Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 15:31

Dans la violente bagare pour obtenir des places pour cette nouvelle série de Bayadère, j'avais réussi à me sortir de la mêlée avec une seule et unique place ... pour le 2 juin.
J'ai pu récuper deux invitations par la suite mais cette Bayadère du 2 juin était ma seule "vraie" représentation. Celle pour laquelle j'avais failli perdre un bras, et mes nerfs!!

J'étais folle de joie d'être tombée sur la distribution Moussin/Bullion. Très curieuse de voir comment le premier danseur pourrai se sortir de ce rôle si difficile.

Dès le premier acte, les deux danseurs nous montrent de très belles choses. Ils ont une vraie complicité dans leur pas de deux. Et les portés sont au delà de tous superlatifs.

Stéphanie Romberg campe une très bonne Gamzatti. C'est la seule qui a un mouvement de recul lorsque son père lui annonce ses fillancailles à un homme qu'elle ne connait pas. La confrontation avec Nikiya reste l'un de mes moments favoris.

Le deuxième acte est magnifique, fastueux avec l'impressionnante idole (très très) dorée d'Emmanuel Thibault. Il a une gestuelle tout à faire particulière qui m'a beaucoup plue. On sent que c'est son rôle. Il le maîtrise d'un bout à l'autre.

Sabrina Mallem est toujours aussi enthousiasmante en danseuse indienne et Aubane Philbert charmante en Manou.
Les quatres petites danseuses en bleus étaient complètement syncrones hier, magnifique!
Stéphane Romberg a montré quelques limites technique ce qui n'était assurément pas le cas de Stéphane Bullion qui fût le héro de la soirée. Il a dominé sa distribution d'un bout à l'autre.
Delphine Moussin fut parfaite dans sa variation du serpent avec des ralentits impressionnants dans les cambrés qui donnaient une atmosphère toute particulière à sa prestation.

Au troisème actes se sont les ombres qui tirent la couverture sur elles. Leur première apparition a déclenché une ovation. Il a fallu un long moment avant que le représentation ne reprenne son court. Dans les 3 ombres solistes Charline Giezendanner se distingue particulièrement dans la deuxième variation.
Stéphane Bullion a une nouvelle fois dominé l'acte. Partenaire attentif pour Delphine Moussin il a aussi réaliser une performance magnifique dans la si difficile variation du 3e acte. Tout est passé sans difficulté apparente.
C'est à ce moment là que je me suis dis qu'il était en train de se passer quelque chose. C'était le bon moment pour lui. Il fallait le nommer après une si belle prestation. Il a su allier la technique, l'interprétation, l'émotion... et c'est ça qu'on demande à une étoile!

 

stephane-nomination.jpg

 


A la fin du ballet le public est conquit. Les rappels se succèdent jusqu'à ce que le rideau semble ne plus vouloir se relever. Lorsqu'il le fait finalement Nicolas Joel et Brigitte Lefebvre sont sur scène. Silence complet dans la salle. Pus de toux intenpestive, plus de murmure. M. Joel se met à parler, tente de ménager un suspense mais tout le monde sais déjà quel sera l'issue de la soirée!!
Lorsque le directeur de l'Opéra de Paris annonce la fameuse nomination la salle éclate en bravo. L'ovation sera longue et Stéphane très ému.
C'est l'un des plus beau moment auquel j'ai assisté à l'Opéra.
Je suis consciente d'avoir eu une chance incroyable. Depuis le début j'admire énormément Stéphane Bullion et Isabelle Ciaravola. Les avoir vu danser ensemble était un cadeau. Avoir pu assister à leur 2 nominations... je n'ai même pas les mots pour le décrire!!

Je suis en plus ravie que Stéphane ai été nommé ce soir-là. Il a vraiment fait quelque chose de particulier. C'était LA bonne représentation pour le nommer. Avant il n'était qu'un très bon premier danseur. Hier (et apparemment samedi) il a dansé comme une étoile...

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 15:26

Maintenant quelques impressions sur la seconde distribution.
Après le départ à la retraite de Manuel Legris, Nicolas LeRiche est devenu le partenaire privilégié d'Aurélie Dupont. C'est un couple qui se complète plutôt bien. Ils sont assez différents et en même temps très techniques. Cela donne de très belles choses.

 

aurelie.jpg


Aurélie Dupont n'est pas la Nikiya qui m'a le plus touchée. Dans la variation du serpent elle ne semble pas triste ni désespérée (alors qu'elle c'est quand même fait piquer son copain et qu'elle va mourrir!!). Dommage.
En revanche, elle a une danse absolument sublime qui fait tout passer. Elle a des mouvements qui n'appartiennent qu'à elle, une grâce et une maitrise incroyable. Ses mouvements de bras sont magnifiques et des équilibre à couper le souffle.
Nicolas LeRiche est un guerrier très convaincant (qui a fièrement tué un gros tigre en peluche! j'adore ce côté carton pâte!). Sa technique est toujours géniale et il a une grande puissance sur scène. C'est un danseur vraiment impressionnant. Il semble vraiment aimer Nikiya et (aussi un peu) Gamzatti.

 

nicolas-dorothee.jpg
Dorothée Gilbert quand à elle est impériale en Gamzatti. C'est une princesse souveraine, folle de jalousie envers Nikiya et prette à tout pour arriver à ses fins.
La confrontation entre les deux danseuses est magnifique. Aurélie fait très victime et Dorothée est intransigente. J'ai regretté que nous n'ayans pas droit à une vrai giffle!!
Il n'est pas nécessaire de présiser que sa technique est superlative. Elle passe tout avec une telle facilité. Ca renforce encore plus son personnage.

Le 3e acte est toujours aussi beau et impressionnant. Dans le trio des ombres Mathilde Froustey se dinstinguait largement pas son charisme et sa technique.
Aurélie Dupont et Nicolas LeRiche sont toujours aussi impressionnants et en particulier (je me répète) Aurélie et ses équilibres. La variation de Solor me gène toujours. Trop difficile, à chaque fois j'ai peur pour le danseur!

Je ne l'ai pas précisé mais dans les seconds rôles, Charline Giezendanner était géniale en danse Manou et Sarah Kora Dayanova étincellante en danseuse indienne.

 

baya.jpg

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 15:22

Après tant d'attente, voici quelques impressions sur cette reprise de la Bayadère.

Tout d'abord une impression toute simple, ça fait énormément plaisir de voir ce ballet sur scène. Les décors sont somptueux, il y a une profusion de costumes... La Bayadère est un classiques parmis les classiques. Sans l'avoir jamais vu en "live", on connait forcément ses extraits, sa musiques et ses passages attendus.

Les voir en vrai pour la première fois, ça fait quelque chose. On a l'impression de connaitre et en même temps on découvre.

Le ballet est profondément encré dans les gènes de l'Opéra de Paris. Il s'agit en effet du dernier ballet qu'a remonté Rudolf Noureev avant sa mort en 1993.

Cette année, le pari a été fait de remonter l'oeuvre dans le lieu qui l'a vu naitre, le Palais Garnier. Une très bonne idée au départ qui c'est vite transformer en véritable cacophonie tant les spectateurs ont eu des difficultés à obtenir les précieuses places. Quelques représentations de plus n'auraient pas été du luxe.

 

agnes-jose.jpg


La première distribution mettait en scène un couple éprouvé, Agnes Letestu et José Martinez, duo mythique du ballet d'aujourd'hui.
Agnes Letestu est une belle Nikiya. Elle n'est peut être pas assez fragile au premier acte mais a été très touchante lors de la variation du serpent. On peut voir tout son désespoir lorsque 'elle voit Solor fillancé à Gamzatti, son espoir face à la corbeille de fleurs et sa détresse lorsque Solor ne revient pas vers elle maglré sa mort imminente. Tout est limpide et même sans connaitre l'ihtoire on la comprend.
José Martinez est trop prince pour jouer le guerrier. Il ne semble pas vairment concerné par les deux femmes. La technique est impécable.
Emilie Cozette est la bonne surprise de la soirée. Si elle n'est pas assez imposante lors de la confrontation avec Nikiya elle est très sure au niveau de sa technique à l'acte 2. Très convaincante, bravo!

emilie.jpg
Du côté des seconds rôles, Mathias Heymann a brillé (c'est le cas de la dire) en idole dorée. C'est génial que malgré son statut d'étoile on le distribue quand même dans ce rôle qui semble taillé pour lui. Et puis quand on voit que les compagnies russes peuvent aligner des étoiles dans les solistes des ombres, on se dit qu'une distribution où même ce petit rôle est assuré par une étoile a un certain cachet.

Mathilde Froutey est très belle dans la danse Manou mais pas assez mutine ni joueuse.
Sabrina Mallem et Audric Bezard détonnent dans la danse indienne.

Le 3e acte est une merveille. Cette descente des ombres, quelle beauté. Elle a quelque chose de magique.
Les 3 solistes sont très bonnes techniquement mais il manque quelque chose. Pas "wouahou"! Elles sont un peu en retrait.

Agnes Letestu et José Martinez sont magnifiques même si on a parfois l'impression de voir Diamant.
Le 3e acte reste de toute façon un grand moment et termine en beauté cette soirée pleine d'émotion.


Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 15:19

Quelques rapides impressions sur la soirée d'hier.

En sol: J'avais droit à la même distribution qu'il y a deux jours. Encore un corps de ballet génial (en particulier Laure Muret). Le couple principal m'a un peu plus emballée mais je regrette vraiment de ne pas avoir vu Aurélie Dupont!

Triade: Même distribution. Toujours aussi bien! :)

In the night: Jérémie Bélingard était très bon dans le premier pas de deux, très surprenant. Muriel Zusperreguy était aussi très convaincante même si elle n'égale pas Clairemarie Osta.

Dans le deuxième pas de deux, quel contraste avec la dernière fois! Christophe Duquenne et Eve Grinsztajn étaient géniaux. Pleins de grâce, d'une grande classe. C'était un plaisir pour les yeux. Ils étaient très beaux ensemble. En plus j'avais réussi à changer de place à l'entre acte et de mon nouveau siège, j'étais vraiment très proche des danseurs, c'était impressionnant!

Le 3e pas de deux entre Stéphane Bullion et Delphine Moussin était sublime. Je les ai préféré à Aurélie Dupont et Nicolas LeRiche. Il semblaient moins mécaniques, plus passionnés. Un des plus beau moment de la soirée.

The concert: C'est avec plaisir que je retrouvais Dorothée Gilbert dans le rôle de la ballerine. Elle y est complètement à son aise et à son avantage. Elle est vraiment celle qui me fait le plus rire (même si je regrette de ne pas avoir Eve Grinsztajn).

On se retrouve bientôt j'espère pour la Bayadère! :)

photo: le joli papillon Dorothée Gilbert

 

concert.jpg

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 15:13

Hier je me rendais à Garnier pour assister à la soirée hommage à Jerome Robbins.
Au début j'étais moyennement emballée. La soirée était une reprise à l'identique de celle qui avait ouvert la saison l'an passé. Et marglé la splendeur du défilé de l'époque le souvenir marquant qui m'était restée était ... l'ennui!
Bien sur j'avais bien rit devant The Concert qui aurait pu à lui seul me faire reprendre une place.

Je n'y serait pas retournée cette saison si Isabelle Ciaravola n'avait pas fait sa prise de rôle dans en Ballerine dans le Concert. Malheureusement elle c'est blessée et je me retrouve avec deux places sur les bras!
Mais il faut mettre de côté ses préjugés et me voici donc au Palais Garnier.

La soirée a commencé mollement avec En sol. Le corps de ballet était beaucoup plus dynamique que la dernière fois et ça a très bien débuté. Emilie Cosette était très à l'aise, très belle, très jazzy et bien accompagnée par Josua Hoffalt. L'ennui a commencé à pointé le bout de son nez lors du grand pas de deux central de la pièce.
Josua Hoffalt faisait ce qu'il pouvait pendant qu'Emilie Cosette ne parraissait pas très concernée.
Sentiment contrasté donc pour cette première oeuvre.

Puis arrive Triade la création de Benjamin Millepied. L'an dernier elle m'avait parue anecdotique mais il faut croire que les interprètes font beaucoup dans le succès d'une pièce. Hier soir nous avons eu droit à un véritable feux d'artifice. Marie-Agnes Gillot est toujours très impressionnante. Elle était très bien accompagnée par Vincent Chaillet qui justifie amplement ici sa place de premier danseur.
Dorothée Gilbert est toujours d'une précision retoutable dans sa technique. C'est un véritable bonheur de la voir évoluer sur scène. Elle formait un très beau couple de scène avec Nicolas Paul.
Ici aucune personnalité (même pas MAG) n'écrasait les autres. Tous avaient leur place, et quelle place! Le ballet a reçu un triomphe bien mérité!

photo: Vincent Chaillet, Marie-Agnes Gillot, Dorothée Gilbert et Nicolas Paul
(désolée, les photos sont à la heuteur de la place que j'avais, assez mauvaises!!)

 

robbins.jpg

Puis venait In the night. Un très beau ballet sur des noctures de Chopin mais qui nécessite d'excellents interprètes pour ne pas faire arriver l'ennui!

J'ai hier eu droit à quasiment la même distribution que l'an passé. Benjamin Pech et Clairemarie Osta sont magnifiques dans le premier pas de deux. Tout est fluide, c'est lyrique, maîtrisé, envoutant.

Les choses se compliquent au second pas de deux. Déjà c'est celui que j'aime le moins. J'aime beaucoup la musique en revanche, la chorégraphie de ce couple un peu routinier, un peu bourgeois... il faut d'excellents interprètes pour m'y intéresser. Et hier Emilie Cosette et Karl Paquette semblaient traverser la chorégraphie sans vraiment entrer dedant.

Les choses changèrent avec la passion de Nicolas LeRiche et Aurélie Dupont. Si cette dernière peut parfois paraitre un peu froide, elle s'abandonne complètement dans les bras de son partenaire. C'est magnifique!

La soirée c'est poursuivie avec The Concert et la prise de rôle très attendue de Mathilde Froustey dans le rôle de la ballerine.
Ce ballet fonctionne toujours et on rit de bon coeur devant ces danseurs qui se moquent d'eux même dans un joyeux n'importe quoi!
Alessio Carbone est merveilleur dans le rôle du mari volage cherchant à se débarasser de sa femme, l'excellente Céline Tallon.
Mathilde Froustey se donne beaucoup dans son rôle de ballerine déjantée. Et si elle fait encore parfois un peu pimbèche, elle réussit petit à petit à se libérer pour nous faire vraiment rire!!

Pour conclure, je n'étais très emballée à la base pour retrouver cette soirée (voir mes commentaires de l'an dernier dans les pages précédences) mais elle c'est révélée pleine de bonnes surprises! :)

photo: Malaury Gaudion, Mathilde Froustey et Alessio Carbone dans le concert

 

mathilde

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 15:06

Un petit retour sur les pleins feux (j'ai vraiment du mal à dire "rencontre"!) de la Bayadère qui ont eu lieu cette après-midi, samedi 24 avril à l'amphithéatre de l'Opéra Bastille.

Etait présent l'étoile Delphine Moussin et le premier danseur Stéphane Bullion qui camperont Nikiya et Solor les 29 mai et 2 juin prochain. Clotilde Vayer était la répétitrice et Michel Dietlin officiait au piano.

La répétition a commencé par le premier pas de deux que partage Solor et Nikiya devant le temple au premier acte.
Nous avons eu la surprise de voir Lionel Delanoe (danseur aujourd'hui à la retraite) faire une petite apparition dans le rôle du fakir. On sentait que la salle était très heureuse de le revoir sur "scène" et lui a réservé des applaudissements nourris.
Une fois ce sympathique moment passé, nous entrions dans le vif du sujet avec le pas de deux en lui même précédé de la courte variation de la cruche (!) interprétée par une Delphine Moussin bien entrée dans XXIe siècle puisqu'elle portait une "jolie" bouteille d'eau en plastique en lieu et place de la fameuse cruche!

pleins-feux-baya.jpg
Les deux interprètes n'avaient que très peu répétés ensemble. Les répétitions du ballet avaient apparemment commencées il y a 4 jours. Aussi je les ai trouvé bien courageux de nous présenter ainsi leur travail.
Et si Delphine Moussin a une bonne expérience du rôle, ce fût un peu plus difficile pour Stéphane Bullion qui fera fin mai sa prise de rôle parisienne.

stephane.jpg
La répétition c'est poursuivie avec la variation du serpent, magnifiquement interprétée par la belle étoile.

Puis Delphine a enfilé son tutu plateau (quia vait précédement servit a signalé le feux sacré du premier acte) pour nous présenter l'adage du 3e acte, le passage du voile et le final.
La répétition c'est menée à un rythme effreiné qui ne laisait pas aux danseurs le temps de souffler. Delphine a d'ailleur dû demander plusieurs fois à faire une petite pause!
Clotilde Vayer a également demandé à Stéphane Bullion de nous montrer une partie du retoutable manège de double assemblés du troisième, ce que j'ai trouvé un peu inutile et surtout un peu dangeureux sur ce sol. On le sais que c'est difficile pas besoin de nous montrer comment les danseurs maison le font bien! Le pauvre Stéphane avait d'ailleurs l'air mort de trouille de devoir nous le montrer si vite et dans ces conditions! Mais il s'en est bien sortit.

 

 

steph-delph.jpg

Pour conclure, ces pleins feux ont été comme tous les autres très sympathiques avec toujours des touches d'humour et cette sensation incroyable de voir évoluer les danseurs si près de nous!

Je ne peux que regretter de ne pouvoir y voir Isabelle Ciaravola malheureusement blessée et à qui je souhaite un bon rétablissment, dans le rôle titre.

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Répétitions
commenter cet article
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 14:57

Hier soir j'assistais à ma première (et unique) représentation de Siddharta. Ce ballet d'une heure quarante sans entre actes a été créé cette saison par Angelin Preljocaj pour l'Opéra de Paris.
Pour sa nouvelle création le chorégraphe contemporain a eu les honneurs de l'Opéra Bastille et droit à de grands moyens.

La représentation d'hier soir présentait (pour moi) de nombreux intérêts. Tout d'abord, la découverte de cette nouvelle œuvre, puis le retour à la scène de Wilfried Romoli (étoile retraité depuis 2 ans) et enfin, de manière plus générale, la double prise de rôle d'Alice Rennavand et Stéphane Bullion dans les rôles titre.

Mais revenons à l'œuvre en elle-même. Le moins que l'on puisse dire est qu'elle est... particulière ! Il faut vraiment adhérer au style contemporain. Je ne suis pas sure que cela soit si grand public qu'on veut nous le faire croire. Personnellement je plaignais le couple à côté de moi qui avait eu l'idée d'emmener leur enfant qui n'avait pas plus de 8 ans !

Le ballet de Preljocaj est tout de même assez impressionnant. Dès le premier tableau, une immense boule se balançant au-dessus des danseurs attrape notre regard (même si j'ai passé tout mon temps à me dire « pourvu qu'elle ne tombe pas !! »). Les grandes structures tournant au-dessus des danseurs tout au long du ballet lui confèrent une atmosphère particulière. Quelque chose de gigantesque, un peu oppressant parfois tant les interprètes semblent petits voir écrasés (mais ça n'est pas une critique, j'ai bien aimé cet aspect).
On retrouve dans la chorégraphie quelques références (voulues ou non) à des ballets classiques tels que la Bayadère ou Giselle.

L'œuvre est plutôt abstraite. Elle est difficile à comprendre si l'on n'a pas lu le programme ou au moins la petite fiche de distribution. Reste tout de même la beauté des mouvements et le talent des danseurs. Ces derniers sont au-dessus de tous reproches. Stéphane Bullion (qui interprète Ananda dans la première distribution) avait ici la difficile tâche de donner vie à Siddharta. Il s'en est sorti avec beaucoup de charisme, une belle technique. Comme toujours, il est très bon partenaire et soulève comme des plumes ses partenaires du jour.
Alice Rennavand était une fois de plus magnifique. Elle est irréelle à sa première apparition dans une tenue si légère qu'elle semble former une aura autour d'elle. Très gracieuse, elle offre des moments magiques dans ses pas de deux avec Siddharta.
Les deux rôles principaux sont très bien secondés par Aurélien Houette, Charlotte Ranson et surtout Christelle Granier. Le corps de ballet est très actif, dommage que les costumes qui cachent souvent les visages des hommes ne nous permettent pas de complètement les apprécier à leur juste valeur.

Pour finir sur les artistes, c'était un bonheur que de revoir Wilfried Romoli à Bastille. Ce danseur que j'ai toujours beaucoup apprécié n'a rien perdu de son incroyable présence scénique. Le revoir sur la scène qui avait accueilli ses adieux il y a presque deux ans (le résumé doit se trouver quelques pages plus loin sur ce blog) était quelque chose de très émouvant. Émouvant et frustrant en même temps tant on le voit peu danser ou même en scène !

Pour conclure, cette création est (mais ce n'est que mon avis) un peu en demi-teinte. De très beaux passages, puis des longueurs. La chose qui m'a le plus gêné reste certainement la musique, assez dissonante. Je comprends qu'on puisse aimer mais ça n'est pas mon cas !!

photo: Alice Rennavand et Stéphane Bullion (derrière Wilfried Romoli et Charlotte Ranson)

 

 

Siddharta.jpg

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 14:55

Et voilà c'était ma dernière Dame aux Camélias de la saison!

J'étais curieuse de revoir la distribution Agnes Letestu/Stéphane Bullion qui n'avait, il y a deux ans, pas bénéficié de conditions optimales pour se produire sur scène.
A l'époque Agnes Letestu dansait avec Hervé Moreau et Stéphane Bullion avec Isabelle Ciaravola. Suite à la blessure d'Hervé c'est Stéphane qui l'avait remplacé au pied levé pour la captation du DVD (plus intimidant pour une première ça n'existe pas!!). Je les avais vu le soir de leur première et Stéphane s'en était très bien tiré. Ensuite, j'avais ruminé ma rage de voir sa date avec Isabelle Ciaravola repoussée d'une semaine!

Mais me voilà donc au Palais Garnier pour redécouvrir ce binôme. Et j'ai vraiment passé une excellente soirée!!
Stéphane Bullion est extraordinaire en Armand Duval. Il en est l'interprète le plus convaincant (mais je n'ai pas vu Moreau...). Vif, passionné, avec une belle technique... il me surprend de plus en plus et c'est un plaisir.
Les portés avec Agnes Letestu étaient étonnement fluides. C'était l'une des rares fois où je n'ai pas vu Armand se perdre dans jupons de Marguerite lors du pas de deux de la campagne!
La variation de la lettre était très intense, très bien réalisée.

Agnes Letestu se tire bien rôle de Marguerite. Je l'ai beaucoup aimé au première acte et dans le pas de deux de la campagne. En revanche je n'ai pas du tout été touchée dans la confrontation avec Duval Père que j'avais trouvé si émouvante avec Delphine Moussin il y a quelques jours ou Clairemarie Osta il y a deux ans.
La confrontation avec Manon était handicapée par l'interprétation un peu trop théâtrale de Ludmila Pagliero.

La scène de bal du 3e acte était très réussie et tous les interprètes très convaincants (en particulier Stéphane Bullion véritablement odieux mais je vais m'arrêter là car trop de compliments tue le compliment!).
J'ai bien aimé Nicolas Paul en Gaston, encore plus je crois qu'il y a deux jours.
Juliette Gernez est une belle Olympia mais je préfère l'interprétation plus fine de Laure Muret.

Pour conclure, une bien belle soirée pour finir cette série de Dame aux Camélias. Je ne sais pas quel sera le prochain spectacle pour moi. Peut être Siddharta, ou la soirée Robbins (mais il me faudra de très bons interprètes pour y aller!!), à coup sur la Bayadère! :)

photo: Agnes Letestu et Stéphane Bullion (et oui des 4e loges ça rend moins bien!)

 

 

 dame-3.jpg

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 14:45

La Dame aux Camélias 2ème!

Malgré la grande déception de ne pas voir Isabelle Ciaravola en Marguerite, je me suis rendue hier au Palais Garnier pour ma deuxième Dame aux Camélias de la saison!


Découverte donc hier soir de l'Armand de la nouvelle étoile Karl Paquette. Je dois le dire, j'ai été un peu déçue. Pourtant j'adore ce danseur mais là je n'ai pas été vraiment transportée... C'est très beau, très bien dansé, mais je suis un peu passée à côté pour l'interprétation. Son jeu était trop convenu, trop prévisilible, pas très intéressant en fait. Benjamin Pech ne présentait pas un Armand tel que je l'imaginais mais il proposait quelque chose que j'avais beaucoup apprécié.

Delphine Moussin est toujours aussi belle en Marguerite et on ne sentait pas vraiment le manque de répétition avec son partenaire. La confrontation avec Duval père (Andreï Klemm) est toujours aussi impressionnante.
Par contre le passage avec Manon est tombé un peu à plat. Ludmila Pagliero est techniquement parfaite mais il ne se passe rien. Je ne l'ai pas du tout trouvé émouvante. Isabelle Ciaravola m'avait presque fait pleurer, Eve Grinzstajn m'avait énormément émue et là... rien. Pourtant les apparitions de Manon font partie de mes passages préférés.
Elle avait en plus un excellent partenaire avec Mathias Heymann.

Même si Dorothée Gilbert manque, Mélanie Hurel est une très bonne Prudence, bien épaulée par Nicolas Paul même si ce dernier reste un peu discret.

 Pour finir, je dois dire que j'aime toujours autant ce ballet. Je sais certains le trouvent ennuyeux mais, je ne sais pas à quoi ça tien, je ne m'en lasse pas!

A bientôt pour la représentation du 3 mars!

photo: Karl Paquette et Delphine Moussin.

 

dame-2.jpg

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 14:24

La Dame au Camélia est un ballet que j'aime beaucoup. C'était donc avec impatience que j'attendais cette reprise.
Pour recommencer, j'avais le plaisir de découvrir une distribution inédite avec Delphine Moussin et Benjamin Pech
dans les rôles de Maguerite Gautier et Armand Duval.
Delphine Moussin est magnifique dans le rôle titre. Dès le début du premier acte elle est complètement la jeune femme entretenue qui aime le luxe tout comme le fait d'être admirée en soirée.
C'est dans la scène où elle se retrouve dans sa chambre que l'on découvre toute la complexité du personnage.


Au début du premier pas de deux elle semble jouer avec Armand, attendrie par ses élans d'affection. Elle ne prend conscience du sentiment qui l'envahie qu'au moment où le jeune homme est à ses pieds.
J'ai apprécié l'Armand de Benjamin Pech. Il est très différent des autres interprètes du rôle. Je pense que l'on adore ou l'on déteste ! Moi j'ai vraiment été charmée. Je l'ai trouvé cohérent d'un bout à l'autre, très impliqué et assez touchant.

Le plus beau moment du ballet a été pour moi l'acte deux. Cet amour tranquille et sans nuage (du moins au début). La partie de campagne était très réussie avec une Mélanie Hurel surprenante en Prudence. Pourtant je ne me rappelle plus du tout de sa prestation d'il y a deux ans (alors que je l'avais vue !). Elle était très piquante avec une jolie technique. En revanche je ne suis pas super fan du Gaston de Christophe Duquenne (celui de Karl Paquette me manque !!).
Ce début d'acte est la partie la plus « légère » du ballet. Un peu de répit avant les terribles événements à suivre.

Le pas de deux de la campagne était une vraie réussite avec de beaux portés. Delphine Moussin irradiait de bonheur et d' amour, tout simplement lumineuse. Elle était très bien accompagnée par un Benjamin Pech très impliqué.

La confrontation avec le père est l'un de mes passages favoris. Avec finalement peu de gestes John Neumeier réussit à dire beaucoup. Delphine était très juste dans sa supplication sa tristesse lorsque le père d'Armand vient lui demander de renoncer à son fils.
Puis entre Manon, sorte de cauchemar de Marguerite, la vision de ce que lui réserve son avenir. Eve Grinsztajn est très impressionnante dans ce rôle. Elle est odieuse, séductrice, manipulatrice... géniale !

 

  

eve.jpg 

 

Arrive l'acte 3. Nous sommes sur les Champs Elysées (bon il faut le savoir). Devant une Marguerite très affaiblie, Armand « s'amuse » avec une nouvelle jeune fille, Olympia. Laure Muret est parfaite dans ce rôle. Charmante et un brin vulgaire. Elle se reçoit une gifle bien sonore de la part de Delphine Moussin dans la scène du bal ! Une jolie surprise que cette danseuse que je n'avais pour l'instant vue que dans les purges des ballets classiques.

Le black pas de deux qui signe la dernière rencontre amoureuse entre les deux personnages principaux était très réussit mais m'a moins touché que la pas de deux du deuxième acte. Allez savoir pourquoi...
En revanche la variation de Manon qui le suit m'a scotché. C'est bien simple, on reconnaissait à peine Eve Grinsztajn. Avec son maquillage blafard, son attitude, on avait l'impression qu'elle avait perdu 10 kilos depuis le premier acte ! Bravo à cette grande artiste !
D'ailleurs la fin du ballet où les fantômes de Manon et DesGrieux viennent hanter les dernières heures de Marguerite est d'une émotion incroyable. Lorsque DesGrieux emporte sa Manon et laisse Marguerite seule... un moment qui me touche toujours beaucoup...

Bravo aux interprètes de ce soir ! Merci à ceux qui m'ont lu jusqu'au bout !




 dame.jpg

 

                                                                        Delphine Moussin et Benjamin Pech

Repost 0
Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
commenter cet article

Présentation

  • : danse-opera
  • danse-opera
  • : Bonjour et bienvenue à tous. Ce blog est la continuité du skyblog danse-opera. Outre toutes les archives de comptes rendus déjà produits, vous y trouverez des critiques ou articles liés à la danse et en particuliers aux ballets de l'Opéra de Paris. Bonne visite!
  • Contact

Twitter

Recherche

Catégories