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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 09:15

La voici, la voilà, la représentation que tout le monde attendait (les représentations, en comptant le 18) !

Uliana Lopatkina, étoile du Mariinski dans le Lac des Cygnes à Paris… personne ne voulait rater ça.

Dans les couloirs de Bastille les blogueurs et forumeurs, tout droit sortit de la bulle Internet, avaient pris forme humaine pour venir applaudir l’étoile russe.

La soirée a ainsi commencé de manière très sympathique par une rencontre avec mes camarades blogueuses. Une chouette occasion de pouvoir mettre un visage sur des mots, des avis…

Puis c’est direction le parterre, prête à passer plus de 2h30 sur un strapontin ultra inconfortable à côté d’un monsieur se sentant obligé de commenter tout ce qu’il se passait sur scène à sa femme (qui était juste à côté de lui donc a priori elle voyait la même chose mais bon…).

 

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                         Sarah Kora Dayanova, Sabrina Mallem, Vanessa Legassy, Héloïse Broudon 

 

Le premier acte m’a drôlement surprise. Etait-ce parce que j’étais mieux placée ? En tout cas il a semblé beaucoup moins brouillon et plus dynamique qu’au début du mois.

Sur un coin de la scène, José Martinez somnole (bon c’est le rôle qui veut ça hein !). J’ai eu l’impression qu’il ne s’était pas vraiment réveillé pendant ce premier acte. Il semblait peu concerné, un peu blasé. A ses côtés, Stéphane Bullion est un Wolfgang/ Rothbart noir est charismatique. Il ne danse pas mais semble omniprésent. C’est lui qui mène la danse, qui présente les danseurs, les amène au centre de la scène. Il dégage quelque chose de très puissant.

Le pas de trois était assez agréable avec un Emmanuel Thibault virevoltant, une Ludmila Pagliero très vive et une Eve Grinsztajn charmante malgré une petite difficulté dans sa dernière diagonale.

 

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                                                          Uliana Lopatkina 

 

Les invités s’en vont, les éclairages s’assombrissent et la voilà qui arrive. Celle que tout le monde attend, applaudie dès son entrée en scène ! Uliana Lopatkina est un cygne majestueux, une vraie reine. On sent que c’est SON rôle. Elle en maîtrise chaque geste et chaque intention est justement pensée. Ses bras respirent et ne cessent de bouger donnant l’impression de véritablement voir des ailes. Son Odette est une reine certes, mais est avant tout profondément touchante. On lit sur son visage tout l’amour et en même temps la détresse qu’elle ressent.

Elle semblait assez complice avec José Martinez. Même si l’acte deux n’a pas été mon favoris, ils ont réussit à faire passer quelque chose.

 

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                                                  Uliana Lopatkina et José Martinez 

 

Changement d’ambiance à l’acte 3 où l’on revient à la cour. Je trouve toujours les danses de caractère un peu longues et parfois fastidieuses. Toutefois, hier, Éléonore Guerineau se distinguait particulièrement dans la danse Napolitaine.

L’acte prend tout son intérêt lorsqu’arrive Rothbart et son cygne noir. L’interprétation de Lopatkina est très différente de celle de nos ballerines françaises. Elle joue vraiment sur l’ambiguïté. Ses bras son très ressemblant à ceux de son cygne blanc et l’on comprend aisément que Siegfried se méprenne. Elle se joue du prince et a développé une très belle complicité avec Stéphane Bullion. Les deux interprètes se jetaient dans cesse des regards entendus qui ne laissaient planer aucun doute sur leur  sombre projet. J’ai beaucoup aimé ce lien entre les deux danseurs.

A côté, José Martinez c’était réveillé et nous a gratifié d’une belle variation.

 

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                                      Stéphane Bullion, Uliana Lopatkina et José Martinez

 

Puis le quatrième acte, peut être celui que je préfère. Il fût exceptionnel hier avec un corps de ballet en très grande forme pour ce passage si émouvant. Uliana Lopatkina et José Martinez ont été superbes dans le dernier adage. Pendant la dernière confrontation Rothbart/ Siegfried, il était vraiment intéressant de regarder l’étoile russe qui semblait véritablement se métamorphoser en cygne au fond de la scène.

 

Les danseurs ont été acclamés avec de nombreux rappels malgré les lumières rallumées bien trop tôt. La belle Uliana a salué public et orchestre avant de ce tourner vers le corps de ballet. Un beau geste.

C’était une soirée que j’attendais depuis longtemps et elle a été à la hauteur de toutes mes espérances. Je ne suis pas prête d’oublier le merveilleux cygne qui c’est présenté à nous…

 

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Je vous invite également à découvrir les impressions (à venir ou déjà postée) d’Amélie, du petit Rat, de Fab, de Pink Lady et de Mimy la souris

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 21:18

Ne jamais perdre espoir !

Alors que j’avais quasiment tiré un trait sur la soirée Balanchine/Brown/Bausch, voilà qu’un retour de place sur Internet m’apporte pile la place que je désirai !

 

Ce programme que je trouvais un peu terne face au Lac des Cygnes de Bastille a attiré pas mal de comités d’entreprises désireux de se rendre à Garnier pour les fêtes. Je ne sais pas si c’était la meilleure des idées et pas mal ont dû se demander ce qu’ils faisaient là, où étaient les tutus des danseurs classiques de l’Opéra de Paris (réflexion entendue au parterre !).

 

J’ai toujours du mal à comprendre quel était le lien entre ses trois ballets. Ce n’est assurément ni leur style, ni leur époque ni leur compositeur…

 

Mais après tout tant pis ! Ca n’empêche pas la soirée d’être bonne !

 

Apollon

 

Pour ouvrir le programme, nous avons eu droit à l’Apollon de Balanchine. Et ce soir c’est un Apollon de choix qui c’est présenté à nous : Nicolas LeRiche. J’avoue, que j’étais tellement déçue qu’il ne danse plus le lac que cette petite « compensation » (ma dose de Nicolas pour les fêtes) était la bienvenue. Le danseur semble s’amuser comme un fou dans ce rôle. Il apporte à son personnage un petit détachement bienvenue qui anime la chorégraphie  et empêche se sombrer dans l’ennui. Car il faut bien l’avouer, Apollon n’est pas le ballet le plus passionnant qui soit. Je l’ai trouvé un peu daté et je pense que, interprété au premier degré, il doit être horriblement long.

Mais Nicolas LeRiche était là. Et surtout il était accompagné d’Agnès Letestu. Peut-on rêver meilleure muse de la danse ? Vive, enjouée et très souriante elle était complètement à son aise dans ce rôle et dans le style Balanchine. On a sentit les deux étoiles très en phase lors du pas de deux qui est passé à la vitesse de la lumière.

Forcément, à côté de tels interprètes, les deux muses restantes passaient au second plan. Aurélia Bellet et Ludmila Pagliero ont fait deux belles prestations mais étaient tout de même en retrait.

 

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O zlozony/ O composite

 

Changement total d’ambiance avec le ballet Trisha Brown. J’avais un peu d’appréhension avant la représentation. Le côté poème récité en polonais me faisait un peu peur mais au final j’ai été fascinée d’un bout à l’autre. Je pense qu’il s’agit typiquement du genre d’œuvre dans lequel on entre et on passe un excellent moment ou alors on reste sur le pallier et ça nous semble interminable.

 

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Pour ma part, je n’ai pas lâché le ballet un seul moment. Cette atmosphère sombre (de part l’éclairage, le décor de nuit) et en même temps si douce m’a réellement captivée. Isabelle Ciaravola était magnifique. Elle c’est vraiment approprié cette gestuelle dans laquelle on n’a pas l’habitude la voir. Sa danse avait beaucoup d’ampleur, tout était si fluide. On avait l’impression que le temps était suspendu lors de ses passages en scène. Josua Hoffalt était également très convaincant dans un style où il semble très à l’aise. Je ne l’apprécie pas particulièrement dans le classique mais ce genre de pièce lui va très bien.

J’ai moins accroché avec Vincent Chaillet mais c’est sans doute une question de goût.

 

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Le sacre du printemps

 

Et oui. Je n’avais jamais vu le sacre du printemps par Pina Bausch. Depuis que je vais régulièrement à l’Opéra, il n’avait jamais été repris. Je ne voulais absolument pas le voir en vidéo, persuadée que j’étais que c’était le genre d’expérience à vivre « en vrai » avant toute chose.

Et expérience et bien le mot. Le ballet et vraiment éprouvant tant pour les danseurs que le spectateur. Il met même mal à l’aise parfois par son ambiance et son propos mais j’ai vraiment adhéré. L’engagement des danseurs est tellement évident qu’ils m’ont embarqué avec eux. Et quel plaisir de revoir Wilfried Romoli sur scène ! Il est absolument impérial.

 

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Je ne sais pas quoi dire de la prestation d’Eleonora Abbagnato en élue. C’était la première fois que je voyais le ballet. L’effet de surprise était donc total. Peut-être que d’autres ont fait mieux ou certainement différent, il n’empêche que ça performance était très belle.

 

 

Je me rappelle qu’à l’annonce de la nouvelle saison j’avais eu l’idée de zapper cette soirée au profit du Lac. Les distributions hyper intéressantes m’avaient fait changer d’avis. Je ne sais pas si c’est le genre de programme que j’irai revoir 10 fois mais je ne boude pas mon plaisir d’avoir tenté le coup. Ce sont vraiment des ballets à découvrir. 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 01:00

Le 10 décembre était une soirée un peu spéciale. D’un côté, à Bastille, vous aviez droit à la double prise de rôle de Ludmila Pagliero et Christophe Duquenne dans le lac des cygnes. D’un autre, à Garnier, avait lieu la première représentation de la soirée Balanchine/Brown/Bausch. Et au milieu, il y avait moi, qui n’avait réussit à avoir de place pour aucun des deux !

C’est donc un peu frustrée que je me suis rabattue avec ma BFF sur l’avant première de Black Swan, le nouveau film de Darren Aronofsky.

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Connaissant l’œuvre du réalisateur j’étais un peu inquiète sur le traitement qu’il allait infliger au monde du ballet. La fan de cinéma et la fan de danse qui sont en moi étaient en désaccord ! Mais au final, ce film fût une énorme surprise.

Avant d’aller plus loin, je signale qu’il est possible que cet article contienne quelques spoilers sur le film. Toutefois, je vais faire mon maximum pour ne pas trop en révéler !

Mais pour commencer, Black Swan, de quoi ça parle ?

Et bien c’est l’histoire d’une jeune danseuse, Nina (Nathalie Portman). On suppose qu’elle n’est pas étoile mais plutôt l’équivalent de nos premières danseuses. Une soliste parmi les autres qui n’a pour l’instant jamais eu l’occasion de briller dans un premier rôle. Cette occasion va se présenter lorsque le directeur de la compagnie (Vincent Cassel) choisis de monter une nouvelle version du Lac des cygnes pour l’ouverture de saison. Il veut du neuf et du novateur ce qui le conduit à écarter des distributions la plus ancienne étoile de la compagnie (Winona Rider) au profit d’une jeune pousse. Nina est choisie pour interpréter le difficile rôle d’Odette/Odile. A ce moment du film, elle est encore une toute jeune fille réservée voir inhibée qui ne pense qu’à la perfection de sa technique et prends peu en compte les impératifs d’interprétation du rôle. Si elle se sort bien du rôle d’Odette, elle ne parvient pas à entrer dans le personnage d’Odile (le fameux Black Swan). Le reste du film nous montre donc son parcours pour atteindre son idéal de ballerine et trouver le cygne noir qui est en elle.

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                                                         Darren Aronofsky à l'avant première

Avant de vous précipiter au cinéma pour découvrir ce film, il faut savoir qu’il s’adresse à un public avertit (voir très avertit !). N’emmenez pas votre petite sœur en disant « oh chouette un film sur la danse !). Je connaissais bien la filmographie du réalisateur (à qui l’on doit Requiem for a dream,  the Wrestler, the Fountain…) et savais donc où je mettais les pieds. Toutefois, aux vues de ses penchants pour le trash et les sujets difficiles, j’appréhendai un peu la façon dont il allait traiter l’univers du ballet. Méga caricatural ? Totalement fantaisiste ? Ou très réaliste ? Au final rien de tout cela.

Et cela nous amène à l’une des problématiques principales du film qui m’a valu une longue conversation avec ma meilleure amie à la suite de la projection, Black Swan est –il un film sur la danse ?

Et bien oui et non ! Ce n’est pas un film sur la danse dans le sens ou les « Danses ta vie, Save the last dance » et compagnie, l’imaginent. Pas d’histoire où le monde de la danse est cruel et impitoyable mais où l’héroïne s’en sort quand même parce que c’est la meilleure. Pas de scène de danse spectaculairement virtuose où l’on fait des « ouaaaah comment c’est trop beau, comment c’est trop impressionnant, comment je vais essayer de faire la même chose en rentrant chez moi ! ».

Et pourtant la danse est partout dans le film. On la voit, on en parle… mais le film est avant tout l’histoire de Nina. Sa vie dans la compagnie, sa vie avec sa mère qui la surprotège et a abandonné toutes ses ambitions personnelles pour satisfaire celles qu’elle a pour sa fille, ses relations avec les hommes…

A ce titre la danse passe parfois même au second plan, au point qu’on se demande si elle aime vraiment cela et n’est pas simplement écrasée par la volonté de sa mère de la voir étoile. Mais vite ce ballet, ce rôle deviennent une obsession pour elle. L’obsession de venir à bout du défi, d’incarner à la perfection ce double personnage, l’obsession pour ce ballet. Car plus qu’un film sur la danse, Black Swan serai plutôt un film sur le Lac des Cygnes. On ne voit et ne parle que de ce ballet et cela est accentué par la musique omniprésente de Tchaïkovski. Chaque recoin du film abrite un air du Lac même dans les scènes non dansées.  Toute la puissance tragique du ballet rejaillit sur le film.

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Mais que voit-on vraiment du ballet ? Car c’est bien cela qui agite le petit monde de la danse ! Comment sont les scènes de danse ? Nathalie Portman et Mila Kunis sont-elles crédibles en ballerines ou sont-elles ridicules ? Voit-on vraiment qu’elles sont doublées ?

J’étais un peu partie à la projection avec tous mes préjugés de petite balletomane mais il faut croire que je les ai laissés à l’entrée de la salle. Oui ce ne sont pas les pieds de Nathalie Portman, oui elle n’a pas les ports de bras du étoile confirmée et oui un œil aiguisé voit bien quand elle est en plan large qu’elle n’a ni l’en dehors, ni la cambrure de pied de la ballerine vue en plan serré. Mais franchement qu’est-ce qu’on s’en fiche. Aussi surprenant que cela l’a été moi pour, ça ne m’a pas gêné un seul instant. De plus on voit bien que les plans de coupe et le montage ne sont pas destinés à « cacher la misère » mais un vrai choix du réalisateur. Il veut coller au plus près de ses danseurs de leurs émotions et se fiche de la technique. D’ailleurs c’est une réflexion que fait plusieurs fois le personnage de Vincent Cassel à celui de Nathalie Portman ? « lâche-toi !  on verra le reste après ». Aronofsky a voulu filmer l’interprète plutôt que la danse et au fond les scènes de ballet ne sont qu’un outil pour appuyer son propos et pas une fin en soit.

Quand à l’univers du ballet, il est beaucoup moins caricatural que ce qu’on a bien voulu en dire. Les danseuses ne sont pas toutes des pestes anorexiques, le maitre de ballet n’est pas archi tyrannique… Tout est vu par l’œil de Nina. C’est son destin qui nous intéresse. Les personnages ne sont que la perception qu’elle en a.

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Au final, vous l’aurez compris, j’ai trouvé ce film absolument fabuleux. Fabuleux pour ce qu’il est mais pas parce qu’il se passe dans l’univers du ballet. C’est d’ailleurs pour cela que je tenais à être accompagnée par une personne qui était étrangère à ce milieu. Et au final, l’émotion a été la même pour nous deux.

Je me doute bien que le film va attirer pas mal de balletomanes curieux mais il faut bien qu’ils sachent où ils mettent les pieds.

A noter également que la bande annonce est très trompeuse. Je n’en dirai pas plus mais lorsque je l’ai vue, je ne m’imaginais pas du tout ce genre de film.

Un petit mot tout de même sur les acteurs. Avant la projection Darren Aronofsky nous a confier que sont inspiration pour ce film avait été Nathalie Portman. Et on le comprend ! Elle est assez incroyable et surtout magnifiée par les mouvements de caméra du réalisateur. Vincent Cassel est envoutant en maître de ballet et ne nous laisse pas insensibles ! Mila Kunis joue un personnage un peu particulier mais qu’elle tien très bien. Barbara Hershey est glaçante en mère obsédée par la réussite de sa fille. Les rares apparitions de Winona Rider sont très impressionnantes (dans plusieurs sens du terme !).

Au final, un film magnifique que j’irai sans revoir à sa sortie en salle le 9 février prochain, mais assurément pas un film de balletomane !

 

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 11:42

« Mais si, ça c’est super connu ! ».

En entendant ma voisine répéter cette phrase 5 ou 6 fois pendant la représentation, je me suis posée la question : mais au fond qu’est-ce qui n’est pas connu dans le Lac des Cygnes ?

Ce ballet attire toujours un public nombreux et varié venu voir « LE ballet classique des ballets classiques » et il n’est pas besoin d’être un balletomane avertit pour connaitre la musique de Tchaïkovski, les quatre petits cygnes, les mouvements des actes blancs…

J’ai toujours du mal à dire quel est mon ballet préféré. Pour autant, à bien y réfléchir, le lac des cygnes doit être en bonne position. C’est certainement celui que j’ai vu dans le plus de versions différentes car il est l’un des plus intéressant à comparer.

On peut ainsi voir ceux qui ont des fins heureuses ou tragiques, les cygnes russes ont des ports de bras comme-ci, les anglais comme-ça…

 

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Aux vues de tous ces éléments et des nombreuses réactions lues suite à la première représentation de la série par l’Opéra de Paris, je me suis rendue à l’évidence : il allait être impossible d’attendre jusqu’au 21 décembre pour revoir ce ballet.

Me voici donc bien décidée à braver le froid et la neige pour me rendre à l’Opéra Bastille.

 

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Hier, jeudi 2 décembre, se sont Emilie Cozette et Karl Paquette qui nous offraient leur vision de cette œuvre mythique.

J’ai trouvé Emilie Cozette assez mal à l’aise dans le rôle d’Odette. Quelque chose me gênait dans son travail de bras sans que je parvienne à dire quoi mais surtout ses développés manquaient d’amplitude. Ils s’élevaient la plupart du temps un peu au dessus des 45° et pour un rôle comme celui là c’est vraiment dommage. Elle c’est mieux sortie du rôle d’Odile où son interprétation était recherchée et cohérente.

 

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A ses côté Karl Paquette campe un bon Siegfried. Il est très investit dans son rôle. Techniquement il s’en sort bien même si on le sens à la peine au 3e acte. Le public ne lui en a pas tenu rigueur et lui a réservé de chaleureux applaudissements. Après, Karl Paquette me fait un peu le même effet que José Martinez (même ce ne sont pas du tout le même genre de danseur et que je trouve le premier plus attachant). C’est bien, je sais que c’est bien, on passe un bon moment mais je n’arrive pas à m’extasier devant, à être complètement emballée. Et pourtant quand je vois le nombre de personnes qu’il compte parmi ses fans j’ai l’impression de passer à côté de quelque chose. Mais c’est comme ça !

En revanche, il est toujours aussi excellent partenaire même si j’ai eu du mal à voir une vraie complicité entre les deux étoiles.

 

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Pour venir jouer les troubles fête chez notre joli couple, nous avions droit à Stéphane Phavorin dans le rôle du méchant Rothbart. Un méchant très très méchant au point que j’ai un moment eu l’impression qu’il en voulait à ce pauvre Siegfried. Avec ses mouvements de bras très brusques on avait l’impression qu’il cherchait à le zigouiller. J’ai ressenti une ambiance de peur plus que de fascination.  Au troisième acte, ses grands mouvements de cape donnaient un côté très caricatural à son personnage. Cela contrastait avec l’interprétation très fine de Karl Paquette qui jouait bien le trouble et l’ambiguïté sexuelle du personnage à travers ses regards et ses gestes. J’imagine que le duo avec Stéphane Bullion devait être plus intéressant de ce côté-là mais hier soir si j’avais été à sa place je me serai enfuie en courant ! Cependant, Stéphane Phavorin a exécuté une très belle variation, très propre et légère.

 

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Mais le Lac des cygnes ne se réduit pas aux rôles titres. Il ne serait en effet rien sans… les cygnes !

Et ceux de l’Opéra de Paris sont vraiment magnifiques. Je pense que quelle que soit la distribution des solistes, on ne peut ressortir qu’émerveillé devant de si beaux ensembles.

 

Au premier acte, outre le fait que j’ai eu l’impression d’être tombée dans une faille spatio-temporelle en voyant Florian Magnenet dans le corps de ballet (mais c’est bien sur ! les promotions du concours ne seront effectives qu’en janvier !), j’ai trouvé la valse assez brouillonne. La faute à la chorégraphie plus qu’aux interprètes. Myriam Ould-Braham était pleine de fraicheur et de grâce dans le pas de trois même si je trouve que la partie de la première jeune fille est plus ingrate que la seconde beaucoup plus valorisante (à mes yeux). A ses côtés, Ludmilla Pagliero était pleine de peps. J’aurai aimé la voir dans le rôle titre mais je me contenterai de lire les impressions des autres. Christophe Duquenne était techniquement en place mais sans plus.

 

Au deuxième acte c’es la magie qui domine et il n’y a rien à ajouter.

 

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J’ai un peu de mal avec les danses de caractère du troisième acte mais je crois que je me suis trop focalisée sur les chemises de nuit de grand-mère qui servaient de costumes aux jeunes filles !  Néanmoins, tous les solistes ont assuré avec une mention particulière pour Charline Giezendanner dans la Czardas et Sabrina Mallem en belle espagnole.

 

Puis arrive le quatrième acte… C’est drôle, la plupart des gens se pâment devant l’acte 2, moi c’est le premier quart d’heure de l’acte 4 ! Cette chorégraphie, cette musique, cette mélancolie… Ca me fiche toujours des frissons. De plus j’aime ce dénouement dramatique. Ca vous laisse un peu déprimé et sous le choc mais c’est bien mieux que le « mais non c’est pas grave que tu m’ai pas reconnue et que t’en ai choisi une autre. Viens maintenant on va botter les fesses au grand méchant vilain ».

 

Pour conclure, c’était une bien belle soirée. Même si les interprètes principaux n’étaient pas idéaux, le ballet se suffit à lui-même et on passe toujours un très bon moment.

Un bon moyen de se mettre en jambe en attendant la suite !

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 23:12

Bon ce n’est pas parce que je n’ai plus l’occasion d’aller à l’Opéra pour le moment (nooon ça ne vire pas à l’obsession !!) qu’il ne faut pas donner quelques nouvelles. Voici donc quelques informations en vrac.

 

Hervé Moreau et Miteki Kudo au Palais Garnier

 

On l’attendait depuis plus d’un an et ça y est! Hervé Moreau est de retour sur scène. Il dansera Apollon de Balanchine lors de la soirée Balanchine/Brown/Bausch les 10, 11, 15, 18, 23 et 29 décembre.

Je me réjoui de cette nouvelle et espère qu’elle sera annonciatrice d’une suite de saison du tonnerre pour lui.

C’est d’ailleurs lui qui participera aux rencontres de demain à Bastille aux côtés d’Emilie Cozette.

 

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                             Hervé Moreau, Emilie Cozette, Marie-Agnes Gillot et Dorothée Gilbert

  

Pour le reste des distributions, nous verrons les Apollons de Mathieu Ganio (ça me fait bien plaisir qu’il redanse aussi souvent), Nicolas LeRiche (qui sera bien entouré avec notament Agnes Letestu) et Jérémie Bélingard. Enfin quand je dis « nous » je pense plutôt à vous petits chanceux qui ont réussi à avoir des places. Moi j’ai voulu attendre tranquillement les distributions en me disant « bah ! face au Lac ça va pas se remplir vite ! ». Mais sous estimé le pouvoir attractif du Palais Garnier en période de fêtes. Je me retrouve le bec dans l’eau avec plus qu’à espérer un retour de place le jour-même.

 

Mais la soirée ce n’est pas qu’Apollon. On pourra également voir O zolzony/ O composite de Trisha Brown avec entre autres Isabelle Ciaravola, Clairemarie Osta, Nicolas LeRiche, Jérémie Bélingard, Benjamin Pech ou encore Vincent Chaillet. A noter que les étoiles et premiers danseurs sont assez nombreux à être sur les deux programmes en parallèle à Garnier et Bastille (attention à la casse).

 

Peu d’informations sur les distributions du sacre du printemps. Il semble que Miteki Kudo soit distribuée sur le rôle titre. Cela me rempli de joie.

 

J’espère que vous serez nombreux à me faire des retours de vos soirées. Mais je ne perds pas espoir et tenterai tout de même ma chance !

 

Le Lac des cygnes, on en parle, on en parle…

 

Mais pour l’instant on ne le voit pas ! En effet la répétition AROP a été annulée pour cause de grève et par répercutions, la générale ne sera pas publique.

 

Mais ce ballet reste de l’objet de toutes les attentions. Du public tout d’abord puisque les représentations risquent d’afficher archi-complet. Mais aussi, et c’est plus rare, des médias.

Si vous n’étiez pas connaisseurs, vous l’auriez su vous qu’on avait donné Paquita au mois d’octobre/novembre ?

Cette fois difficile de rater le Lac qui reste, dans l’imaginaire de tous, le ballet des ballets classiques.

Deux jours avant la grande première nous avons eu droit à pas mal d’article dans la presse. Je vous laisse quelques liens.

 

http://www.lefigaro.fr/culture/2010/11/24/03004-20101124ARTFIG00633-tours-de-magie-blanche-pour-le-lac-des-cygnes.php

 

http://www.lesechos.fr/journal20101126/lec1_les_echos_week_end/020949220032-aux-sources-du-lac-.htm

 

Photo: Dansomanie 

 

 

Isabelle Ciaravola à Moscou

 

En espérant que l’information se confirme, Isabelle Ciaravola devrait danser le second mouvement de Symphonie en Ut de Balanchine aux côtés Alexander Volchkov (soliste du Bolchoï) lors du gala de clôture de l’année franco-russe le 8 décembre prochain à Moscou.

 

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                                                         Isabelle Ciaravola et Nicolas LeRiche (photo: Anne Deniau)

 

My fair Lady au théâtre du Chatelet

 

Les musicals s’exportent bien en ce moment. A partir du 9 décembre, c’est My fair lady, spectacle inspiré du célèbre film de George Cukor avec Audrey Hepburn qui s’installe au théâtre du Chatelet.

J’avoue que ça me tenterai bien d’y aller (et bah oui j’ai un faible pour le film !). Ne me reste plus qu’à trouver un créneau en cette fin d’année chargée.

 

Le Rocky horror picture show s’internationnalise!

 

Ne vous demandez pas pourquoi je vous parle de ça. J’en avais envie c’est tout !

On ne pourrai pas croire comme ça quand je vous raconte sagement mes soirées à l’Opéra mais dans ma folle jeunesse (qui n’est heureusement pas terminée) je passais des heures au Studio Galande, petit cinéma situé dans le quartier Latin, qui diffuse chaque vendredi et samedi cet incroyable film qu’est le Rocky Horror Picture Show.

Il y a deux semaine ça m’a d’ailleurs bien fait plaisir de reprendre le chemin de ce cinéma munie de sac de riz et de bouteille d’eau pour gouter à nouveau à la folie de ce spectacle. Car oui c’est bien un spectacle et c’est tout l’intérêt de ces séance d’ailleurs. Pendant tout le film une troupe d’acteurs/fans bénévoles vous rejouent/parodient les scènes en direct. Evidement le public participe. Vu « à froid » le Rocky n’est qu’une vulgaire série Z dont on se dit que les scénaristes ont dû prendre quelque chose de très, très fort avant de se mettre à écrire.

 

Ce type de séance existe dans un paquet de grandes villes partout dans le monde et demain, deux personnages venu deux l’étranger assureront le spectacle : la Janet anglaise et la Janet allemande.

Il y a de fortes chances pour que ça soit déjà complet mais j’avais envie de leur faire un petit coup de pub (même s’ils n’en n’ont pas besoin).

Mais si un jour vous en avez l’occasion (et que ce genre de délire vous intéresse évidemment) allez danser le Time Warp au Studio Galande.

 

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L’auteur de ce blog se trouve quelque part sur cette photo saurez-vous la retrouver (peu de chance vu la qualité de l’image).

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 15:24

Oui, oui, oui je suis toujours là!

 

Même que je passe sur ce blog tous les jours! Seulement voilà, je n'ai rien à écrire (c'est terrible!)

 

Mais ça va changer.

Mardi les activités reprennent avec la répétition AROP du lac des cygnes. Je viens juste de trouver du travail (youpi!!) et je ne connais pas encore mes nouveaux horraires donc j'espère que cela va fonctionner quand même!

 

En attendant, nous n'avons toujours pas de nouvelles des distributions de la soirée Balanchine/Brown/Bausch. Ca commence à faire long!

 

Les pleins feux pour ce ballet auront lieu le 27 novembre. Je ne sais pas encore si je vais sécher ma propre répétition pour y aller. On verra...

 

A très vite donc j'espère!

 

Lac_des_cygnes1323.jpg

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 16:38

Quoi? il y a encore des gens qui ignorent que le prix de l'AROP 2010 a été décerné à Charline Giezendanner et Marc Moreau? Dans ce cas je suis heureuse de vous apprendre cette exclusivité mondiale!!

 

Copie-de-P1020814.JPG

 

 

 

Plaisanterie mise à part, c'est hier qu'on été remis les prix de l'AROP 2010 récompensant chaque année de jeunes danseurs du ballet.

 

Copie-de-P1020824.JPG

 

Au programme discours et petits fours. Il nous a été rappelé le parcours de chacun des deux danseurs. Puis ils ont tous les deux pris la parole pour remercier leurs proches, leurs professeurs et évidemment les membres de l'AROP.

 

Copie-de-P1020833.JPG

 

Pour ma part, j'avais voté pour Héloïse Bourdon et Sébastien Bertaud donc j'étais un peu à côté de la plaque question résultats (même si j'ai hésité très longtemps entre Charline et Héloïse). Néanmoins je suis très heureuse pour ces deux danseurs qui le méritent amplement! J'espère que ce sera-là l'occasion de les découvrir plus souvent dans des rôles de premier plan!

 

Copie-de-P1020832.JPG

 

Désolée les photos ne sont pas top. C'est ça d'être petite et mal placée!

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 15:50

Après une série de Paquita, 2 jours de concours de promotion et une remise des prix de l'AROP, je l'avoue... je vais sécher la venue du ballet de Hambourg à Paris.

Pourtant j'étais très curieuse de découvrir cette compagnie mais là je crois que mon portefeuille n'aurai pas appércié.

 

Dans un peu moins d'un mois commenceront les représentations du Lac des cygnes. L'occasion de faire un petit tour d'horizon des interprètes à voir. Une fois n'est pas coutume, nous avons eu les distributions bien en avance. Chacun a donc (avec plus ou moins de difficultés) pu choisir ses dates. Mais sachant qu'il va falloir panacher avec la soirée Balanchine/Brown/Bausch... ça devient compliqué!

 

 

Agnes Letestu/José Martinez/Karl Paquette: 29 novembre, 12 et 15 décembre.

 

Du grand classique pour les premières représentations. Les trois interprètes ont déjà une grande expérience des personnages et avec eux on est à peut près sûr d'avoir un beau spectacle. Ajoutez à cela que c'est certainement l'une des dernières fois que l'on verra le couple Letestu/Martinez ensemble sur un grand classique et que c'est sans doute les derniers Lac de José, ce dernier prenant sa retraite la saison prochaine...

 

letestu-martinez.jpg

  Photo: Dansomanie

Emilie Cozette/Karl.Paquette/Stéphane Phavorin: 2, 5 et 13 décembre.

 

L'un des (le?) premiers rôles titres d'Emilie Cozette fut sur ce ballet où elle a effectué une prise de rôle qui fût apparament apprécié. Si l'on compte qu'elle semble en progrès ses derniers temps on pourrai avoir droit à des représentations tout à fait intéressantes. J'attends également Stéphane Phavorin en Rothbart.

 

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  photo: blog Syltren

Emilie accompagnée de Jean-Guillaume Bart

 

Ludmila Pagliero/Christophe Duquenne/Yann Saïz: 10 décembre

 

En me référant aux précédentes prestations que j'avais vu d'elle j'ai bêtement choisis de ne pas prendre de place pour la prise de rôle de Ludmila Pagliero. J'avoue que je le regrette un peu! J'ai entendu tellement de bonnes critiques sur sa Paquita que je suis maintenant assez curieuse de la voir dans un grand rôle. De plus, cette distribution est-elle signe de future nomination? Beaucoup le pensent. J'aurai donc aimé pouvoir la voir dans un rôle titre. Ce n'est à mon avis que partie remise aux vues de ses distributions actuelles...

A noter la distribution de Yann Saïz dont je me réjouie. Je suis certaine qu'il campera un beau Rothbart.

 

Laétitia Pujol/Mathieu Ganio/Benjamin Pech : 16, 18, 23 décembre

 

A mon grand étonnement, il s'agira d'une prise de rôle pour Laétitia Pujol. J'étais persuadée qu'elle l'avait déjà dansé. Elle devrait bien s'accorder avec Mathieu Ganio. A noter que Benjamin Pech est uniquement distribué en Rotbath alors qu'il dansait Siegfried à une époque pas si lointaine.

 

ganio.jpg

 

Mathieu Ganio et Dorothée Gilbert

 

Ulyana Lopatkina/José Martinez/Stéphane Bullion: 18 et 21 décembre

 

Voici les représentations qui ont fait couler tant d'encre! Ils étaient nombreux à vouloir des places et j'espère que tout le monde a été satisfait même si j'en doute.

La venue d'Ulyana Lopatkina fait figure d'événement en cette fin d'année. Je suis impaciente de la découvrir sur scène.

 

lac_des_cygnes_lopatkina.jpg

  photo: Dansomanie

Dorothée Gilbert/Nicolas LeRiche/Stéphane Bullion: 24, 27 décembre, 3 janvier

 

J'ai vraiment hate de découvrir cette distribution. Je n'imagine pas à priori Dorothée Gilbert en cygne blanc donc je suis curieuse de voir ce qu'elle va faire du rôle. Ravie de pouvoir revoir Nicolas LeRiche et Stéphane Bullion sur la même scène!!

 

 

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  photo: Laurent Philippe

Nicolas LeRiche et Sylvie Guillem

 

Marie-Agnes Gillot/Stéphane Bullion/Karl Paquette: 26 et 31 décembre, 5 janvier

 

J'ai pris une place pour voir la prise de rôle de Stéphane Bullion en Siegfried. Je ne sais pas quoi attendre de Marie-Agnes Gillot en cygne. Nous verrons.

A noter que Stéphane Bullion est extrèmement solicité depuis le début de l'année. Attention à le laisser se reposer sinon la blessure l'attend...

On peut voir également que Karl Paquette fêtera l'anniversaire de sa nomination sur la scène qui a vu sa consécration le 31 décembre!

 

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Laétitia Pujol/Mathias Heymann.Benjamin Pech: 29 décembre et 4 janvier

 

J'ai dû faire un cruel choix entre voir Mathias ou Mathieu avec Laétitia Pujol. J'ai choisis Mathias car ça fait longtemps qu'on ne l'a pas vu sur scène et je suis certaine que le rôle lui ira à ravir.

 

 

Nous aurons donc droit à des bien différents pour chaque représentations. Certains ont des styles assez opposés ce qui devrait être intéressant même si je ne verrai pas toutes les distributions.

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 21:21

Oulàlà, énormément de visites hier. 

 

Désolée de n'écrire que maintenant mais je sors de deux jours de marathon de concours et même si ce n'est pas moi qui dansait, c'est tout de même fatiguant.

 

J'ai pourtant bien cru que je n'assisterai jamais à cet événement faute de place! Mais une petite fée c'est penchée sur bon berceau et le précieux sésame m'est arrivé au dernier moment. Me voici donc partie en catastrophe à Paris pour le concours de promotion interne du ballet de l'Opéra de Paris.. 

 

Avant les commentaires un petit a parte. Quand on voit ce concours, difficile de ne pas faire ses pronostics dans sa tête. Et je me suis rendue compte que je ne pourrai pas être jurée! Trop de subvectivité entre en jeu. Par exemple j'ai beaucoup de mal a apprécier une prestation magnifiquement interprétée par un danseur que j'aime beaucoup sur une variation qui ne me plait pas...

 

Ceci étant dit, voici mes impressions totalement subjectives!

 

On commence par les filles.

 

Quadrilles

 

 

Nous voici donc parti pour 19 variations du pas de trois du lac des cygnes. Une variation pas si facile que cela puisqu’elle a posé des difficultés aux concurrentes notamment dans la dernière diagonale de pirouettes.

 

Voici le classement des jeunes filles.

 

1 Silvia Cristel Saint-Martin,                                    promue 

Sylvia, acte III, variation de Sylvia

 

2 Marion Barbeau
Raymonda, acte II, variation d'Henriette

 

3 Leïla Dilhac
Carmen, variation de la Taverne

 

4 Léonore Baulac
The Four Seasons, variation de l'Automne

 

5 Marine Ganio
Carmen, variation de la Chambre

 

6  Juliette Hilaire
Notre-Dame-de-Paris, acte I, variation d'Esmeralda

On a beau faire des pronostics, pour cette classe c'est souvent la prestation du jour qui compte et c'est exactement ce qu'il c'est passé.
Silvia-Cristel Saint-Martin a fait forte impression avec un très bon imposé mais surtout une variation libre originale et parfaitement maitrisée.

Marion Barbeau a également fait une belle prestation avec une variation d'Henriette pleine de grâce.

J'ai eu un vrai coup de coeur pour la Carmen de Marine Ganio. Très sensuelle et séductrice.

A noter que sur l'ensemble du concours nous avons eu trois à 6 Carmen (3 chambres, 3 tarverne), 3 Esmeralda, un Frédéri, un Don José et un Frollo. Roland Petit super star!!

 



Coryphées

 

1 Valentine Colasante                             Promue
Suite en Blanc, la Sérénade

 

2 Eléonore Guérineau
The Four Seasons, variation de l'Automne

3 Daphné Gestin
Carmen, variation de la Chambre

4 Charlotte Ranson
Les Mirages, variation de l'Ombre

 

5 Laurène Lévy
La Bayadère, acte II, variation de Nikiya

 

6 Fanny Gorse
Carmen, variation de la Chambre

 

Ceux qui lisent de le blog de danses avec la plume le savent, Eléonore était ma top chouchoute dans cette catégorie. Je ne voyais qui pourrai bien lui ravir le titre. Et bien j'ai trouvé!

Même si ça me fait mal de l'admettre, si l'on doit juger uniquement sur les prestations du concours, Valentine Colasante mérite très largement sa promotion.

 

La variation du grand pas de Paquita a été retoutable. Elle est très brève mais très intense et laisse les danseuses épuisées au moment de dernière diagonale de pirouettes et sauts. C'est souvent là que les jeunes filles ont peiné.

Je pense qu'Eléonore devait avoir le trac car sa seule faute technique se situait sur la première diagonale de grands jettés. Pour le reste elle était parfaite. Et si je parlais de l'importance du choix des variations libres tout à l'heure c'est en partie parce que les four seasons de Robbins me gonflent un peu à la longue (oulà il est tard je deviens vilaine!).

Valentine Colasante a été quasi parfaite dans la Sérénade. Très étonnant. A entendre le murmure qui a parcouru la salle à la fin de sa prestation, on savait presque que le concours était plié.

Laurène Lévy a interprété une très belle Nikiya mais a, je pense, été pénalisée par une petite faute dans son imposé.

J'estime avoir eu beaucoup de chance d'assister à ce concours et les danseurs sont bien courageux de se présenter ainsi devant une salle quasi pleine. Je n'ai donc pas envie de critiquer négativement. Cependant si quelqu'un pouvait m'expliquer la 3e place de Daphé Gestin j'aimerai avoir son avis. Je n'ai pas été touchée pas sa Carmen que j'ai trouvé un peu brusque. Mais je suis peut être passée à côté de quelque chose...

 

 

colasante.jpg

Sujets



Aucune majorité n'ayant pu se dégager entre les membres du jury, le poste de Première danseuse n'est pas pourvu.

Aaaah les sujets! Des chouchoutes, une favorite... on nous avait promis du sang et des larmes. Nous avons eu droit à une très belle compétition et ça c'est un peu fini en queue de poisson!!

Je vais tout d'abord évacuer une réflexion débile mais que j'avais besoin d'exprimer... 12 variations de Manon c'est long. Très long!!

La difficulté d'une variation uniquement basée sur l'interprétation c'est qu'on est dans la pure subjectivité. Du coup lorque je lis les échos sur les divers blogs et forums, j'ai l'impression d'être totalement à côté de la plaque car ma Manon favorite était... Sabrina Mallem. Je ne l'attendais pas et pourtant, elle était totalement le rôle. Si belle, si féminine, si séductrive. Ca m'a énormément plu. Après son choix de libre était risqué avec Appartement de Mats Ek. Ce n'était certainement pas le mieux pour être promue mais elle a fait une belle prestation.

Sarah Kora Dayanova était également très bien dans ses deux prestations. Elle et Sabrina sont les deux Manon qui m'ont sortie de ma torpeure. Toutefois je ne trouve pas qu'elle a (comme je l'ai lu) écrasée ses concurentes. Mais ça restait du très bon niveau.

Mathilde Froustey ne correspondait pas au rôle de Manon mais était très bien en Carmen.

Héloïse Bourdon qui était ma favorite a montré qu'elle était un peu jeune pour passer première danseuse. Mais elle a encore du temps devant elle. Je ne me fais aucun soucis, elle passera un jour (enfin on en reparle dans 2, 3 ans!!).

Je parlais de l'importance du chois de la variation libre, et Amandine Albisson en a fait un excellentissime avec la variation d'Esmeralda qui lui collait à la peau.

Alice Renavand était annoncée favorite mais elle n'a pas fait le meilleure concours. Après c'est encore une fois cette fichue subjectivité. C'est une danseuse qui ne me touche pas vraiment. Mais je comprends qu'elle puisse plaire car elle a une vraie personnalité.

Pour ce qui est du résultat... Même si je comprend que le jury n'ai pas pu se décider, je pense qu'il y a de quoi promouvoir quelqu'un car plusieurs auraient mérité ce titre. Mieux vaut avoir l'embarra du choix qu'uniquement l'embarra.

Ce choix aurait été défendable s'ils n'avaient pas promu de premier garçon mais là... non!

 

 

On passe maintenant aux garçons. Vous suivez toujours?



Quadrilles

1  Pierre-Arthur Raveau  promu

Napoli, 3e variation du pas de six

 

2 Hugo Vigliotti               promu

La sylphide, 1ère variation de James, Acte II

 

3 Alexandre Gasse                promu

Push come to shove

 

4 Julien Cozette                     promu

Sept danses grecques

 

Acune majorité ne s’étant degagée, le 5e poste n’est pas pourvu.

La variation imposée d’Albrecht a posé bien des difficultés aux quadrilles.  Au final ils étaient trois à s’être vraiment distingués. Coup de bol, se sont les trois premiers promus !

Hugo Vigliotti archi-favoris après sa belle prestation en septembre dans la soirée Roland Petit a vraiment dominé avec une magnifique variation de James. Pierre-Arthur Raveau a fait un libre quasi parfait dans Napoli.

Alexandre Gasse a certainement fait le concours le plus équilibré. Il était aussi bon dans l’imposé que dans le libre mais excellent nulle part. Ce n’est pas péjoratif pour autant ! Il a bien mérité sa place.

La 4e position de Julien Cozette me laisse perplexe tant j’ai trouvé ses sept danses grecques très fades et son Albrecht était assez moyen.

S’il fallait promouvoir une autre personne, j’aurai bien fait passer Takeru Coste qui a un peu peiné sur Albrecht mais qui m’a totalement emballée dans le rôle d’Hilarion de la Giselle de Mats Ek. C’était original, totalement maitrisé, très bien exécuté. C’est un danseur avec du charisme. Il aurait fait un bon coryphée.

 

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Photo: Hugo Vigliotti (Anne Deniau)

Coryphées

1 Daniel Stokes             Promu

Carmen, variation de Don José

 

2 Yannick Bittencourt                Promu

La fille mal gardée, variation de Colas, 1er acte

 

3  Marc Moreau                          Promu

Arepo

 

4 Cyril Mitilian                              Promu

Arepo

 

5 Allister Madin                             Promu

L’Arlesienne, variation de Frédéri

 

6 Grégory Dominiak

Bhakti III

 

Un vrai pur bonheur que cette classe des coryphées. Ils avaient à charge d’interpréter la difficile variation de l’acte 3 de la belle au bois dormant et s’en sont tous bien acquittés. Au petit jeu de variation imposée, Allister Madin a, à mon sens, dominé avec une technique très assurée. Marc Moreau était également impressionnant. Ce dernier a de plus fait un très bon libre avec Arepo. Je n’attendais rien de spécial de ce danseur mais il faut avouer qu’il a quelque chose. Una âme de soliste.

Ma très, très grosse déception de se concours et la non-promotion (et le non classement) de Sébastien Bertaud. Son imposé n’était pas le meilleur mais son libre (Frollo) m’a totalement emballée. Je l’ai trouvé tellement investit, tellement juste. Pendant quelques minutes il m’a fait quitter le simple carde du concours. J’étais tellement persuadée qu’il serait promu que les résultats m’ont laissé sans voix.

Du côté des bonnes surprises, il faut citer Grégory Dominiak. Ahalal, quel choc que son Bhakti ! Une aussi belle chorégraphie aussi bien interprétée, avec autant de charisme, par un aussi beau garçon (et oui ça compte aussi !) ça m’a emballée !!

Je me rends compte que je n’ai pas parlé du premier. C’est vrai qu’il ne m’a pas marqué. Pourtant c’est un danseur que j’apprécie d’ordinaire mais j’ai trouvé qu’il ne se distinguait pas de ses petits camarades. Alors pourquoi cette première place ? A côté de cela, Yvon Demol n’est pas classé alors qu’il était très bon. Peut être paye-t-il son choix de libre pas super intéressant.

 

En tout cas mille bravos à ces coryphées qui nous on offert un magnifique spectacle.

 

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  photo: Alliseter Madin (Dansomanie)

Sujet

1 Florian Magnenet                   Promu

 

Suite en blanc, la mazurka

 

2 Audric Bezard

Apollon, 2e variation d’Apollon

 

3 Mallory Gaudion

Tchaïkovski pas de deux

 

4 Yann Saïz

Other dances, 1ère variation

 

5 Aurélien Houette

Dances at a gathering

 

6 Fabien Révillon

Le petit cheval bossu

 

En sortant du concours, c’était pour moi évident : ils n’avaient réussit à se décider pour les filles et n’avaient promu personne, et bien ce devait en être de même pour les garçons. Personne ne se dégageait vraiment et personne ne méritait totalement le poste.

 

Je mon simple avis, Mallory Gaudion a été le meilleur techniquement. Après il n’avait aucune chance de passer mais une deuxième place ne m’aurait pas choquée. Audric Bezard ne m’a pas emballé en Apollon…

Fabien Révillon a montré qu’il était un danseur à suivre de très près avec une excellente variation libre. Je pense qu’il a de l’avenir.

Il faut également saluer Yann Saïz pour l’énergie qu’il a déployée et Aurélien Houette très intéressant dans le libre.

 

Pour le reste, les coryphées avaient placé la barre tellement haut que les sujets ont semblé à la peine.

Le choix de Florian Magnenet s’imposait. C’était logique, d’autant plus qu’il a fait un bon concours plutôt homogène. Après il m’a un peu manqué le brio qui fait dire « wouaaah » (bon il est tard je suis plus capable de m’exprimer avec des mots !!). Et puis, Florian Magnenet c’est le prince charmant ! Il sera parfait dans ce genre de rôle !!

 

Et voilà nous sommes à la fin !! Il est trop tard pour que je relise tout !! Je rajouterai peut être quelques commentaire demain mais là il est temps pour moi d’aller dormir et ressasser toute la nuit les performances de la journée !

 

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Pour conclure, nous avons pour une fois eu droit à un concours équitable où les meilleurs ont été récompensés. Le jury c’est néanmoins réservé un coup d’éclat avec les sujets femmes. J’espère que cela représentera une chance pour Laura Hequet l’an prochain. Pour Mathilde Froustey le message est clair et ça me fait bien de la peine.

Je regretterai l’absence au palmarès de Sébastien Bertaud. C’est le seul reproche que j’aurai à faire.

En tout cas ce concours est vraiment passionnant à voir. L’occasion de voir des membre du corps de ballet dans des rôles de solistes est trop rare !

 

 

 

 

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 20:37

Il y a quelques jours j'ai livré à Amélie qui tien l'excellent blog danses avec la plume, mes prononstics et avis pour le prochain concours de promotion de l'Opéra de Paris. Plusieurs autres blogeuses et administratrices de forum ont répondu et les résultats sont étonnants!

 

Je vous invite à consulter l'article!

link dansesaveclaplume

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