernière reprise, L’histoire de Manon est de retour au Palais Garnier. Lors des dernières représentations, j’avais été séduite par le ballet sans pour autant totalement comprendre le fort engouement que certains spectateurs lui consacrent. Il m’avait fallu attendre la distribution Ciaravola/ Ganio pour être totalement emportée. Il faut dire que le couple a toujours formé un partenariat assez spectaculaire et bouleversant. L’étoile Corse avait de plus parfaitement intégré la complexité du personnage de Manon et en rendant une interprétation bouleversante et extrêmement juste.

Depuis j’ai pu revoir le ballet par le Royal Ballet et là, j’ai totalement compris tout ce qui en faisait la beauté. On sentait que la chorégraphie coulait dans les veines de chaque danseur (y compris, et c’était le plus important, du corps de ballet). Ils le maîtrisaient parfaitement tout en offrant une interprétation forte et convaincante.

C’est peut être cela qui fait un peu défaut à l’Opéra de Paris sur ce répertoire. On voit que le corps de ballet n’a pas vraiment l’habitude de ce répertoire. Et si tout est très bien dansé, cela manque d’intention. Tout reste un peu trop sage et lisse là où les danseurs du Royal Ballet n’ont pas peur d’y aller à fond. Cela manque donc parfois un peu de vie même si l’on remarque de très belles individualités comme Eléonore Guérineau, Allister Madin, Fabien Révillon ou Hugo Marchand.

Du côté des solistes, Laetitia Pujol « fait le boulot » comme on dit. Sa danse est superbe avec une technique sans faille. J’ai pourtant eu du mal à entrer dans son histoire. C’est certainement une question de goût, une partie du public ayant semblé être très sensible à son interprétation. Pour ma part je l’ai trouvé trop unilatéralement romantique. Elle ne se définissait quasiment que par son amour pour Des Grieux. Elle était une jolie jeune fille innocente, manipulée par son frère et effrayée par les vieux messieurs là où d’autres interprètes jouaient beaucoup plus la complexité et l’ambiguïté.

Matthieu Ganio est lui le parfait héro romantique. Il n’y a presque rien à dire tant le voir sur scène est toujours un plaisir immense. Lignes magnifiques, interprétation juste et sensible… Le Des Grieux idéal !

Stéphane Bullion et Alice Renavand étaient excellents lors de la dernière reprise et le sont toujours aujourd’hui. Stéphane Bullion possède la présence et l’intelligence de jeu pour ce type de rôle. Il est de plus assez subtile au deuxième acte et évite d’en faire des tonnes tout en restant drôle. C’est très juste.

Alice Revanand est la parfaite maîtresse de Lescaut. Une forte présence, charmeuse avec une pointe de vulgarité. On ne peut pas la manquer ou la confondre avec les autres courtisanes.

On notera aussi l’excellente prestation de Benjamin Pech, détestable en Monsieur GM.

Pour cette première, nous avons donc eu droit à une belle représentation même s’il y a manqué le souffle et la passion que l’on attend dans ce type de ballet.

L'histoire de Manon (Pujol/ Ganio/ Bullion/ Renavand)
Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com
commenter cet article
10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 10:43
Le lac des cygnes (Park/ Alu/ Bullion)

On peut dire qu’on l’aura attendu cette représentation du Lac des cygnes ! À l’origine François Alu était programmé sur un grand nombre de Rothbart et deux Siegfried en compagnie d’Aurélie Dupont. Au final on devra se contenter d’un seul et unique Siegfried aux côtés de Sae Eun Park. Autant dire que la foule des Balletomanes Anonymes c’était déplacée en masse.

Quelques heures avant la représentation, un communiqué et un SMS de l’Opéra de Paris indique au public que suite à une grève la représentation sera donnée avec une mise en scène réduite. Pas un véritable problème si l’on prend en compte le fait que la mise en scène du lac n’est pas non plus extrêmement spectaculaire. Le ballet doit avant tout énormément à ses danseurs et tant qu’ils sont là, le spectacle est beau ! Au final je ne suis pas certaine qu’un public ne connaissant pas le ballet aurait vu la différence…

Mais revenons sur le spectacle. Au premier acte, plus que le par la valse, le regard est avant tout attiré par la paire François Alu/ Stéphane Bullion en périphérie de la scène. Les deux danseurs sont tous deux très bons acteurs et leur association est à ce titre très réussie. Ils sont constamment en mouvement et ne restent pas passifs. François Alu est au début un prince un peu chien fou qui veut s’amuser, danser, sauter. Il est vite rappelé à ses responsabilités par son mentor qui l’attire à lui, lui montre son trône, lui demande de s’assoir. Rothbart semble constamment entourer Siegfried. Sa présence et son ascendant sur lui sont forts.

Le prince de François Alu étant de nature plutôt joyeuse on se pose quelques questions sur la suite de l’histoire. Mais le premier danseur c’est toujours montré très mature artistiquement. Il semble bien réfléchir ses rôles et y apporte toujours beaucoup de justesse ainsi que ce petit truc en plus qui va nous accrocher.

Il surprend donc dans sa variation lente et à l’acte 2 par un véritable engagement. Un prince un peu perdu, comme si sa bonne humeur d’avant n’était qu’une façade pour cacher une mélancolie plus profonde.

À l’acte 2, Sae Eun Park fait son entrée dans le rôle d’Odette. D’emblée on est fasciné par son extraordinaire travail de bras. De véritables ailes. Son interprétation est assez juste aussi il est un peu frustrant de ne pas réussir à pointer précisément ce qui ma manqué. Je n’ai jamais pu totalement entrer dans son personnage. Peut être parce qu’elle était trop éthérée, trop immatérielle. On ne la sent pas assez humaine du coup ses intention restent floue. Quelle histoire nous raconte-t-elle ? Est-elle vraiment amoureuse de Siegfried ? Ou juste triste ?

Le troisième acte a été quelque peu amputé des danses de caractère et on ne s’en plaindra pas vraiment ! Cela laissait plus de place au pas de trois très réussi avec trois interprètes au top et où Sae Eun Park a dessiné un personnage plus clair. François Alu de son côté c’est amusé avec une variation impressionnante.

Le quatrième acte est toujours dominé par le corps de ballet féminin, magnifique, mélancolique. C’est très beau.

Pour conclure François Alu a une nouvelle fois fait fort. On ne peut que regretter qu’il n’ait pas eu droit à plus de dates pour roder son personnage. On peut penser ce que le l’on veut de lui (trop brut, pas assez de distinction), il n’empêche que la compagnie manque de technicien comme lui capable de souffler le public sur un simple pas. Mais aussi quelqu’un de charismatique et d’intelligent dans ses interprétations. Il pourrait se contenter de sa technique spectaculaire mais apporte également un plus à ses personnages ce qui fait de lui un danseur à part.

Sae Eun Park de son côté est une danseuse talentueuse avec énormément de capacités. Il lui reste maintenant à s’ouvrir un peu plus.

Un petit mot sur cette série du lac des cygnes : elle fût vraiment plaisante. On a assisté à la même hécatombe que lors de la dernière reprise mais elle fût cette fois bien mieux gérée. Benjamin Millepied a fait beaucoup de tests, propulsé pas mal de jeunes sur le devant de la scène et sur un nombre important de dates. C’est intéressant pour le public. Surtout que les que les solistes ont fait un excellent travail et nous ont apporté des émotions fortes. Intéressant aussi pour les danseurs qui petit à petit se créer une expérience des grands rôles sans la pression d’un titre d’étoile.

Et encore une fois bravo au corps qui assure quelles que soient les circonstances.

Le lac des cygnes (Park/ Alu/ Bullion)
Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com
commenter cet article
24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 12:17
Laura Hecquet étoile!

Cela n’aura échappé à personne, Laura Hecquet a été nommée danseuse étoile après sa prise de rôle dans le lac des cygnes. Une nomination qui fait réagir. J’y vais aussi de mon petit commentaire.

Laura Hecquet est entrée dans le corps de ballet de l’Opéra de Paris la même année que Mathilde Froustey et Josua Hoffalt. On les voyait d’ailleurs à ce moment particulier de leur vie dans un très bon documentaire diffusé il y a quelques années à la télévision.

Par la suite Laura et Mathilde ont eu des carrières assez parallèles. Des rôles importants très jeunes et des statuts de futures étoiles en puissance. Lorsque j’ai commencé à aller régulièrement à l’Opéra (il y a 8 ans déjà) Laura dansait Myrtha dans Giselle, Manon dans la Dame au Camélias et le rôle titre de Paquita (qu’elle n’a finalement pas fait sur scène pour cause de blessure).

Lors du premier concours de promotion auquel j’ai assisté, elle et Mathilde Froustey étaient les deux très grandes favorites. Celles qui devaient absolument passer. Au final ce sont Eve Grinzstajn et Muriel Zusperreguy qui avaient obtenu la promotion. Énorme scandale à l’époque !

Par la suite Laura n’a pas été très chanceuse. Elle c’est gravement blessé et a mis de longues années à revenir. Elle a retrouvé les planches dans la discrétion avec toujours peu de chance aux concours malgré de bonnes prestations et des classements réguliers.

La saison dernière les choses ont commencé à changer. Avec une succession de prises de rôles réussies (la Belle, Palais de cristal…) elle a brillé et le public a retrouvé ce qui l’enthousiasmait tant chez cette danseuse.

Laura Hecquet est une danseuse de grande classe avec une élégance flagrante. Ses prises de rôle sont toujours très personnelles et elle impose une présence évidente sur scène.

Après fallait-il la nommer étoile pour autant ? Je n’en suis pas vraiment sûre. Je ne suis pas très fan de cette tendance à nommer des étoiles parce qu’elles sont méritantes (comprendre : elles sont là depuis longtemps, sont sympathiques, ont dansé pas mal de choses). Pour moi une étoile doit avoir « le truc en plus » qui fait d’elle un(e) danseur(euse) à part.

Il y a beaucoup de danseur que j’aime énormément et pour qui j’achète des places les yeux fermés rien que pour les voir. Ce n’est pas pour ça que j’estime qu’il faut les nommer. A contrario, certaines étoiles ne me touchent pas du tout et pourtant il ne me viendrait pas une seconde l’idée de contester leur statut.

Ces nominations successives donnent un peu l’impression que le grade de première danseuse n’a plus de valeur. On ne peut pas être une excellente première danseuse. Il faut être étoile sinon c’est de l’injustice. Je trouve cela dommage.

Au moment du concours de promotion j’étais folle de joie de voir Laura Hecquet promue. C’était une soliste évidente et cela n’avait pas de sens de la laisser dans le corps de ballet. Elle méritait d’être distribuée comme la soliste qu’elle était.

Je ne reste pas persuadée que la faire accéder à l’étoilat soit l’idée du siècle.

Elle reste toutefois une grande danseuse que j’ai toujours appréciée. Félicitations à elle !

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com
commenter cet article
20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 09:41
Le Lac des cygnes (Bourdon/ Hoffalt/ Lorieux)

Le lac des cygnes se fait trop rare à l’Opéra de Paris. Déjà 4 ans depuis la dernière reprise. À l’époque toutes les étoiles c’était faites porter pâles et Emilie Cozette avait récupéré la moitié des représentations. Cette année, le même phénomène est en train de s’observer sauf que cette fois c’est la sujet Héloïse Bourdon qui hérite des dates. On ne s’en plaindra pas !

L’Opéra de Paris possède une très belle version du lac pour ce qui est des actes blancs. Et en particulier un quatrième acte superbe, plein de mélancolie dans la danse des cygnes et avec un climax dramatique et prenant.

Les actes de cour paraissent toujours un peu longuets. À l’acte 1 les robes des demoiselles ont été changées et ce n’est pas du plus bel effet. C’était toutefois ma première représentation de la série aussi les petites longueurs ne m’ont pas du tout gênées. On en reparle en fin de série !

C’était hier Josua Hoffalt qui prêtait ses traits à Siegfried et ce fût une véritable réussite. Depuis un an l’étoile monte en puissance et s’affirme. Interprète inspiré il a offert au public un jeune prince très subtile et juste. On sentait tour à tour l’ennui, l’indécision, l’amour… Le tout était doublé d’une technique sans faute et vraiment plaisante à voir avec des sauts qui décollent (même depuis le 2e balcon), des réceptions nettes et de manière générale une aisance que l’on voit pas si souvent que cela sur les scènes parisiennes. Cela fait plaisir de voir des étoiles vraiment assurer.

À ses côtés le sujet Florimond Lorieux enfilait la cape de Rothbart. Je ne connaissais le danseur que via les concours de promotion et le voir dans un vrai rôle fût une très agréable surprise. Florimond est extrêmement charismatique et impose une présence forte et pesante sur l’ensemble du ballet. Un vrai investissement et une belle réflexion sur son personnage lui donne tout ce que l’on peut attendre de Rothbart.

À l’acte 2, arrive enfin Héloïse Bourdon dans le tutu d’Odette. On s’en doutait à la voir en concours ou galas, la jeune femme est faite pour danser le Lac. Et pourtant elle arrive à s’y révéler surprenante. Son cygne blanc est fragile, méfiant, mais la jeune sujet arrive à y apporter de nombreuses nuances que l’on ne lui soupçonnait pas. Comme pour ses deux partenaires masculins, le premier mot qui vient lorsque l’on pense à son interprétation est « juste ». Tout est intelligent, naturel et suffisamment fort pour susciter l’émotion.

Les trois danseurs étaient de plus au diapason. Le trio est très équilibré et chacun brille tout en mettant l’autre en valeur.

Le pas de trois du cygne noir représentait à ce titre le feu d’artifice de la soirée avec une débauche de très belle technique et un investissement évident. Les danseurs prenaient du plaisir et en donnaient énormément en retour.

Héloïse s’est montrée royale en Odile et a littéralement vampé l’assistance. À coup de regards charmeurs et d’équilibres à n’en plus finir elle a fait chavirer ses fans, le public en général et le cœur du prince.

Le ballet se conclu donc avec ce si bel acte 4, si bien construit qui donne une magnifique partition au corps de ballet féminin. Encore une fois, le trio principal c’est montré brillant offrant à ce final toute la grandeur qu’il mérite.

Un petit mot également sur les seconds rôles. Hannah O’Neill était lumineuse dans le pas de trois et on attend avec impatience sa prise de rôle en Odette/Odile. Hugo Marchand montre beaucoup de personnalité et j’espère avoir l’occasion de le voir très vite dans un rôle de premier plan (ayant raté son Casse-Noisette). Enfin les quatre petits cygnes ont remporté un beau succès mérité.

Pour conclure, nous avions droit hier à une distribution idéale pour ce lac avec des interprètes qui ont réussi à nous faire rêver au milieu de cette série un peu terne pleine de blessures et de changements. Le couple Hoffalt/Bourdon est hyper assorti. J’espère que la direction l’aura noté et pensera à les rassembler plus souvent.

Enfin, dans quelques semaine Héloïse Bourdon retournera dans le corps de ballet ce qui est tout de même assez incompréhensible après de telles prestations. L’illustration parfaite du « pourquoi le concours de promotion n’est pas adapté à la classe des sujets ».

Le Lac des cygnes (Bourdon/ Hoffalt/ Lorieux)
Le Lac des cygnes (Bourdon/ Hoffalt/ Lorieux)
Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com
commenter cet article
27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 09:21
Le Chant de la Terre (Gilbert/Magnenet)

La création du Chant de la Terre par John Neumeier faisait figure d’évènement de cette saison 2014/2015. Le chorégraphe réussi bien à la compagnie où les reprises de ses ballets sont toujours de grands succès.

L’attente était donc forte. Malheureusement les premiers échos n’étaient pas très engageants. Et une fois dans la salle, ils se confirment.

 

 

Concrètement le Chant de la Terre n’est pas un ratage. Il est juste très anecdotique et ressemble à tous ces ballets d’inspirations néoclassique que l’on nous sert depuis quelques années. Décors plutôt abstraits, longues robes fluides… Tout cela n’est pas très novateur.

 

La chorégraphie ne va pas beaucoup plus loin et les quelques jolis passages sont noyés au milieu d’une gestuelle déjà vue, pas très originale. Le matériel de base était pourtant intéressant avec la belle musique de Mahler mais le chorégraphe n’a pas réussi à transcender son sujet comme il avait pu le faire avec sa troisième symphonie.

Le tout manque de rythme et surtout d’émotion ! On ressort de la salle sans avoir vibré en ne retenant pas un moment en particulier mais un sentiment général de léger ennui.

 

Les interprètes font ce qu’ils peuvent et mettent leur talent au service de l’œuvre mais ne sont pas toujours aidés. Dorothée Gilbert est impeccable entre gravité et sensibilité mais vraiment sous employée. Dommage. Parmi les demis-solistes ont remarque la toujours lumineuse Léonore Baulac. Son passage avec Fabien Révillon est le seul à nous sortir quelque peu de notre torpeur. Ils apportent beaucoup de légèreté avec de l’engagement. C’est dynamique, ça bouge. Un moment très plaisant.

 

Au final, le ballet restera dans mon souvenir comme une œuvre pas désagréable mais qui sera vite oubliée. Dommage.

Le Chant de la Terre (Gilbert/Magnenet)
Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com
commenter cet article
2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 09:13

 

À quelques jours de la fin de l’année 2014, il était temps de dire au revoir à la Source.

 

Ce ballet fût un plaisir à revoir. J’en gardais un excellent souvenir avec tout de même l’idée de ne jamais avoir vu la distribution idéale. Cette année a changé la donne avec de supers interprètes, très bien « castés » qui se sont donné à fond pour ce beau ballet.

 

 

P1030395.JPG

Ce soir c’était à nouveau Muriel Zusperreguy qui prêtait ses traits à Naïla. La première danseuse a bien évolué depuis de début de la série. Son personnage est mieux dessiné et on la sent maintenant totalement dans son élément en esprit de la source. Elle était à la fois charmante et touchante.

 

Elle était cette fois accompagnée de Josua Hoffalt dans le rôle de Djemil. L’étoile n’en fini plus de surprendre ces derniers temps et ce rôle en est encore un bon exemple. Avec ses lignes superbes il porte bien le vilain pyjama de Djemil. Sa danse est ample et aérienne et son interprétation très juste.

 

P1030397.JPG

 

Pour compléter le trio, Alice Renavand semblait un peu éteinte en Nourreda. Il lui a manqué la présence et le magnétisme apporté précédemment par Eve Grisztajn. Dommage car la jeune femme est d’ordinaire une interprète inspirée. Peut être n’a-t-elle pas eu assez de temps pour se préparer au rôle.

 

P1030401.JPG

Fabien Révillon n’avait pas le côté lutin facétieux de ses autres petits camarades en Zaël mais quelle technique superbe ! Il n’en finissait plus de voler sur scène, c’était super.

 

P1030393.JPG

 

Enfin Sébastien Bertaud campait le fier Mozdock et c’était un pur bonheur. Son personnage était très bien dessiné, son jeu très clair, le tout accompagné une technique enthousiasmante. Ses passages étaient explosifs ! Comme toujours je suis fan. J’espère sincèrement qu’on le verra plus ces prochaines années.

 

P1030399.JPG

Le corps de ballet et demis solistes (même si on avait perdu deux elfes au passage) étaient comme toujours excellent et ont bien restitué la magie de ce ballet dont la reprise fût une vraie réussite.

 

P1030396.JPG

 

Voilà les ballets de Noël c’est terminé !

Je vous souhaite à tous une excellente année et à bientôt pour de nouvelles aventures !

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 13:43

Valse des distributions oblige, samedi dernier c’est un couple inédit qui nous a été offert dans Casse-Noisette. Si Vincent Chaillet était prévu sur le ballet dès le début, Héloïse Bourdon a dû faire une prise de rôle un peu acrobatique en Clara après le retrait d’une grande partie des titulaires du rôle.

 

P1030382.JPG

 

J’étais pour ma part ravie de pouvoir découvrir la jeune sujet dans un rôle titre ayant manqué ses précédentes Nikyia et Aurore.

 

Et que dire, sinon qu’elle semble faite pour danser Clara. Le premier acte qui m’a paru si long la dernière fois est ici passé en un éclair. Héloïse Bourdon campe une jeune fille fraiche et enjouée. Son jeu est subtil et très juste. Elle n’en fait jamais trop et apporte pile ce qu’il faut pour créer une vraie héroïne de conte.

 

P1030370.JPG

 

À ses côtés Vincent Chaillet est très convainquant en Drosselmeyer ce dont je ne doutais pas. Les rôles un peu sombre lui vont bien. Il c’est aussi très sortit du rôle du Prince. Même s’il n’a pas le brio de Germain Louvet il y a une dizaine de jours, il fait le boulot sans difficulté.

Dès le premier acte, on remarque également le peps d’Aubane Philbert qui sera un enchantement toute la soirée. Qu’elle soit Luisa ou danseuse espagnole, elle se donne à fond avec une belle qualité de saut et un sourire éclatant.

 

P1030383.JPG

 

Le corps de ballet ne sera pas en reste avec une valse des flocons assez magique. Je l’avais trouvé belle mais sans plus la dernière fois et je pense que cela tien beaucoup du placement dans l’Opéra Bastille. Les places en hauteur lui rendent plus justice.

Peut être était-ce le Christmas Mood encore présent mais ce soir je me suis laissée emportée par la magie.

 

P1030372.JPG

 

Au deuxième acte on retrouve une Héloïse Bourdon toujours aussi brillante et très à l’aise dans le périlleux pas de deux final.

Cette représentation aura été un bon moyen de découvrir cette danseuse qui gagnerait à être plus distribuée. Elle est intelligente, fine avec une superbe danse. Espérons que le prochaine concours de promotion (s’il existe toujours) lui soit enfin favorable.  

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 15:10

 

Le ballet Casse-Noisette est souvent l’occasion de mettre en avant de jeunes danseurs. Peu d’étoiles chevronnées veulent encore le danser et les jeunes sujets sont souvent appelés à la rescousse.

 

P1030352.JPG

Cette fois c’était même des coryphées (leurs promotions n’étant effectives qu’en janvier). Mais pas n’importe lesquels. Benjamin Millepied a sélectionné quelques uns des plus grands espoirs de la compagnie pour ce Casse-Noisettes et mercredi dernier, c’était au tour de Léonore Baulac et Germain Louvet d’investir la scène.

 

 

P1030355.JPG

 

Pour parler du ballet en lui-même, Casse-Noisettes m’a paru un peu long. Je n’avais pas eu cette impression lors de la précédente reprise mais peut être est-ce l’absence d’effet de surprise qui veut cela.

Il y a finalement beaucoup de pantomime et cela danse assez peu au premier acte. Bien sûr la scène du réveillon est charmante et les enfants de l’école de danse sont adorables  mais on attend tout de même que ça décolle.

Le ballet prend finalement vie lorsque les deux protagonistes se rencontrent et commencent à danser ensemble.

Léonore Baulac et Germain Louvet forment un très beau couple, très harmonieux. Leur danse est vive et précise et leur pas de deux de l’acte 1 est un très beau moment. On enchaine vite avec une superbe valse des flocons qui a toujours un petit côté magique avec toute cette neige sur le plateau.

 

P1030357.JPG

 

L’acte 2 m’a plus convaincue avec des danses du monde inégales mais tout de même sympathique et une pensée spéciale pour Laétizia Galloni superbe et envoutante dans la danse arabe.

 

Si la valse des fleurs est plus poussive, mais vite compensé par le beau pas de deux final. L’adage était un vrai bonheur. Parfois si périlleux il passait cette fois tout seul. Germain Louvet est un excellent partenaire qui sait bien mettre sa danseuse en valeur. Il a également des lignes magnifiques et une vraie allure de prince. Il lui faut encore apprendre à maîtriser son énergie sur plusieurs actes mais ces débuts sont très prometteurs.

Léonore Baulac de son côté est une jolie héroïne. Elle campe un personnage cohérent et je suis curieuse de la découvrir dans d’autres rôles.

 

P1030362.JPG

 

 

Dans quelques jours, changement de distribution avec enfin la découverte d’Héloïse Bourdon dans un grand rôle. J’ai hâte !

 

Une nouvelle Source également mais d’ici là…

 

Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année !

 

P1030356.JPG

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 13:16

 

Lors de sa création, la Source avait suscité l’enthousiasme du public. Enfin un ballet classique inédit ! De beaux costumes, une histoire sympathique… Tout était là. Les distributions étaient aussi excellentes avec toutefois une difficulté à trouver un quartet de rôles principaux idéaux. Il y avait l’hallucinant Mathias Heymann en Zaël, la douce Myriam Ould-Braham en Naïla, les charismatiques Isabelle Ciaravola et Laura Hecquet en Nourreda, mais jamais tout le monde en même temps !

 

P1030320.JPG

 

Hier soir on ne c’est pas approché loin de la distribution idéale avec Muriel Zusperreguy, François Alu, Eve Grinzstajn et Allister Madin. Sur le papier, ça faisait envie. Et les échos dithyrambiques des premiers spectateurs aussi.

 

Pour parler du ballet en général, c’est un vrai bonheur que de retrouver cette Source. Les costumes scintillent, les décors me semblent plus adapté et mystérieux qu’il y a 3 ans (un effet d’éclairages ?). Le corps de ballet est au top et chaque danseur apparaît comme totalement investit et heureux de danser. Il se dégage de la force des danses de caractère et de la douceur et sérénité des nymphes.  

 

P1030326.JPG

 

La Source est une histoire touchante et bien racontée. On sent toujours quelques longueurs à la fin du deuxième acte (c’est bon donne là ta fleur !) mais lorsque c’est sublimé par les interprètes cela passe tout seul.

 

Hier soir nous avions donc droit à une distribution inédite et vraiment enthousiasmante. Allister Madin ouvre le bal en lutin facétieux. Il virevolte et s’amuse visiblement beaucoup. Le rôle est très valorisant mais il faut pouvoir l’assumer et le sujet se débrouille comme un chef créant tout de suite une connivence avec le public.

 

P1030336.JPG

 

Autre rôle titre masculin qui paraissait bien moins valorisant à la création : Djemil. Hormis Josua Hoffalt, difficile de trouver un interprète réussissant à bien caractériser le personnage tout en assurant la technique exigeante. Cette année c’est François Alu qui se met dans la peau du chasseur et comme souvent les mots manques pour décrire sa prestation. C’est juste du bonheur ! Le plaisir de voir une danse si enthousiasmante avec des pirouettes qui n’en finissent plus, des réceptions nettes et des sauts qui défient les lois de la gravité. Plaisir aussi d’être face à un personnage réfléchi et cohérent. On loue souvent le premier danseur pour sa technique mais il serait dommage de ne pas préciser que c’est interprète inspiré et surprenant. Son Djemil possède une belle sensibilité et beaucoup de subtilité. Surtout l’histoire qu’il nous raconte et les émotions qui le traverse sont limpides. La trame de l’histoire s’éclaire d’un coup.

 

P1030342.JPG

 

Il trouve dans ce domaine beaucoup de répondant chez Eve Grinsztajn formidable Nourreda. La première danseuse a toujours été très bonne actrice et réussi à composer avec toutes les facettes du personnage au point de positionner Nourreda au centre de l’intrigue ce qui ne m’était jamais apparu clairement avant. C’est elle l’héroïne de l’histoire et on ne qu’être ému par son destin. Prisonnière des hommes, elle se fait échanger comme un objet. Vendue par son frère à un homme rude qu’elle doit séduire tout en composant avec les autres femmes du harem. Puis rejeté, abandonnée. Seul Djemil l’aime vraiment et lui offrira la liberté. Eve Grisztajn passe admirablement de la profonde mélancolie à une séduction de façade, puis l’abattement mais aussi l’espoir.

Voilà une artiste splendide qu’on aimerait voir plus distribuée (mais je le dis à chaque fois !).

Elle compose un joli partenariat avec François Alu et leur couple est vraiment l’élément central de l’histoire.

 

P1030345.JPG

 

Pour les aider, Muriel Zusperreguy est une très jolie Naïla. Elle possède un charme juvénile qui fait merveille dans ce type de rôle. Actrice subtile, elle aussi réussi à se sortir de la palette d’émotion dévolue à son personnage et son destin tragique n’en n’est que plus émouvant.

 

Du côté des rôles secondaires, Yann Saïz compose un formidable Khan, très autoritaire et excellent partenaire. Le duo Khan/ Naïla est toujours un grand moment du ballet. Audric Bezard de son côté manque peut être un peu d’autorité en Mozdoc. Si sa danse ne souffre d’aucun défaut, il lui manque peut être un peu de tranchant. Il sera certainement plus à son aise en Djemil. Je suis impatiente de le découvrir dans ce rôle.

 

P1030341.JPG

 

Petite mention spéciale aussi aux 4 elfes virevoltant avec bonheur au milieu des tableaux. Tant d’enthousiasme ça fait plaisir !

 

 

Avant de nouvelles représentations de la Source, on se retrouve dès la semaine prochaine pour Casse-Noisette !

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com
commenter cet article

Présentation

  • : danse-opera
  • danse-opera
  • : Bonjour et bienvenue à tous. Ce blog est la continuité du skyblog danse-opera. Outre toutes les archives de comptes rendus déjà produits, vous y trouverez des critiques ou articles liés à la danse et en particuliers aux ballets de l'Opéra de Paris. Bonne visite!
  • Contact

Twitter

Recherche

Catégories