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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 19:44

 

Hier j'ai assisté à la soirée ballets russes.
Je vous rappelle que la soirée du 22 décembre sera diffusée en direct dans certains cinémas partout en France!

De plus la soirée sera retransmise le 1er janvier prochain sur France 3!

La soirée commence avec le spectre de la rose. Très beau pas de deux.

Bien évidemment Isabelle Ciaravola excelle dans le rôle de la jeune fille romantique.
Mathias Heymann et aussi très à l'aise en spectre. Par contre je ne l'ai pas trouvé assez "irréel". Peut être que je me trompe mais le spectre est sensé être un souvenir, c'est un parfum. Mathias m'a semblé trop terrien. C'est plus un personnage vivant qui entre dans le boudoir de la jeune fille.

Par contre sa technique est toujours aussi extraordinaire, c'est un vrai plaisir à voir!

photo: Isabelle Ciaravola est Mathias Heymann

 

spectre.jpg

L'après-midi d'un faune : 

 

J'avoue ma faute, je n'avais jamais vu ce ballet!

Du coup j'ai forcément été un peu surprise par le fait... qu'il n'y ai presque pas de danse!
Tout est dans l'ambiance, la gestuelle, les poses très plastiques. Bien sûr Nicolas LeRiche y excelle! C'est toujours un bonheur de le voir sur scène!

photo: Nicolas LeRiche

 

 

 faune.jpg

 

 

Le Tricorne:

J'avoue me sentir un peu seule pour ce ballet! Je le lis partout que c'est for-mi-dable mais moi ... ça m'a un peu ennuyée!!

José Martinez est absolument fantastique. Quelle présence, quel charisme, quelle technique! je suis fan!

Par contre si j'ai trouvé que le ballet commençait bien, il traine en longueure dans sa deuxième partie. Peut être que le fait d'être mal placée a joué dans mon avis aussi!

photo: José Martinez et Marie-Agnes Gillot.

 

 

tricorne.jpg

 

 

Puis la soirée c'est finie par Petrouchka!
Gros coup de coeur pour ce ballet.
Très drôle et à la fois émouvant...

Clairemarie Osta était parfaite dans le rôle de la poupée.
Yann Bridard était très bien aussi dans le rôle du Maure. Par contre son maquillage empêchait un peu de voir ses expression mais c'est le rôle qui veut ça!

Et puis j'ai retrouvé le Benjamin Pech que j'adore dans le rôle titre! Il était très touchant...


photo: Yann Bridard, Clairemarie Osta et Benjamin Pech.

 

 

petrouchka.jpg

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 19:39

Cette après-midi je me suis rendue au Palais Garnier pour assister à la soirée contemporaine réunissant le ballet Amoveo de Benjamin Millepieds, Répliques la création de Nicolas Paul et Genus de Wayne McGregor.

Le programme commence avec Amoveo. Le ballet n'avait pas sucité l'entousiasme à sa création. Il a donc été grandement remanié, allégé de 20 minutes avec de nouveaux costumes.
J'ai trouvé cette oeuvre assez sympa mais pas trenscendante. On passe un bon moment mais la chorégraphie ne décolle jamais vraiment. Pourtant les interprètes sont irréprochables. Aurélie Dupont et Nicolas LeRiche ont été magnifiques dans le pas de deux.
Dans le corps de ballet on distinguait Eve Grinzstajn qui était lumineuse.

L'après-midi continuait avec Répliques un ballet déjà plus intéressant. L'ambiance était très sombre. Tout se fesait dans un jeu de mirroire, c'était très interessant.
Le pas de deux final entre Isabelle Ciaravola et Stéphane Bullion était très fort, très impressionnant.


photo: Eve Grinzstajn, Audric Bezard, Aurélie Dupont et Nicolas LeRiche (pas de photo de Répliques elles étaient trop floues!!)

 

 

amoveo.jpg

 

 

La soirée c'est conlue avec Genus.
Ce ballet m'a laissé un bien meilleur souvenir que la première fois que je l'avais vu. Peut-être est-ce une question d'interprètes.
Marie-Agnes Gillot est très impressionnante que ça soit dans son solo ou son pas de deux avec Benjamin Pech.

Agnes Letestu est très belle dans le premier pas de deux. Mais les meilleurs passages sont pour moi ceux de groupes, bien plus dynamiques et rythmés.
Dorothée Gilbert est très investie dans la chorégraphie. Quant à Myriam Ould-Braham sa souplesse fait merveille dans ce genre de chorégraphie.

Un très bon moment qui conclue la soirée en beauté!

photo: Dorothée Gilbert, Simon Valastro, Marie-Agnes Gillot et Benjamin Pech

 

 

genus-2.jpg

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 19:35

genus.jpg

 

  photo de Laurent Philippe

Un mois après sa sortie, j'ai enfin vu le film La danse, le ballet de l'Opéra de Paris de Frédérick Wiseman.
Le réalisateur a suivi le quotidien du ballet de l'Opéra de Paris pendant presque toute la saison 2007-2008.
Un temps présenté comme un nouveau Tout près des étoiles (le film de Niels Tavernier datant de 1999), le film a en fin de compte une approche très différente.
La première surprise est l'absence de commentaire. Le réalisateur nous livre sa vision brute des répétitions, coulisses... sans explication ni avis. C'est un partit pris qui se défend et qui ne m'a dérangé.
Pendant les 2h40 que durent son film, Wiseman explore les moindres recoins de l'Opéra. Des sous sols aux salles de répétition, en passant par la cantine et les ateliers de couture.

Pour aller directement dans un avis je dois dire que j'ai globalement apprécié le film. Je n'ai pas envie de faire la fine bouche car les documentaires nous montrant le quotidien de cette compagnie et de telles images de répétions et de ballets sont trop rares !!
Frédérick Wiseman c'est essentiellement intéressé aux ballets contemporains. Ainsi on peut voir de très belles images de répétitions de scène de Genus de McGregor (repris ce mois-ci au Palais Garnier). Bien évidemment dans ces passages on ne voit que Marie-Agnes Gillot qui attrape avec force le regard du spectateur.

Les images du Songe de Médée sont également très belles et pourtant je n'avais pas aimé ce ballet quand je l'avais vu ! Mais l'apprentissage du rôle par Émilie Cozette est très intéressant et permet de souligner le très beau travail de répétiteur de Laurent Hilaire toujours passionnant. Les images de Delphine Moussin dans la scène de l'infanticide sont très fortes.
Mais bien sur on voit du classique dans ce film ! Cependant, le réalisateur semble ne pas s'intéresser à l'interprétation mais plus à la difficulté technique. Ainsi on a presque mal pour Laétitia Pujol à la voir répéter plusieurs fois desuite la si difficile variation de la fée Dragée de Casse-Noisettes. Néanmoins j'avoue avoir bien ris devant une répétition de Paquita durant laquelle on voit Pierre Lacotte et Ghislaine Tesmar se disputer très courtoisement sur la qualité d'un plié.
Les moments de répétition en scène où l'on entend les commentaires des répétiteurs sont également assez drôles. On les entend tomber en admiration devant Mathias Heymann ou critiquer le placement de Mathilde Froustey. C'est plutôt amusant.

Ensuite bien sûr il y a la partie administrative où l'on peut admirer Brigitte Lefebvre dans toute sa splendeur ! Elle ne m'a pas semblée très naturelle face à la caméra mais cela reste intéressant de voir comment tout cela fonctionne de l'intérieur. Discutions avec les danseurs, les mécènes, les chorégraphes... J'ai un coup de cœur pour la scène où Laure Muret vient lui demander de moins danser sur Paquita. On se rend vraiment compte de ce que c'est qu'évoluer au sein de la compagnie. Et la façon dont il faut adapter ces apparitions sur scène avec sa technique... en gros, ici la danseuse expliquait qu'elle n'avait plus les mêmes capacités qu'il y a quelques années et j'ai trouvé très bien qu'elle soit aussi lucide et ne cherche plus à absolument tout danser (d'autant plus que j'apprécie beaucoup Laure Muret qui est une grande artiste).

Pour conclure, je dirais que c'est un film à voir. Il est très intéressant et nous offre des images rares. Néanmoins il est long ! Beaucoup trop long pour le regarder après une longue journée de travail. Mieux vaut se le repasser en plusieurs fois quand il sortira en DVD !

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 19:25

Cette nouvelle série du ballet Joyaux de Blanchine s'ouvrait avec le Défilé du corps de ballet.

 

Je répète peut être mais c'est toujours un grand moment d'émotion que d'y assister. Je trouve ça tellement impressionnant.
Et c'est également l'occasion de rendre hommage à la troupe dans son ensemble.

Toutes les étoiles ont été très applaudies même si les bravo se sont fait plus présents pour les petits nouveaux Isabelle Ciaravola et Mathias Heymann ainsi que pour Dorothée Gilbert, Marie-Agnes Gillot, Mathieu Ganio, José Martinez et Nicolas LeRiche.


Comme je ne savais pas quelle étoile vous montrer je laisse une photo de la pose finale! (j'étais un peu de côté par contre :( )

 

 

defile-2009.jpg

 

 

Après le défilé, place à Joyaux le ballet de Balanchine. Le chorégraphe a construit son ballet comme un hommage à trois grandes écoles de danse (par école j'entend style!), l'école française, russe et américaine.

Le ballet commence par Emeraude censé représenter l'école française. Je ne sais si c'est très flatteur pour nous car c'est la partie que j'ai trouvé la plus ennuyeuse! Disons que cette partie est plus dans la recherche du style que dans le show. Ici pas de triple, quadruple pirouettes, de jambes en 6 six o'clock... Et c'est vrai que ces éléments sont représentatifs du sytle français mais, pas d'ésbrouffe ça ne veut pas dire ennuyeux! Là c'était ennuyeux...
D'accord j'exagère peut mais disons que comparé à Diamant qui dure le même temps, j'ai trouvé cela plus long.

Pourtant les interprètes sont irréprochables. On retrouve avec plaisir Laétitia Pujol après une longue absence. Ces qualités techniques lui font faire de très belles choses et son partenariat avec Mathieu Ganio fonctionne à merveille. Ce dernier semblait heureux d'être là, cela faisait plaisir à voir!

Clairemarie Osta était divine dans son solo de la scicilienne. Pleine de grâce, le visage très ouvert... J'ai adoré.
Dommage dans le pas de deux qui suivait, son partenaire ne semblait pas très concerné.

Alessio Carbone était vraiment excellent dans le pas de trois avec une technique toujours éblouisante (il sautait plus haut que c'est deux partenaires féminines!)

Au final, ce passage reste un moment agréable mais c'est celui qui m'a le moins marquée dans ce triptique.

photo: Clairemarie Osta et Benjamin Pech (désolée toutes mes photos d'Emeraudes sont un peu ratées!!)

 

em.jpg 

 Représentative de l'école américaine elle est certainement la partie la plus dynamique.

Toutes les parties avec le corps de ballet sont complètement dominées par Marie-Agnes Gillot. Moi qui aime bien d'ordinaire laisser trainer mon regard du côté des danseurs du CDB pendant les passage des solistes, là je n'ai pas pu détacher mon regard d'elle.
C'est d'ailleur assez impressionnant de voir à quel point les quatres hommes qui la faisaient danser paraissaient petits à côté d'elle. Elle les écrasait un peu par sa personalité.

Le duo Aurélie Dupont/Mathias Heymann était très homogène, très réussit et techniquement spectaculaire. Après il est vrai que Mathias Heymann ne pas autant emballé que dans la fille mal gardée ou Onéguine. Il avait des sauts magnifiques mais pour le reste... (enfin c'est peut être le rôle qui veut ça)

Bref, ce passage est l'un de mes favoris. Il apporte vraiment de la bonne humeur dans la salle!

 

Photo: Aurélie Dupont et Mathias Heymann

 

 

 

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La soirée se terminait en beauté avec Diamant. Cette partie représente donc l'hommage à l'école Russe.

Les ensembles étaient très impressionnants, le corps de ballet important.
Coup de chapeau aux deux interprètes principaux Agnes Letestu et José Martinez, le couple parmis les couples! C'est toujours un grand bonheur de les voir danser ensemble; Il dégagent une autorité et une classe incroyable. José Martinez a particulièrement brillé dans ses solos et les deux étoiles ont été ovationnées aux saluts.
Bravo également aux demi-solistes féminines qui avaient beaucoup de style.

 

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 19:15

Hier 28 septembre 2009, j'étais donc de retour au palais Garnier pour découvrir la nouvelle série de Giselle qui ouvrait la saison. Je n'ai pris que deux places en croisant très fort les doigts et le hasard m'a fait tomber sur les distributions Ciaravola/Bullion et Osta/Pech. Pas mal !

Il y avait du beau monde hier pour assister à la double prise de rôle d'Isabelle Ciaravola et Stéphane Bullion dans les rôles de Giselle et Albrecht. Pierre Lacotte, Noëlla Pontois, Gislaine Thesmar... tous étaient venus voir la nouvelle étoile et le premier danseur.

Tout d'abord, est-il besoin de le rappeler ? Giselle est un ballet magnifique, plein de fraîcheur et de magie. C'est le premier que j'ai vu à l'Opéra quand j'étais toute petite et j'étais donc plus que ravie de le revoir.
Dès son entrée en scène Isabelle Ciaravola EST complètement Giselle. Et pourtant j'avais de gros doutes au début concernant les deux interprètes. Le premier acte est un passage qui (selon les distributions) m'a complètement emballé ou au contraire profondément ennuyée.
Mais pas d'ennui cette fois-ci. Isabelle apporte une grande fraîcheur au rôle. Sa pantomime est très claire, précise, étudiée. Elle est charmante. Et la technique suit. La variation du premier acte était magnifique avec une première arabesque penchée à couper le souffle.
On sens qu'elle a l'habitude de danser avec Stéphane Bullion. Il avait une grande complicité entre eux. Ce dernier m'a d'ailleurs surprise. Il était à l'aise au premier acte et a beaucoup amélioré ses réceptions qui sont vraiment moins bruyantes que par le passé. Cela faisait plaisir à voir.
Karl Paquette quant à lui était un peu effacé en Hillarion. Son mime n'était pas très convaincu... Je pense qu'il doit être bien meilleur en Albrecht.
Mais si nous parlons du premier acte, il faut absolument évoquer la fameuse scène de la folie. Lorsque Giselle, trahie, devient folle et meurt. J'ai retenu mon souffle tout du long. C'est un passage très compliqué. Quasiment pas de danse, tout doit passer dans les expressions et le mime. Et Isabelle a été bouleversante. On la sentait complètement perdue. Le regard au loin, et puis ce sourire éteint lorsqu'elle esquisse quelques pas, souvenirs de son amour perdu... C'était très beau, très impressionnant. Stéphane Bullion a également été très bien dans passage, lorsqu'Albrecht se rend tout d'un coup compte de ce qu'il vient de provoquer...

 

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Deuxième acte et autre ambiance. Nous sommes dans un cimetière près de la tombe de Giselle où ses anciens soupirants viennent lui apporter des fleurs...
L'entrée des Willis est vraiment l'un de mes passage préféré. Je trouve ça vraiment prenant. Avec cette musique sublime, dommage que l'orchestre n'ai pas toujours suivi. Laura Hequet c'est bien sortie du difficile rôle de Myrtha. J'avoue que j'ai eu du mal à comprendre ce qu'elle cherchait à exprimer à travers son personnage mais la technique était splendide avec des équilibres sur pointes impressionnants.
Ensuite Giselle apparaît. Le moment où elle reprend vie était magnifique. Je ne vais pas épiloguer sur tout l'acte, c'est vrai que je n'ai pas vu les autres interprètes du rôle cette année mais j'ai été conquise. C'était juste beau ! L'adage en particulier était particulièrement réussit et a d'ailleurs été ovationné. On avait l'impression qu'Isabelle flottait dans les bras de Stéphane.

En conclusion. Une bien belle soirée où on ne peut que regretter qu'ils n'ai pas eu une date supplémentaire pour pouvoir les applaudir encore...


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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 19:08

Le retour à l'Opéra après la trève estivale pour les pleins feux de Giselle. Pleins feux s'appellent d'ailleur "rencontres" maintenant.

C'est vraiment une chance que l'Opéra organise régulièrement ces répétitions publiques. Cela nous permet de mieux comprendre un ballet ainsi que le travail des danseurs.

Hier après-midi c'est Dorothée Gilbert et Mathias Heymann qui s'attellaient à ce difficile exercice.
Laurent Hilaire agissait en tant que répétitieur.

Le danseur étoile est d'ailleur toujours aussi drôle est intéressant dans ces explications, ce qui fait tout l'intérêt de ces rencontres.

Dorothée Gilbert et Mathias Heymann sont les deux plus jeunes étoiles de l'Opéra. Ils avaient déjà dansé Giselle une fois lors de la tournée du ballet à Monaco mais c'était ici leur première à Paris.

Ils ont commencé par répéter un extrait du premier acte, la première rencontre entre Giselle et Albrecht. Une scène essentiellement composée de pantomime. Il est étonnant de constater que même si on pense connaitre un ballet par coeur, il y a toujours des éléments qui nous ont échappé dans compréhension du mime.
Un moment très léger, souvent drôle...

Ensuite ils nous ont présenté un extrait de l'adage de l'acte 2.
Un moment magnifique où Dorothée Gilbert a enchanté le publique avec des équilibres à couper le souffle.
 Elle a eu bien du courage de présenter le solo de début d'adage dans ces conditions...


Leur Giselle s'annonce magnifique. Ils sont très jeunes et donc leur vision des personnages sont assez différentes des étoiles plus expérimentées. Je ne pourrais malheureusement pas les voir sur scène mais une prochaine fois j'espère...

photo: Dorothée Gilbert et Mathias Heymann à Monaco

 

 

 

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 16:25

De retour de vacances j'ai enfin pu assister à une représentation de la fille mal gardée.

Hier ce sont Dorothée Gilbert et Mathias Heymann qui interprétaient les deux personnages principaux.

Tout d'abord un mot sur ballet. Cette Fille mal gardée est un véritable bonheur. L'histoire assez simple d'une fille un peu dissipée qui refuse le mari riche mais pas très malin que veut lui donner sa mère, est surtout le prétexte à un très beau moment de comédie.
C'est drôle, c'est frais, on rit de bon coeur et on a le sourire aux lèvre du début à la fin.
Alors bien sur ca n'est pas le lac des cygnes mais le décors en carton pate, les danseurs déguisés en poules et coq, le corps de ballet qui s'amuse, moi j'adore.

 

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Hier Dorothée Gilbert nous a campé une très belle Lise. Très piquante, drôle, une pantomime très lisible. On a du mal à croire qu'elle était en tournée en Australie la semaine dernière! Moi qui ai du mal à me défaire de mon décalage horraire, chez elle pas une trace fatigue. Elle semblait très heureuse sur scène et nous a offert de beaux moments de comédie en compagnie de Stéphane Phavorin qui campait sa mère. Car ici, comme pour la marâtre de Cendrillon, le rôle de la mère est tenue par un homme!
Stéphane Phavorin a d'ailleur déployé des trésors de comédie pour faire vivre son personnage. C'est très outré et pourtant ca marche d'un bout à l'autre. (et puis génial le petit moon walk pour venir saluer!)

Mathias Heymann est l'interprète presque idéal du rôle de Colas (le fiancé de Lise, enfin celui dont elle veut!). La technique est vraiment éblouissante. Il a un sourire, une joie d'être sur scène qui font vraiment plaisir à voir. Ce n'est toujours pas mon danseur préféré (mais ca encore une fois c'est une question de goût) mais c'est vraiment l'étoile masculine dont l'Opéra avait besoin après les départs de Manuel Legris, Kader Belarbi, Laurent Hilaire... C'est toujours un bonheur de le voir sur scène. On sait qu'on va passer un bon moment.

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Mon coup de coeur va au personnage d'Alain, le fiancé malheureux. Simon Valastro est vraiment irresistible dans ce rôle qui fait un peu idiot du village plus intéressé par son parapluie que par Lise, mais pas seulement. Il réussit à nous rendre le personnage très attachant. Simon Valatro est de toute façon un artiste que j'apprécie beaucoup depuis un concours de promotion où je l'avais vu dans une variation de l'Oiseau de feu. Pour ceux qui se procureront le DVD de la Dame aux Camélias, il y campe un excélent compte de N.

Enfin, coup de chapeau au corps de ballet, très dynamique et plein de bonne humeur. Ils nous font passer une belle soirée.

Bref cette fille mal gardée est le ballet idéal pour conclure en beauté cette saison à l'Opéra de Paris.



 

 dorothee-mathias.jpg

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 16:22

Isabelle Ciaravola et Hervé deviennent de véritables habitués des pleins feux mais on ne s'en plaindra pas!

 

Le partenariat est toujours aussi efficaces. Ils sont tous les deux très sympathiques et cela promet de belles choses pour les futures représentations.

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 16:14

Hier soir avait lieu au Palais Garnier la première représentation de Proust ou les intermitences du coeur. Ce ballet de Roland Petit créé en 1974 était entré au répertoire du ballet de l'Opéra de Paris en 2007. Il connait donc aujourd'hui sa première reprise.

Inspriré de l'oeuvre de Marcel Proust, A la recherche du temps perdu, le ballet n'est évidemment pas une adaptation fidèle. Il est en effet impossible de rendre par la danse toute la densité de ces livres. Il s'agit donc d'une suite d'impressions, comme des souvenirs, reliés à l'oeuvre de Proust.

Le résultat donne donc une succession de pas de deux ou de mouvements d'ensemble sur des musiques chères à l'auteur.
Forcément dans ce genre de ballet sans trait naratif fort, il y a du bon et du moins bon...

Arpès un introduction chantée le ballet commence vraiment avec "la petite phrase de Vinteuil". Chorégraphie assez peu originale mais magnifiquement interprétée par Laura Hequet et Christophe Duquenne, tous deux pleins d'élégance.

"Les aubépines" sont aussi un tableau sans beaucoup d'intérêt malgré la fraicheur de Mathilde Froustey.

Ensuite un tableau mettant en scène les personnages de d'Odette et de Swann avec la belle présence d'Eve Grinsztajn.

Le spectacle commence à prendre de l'intérêt avec le tableau des "jeunes filles en fleur". Très frais avec une jolie chorégraphie et la présence lumineuse d'Isabelle Ciaravola.

Puis le grand moment du premier acte, le pas de deux de la prisonnière. Le partenariat entre Hervé Moreau (qui campe Proust jeune) et Isabelle Ciaravola (Albertine) fonctionne toujours aussi bien. Lui parfait dans ses emportements et sa frustration, elle touchante en belle endormie. De beaux moments d'abandon et beaucoup d'émotions pour conclure l'acte.

Après le paradis, nous plongeons au deuxième acte dans les images de l'enfert proustien.
Nous rencontrons deux nouveau personnages, Morel, violoniste virtuose et M. de Charlus qui l'idolatre. Stéphane Bullion est parfait avec ce qu'il faut de détachement pour rendre son personnage crédile. En plus la technique suit ce qui ne gache rien!
Manuel Legris quant à lui surprend encore en vieil homme un peu ridicule et fasciné par le jeune homme.

Je passe rapidement sur les deux tableaux suivants en notant tout dê même les belles prestations des danseurs (Manuel Legris en tête!)
Et j'arrive au combat des anges, l'un des plus grand moment du ballet. Florian Magnenet c'est très bien sortit de la difficile variation de Saint Loup. Ensuite, il semblait un peu écrasé par la personalité de Stéphane Bullion mais en même temps c'est le personnage qui veut cela. Ce pas de deux est vraiment magnifique. Un émotion très forte en ressort.

 
Je passe enfin sur le final que je trouve long et un peu ridicule!

Roland Petit est venu saluer à la fin et à la sortie des artistes, je l'ai vu passer avec sa femme Zizi Jeanmaire. Cela fesait un drôle d'effet de voire de telles légendes d'aussi près! (même si je ne leur ai pas adressé la parole, d'ailleur personne n'a osé les approcher!!)

photo lors des saluts: Stéphane Bullion, Hervé Moreau, Isabelle Ciaravola et Manuel Legris

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 16:03

C'est le 15 mai dernier que Manuel Legris a fait ses adieux officiels à la scène.

Pour ce faire, il a désiré être entouré de sa "famille" de danse et de réunir l'ensemble du ballet de l'Opéra de Paris à l'occasion du défilé. Cet évènement instauré par Serge Lifar a traditionnellement lieu une fois par an. Cet année il a inauguré la nouvelle saison, lors de la soirée Robbins. Exceptionnellement le Défilé a une nouvelle fois eu lieu en ce mois de Mai. C'est dire si cette soirée s'annonçait en tout point spéciale.

L'occasion également de voir défiler pour la toute première fois, moins d'un mois après leur nomination, les deux nouvelles étoiles Isabelle Ciaravola et Mathias Heymann.
Chez les femmes, à l'applaudimètre, Isabelle Ciaravola, Dorothée Gilbert et Aurélie Dupont ont emporté les faveurs du public. Chez les hommes les applaudissements les plus nourris sont allés à Mathias Heymann et Nicolas LeRiche, Manuel Legris étant absolument hors catégorie ce soir-là!!
Un défilé est toujours un grand moment. Personnellement cela m'impressionne toujours beaucoup de voir tous ces danseurs marcher en lignes parfaites, dans leurs tutus, sur cette très belle musique de la marche des Troyens de Berlioz. Ce soir bien entendu l'ambiance était plus particulière. On sentait que l'ensemble du corps de ballet voulait célébrer l'une de ses plus grandes étoiles. L'atmosphère était absolument indescriptible. Peu de personnes dans le public était là par hasard. Nous avions droit à une vraie audience d'habitués qui partagent une vraie histoire avec cette troupe.
 

Il faut aussi remarquer que le Palais Garnier était plein à craquer!! Les places étaient difficiles à trouver. Sur le parvis de l'opéra des places se revendaient jusqu'à 130 euros!! Pour ma part, j'en était loin avec une place à 7 euros là-haut dans les stales!!

Le ballet c'est ensuite déroulé "normalement". Avec une magnifique prestation finale de Manuel très investit dans le rôle d'Onéguine. Clairemarie Osta est une sublime Tatiana. Pleine d'émotion. Décidément une très grande artiste.
Myriam Ould-Braham et Mathias Heymann étaient toujours très convaincants dans les rôles d'Olga est Lenski. Ils en sont vraiment les interprètes idéaux. A noté l'incroyable solo de Mathias Heymann avant le duel du deuxième acte. Je trouve souvent un peu juste niveau interprétation mais là... magnifique vraiment. Et puis c'est tout un symbole de voir Manuel Legris et Mathias Heymann en amis/ennemis. L'étoile qui arrive et celle qui s'en va. Un beau passage de témoin. Une relève assurée.

Pour conclure, les saluts. Des saluts classiques du corps de ballet, solistes... Puis tous les danseurs quittent le plateau laissant Manuel Legris seul face au public qui se lève tout naturellement pour lui réserver une véritable ovation.
Une véritable pluie de bouquet de fleurs c'est abatue sur scène avant la traditionnelle pluie de conféties.
Manuel a salué de tous les côtés de la scène, seul, puis avec ses partenaires. Il fait venir sur scène une Aurélie Dupont visiblement très émue, puis nombre de ses anciennes partenaires. A noter la véritable ovation révervée à Monique Lourdières toujours aussi adorée du public.

Puis le rideau tombe, la salle c'est ralumée et pourtant le public ne quitte pas la salle. Le rideau se relève. Manuel retourne saluer, seul, avec Clairemarie, le corps de ballet...

Le rideau retombe. On entend l'ovation que reserve le corps de ballet à l'étoile.On pense que c'est vraiment la fin. Pourtant le public reste, applaudit, appel le nom de Manuel... Le rideau mettra très longtemps à se relever mais se relèvera finalement. L'occasion de découvrir sur scène l'ensemble du corps de ballet. De nombreux anciens danseurs. Manuel fera saluer beaucoup de monde, même Brigitte Lefevre (histoire de casser l'ambiance). On sentait qu'il était touché de ce bel hommage.
Car plus encore que de simples adieux, nous avons eu droit à une véritable déclaration d'amour de la part du public à sa plus brillante étoile.

Avec Manuel Legris c'est toute la génération d'étoile nommée par Rudolf Noureev qui s'en va. Manuel était de plus l'un des danseur les plus aimé de l'Opéra.
Une page se tourne dans l'histoire du ballet.

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