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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 20:51

Près d’une semaine après la clôture de la saison il est plus que temps de revenir sur l’Anatomie de Sensation de Wayne McGregor. Une seule représentation pour moi mais c’était bien suffisant !

 

Après le très bon Genus, le public parisien (et moi en tête) était impatient de découvrir la nouvelle création du chorégraphe britannique dont le langage s’accorde plutôt bien aux capacités de nos danseurs.

J’ai essayé d’en lire le moins possible avant de me rendre à Bastille pour garder la surprise intacte mais il était difficile de passer à côté des mauvais échos que l’on entendait jusqu’au palais Garnier…

 

Le gros problème de ce ballet est la musique. Soit l’on accroche, soit pas. Si l’on y reste insensible, les 1h20 sans entracte peuvent devenir bien longues.

Pour ma part je suis restée complètement hermétique à quelques rares exceptions.

 

L’anatomie de la sensation se découpe en une multitude de pas de deux ou solos entre lesquels, hormis la gestuelle du chorégraphe, on a du mal à trouver un lien. Si le concept peut fonctionner sur 20, 30 min c’est tout à fait différent pour une œuvre faisant plus d’une heure. Au bout d’un moment on commence à chercher son portable (puisqu’on a pas de montre !!) mais on ne veut pas déranger ses voisins donc on ne l’allume pas pour voir l’heure, on attend…

 

Le ballet commence pourtant très bien avec un très bon pas de deux entre Jérémie Bélingard et Mathias Heymann. Le chorégraphe utilise les aptitudes des étoiles à très bon escient. On les sent très à l’aise dans ce style. Il se dégage beaucoup de puissance de leur danse et on se met à regretter de les voir si peu sur scène le reste de l’année.

 

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On enchaîne avec un solo de Marie-Agnès Gillot. Tous ceux qui ont déjà vu Genus se disent qu’on est bien partit. Pourtant c’est lent, long… L’étoile est formidable comme à son habitude dans ce répertoire mais la musique est lente, la chorégraphie répétitive.

 

Malgré la présence de Dorothée Gilbert, le tableau suivant reste assez anecdotique et on ne peut que regretter de voir la jeune femme si peu employée.

A noter l’utilisation pour le moins étrange du corps de ballet qui est surtout là pour déplacer des éléments de décors…

 

Ensuite nous avons droit à deux pas de deux en parallèle. Celui liant Marie-Agnès Gillot et Audric Bezard est assez plaisant grâce à une chorégraphie bien adaptée aux possibilités de ses interprètes.

 

Copie-de-P1030990.JPG

 

Changement d’ambiance au tableau numéro 5. Trois belles jeunes filles (Dorothée Gilbert, Amandine Albisson et Myriam Ould-Braham) arrivent sur scène sur une musique qui me réveille un peu. Myriam Ould-Braham est surprenante en séductrice. C’est assez sympa de voir qu’elle peut s’accorder à d’autres registres que celui de la petite fille. Ce tableau paraît presque trop court quand on le compare au précédent.

 

On continue dans le bon avec le pas de deux entre Aurélie Dupont et Jérémie Bélingard. Il s’agit du moment le plus calme du ballet mais certainement aussi un des plus intéressant. Le retour à la scène de la jeune maman était attendu et dès son apparition, on pouvait entendre les mouches voler dans la salle. C’est ce passage qui a d’ailleurs arraché les premiers bravos du public.

 

Copie-de-P1030996.JPG

Le septième tableau était le mouvement « rentabilisons notre corps de ballet ». Sympathique mais sans plus.

 

On arrive ensuite à la partie la plus sympa de la pièce, un pas de deux plein de sourires et d’ironie entre Alice Rennavand et Josua Hoffalt tous deux très en frome.

 

La pièce se conclue avec un interminable final où les danseurs évoluent derrière un rideau semi opaque. Etait-ce la fatigue ou simplement le fait d’être myope ? Quoi qu’il en soit je n’ai quasiment rien vu. Je me suis accrochée au début avant de lâcher l’affaire au bout de 5 minutes…

 

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 Au final, une création plutôt décevante pour ma part. Le chorégraphe avait matière à faire quelque chose de génial mais l’on reste un pu sur notre faim.

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Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
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Amélie 25/07/2011 09:21


On reste d'autant plus sur sa faim avec un casting pareil. C'est dommage d'aligner de tels interprètes et de finalement peu s'en servir, comme pour Dorothee Gilbert par exemple.


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