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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 14:00

Ces dernières années l’offre culturelle au niveau de la danse pendant les fêtes de fin d’année c’est considérablement développée. Les affiches de tutus et autres danseurs se multiplient dans le métro et on ne va pas s’en plaindre !

C’est ainsi qu’hier soir j’ai fais une petite infidélité à Cendrillon et Onéguine pour aller découvrir Rock the Ballet au Casino de Paris.

Rock the ballet est un spectacle créé par une compagnie américaine sur un concept basique mais très efficace : présenter de la danse classique (tout de même bien modernisée) sur des chansons actuelles, des Black Eyed Peas à U2 en passant Queen ou Lenny Kravitz. Vous l’aurez compris, il s’agit là de pur show. Pas d’histoire, des prouesses techniques.

Les danseurs viennent d’horizons assez différents (classique, jazz, broadway...) mais réussissent à former une troupe homogène et surtout techniquement très enthousiasmante.

 

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Le premier acte d’ouvre sur un groupe de 6 jeunes hommes se déchainant sur I gotta feelin’ des Black Eyed Peas. Ce n’est pas forcément ma musique préférée mais on se laisse vite emporter par l’énergie. Le public tape des mains en rythme et semble très réceptif. Les numéros s’enchainent sur divers morceaux de U2 ou Jacques Brel. Oui le grand écart ne leur fait pas peur ! Les chorégraphies deviennent vite assez répétitives et pas très originales même si le tout reste sympathique.

Le point faible de cet acte reste la partie dédiée à l’unique danseuse. La jeune fille compte beaucoup sur ses extensions pour enchainer les six o’clock quitte à ce que cela se transforme en démonstration de GRS. Les pas de deux (renforcés par le costume) faisaient un peu pensé à des démonstrations de patinage artistique.

On en attendait avec impatience le retour des garçons ! Leur chorégraphies très show-off étaient très plaisantes et m’ont fait un peu pensé à l’émission So you think you can dance. Aussi je n’ai pas été très étonnée de voir qu’un certain nombre de danseurs étaient issus de ce programme.

 

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Au second acte, on change de décor avec des chansons plus anciennes et peut être plus efficaces (Michael Jackson, Queen). Les danseurs déploient tout leur technique et enchaine les virtuosités pour le plus grand plaisir du public qui en redemande. Cette partie se révèle bien plus cohérente et rythmée que la première. Les duos ou trios nous permettent d’admirer les qualités de chaque danseur et c’est un véritable plaisir à voir.

En conclusion une soirée bien sympathique quoiqu’un peu déséquilibrée. Une bonne idée de sortie pour les fêtes de fin d’année.    

 

photos: Sido

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 15:14

Cette saison 2011/2012 a débuté avec un petit arrière goût de saison 2010/2011. Le 8 septembre dernier, le public parisien a en effet retrouvé le chemin des théâtres avec la seconde partie des étés de la danse débutés au mois de juillet dernier avec le Miami City Ballet.

Le public c’étant émerveillé devant les couleurs et l’énergie des danseurs américains a dû se demander où il était tombé avec In Paris. La présence d’une telle pièce dans le cadre du festival n’était peut être pas des plus pertinente. Aussi une majeure partie du public était venue voir en chaire et en os l’un des derniers mythes vivants de la danse, Mikhaïl Baryshnikov. Ceux qui espéraient encore le voir danser Don Quichotte à 60 ans ont dû être déçus.

Mais au final que penser de In Paris ?

La pièce de Dmitry Krymov est difficilement définissable. Ce n’est pas de la danse, pas complètement du théâtre. Il s’agit d’un mélange de pleins de style auquel on pourrait rester totalement hermétique mais auquel j’ai vraiment adhéré.

De part ses vidéos, ses sur titres, ses éclairages et l’utilisation de musique, la pièce ressemble presque à un vieux film en noir et blanc. Le héro est un vieux général de l’armée blanche immigré à Paris. Plongé dans la tristesse et la solitude, il va revivre grâce à sa rencontre avec une jeune serveuse russe immigrée comme lui. Ils vont sortir, tomber amoureux, jusqu’à la fin tragique.

 

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On est au début un peu décontenancé par le style mais au final il suffit de se laisser glisser au fil de cette histoire. La mise en scène est pleine de petites trouvailles. Le spectacle est plein d’humour et alterne à merveille gravité et légèreté. C’est très poétique.

L’ensemble des artistes présents sur scène sont assez formidables.

Mais évidemment celui que tout le monde attendait était Mikhaïl Baryshnikov. Je faisais partie de ceux qui étaient restés en plan sans place devant l’entrée du théâtre de la Ville lors de sa dernière venue à Paris il y a deux ans. C’était donc une émotion toute particulière que de pouvoir le découvrir enfin sur scène. Le moins que l’on puisse dire est qu’il n’usurpe pas sa réputation. Omniprésent sur scène, il déploie un charisme impressionnant pendant l’heure et demie de spectacle. L’une des scènes les plus intéressantes et celle où il se prépare pour sortir. Presque statique sur scène, on ne peut détourner son regard de lui.

La scène suivante laissant la place à Anna Sinyakina et ses multiples tenues pour sortir est pleine d’humour et très réussie.

 

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Une pièce dont je ne savais pas bien quoi attendre qui constitue au final une bien belle surprise. Pleine de poésie et très touchante, elle ne fera certainement pas l’unanimité mais reste (pour moi) un très beau moment. Rien que pour la prestation de Micha, elle vaut le coup d’œil (mais il serait triste de la limiter à cela !).

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 13:54

Allez on en termine avec cette saison 2010-2011 par la représentation du Miami city ballet du 23 juillet dernier en matinée.

Nous avions droit à un programme totalement différent d’il y a deux jours.

La soirée débute dans une ambiance Far West, cow boys et jolies filles avec Western Symphony de Balanchine. On pourrait être un peu surpris au début par les costumes un peu kitch si le tout n’était pas totalement assumé par un corps de ballet déchaîné et des solistes au top !

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Le début est tonitruant avec Sara Esty et Renan Cerdeiro très en formes et énergiques. La seconde partie est plus calme avec un Didier Bramaz excellent en lonesome cowboy qui ne sait plus où donner de la tête parmi les jeunes filles tournoyant autour de lui.

 Les deux derniers tableaux sont emmenés avec fougue et un enthousiasme communicatif par Jeanette Delgado, le bondissant Kleber Rebello (qui saute bien plus haut que sa partenaire), Patricia Delgado et Yann Trividic. Le final est un véritable tourbillon de couleurs où tous les danseurs nous embarquent avec bonne humeur. Ce ballet dont je n’attendais rien est l’un de mes gros coup de cœur de cette compagnie.

 

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On change ensuite totalement d’ambiance avec Afternoon of a faun de Robbins. Nous sommes dans une salle de danse où rêve un danseur seul (Carlos Miguel Guerra). Il est vite rejoint par une jeune femma (Jennifer Carlynn Kronenberg) avec qui il entame un pas de deux se transormant vite en pas de trois tant le miroir invisible se trouvant à la place du public joue un rôle prépondérant dans leur histoire. Ils n’évoluent ensemble que par le reflet qu’ils perçoivent. Le moment est beau, poétique, avec des interprètes fusionnels et très assortis, pourtant j’ai bien du mal à être totalement emballée par le tout. Peut être aurait-il fallu le passer à un autre moment dans le programme qu’après le tonitruant Western Symphony.

 

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On enchaîne ensuite avec Liturgy de Christopher Wheeldon interprété par Katia Carranza et Isanusi Garcia-Rodriguez. Ce pas de deux a remporté un gros succès auprès du public du Châtelet. J’avoue que j’ai eu un peu de mal à partager l’enthousiasme général et ai eu l’impression de passer à côté de quelque chose. Ce pas de deux néo classique était très sympathique et bien interprété mais ressemblait beaucoup à tant d’autres duos déjà vu lors de galas ou dans d’autres compagnies.

 

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Le programme se termine avec Nine Sinatra songs de Twyla Tharp. Ambiance ballroom dancing et boule à facettes pour ce dernier ballet. Sept couples évoluent sur huit chansons de Sinatra (d’où le titre donc ! :s). Ils représentent chacun un type de couple ou de danse. Cela va des couples classes et glamours tels que Callie Manning et Yann Trividic dans Strangers in the night ou Mary Carmen Catoya et Reyneris Reyes sur All the Way, aux passages plus humoristiques représenté par Jennifer Carlynn Kronenberg et Carlos Miguel Guerra qui avaient bien abusé du bar sur One for the road ou les jeunes, charmants et bien maladroits Tricia Alberton et Michael Sean Breeden sur Something Stupid. Puis ce sont Katia Carranza et le toujours génial Renato Penteado qui conclue la partie en beauté avec That’s life.

 

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Tout ce petit monde se retrouve avec bonheur sur le mythique My Way pour le plus grand plaisir du public.

Rien de bien révolutionnaire au niveau de la chorégraphie dans cette pièce et pourtant on ne peut s’empêcher d’être emballé par les prestations présentées. Est-ce le côté typiquement américain de la chose ? les chansons de Sinatra ? La conviction que les danseurs y mettent ? Toujours est-il que l’on passe un excellent moment. Le public ne s’y trompe pas et réserve une véritable ovation à la compagnie.

 

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Pour conclure, s’il fallait résumer cette série de représentations du Miami City Ballet, je dirais une bouffée d’air frai. Les danseurs américains ont apporté sur la capitale une énergie incroyable, de la bonne humeur et une joie de danser qui faisait plaisir à voir. En quelques jours, le public parisiens à appris à reconnaitre certains danseurs, identifier les points forts de la compagnie, affiner ses préférences.

On ne peut que féliciter les organisateurs des étés de la danse de nous avoir fait découvrir une aussi sympathique compagnie dont on ne peut que regretter qu’elle ne se produise pas plus souvent en France.

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 16:15

Vous le savez évidemment, cette année c’est au Miami City ballet qu’est revenu la tâche d’animer les soirées parisiennes du mois de juillet dans le cadre des étés de la danse.

La compagnie était quasiment inconnue en France et c’est pourtant taillée un beau succès au théâtre du Chatelet. Succès grandissant au fil des semaines illustrant l’excellent bouche à oreille dont elle a bénéficié. La communication autour de l’événement a également été très efficace et dynamique.

Au programme, des grands chorégraphes américains et la découverte d’une multitude de ballets de Balanchine peu donnés en France. La compagnie avait fait le choix de présenter un programme différent chaque soir ce qui était un véritable casse-tête pour choisir ses dates. Il m’a été amusant de constater que j’avais choisis mes dates pour certains ballets qui ne sont pas au final ceux qui m’ont le plus marqués.

 

On commence avec la soirée du 21 juillet 2011

Au programme de ce soir, du Balanchine, du Robbins et du Tharp. Un ballet bien connu et deux découvertes (pour ma part).

La soirée débute par un « wouaaah » admiratif du public lorsque le rideau se lève sur les jolies ballerines et beaux tutus de Theme and Variations (Balanchine). Ce ballet d’une vingtaine de minutes sur une musique de Tchaïkovski n’est certainement pas le plus marquant que j’ai vu mais reste tout de même très sympathique. Il est surtout l’occasion de la découverte. On scrute les danseurs, leur style, leur façon d’évoluer. La troupe dégage une vraie énergie et un bonheur d’être sur scène tout à fait communicatif. Les lignes de corps de ballet ne sont pas tout à fait parfaites mais qu’importe ! On est vite emporté par leur bonne humeur. Les solistes Jennifer Kronnenberg et Carlos Miguel Guerra sont excellent et très en phase dans leur partenariat même s’ils leurs manquent un petit quelque chose pour être totalement emballée.

 

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On enchaîne ensuite avec du plus connu et In the Night (Robbins) repris pas plus tard que la saison dernière par l’Opéra de Paris. La version qu’en offre le Miami City Ballet est tout à fait plaisante. Leur style est très différent de la troupe parisienne. Ils donnent certainement plus de sens, plus de passion à ce qu’ils dansent. Les caractères des trois couples sont très biens dessinés. Tricia Albertson et Didier Bramaz sont charmant dans le premier pas de deux, très romantiques. Mary Carmen Catoya est une très belle danseuse mais elle m’a semblée un peu trop fougueuse pour la sérénité que requiert le second pas de deux.

Le troisième pas de deux est le clou du ballet avec des Jeanette Delgado et Renato Penteado stupéfiant. La jeune femme virevolte sur scène avec fougue et passion tandis que son partenaire se révèle incroyable dans son travail de porté rattrapant sa partenaire au tout dernier moment tout en gardant la maîtrise de ce qu’il fait jusqu’au bout. La combinaison de leurs deux talents a fait son petit effet auprès du public qui les a chaleureusement applaudit.

 

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Mais la vraie ovation ne c’est faite qu’une petite heure plus tard au tombé de rideau de In the upper room (Twyla Tharp). Sur une musique entêtante de Philip Glass, les danseurs évoluent en duo, en solo, en groupe de trois ou quatre, sur pointes, en baskettes. Ils surgissent d’une fumée opaque avec une énergie débordante. Au début on se demande bien où cela peut nous mener et si l’on va tenir quarante minute comme cela. Au final on se laisse totalement emporter par le rythme, l’énergie et surtout les danseurs qui se donnent à fond et vont jusqu’au bout de la chorégraphie avec un enthousiasme débordant. La salle explose en bravo lorsque le rideau se baisse prolongeant pendant de très longues minutes l’euphorie du moment. J’avais rarement vu un tel accueil pour du ballet et les danseurs ont été acclamés comme de vraies rock stars aux saluts.

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Une vraie bonne surprise que ce ballet et cette soirée de manière générale.

On ressort du théâtre avec le regret de ne pas s’être réservé plus de places pour cette belle compagnie.

 

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Rendez-vous dans quelques jours pour le dernier compte rendu de la saison !

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 21:59

On a parfois de ces surprises…

Allez voici un petit paragraphe « je raconte ma vie » (après tout c’est mon blog, je fais ce que je veux !).

 

Jeudi dernier j’étais donc à la répétition AROP des Enfants du Paradis. Une répétition très sympa (comme je l’ai écris précédemment) où j’ai pu retrouver pas mal de bloggeuses mais également quelques amies en pleine discussion sur un gala avec des danseurs de l’Opéra de Paris qui doit se tenir demain. Il est rare que je participe à ce genre d’événement. L’inconvénient d’être une banlieusarde, outre le fait qu’on passe son temps à courir après son RER à la fin des représentations parisiennes, c’est qu’il est difficile d’effectuer les trajets de banlieue à banlieue quand on n’a pas une voiture 24h sur 24h. Histoire de faire la conversation (et de ne pas mourir idiote) je demande où il aura lieu étant donné que même moi l’hyper connectée je n’en n’ai pas entendu parler. « Oh dans un coin paumé de l’Essonne, je ne sais même pas comment on y va, Villebon-sur-Yvette… ». Villebon-sur-Yvette ? La ville mitoyenne de Palaiseau où je vis depuis 20 ans ? Et bien oui !!

Moi qui pensais passer mon vendredi soir à subir un concert de Véronique Sanson sous mes fenêtres pour cause de fêtes de la ville, voici que de nouvelles perspectives s’ouvrent à moi.

 

Me voici donc partie vendredi soir au Centre culturel Jacques Brel pour un gala « Karl Paquette et ses étoiles » dont personne n’avait entendu parler ! Et arrivée sur place, je me sens comme un alien dans ma propre maison. Aucun habitué de l’Opéra (ci ce n’est les personnes m’ayant mises au courant évidemment) ! A la place quelques visages connus, quelques petites filles de mon école de danse venues découvrir de vrais danseurs professionnels.

 

La promotion a dû se faire en local car la salle était bien remplie. Une salle d’ailleurs très jolie, assez grande avec une scène de qualité (c’est rare dans le coin). Un grand bravo tut de même aux danseurs qui ont dû composer avec une scène bien loin des dimensions du Palais Garnier. 

Mais venons-en au plus important…

 

Huit danseurs ont fait le déplacement. Le programme était très « à la découverte de la danse classique » avec presque exclusivement du tutu-pointes célèbre de chez célèbre. J’avoue que ce n’est pas à pour me déplaire. Après tout les galas sont faits pour ça.

 

La soirée s’ouvre en douceur avec le pas de deux de la Sylphide interprété par Marc Moreau (sujet) et Juliette Hilaire (quadrille). Quel meilleur James que Marc Moreau je vous le demande ! Toutes ses qualités sont parfaitement mises en valeur par ces variations et le jeune homme c’est taillé un beau succès. Juliette Hilaire était une charmante sylphide, mutine à souhait. Une très bonne entrée en matière.

 

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On reste dans le romantique mais on change d’ambiance avec le pas de deux du deuxième acte de Giselle par Laure Muret (sujet) et Yann Chailloux (coryphée). Quel bonheur de voir Laure Muret dans un rôle de soliste ! Voilà une belle artiste, intelligente et fine. Elle est très engagée dans un rôle de Giselle qui lui sied bien. A ses côtés Yann Chailloux affiche de très belles lignes et une remarquable qualité de pirouettes. Il reste un peu effacé par rapport à sa partenaire mais peut être est-ce le rôle qui veut cela.

 

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Changement d’ambiance avec un pas de deux de Roméo et Juliette interprété par Charline Giezendanner et Yann Saïz. Lorsqu’on les voit entrer sur scène, on ne peut que se dire qu’ils sont les parfaits Roméo et Juliette. Physiquement, ils sont exactement ce que je m’imagine des rôles. Ce sont tous les deux d’excellents interprètes et ils se donnent à fond dans le pas de deux du balcon. Ils formaient également le partenariat le plus harmonieux et le plus enthousiasmant de la soirée. On les sentait heureux de danser ensemble et ils formaient un beau couple, très crédible.

C’était romantique à souhait même si la version Lavrovski présentée ici est moins intéressante que celle de Noureev ou Mc Millan.

 

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Il faut attendre le quatrième pas de deux pour voir enfin apparaitre l’étoile de la soirée. Karl Paquette nous présente ainsi le pas de deux de Solor et Gamzatti dans la Bayadère. Le rôle a l’air de lui plaire et il est très investit. On peut reprocher beaucoup de choses à l’étoile mais il a un charisme indéniable qui emporte immédiatement l’adhésion. Après les enfants du paradis la veille, c’est la deuxième fois en peu de temps qu’il m’enthousiasme vraiment. Il a de plus montré de très belles qualités techniques dans les sauts et les pirouettes.

A ses côté, la toute nouvelle sujet Valentine Colasante campait une Gamzatti resplendissante. Elle a tout à fait la technique du rôle et s’amuse à passer toutes les difficultés sans encombre. Sa variation était très réussie tout comme sa série de fouettés qui a emballée le public.

 

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Deuxième partie du programme (mais pas d’entre acte) avec le retour de Yann Chailloux et Laure Muret cette fois dans le pas de deux du mariage de la belle au bois dormant. Je ne l’aurais pas imaginé sur le papier mais Laure Muret c’est révélé être une bien meilleure Aurore que Giselle ! Elle était vraiment magnifique avec une excellente technique et semblait beaucoup s’amuser. Un non connaisseur ne pourrait jamais se douter que c’est une ballerine proche de la retraite. Sa différence de taille avec Yann Chailloux était une très bonne chose. Elle permettait au coryphée de faire voliger sa partenaire dans les airs. Les deux ont exécuté d’excellentes variations et ont offert l’un des moments les plus enthousiasmants de la soirée.

 

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On continue ensuite dans l’ambiance belle au bois dormant avec le pas de deux de l’oiseau bleu par Marc Moreau et Juliette Hilaire. Même réflexion que pour James, quel meilleur oiseau bleu que Marc Moreau ?! Il a totalement la technique du bas de jambe pour ces difficiles variations mais a également montré de très beaux bras, souples et fluides qui faisaient complètement adhérer à son personnage.

Cela ne m’avait pas marqué la première fois, mais ici il fallait bien constater que Juliette Hilaire était un peu grande pour son partenaire. De plus elle était un peu brusque sans ses mouvements (surtout de tête et de bras) ce qui n’est pas vraiment l’idée que je me fais de la princesse Florine. Toutefois ce devait être une première pour la jeune quadrille qui bien coachée fera de très belles choses.

 

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On en arrive à un de mes coups de cœur de la soirée, un pas de deux nommé La méditation de Thaïs, chorégraphié par Yann Saïz et interprété par le sujet lui-même et Charline Giezendanner. Le pas de deux était très beau, très fluide avec de belles idées au niveau des portés. C’est l’un des seuls morceaux de la soirée qui demandait un vrai travail d’interprétation. Les deux sujets étaient en osmose et ont réussi à imposer une ambiance tout particulière en quelques minutes. Bravo à eux.

 

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On termine en beauté avec le pas de deux d’Esméralda par Karl Paquette et Valentine Colasante. Techniquement, les deux danseurs sont toujours au top et l’étoile s’en donne à cœur joie. Il mettait bien en valeur sa partenaire, décidemment une danseuse à suivre.  

 

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Pour conclure, un gala débarqué de nulle part mais arrivé à point nommé pour combler le vide d’un mois de juin bien pâle. La soirée était vraiment excellente avec des danseurs que je ne connaissais pas tant que cela pour certains, et qui ont révélé de belles surprises.

 

On se retrouve maintenant en juillet pour les Enfants du Paradis (première pour moi le 1er juillet).      

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 14:25

Après un mois de creux la danse revient au plus fort dans l’actualité et le balletomane ne va plus savoir où donner de la tête au mois de juillet.

 

Après le point sur les distributions des enfants du paradis et avant celui sur l’anatomie de la sensation, éloignons-nous un peu de l’Opéra de Paris avec la venue pour la première fois dans la capitale à l’occasion des étés de la danse du Miami City ballet.

 

Le festival des étés de la danse est un événement que j’ai assez peu suivit ces six dernières années étant bien souvent partie dans des contrées lointaines (ou moins lointaines parfois) à cette époque.

L’avantage quand on rentre dans la vie active c’est que l’on a plus d’argent pour payer ses vacances mais l’inconvénient c’est qu’on a moins de temps pour les prendre !

Coincée à Paris au mois de juillet je pourrais donc profiter à fond de l’offre qui nous est donnée !

 

Après le ballet de Cuba, de Novossibirsk ou les grands ballets canadiens c’est donc au Miami City Ballet de se poser dans la capitale pour deux semaines et demie.

 

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 Photo Joe Gato

 

Du 6 au 23 juillet, la compagnie nous présentera une succession de programmes typiquement américains avec des chorégraphies de Balanchine, Robbins ou encore Twyla Tharp.

Le programme est assez sympa même si près de la moitié des pièces sont déjà connues du public français. J’imagine que c’est ce qu’il faut pour attirer les gens au théâtre du Chatelet mais il aurait été intéressant d’avoir droit à plus de pièces « inédites » (comprenez qu’on ne trouve pas dans le répertoire français).

 

Il y aura toutefois de quoi voir d’autant plus que chaque soirée est unique avec un panachage de pièces permettant de ne jamais voir le même programme.

Une idée originale et assez plaisante même si elle va se transformer en vrai casse tête pour le balletomane qui voudra tout voir !

 

Je vous laisse découvrir le programme.

 

Mercredi 6 juillet à 20 heures - Soirée d’ouverture
Symphony in Three Movements (Balanchine)
Afternoon of a Faun (Robbins)
Tarantella (Balanchine)
Ballet Imperial (Balanchine)

Jeudi 7 juillet à 20 heures
Square Dance (Balanchine)
La Valse (Balanchine)
In the Upper Room (Tharp)

Vendredi 8 juillet à 20 heures
Square Dance (Balanchine)
La Valse (Balanchine)
Symphony in Three Movements (Balanchine)

Samedi 9 juillet à 15 heures
Symphony in Three Movements (Balanchine)
Afternoon of a Faun (Robbins)
Liturgy (Wheeldon)
Ballet Imperial (Balanchine)

Samedi 9 juillet à 20 heures

Square Dance (Balanchine)
The Four Temperaments (Balanchine)
In the Upper Room (Tharp)

Mardi 12 juillet à 20 heures
The Four Temperaments (Balanchine)
Promethean Fire (Taylor)
Theme and Variations (Balanchine)

Mercredi 13 juillet à 20 heures
The Four Temperaments (Balanchine)
La Valse (Balanchine)
Western Symphony (Balanchine)

Jeudi 14 juillet à 20 heures
La Valse (Balanchine)
In the Night (Robbins)
Symphony in Three Movements (Balanchine)

Vendredi 15 juillet à 20 heures
Theme and Variations (Balanchine)
Promethean Fire (Taylor)
Nine Sinatra Songs (Tharp)

Samedi 16 juillet à 15 heures
Square Dance (Balanchine)
In the Night (Robbins)
Theme and Variations (Balanchine)

Samedi 16 juillet à 20 heures
The Four Temperaments (Balanchine)
Promethean Fire (Taylor)
Western Symphony (Balanchine)

 

Mardi 19 juillet à 20 heures
Nine Sinatra Songs (Tharp)
Afternoon of a Faun (Robbins)
Liturgy (Wheeldon)
Ballet Imperial (Balanchine)

Mercredi 20 juillet à 20 heures
Theme and Variations (Balanchine)
Promethean Fire (Taylor)
Nine Sinatra Songs (Tharp)

Jeudi 21 juillet à 20 heures

Theme and Variations (Balanchine)
In the Night (Robbins)
In the Upper Room (Tharp)

Vendredi 22 juillet à 20 heures
Western Symphony (Balanchine)
In the Night (Robbins)
In the Upper Room (Tharp)

Samedi 23 juillet à 15 heures
Western Symphony (Balanchine)
Afternoon of a Faun (Robbins)
Liturgy (Wheeldon)
Nine Sinatra Songs (Tharp)

Samedi 23 juillet à 20 heures
Square Dance (Balanchine)
Afternoon of a Faun (Robbins)
Liturgy (Wheeldon)
Ballet Imperial (Balanchine)

 

J’avoue que je ne sais quoi choisir!

A noter que la première est une soirée de gala (apparemment en partenariat avec l’AROP puisque j’ai reçu une invitation) avec les prix qui vont avec. Pour le reste, on est dans l’ordre du raisonnable.

 

Afternoon-of-a-Faun.jpg

Photo Joe Gato

 

Il sera en tout cas très intéressant de découvrir ces ballets interprétés par des danseurs américains qui maîtrisent donc parfaitement le style des chorégraphes. Il s’agit là de leur répertoire le plus naturel. On peut déjà noter sur simple vidéo en faisant un petit tour sur youtube que les façons de bouger et d’interpréter sont bien différentes de ce que l’on peut voir à Paris. Cela m’emballe totalement. J’avais pas mal regretté lors de mon voyage à New York de ne pas être allé voir le NYCB ou l’Américan Ballet theater donc j’ai hâte d’enfin découvrir une compagnie américaine.  

 

Evidemment les quatre tempéraments, In the night ou symphony in three movements, œuvres peut être les plus connues sont à suivre de près mais je me verrais bien découvrir les œuvres de Twyla Tharp, dont l’extrait présenté au gala des étoiles pour le japon m’avait bien plu.

 

Bref entre ces programmes, le retour à la scène d’Aurélie Dupont, les prises de rôle sur les Enfants du Paradis et les adieux de José Martinez, nos longue soirées d’étés ont de quoi être animées.

 

En complément le ballet de Miami présentera des cours publics les 8, 15 et 22 juillet à 12h.

 

Les étés de la danse accueilleront également le grand Mikhaïl Baryshnikov en septembre au théâtre de Chaillot mais j’aurais le temps d’y revenir une prochaine fois.

 

En attendant n’hésitez pas à suivre le blog du Miami City ballet qui est vraiment sympa (si on pouvait avoir la même chose en France ! ok je rêve !)

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 09:24

La dame aux camélias

 

C’est drôle mais j’ai eu un peu de mal à partager l’enthousiasme général autour de cet extrait… Le black pas de deux est pourtant un pur tube de gala.

Sue Jin Kang était une magnifique Marguerite et j’imagine ce qu’elle peut donner sur le rôle entier. Cela doit être assez fabuleux. Elle réussit facilement à nous faire entrer dans son univers. Pourtant j’ai trouvé que le tout avait un peu de mal à décoller. Je n’ai pas vraiment accroché avec son partenaire. Cela n’aide sans doute pas !

La seconde partie (sans la robe noire) était excellente mais j’ai eu du mal à me prendre au jeu au début.

 

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Two

 

Carlos Acosta était très attendue. A son entrée en scène on a sentit un frisson d’excitation traverser la salle. J’ai eu l’impression qu’il aurait pu rester assit pendant 10 minutes, il aurait eu droit à la même ovation !

Quel charisme en même temps !

Enfermé dans son tout petit carré de lumière, il bouge très peu ses jambes (lui qui saute si bien) mais déploie une énergie incroyable. J’ai été fascinée d’un bout à l’autre. Sa danse très puissante et accentuée par la musique et les jeux de lumière.

Un très bon choix pour le danseur et un vrai plaisir pour les spectateurs.

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Le spectre de la Rose

 

L’avantage du spectre de la Rose est qu’il s’agit d’une pièce et non d’un extrait. En un petit quart d’heure, on nous raconte une histoire avec un début, un milieu, une fin. C’est très appréciable.

Igor Kolb a des bras somptueux qui donnent tout son sens à la chorégraphie. C’est ce qui m’avait le plus manqué lors de la reprise parisienne du ballet pendant laquelle j’avais vu Mathias Heymann. Qui est cette créature au bonnet de bain rose ? Pourquoi s’agite-t-il ainsi autour de la jeune fille ?

Hier tout était limpide.

Elena Kuzmina quant à elle, était la parfaite jeune fille avec de très beaux mouvements de bras et un fantastique travail de pointes.

 

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Adagio  

Trois semaines après notre coup de foudre au Palais Garnier il était temps pour moi de confirmer (ou pas) mon impression sur Andreï Merkuriev.

Je dois dire que j’ai beaucoup aimé ce solo à mille lieux de ses tourbillonnements dans Don Quichotte.

C’était beau et touchant.

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Grand pas de deux

Changement total de registre avec les deux solistes du ballet de Berlin. Ce pas de deux parodique était une vraie bouffée d’air frai.

Les danseurs étaient excellents aussi bien dans l’interprétation que dans la technique. Mine de rien, ils passaient sauts, pirouettes multiples et fouettés avec un brio qu’une partie du public n’a peut être pas remarqué tant ils étaient au service du comique de situation.

Un excellent moment et une bonne découverte que ce pas de deux.

 

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Caravaggio

Les solistes du ballet de Berlin étaient présents en nombre et ont tous offert de très belles prestations.

Ce Caravaggio était fascinant et remarquablement bien interprété par un couple de danseurs totalement à l’unisson.

J’étais surprises que les applaudissements ne soient pas plus nourris (il est vrai que le public était assez froid).

 

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Thaïs  

Petit début de lassitude ? Fatigue de la journée qui arrive ?

Quoi qu’il en soit j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce pas deux que j’ai trouvé particulièrement long et pas spécialement intéressant.

Pourtant Lucia Lacarra était superbe. Elle se faisait soulever comme une plume par son jeune partenaire (qui malheureusement n’avait pas grand-chose d’autre à faire). Elle était la star !

 

Je suis contente de l’avoir vu en live mais reste persuadée que j’aurai plus apprécié ce pas de deux placé à un autre endroit dans un programme un peu moins long.

 

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Canon

Pour commencer, un petit hommage à Jon Vallejo du ballet de Dresde qui c’est carrément fait évincer du programme du gala !

Il était pourtant bien présent sur scène aux côtés des frères Bubenicek.

J’ai beaucoup aimé cette pièces (et ses interprètes) qui respiraient la joie de vivre et de danser. Cela mettait du baume au cœur.

Petite question piège tout de même. J’espère que l’un de vous pourra me répondre. Où était Jiri, où était Otto ? De loin j’ai eu toutes les peines du monde à les distinguer !!

 

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Les enfants du paradis

Ce passage m’a laissé une impression des plus étranges.

J’adore Isabelle Ciaravola et Mathieu Ganio et était plus que ravie de les retrouver dans ce gala mais je suis perplexe quant au choix du pas de deux.

 

C’est bien simple il n’était pas du tout comme cela dans mon souvenir !! Intercalé entre deux solos de Mathieu Ganio, le passage avec Isabelle Ciaravola apparaissait comme un souvenir dans la mémoire de Baptiste. Pourtant dans mon souvenir, il se présentait dans la continuité de l’histoire dans le ballet… J’ai d’abord pensé que la mise en scène avait été changée pour le gala mais il semble que les deux interprètes ai répété ce passage tel quel lors des rencontres du 26 mai dernier… Cela me rend curieuse de voir la reprise.

 

Autrement, les deux interprètes sont toujours aussi beaux et forment un magnifique couple de scène. Dommage que l’on n’ait pas pu les voir dans une pièce plus valorisante type Dame aux camélias, Roland Petit ou Roméo et Juliette…

Sortit de contexte, l’argument du pas de deux paraissait flou.

 

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Don Quichotte pas de deux

On termine en beauté avec le pas de deux de Don Quichotte. Malheureusement Dimitri Gudanov n’était pas présent et a été remplacé par Andreï Merkuriev aux côtés d’Evgenia Obraztsova.

Je ne sais pas dans quel contexte c’est fait ce remplacement mais en tout cas les deux interprètes semblaient bien calés.

Andreï Merkuriev est un bondissant Basilo et on ne peut que regretter qu’il n’ait pas eu droit à une représentation dans le rôle titre lors de la tournée parisienne. Il ne déméritait pas à côté de certaines étoiles.

Evgenia Obraztsova était resplendissante en Kitri (la coiffure avec ces espèces de bouclettes par contre c’est pas possible !). Elle assuré techniquement et nous a gratifié d’une très belle série de fouettés. 

 

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Au final, un gala très intéressant, comme on aimerait en voir plus à Paris. Certains danseurs ou extraits ont été de belles révélations qui me feront getter de plus près la venue de certaines compagnies en France…

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 21:27

 La dame aux camélias

Musique : Frédéric Chopin

Chorégraphie : John Neumeier

 

Sue Jin Kang, Marijn Rademaker (Ballet de Stuttgart)

 

Ce n’est pas précisé mais je suppose qu’il s’agit du black pas de deux du 3e acte très prisé des danseurs lors des galas.

 

Les danseurs du ballet de Stuttgart sont de très bons défenseurs de ce type de répertoire et je n’entends que du bien des deux interprètes.

 

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Two

Musique : Andy Cowton

Chorégraphie : Russel Maliphant

 

Carlos Acosta (Royal Ballet Londres)

 

Du contemporain pour Carlos Acosta que j’espérai voir dans du classique… Tant pis, je suis sûre qu’il saura nous offrir un beau moment.

 

Le spectre de la Rose

Musique : Carl Maria von Weber

Chorégraphie : Michel Fokine

 

Elena Kuzmina (Eifman Ballet de Saint Petersburg)

Igor Kolb (Mariinsky)

 

Je ne connais pas les interprètes (enfin Igor Kolb de nom) mais j’adore le ballet. Comme ils interprètent la pièce entière, pas de problème de sortie de contexte.

Par contre, auront-ils droit à un décor ou le spectre sautera-t-il d’une fenêtre imaginaire ?

 

Adagio

Musique : J.S. Bach

Chorégraphie : Alexy Miroshnichenko

 

Andreï Merkuriev (Bolchoï)

 

Andreï Merkuriev dans un solo spécialement chorégraphié pour lui qu’il présente souvent en gala. J’avais adoré ce danseur lors de la venue du Bolchoï à Paris. Ma révélation du spectacle.

Ce solo n’a absolument rien à voir avec le fougueux Espada mais c’est l’occasion de découvrir le danseur dans un autre registre.

 

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Grand pas de deux

Musique : Gioachino Rossini

Chorégraphie : Christian Spuck

 

Elisa Carrillo Cabrera, Mikhaïl Kaninskin (StaatsOper de Berlin)

 

Je ne connais ni l’œuvre, ni les danseurs donc pas de commentaire.

 

Caravaggio

Musique : Bruno Moretti

Chorégraphie : Mauro Bigonzetti

 

Shoko Nakamura, Michael Banzhaf (StaasOper de Berlin)

 

Le ballet de Berlin est présent en force ! Comme précédemment, je connais ni l’œuvre ni les danseurs…

 

Thaïs

Musique : Jules Massenet

Chorégraphie : Roland Petit

 

Lucia Lacarra, Marlon Dino (StaatsOper ballet de Munich)

 

Encore du Roland Petit, cette fois pour Lucia Lacarra qu’il me tarde de découvrir « en vrai » !

 

Canon

Musique : Johann Pachelbel

Chorégraphie : Jil Bubenicek

 

Jiri Bubenicek, Jon Vallejo (Semperoper Ballet de Dresde)

Otto Bubenicek (ballet de Hambourg)

 

Hâte de découvrir les frères Bubenicek en live même s’il est dommage d’avoir remplacé leur duo initialement prévu par un trio.

 

 

Les enfants du paradis

Musique : Marc-Olivier Dupin

Chorégraphie : José Martinez

 

Isabelle Ciaravola, Matthieu Ganio (Opéra de Paris)

 

Les deux étoiles de l’Opéra de Paris dans une pièce made in Opéra de Paris. L’occasion de se mettre en condition pour la fin juin.

Je me rappelle avoir adoré le ballet mais bizarrement j’ai assez peu de souvenirs du pas de deux final (si ce n’est que j’avais toujours un angle mort et que ça m’énervait). Nous avons droit aux deux créateurs des rôles qui en sont sans doute les meilleurs interprètes.

 

Don Quichotte pas de deux

Musique : Minkus

Chorégraphie : Marius Petitpa

 

Evgenia Obraztsova (Mariinski)

Dimitry Gudanov (Bolchoï)

 

Quel bonheur de pouvoir découvrir Evgenia Obraztsova… Tout ce que j’ai pu voir d’elle en vidéo m’a totalement emballée.

 

On peut donc dire que ce gala va être riche !

Je suppose que beaucoup de blogueurs y seront. L’occasion de confronter nos avis.

 

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 21:27

Et non je ne me suis toujours pas décidée à aller voir Rain au Palais Garnier.

 

La semaine un autre événement (et pas des moindres) se déroulera à Paris.

Le palais des congrès va accueillir quelques unes des plus grandes étoiles du monde à l’occasion d’un gala de soutien aux sinistrés du Japon.

 

Le programme est des plus alléchants.

 

Suite de danses – Pas de trois

Musique : Frédérique Chopin

Chorégraphie : Ivan Clustine

 

Elèves de l’école de danse de l’Opéra de Paris

 

Je ne connais pas du tout la pièce mais en tout cas j’ai hâte de voir les élèves de l’école de danse qui réservent toujours de beaux moments au public.

 

La belle au bois dormant Acte III

Musique : Tchaïkovski

Chorégraphie : Marius Petitpa

 

Maria Kochetkova (San Francisco ballet)

Sergei Polunin (Royal Ballet Londres)

 

Un classique des galas et un grand classique tout court. Le pas de deux final de la Belle est une pièce parfaite pour montrer toute sa virtuosité. C’est un peu ce que l’on attend de ce type d’événement.

 

Mopey

Musique : J.S. Bach

Chorégraphie : Macro Goecke

 

Friedemann Voegel (Ballet de Stuttgart)

 

Je vais éviter de parler de ce que je ne connais pas ! Je ne sais rien de la pièce. En revanche ce que j’ai vu de l’interprète en vidéo me plait bien.

 

La chauve-souris Adagio Acte II

Musique : Johann Strauss Fils

Chorégraphie : Roland Petit

 

Olga Esina, Roman Lazik (StaatsOper Ballet de Vienne)

 

Roland Petit est également un bon choix pour un gala. C’est de plus l’occasion de découvrir les solistes du Ballet de Vienne dont on entend beaucoup parler (sans vraiment les voir) depuis que l’étoile parisienne Manuel Legris est à la tête de la compagnie.

 

Olga Sergey Stepovoy

                                                  Olga Esina (photo Sergeï Stepovoy)

 

Le cygne noir pas de deux

Musique : Tchaïkovski

Chorégraphie : Marius Petitpa

 

Dmitry Gruzdev, Fernanda Oliveira (English National Ballet)

 

Du grand classique également avec le lac des cygnes. J’avais vu le lac de l’English National ballet il y a quelques années et il ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.

L’occasion (je l’espère) de changer d’avis !

 

Sinatra Suite

Musique : Franck Sinatra

Chorégraphie : Twyla Tharp

 

Tatyana Gorokhova (Novosibirsk State Ballet)

Igor Zelenski (Mariinski)

 

J’ai hâte de découvrir un extrait de ce ballet qui sera présenté en intégralité aux étés de la danse de Paris par le Miami City ballet. Le fait que cela soit dansé sur des musiques de Sinatra m’intrigue beaucoup.

 

Light

Musique : Vivaldi

Chorégraphie : Maurice Béjart

 

Katya Shalkina, Julien Favreau (Béjart Ballet Lausanne)

 

J’ai toujours voulu découvrir le Béjart Ballet Lausanne mais était à chaque fois occupée quand il passait à Paris. L’occasion de la découverte.

 

Le Corsaire

Musique : Adolphe Adam

Chorégraphie : Marius Petitpa

 

Ashley Bouder (New York City ballet)

Jason Reilly (Ballet de Stuttgart)

 

Un bon choix de pas de deux pour deux très beaux danseurs. Je ne les ai vu qu’en vidéo mais ils me font forte impression à chaque fois.

 

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 14:27

Me revoilà !

 

Cela fait presque un mois que je n’ai pas fait de « vrai » article sur ce blog et je m’en excuse !

J’ai été absolument débordée de travail !! Le problème quand on bosse pour un débat public c’est que les réunions publiques ont forcément lieu… le soir, de préférence les jours où on devait aller au spectacle sinon ce n’est pas drôle. Du coup une seule séance de Bolchoï pour moi mais on ne va pas se plaindre. C’est déjà bien d’avoir eu une place.

 

Mais bon maintenant, le débat est clôt, les lignes à grandes vitesses (presque) tracées, je vais donc avoir un peu plus de temps pour moi.

 

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On recommence donc avec cette fameuse représentation du 12 mai.

 

La venue du ballet du Bolchoï au Garnier était un peu the événement of the year. On n’aura jamais autant parlé de ballet dans les journaux cette année (promo de Black Swan mis à part). Les places se sont arrachées. Tout le monde voulait en être.

 

Il y a quelques saisons de cela pour la dernière venue de la troupe à Paris, je m’étais retrouvée le bec dans l’eau, sans place. Je me rappelle encore le tag désespéré d’un balletomane sur les panneaux de travaux du parvis de Garnier « cherche place Bolchoï s’il vous plait 06 xx xx … ». Promis ce n’était pas moi mais je n’en n’étais pas loin !

 

Cette année je m’étais assurée deux représentations avec l’AROP. Comme il faut bien travailler pour se payer les places j’ai été contrainte de revendre celle du 5.

 

La représentation du 12 ne présentait pas les grandes stars de la tournée. Je ne pourrais donc vous dire si c’était mieux, moins bien, plus si, moins ça…

En tout cas c’était une très belle soirée.

L’occasion de découvrir une compagnie qui fait figure de mythe dans la tête de la petite balletomane parisienne. L’occasion également de voir de nouvelles versions de ballets que l’on connait par cœur et d’autres façons de les danser.

 

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Le Bolchoï est une compagnie pleine de vie. On sent chaque danseur très heureux d’être sur scène. Une vraie énergie se dégage du ballet.

 

Le premier acte est certainement celui qui m’a le plus emballée. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu Don Quichotte et il était plaisant de retrouver cette Espagne en carton pate.

Ici les danses de caractères sont très présentes avec un corps de ballet féminin en chaussures et non sur pointes.

Les amies de Kitri étaient formidables. Très ensembles avec une belle danse. Leurs courts passages en scènes étaient un bonheur.

Ekaterina Shipulina est tout ce qu’on attend d’une Kitri. Sa danse est archi précise, elle s’applique dans la comédie et le tout passe avec plaisir. Fasse à elle Alexandr Volchkov montre également de très belles choses en Basilio. J’imagine qu’après la tornade Vassiliev il a dû être difficile d’enchaîner mais le principal russe est loin de démériter. Bien sûr on peut lui reprocher un porté un peu fébrile et quelques petits défauts mais si certains danseurs parisiens pouvaient faire ce type de prestation chaque soir, ça m’irait très bien ! Je ne saurais dire pourquoi, ce danseur m’est sympathique ! J’ai bien adhéré à son personnage.

 

Mais LE grand moment de l’acte 1 était sans conteste aucun la danse des toréadors emmenée par un détonnant Andreï Merkuriev. Le soliste est vraiment ma révélation de la soirée. Il a emporté ce passage avec une fouge et un charisme impressionnant. Il était très bien secondé par le corps de ballet masculin et sa danseuse de rue Anna Okuneva. C’est simple pendant ce passage, j’avais l’impression d’être une gamine découvrant Disneyland !

 

Au deuxième acte le soufflet retombe un tout petit peu. Place aux danses de caractères. C’est certes moins impressionnant mais ça n’est pas pour me déplaire. La danse avec les castagnettes était assez envoutante et celles de la danseuses à la robe rouge (ou la no colonne vertébrale dance) assez impressionnante de maîtrise.

Volchkov c’est montré excellent dans la scène de son faux suicide. C’est vraiment le genre de passage où il faut jouer le jeu à fond sinon ça devient vite ridicule ! Là c’était très efficace.

 

La scène des Dryades m’est apparue comme un point faible du ballet… Les costumes, la chorégraphie, les éclairages… cela n’avait rien de très magique et apparaissait comme un peu poussiéreux. Heureusement les solistes (Anna Nikulina en reine des Dryades, Anastasia Stashkevich en Cupidon et toujours Ekaterina Shipulina en Dulcinée) étaient là et ont réussies à emporter l’adhésion du public avec de très belles variations.

 

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Je n’ai pas parlé du passage chez les gitans qui valait surtout pour le numéro du tonnerre d’Anastasia Meskova. Ce passage arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, rallonge l’acte 2 et coupe un peu la narration. C’est dommage. Bien évidemment son utilité est de rapprocher Don Quichotte de ses fameux moulins à vent mais quelques minutes en moins ne m’auraient pas manquées !

 

L’acte 3 est celui des grandes démonstrations techniques avec le grand pas de deux des futurs mariés. Les deux solistes nous ont offerts une prestation au top permettant de conclure la soirée en beauté.

 

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Au final, je regrette vraiment de ne pas avoir pu assister à plus de représentations car cette découverte de la troupe était tout ce qu’il y a de plus plaisante. J’aurais aimé voir d’autres solistes, peut être découvrir Flammes de Paris (même si l’on n’en dit pas que du bien)… Une prochaine fois j’espère !

 

Maintenant place au gala des étoiles pour le Japon au Palais des congrès. Le programme est des plus alléchant et fera l’objet d’un article très bientôt.

 

Les distributions de Rain sont également sorties… dans l’indifférence générale et la mienne en particulier ! Je me suis fait le pari cette année de faire une saison complète à l’Opéra de Paris donc j’irai certainement le voir… Je pense qu’il ne sera pas difficile de trouver des places de toute façon !

 

On se dit donc à très vite et promis cette fois je m’y tiens !!

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