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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 14:45

Déjà sortit depuis plus d’un mois aux Etats-Unis, Black Swan le dernier de Darren Aronofsky se déroulant dans l’univers du ballet arrivera sur nos écrans dans deux semaines.

 

En attendant on entend énormément parler du film un peu partout dans la presse. Tout d’abord pour la vie privée de son actrice principale Natalie Portman dont on a apprit le mois dernier qu’elle était enceinte et allait se marier avec son compagnon et chorégraphe de Balck Swan le danseur Benjamin Millepieds (ce paragraphe vous a été offert par Public.fr !).

 

                                                     natalie-portman.jpg

                                                      Natalie Portman aux Golden Globes

Mais surtout depuis ce matin par la pluie de récompenses qui s’abat sur la belle Natalie pour son interprétation de ballerine un peu dérangée.

 

Le mois de janvier, plutôt calme pour ce qui est de la danse est le synonyme aux USA de l’ouverture de la saison des cérémonies de remise de prix.

Pendant deux mois tout le monde y va de son petit award : les critiques new yorkaises, de Los Angeles, les syndicats de scénaristes, d’acteurs… Des dixaines de cérémonies où sont généralement récompensées les mêmes personnes et qui nous font attendre jusqu’à la grande conclusion de la saison, les Oscars (cette année le 27 février).

 

Cette année, trois (quatre ?) films et quelques outsider se disputent les précieuses récompenses. En favoris nous avons The Social Network de David Fincher sur la création de Facebook (pou schématiser). Et du côté des outsiders The King’s Speech (Le discours d’un roi, mais comme je suis snob je le dis en anglais !) de Tom Hooper sur le combat du roi d’Angleterre George VI pour vaincre son bégaiement, et bien évidemment (sinon l’article n’a pas d’intérêt) notre cher Black Swan.

 

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                                                                  Aux Critics Choice awards

 

A l’heure actuelle le film compte (mais j’en oublie certainement) trois récompenses pour sa photographie, une pour son montage et six pour l’interprétation de Natalie Portman.

 

Il n’a quasiment aucune chance aux Oscars où la compétition sera de toute façon très rude (même moi j’ai du mal à me décider !) contrairement à l’année dernière où c’était un peu la misère.

Natalie Portman est en revanche grande favorite et sa me fait très plaisir. J’aime cette actrice depuis très longtemps et se prestation de cette année m’a totalement emballée.

 

Je ne m’étendrai pas plus longuement sur mes goûts et avis en matière de cinéma, cela ne vous intéresse certainement pas. Mais l’émergence de ce film me permet tout de même de faire coïncider le temps d’un article deux grandes passions donc on ne va pas se gêner !  

 

Pour l’actu de la danse, elle reviendra en cours de semaine avec la soirée des Danseur-Chorégraphes !

 

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 11:43

En cette période calme à l’Opéra de Paris et en attendant la soirée des danseurs chorégraphes, voici un petit point sur ce qui nous attend ces prochains mois.

 

Le 31 janvier débute une série de représentations de Caligula. Déjà 3e reprise (si je ne me trompe pas) pour le ballet de Nicolas LeRiche.

Je ne l’ai vu qu’une seule fois en 2008 et cela m’avait bien plu. Cette reprise sera l’occasion de confirmer ce souvenir ou au contraire de me demander ce que j’avais fumé ce soir-là !

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                                Mathieu Ganio (photo Anne Deniau)

Sur le rôle titre de Caligula nous aurons la chance de voir Jérémie Bélingard, Stéphane Bullion et Mathieu Ganio.

J’imagine tout à fait Jérémie Bélingard dans le rôle. C’est lui qui l’a créé, il doit être tout à fait à son aise dedans. Pour l’avoir déjà vu, je sais que Stéphane Bullion y est très bien et je suis curieuse (si j’en ai l’occasion bien sûr) de voir comment il a fait évoluer son personnage.

En revanche je n’y vois pas vraiment Mathieu Ganio mais qui sais…

En tout cas nous avons droit à trois danseurs aux personnalités très différentes ce qui promet d’être intéressant et donner des représentations vraiment différentes d’une fois sur l’autre.

 

Clairemarie Osta, Muriel Zusperreguy et Laetitia Pujol alterneront sur le rôle de la Lune.

Si j’avais trouvé Muriel Zusperreguy un peu transparente dans ce rôle je pense que Clairemarie Osta doit y faire des merveilles. C’est une prise de rôle pour Laetitia Pujol mais elle a tout à fait le physique et la personnalité adaptée au personnage.

                        LPH0797004.jpg

                            Jérémie Bélingard (photo Laurent Philippe)

Mnester sera interprété en alternance par Stéphane Bullion (suite à la blessure de Benjamin Pech) et Nicolas Paul.

Ca va être difficile de me faire oublier Benjamin Pech dans ce rôle ! Je pense que Stéphane Bullion en a les capacités. Ca promet un beau moment. Je garde un souvenir fort de Nicolas Paul dans ce rôle aux pleins feux d’il y a 3 ans. Il avait interprété un extrait du ballet dans le silence, c’était très beau…

 

Dans le rôle de Chaerea : Stéphane Phavorin et Yann Saïz.

Difficile d’oublier Wilfried Romoli dans ce rôle mais je pense que Yann Saïz devrait y être parfait.

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                              Stéphane Bullion (photo: blog syltren)

En Incitatus le cheval de Caligula nous verrons Mathias Heymann et Stéphane Phavorin.

Aussi difficile d’oublier Gil Isoart. Je suis très curieuse de voir ce que Mathias Heymann va faire du rôle.

 

Dans le rôle de Caesonia la femme de Caligula : Eleonora Abbagnato, Géraldine Wiart et Miteki Kudo.

J’ai vraiment hâte de découvrir Eleonora Abbagnato dans ce rôle. Je n’ai pas grand-chose à dire sur la suite. Je ne me rappelle même plus qui dansait la dernière fois que j’y suis allée !

 

 

Si on ne connait pas encore les distributions par dates on peut néanmoins penser que la première réunira Jérémie Bélingard, Clairemarie Osta, Stéphane Bullion, Mathias Heymann, Stéphane Phavorin et Eleonora Abbagnato.

Dommage que la direction ne puisse pas aligner une telle distribution sur un classique même si on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise (je commence à me faire ma distribution all star de Roméo et Juliette mais je pense que je rêve).

Les trois distributions devraient être intéressantes même si je ne suis pas certaine d’aller toutes les voir !

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 17:03

Bonjour à tous,

 

Il y a quelques temps, on m’a offert deux places pour « Octopus » la nouvelle création de Philippe Découflé au théâtre de Chaillot.

 

Ô misère je n’ai personne pour m’accompagner.

Si quelqu’un est intéressé je lui cède ma seconde place avec plaisir (c’est gratuit les amis).

 

Les tickets sont pour le mercredi 26 janvier 2011.

 

Il s’agit d’une place « - de 26 ans » mais je ne suis pas sûre que ça soit vraiment contrôlé.

Donc si vous êtes dans une tranche d’âge avoisinante et que cela vous intéresse, faites-moi signe !

 

Vous pouvez m’envoyer un mail à danse.opera@yahoo.fr

 

La place a trouvé preneur!

 

 

Autre chose. Moi qui disais que « bof à quoi ça va me servir… » à propos d’un compte twitter et bien voilà que j’en ai ouvert un ! C’est par ici !

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 21:09

Avant dernière représentation du Lac des Cygnes et déjà la dernière pour moi. Comme il faut bien gagner sa vie, c’est la mort dans l’âme que j’ai revendu ma place du 5 janvier au profit d’une réunion professionnelle.

 

La distribution du 4 janvier est l’une des rares à ne pas avoir été modifiée au niveau des deux personnages principaux.

 

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                                     Sarah Kora Dayanova, Sabrina Mallem, Vanessa Legassy et Héloïse Bourdon

 

Je passais donc ma dernière soirée à Bastille en compagnie de Laetitia Pujol et Mathias Heymann.

 

Au premier acte, Mathias Heymann campe un prince assez serein, voir heureux. Il ne semble ni perdu, ni rêveur, pas vraiment la vision que je me faisais de Siegfried. Il est également très stressé et enchaine les erreurs techniques. Il se fait écraser par Stéphane Phavorin qui campe un Rothbart très autoritaire. Toutefois, les deux danseurs ne sont pas vraiment sur la même longueur d’onde. C’est d’ailleurs un reproche que l’on peut faire à l’ensemble de la représentation. Nous avons eu droit à trois excellents solistes qui ont fait trois très belles prestations mais j’ai peu eu l’impression qu’ils dansaient ensembles. Ils ne semblaient pas vraiment accordés. Peut être est-ce un problème de manque de répétitions.

Bien heureusement Mathias prendra de l’assurance pas la suite pour nous offrir une très jolie variation lente qui nous emmène tout droit vers le second acte et la découverte du cygne de Laetitia Pujol. J’ai été très touchée par l’interprétation de l’étoile. Je l’ai trouvée belle, émouvante avec de très beaux bras.

L’adage blanc m’a particulièrement marqué. Laetitia Pujol est un cygne très dramatique. Elle est réellement prisonnière de sort depuis (on l’imagine) un certain temps. Elle est réellement en souffrance au début de l’acte et trouve en Siegfried un peu de repos et de douceurs. C’était très visible dans certains passages de l’adage qui m’a vraiment ému. Les variations solistes étaient très réussies (même si je n’aime pas du tout celle de Siegfried) et les petits cygnes étaient très synchrones. Les grands cygnes sont toujours aussi majestueux.

 

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                                       Stéphane Phavorin, Laetitia Pujol et Mathias Heymann

Troisième acte et retour des éternelles danses de caractère sur lesquelles je ne m’éterniserai pas.

Mathias Heymann est beaucoup plus à l’aise dans cet acte. Je l’ai trouvé très frai et naturel. J’aime beaucoup la façon dont il expliquait à sa mère qu’il ne voulait pas se marier. C’était très décidé, comme un petit garçon capricieux. Mais c’était très crédible avec son personnage plus adolescent que jeune homme. Il garde la même attitude lorsqu’il envoi bouler ses prétendantes. L’air de dire « tu m’as contrarié et bah voilà ! Maintenant t’es pas beaucoup plus avancée ! ».

Je me suis d’ailleurs rendue compte d’un grand manquement dans mes derniers articles. Je n’ai jamais parlé des fiancées. Elles sont pourtant toutes mignonnes dans leurs longues robes roses et ont bien du courage de se faire recaler soir par soir par tous les princes que compte la compagnie. J’ai toujours aimé ce passage, c’est mon côté mièvre !

 

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Mais revenons à notre cygne noir. Le pas de trois était définitivement l’un des clous du spectacle. Laetitia Pujol est très à l’aise dans rôle machiavélique et l’interaction avec Siegfried et Rothbart fonctionne vraiment très bien. Mathias Heymann nous fait une belle démonstration technique dans sa variation et la coda est un vrai feu d’artifice.

 

L’acte 4 est toujours aussi beau. Je ne m’en lasse pas pour les parties corps de ballet. En revanche le pas deux manquait d’émotion avec une nouvelle fois cette impression d’avoir deux individualité à la place d’un couple.

Toutefois Mathias Heymann était très touchant dans sa peine. Cette façon de s’agenouiller tout près du cygne à la fin de leur pas de deux était très émouvante.

 

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Et voilà comment s'achève ma série de Lac des Cygnes. Une bien belle représentation avec des danseurs investits. Même si elle n'a pas atteint des sommets d'émotions c'était une très jolie conclusion.

 

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 15:31

Je vous souhaite une très bonne année 2011!

 

Merci à tous les visiteurs de ce blog toujours plus nombreux chaque jour!

A très vite pour la suite de la saison 2010-2011

 

bises

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 19:11

J’ai profité de cette période de vacances pour voir deux Lac des cygnes à la suite. Oui c’est un peu fou mais en même temps je ne m’en lasse pas !

Il faut dire qu’à la base la distribution était alléchante. La prise de rôle de Dorothée Gilbert, le toujours génial Nicolas LeRiche et Stéphane Bullion, meilleur Rothbart de la série (pour ce que j’en ai vu).

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                                                       Charline Giezendanner, Daphnée Gestin, Aubane Philbert

Finalement les distributions ont valsées et re valsées et ceux qui avaient choisis leurs dates avec soin de façon à voir les danseurs qu’ils souhaitaient se sont retrouvés bien perplexes face aux distributions finales.

Donc, après Emilie Cozette et Karl Paquette, José Martinez et Uliana Lopatkina et Emilie Cozette et Stéphane Bullion… voici Emilie Cozette et José Martinez !

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                                                                           Stéphane Bullion

Saluons tout de même la sacrée santé d’Emilie Cozette qui enchaîne les représentations sans montrer le moindre signe de fatigue. Je l’ai déjà dis le 26, son cygne blanc me plait bien. Finalement j’ai eu de la chance de pouvoir la voir plusieurs fois. Je serai sinon restée sur mon impression du début de la série. Son Odile était également très réussie mais avec un tout petit peu moins de brio que la veille.

Il faut dire que le partenariat avec José Martinez n’était pas des plus réussit. Aucun n’accroc n’est à déplorer mais on ne sentait aucune complicité entre les deux interprètes. José Martinez n’avait pas l’air très concerné par l’histoire dont il est pourtant le héro. Il a évidemment beaucoup de classe et d’élégance mais il lui manquait un petit quelque chose pour vraiment susciter mon enthousiasme.

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                                                                  Emilie Cozette et José Martinez

 Stéphane Bullion est toujours aussi convaincant en Rothbart et a une emprise totale sur Siegfried. Avec Emilie Cozette, ils offrent un très beau troisième acte. Les regards échangés, les intentions, tout est en place et cela rend l’histoire limpide.

Du côté des seconds rôles, il était difficile de passer après le pas de trois de Fabien Révillon. Christophe Duquenne manquait un peu de brio mais ce genre de rôle le motive-t-il encore ? (surtout quand il dansait Siegfried il y a quelques semaines). Cela avait pour conséquence de bien mettre en valeur ses deux partenaires. Sarah Kora Dayanova qui était un peu éteinte la veille rayonnait dans sa variation. Eve Grinsztajn était toujours aussi belle et élégante.

Cela m’a vraiment fait un pincement au cœur de voir Myriam Ould-Braham cantonnée à la danse Napolitaine. Quitte à monopoliser sa soirée, elle aurait aussi pu faire le pas de trois.

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                                                                      Trois beaux sourires

Après ce mois de décembre chargé, je me mets en pose une semaine jusqu’à mon dernier Lac en janvier. J’espère que les distributions de re bougeront pas d’ici là !

Bonne semaine à tous.

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 13:51

Quelques mots sur la représentation du 26 décembre 2010 ou le récit d’une journée à rebondissement !

Curieuse de voir Marie-Agnès Gillot en cygne et Stéphane Bullion en prince, j’avais à la base une place pour le 5 janvier. Un empêchement m’a contrainte à la revendre et j’étais bien triste de ne pouvoir assister aux premiers pas de Stéphane Bullion dans le rôle de Siegfried. Heureusement, un ticket pour le 26 m’est arrivé. Me voilà donc prête en ce lendemain de Noël à assister à la prise de rôle de la nouvelle étoile.

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                                               Karl Paquette, Sarah Kora Dayanova, Fabien Révillon et Sabrina Mallem

Première nouvelle apprise dans le RER, Marie-Agnès Gillot ne dansera pas et est remplacée par Emilie Cozette. C’est donc loupé pour Marie-Agnès… Doute affreux : ils oseraient pas nous mettre Karl Paquette en prince et Stéphane Bullion en Rothbart ?! La personne annonçant le changement a bien tenté une petite feinte en nous disant « Odette/ Odile sera dansée par Emilie Cozette et le Prince… par Stéphane Bullion ! » Mouhaha.

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                            Les petits cygnes: Pauline Verdusen, Daphnée Gestin, Aubane Philbert, Eléonore Guérineau

Et au final, ça donnait quoi ?

Stéphane Bullion est un prince très différent de ses petits camarades. Il est assez torturé et mal à l’aise face aux obligations qui lui incombent. Il semble gêné par la présence de Rothbart. Il n’est pas vraiment sous son influence mais semble le fuir. Cela n’empêche pas le pas de deux avec Karl Paquette d’être très réussit. Les deux danseurs s’accordent bien et j’aurai aimé les voir dans les rôles inversés de la première.

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                                Grands cygnes: Héloïse Bourdon, Vanessa Legassy, Sabrina Mallem, Sarah Kora Dayanova

La valse du premier acte était vraiment réussie. Pour la première fois j’étais placée en hauteur (d’où les photos pas très réussies) et ce passage m’a donc paru bien moins brouillon que vu du parterre.  

Mais s’il fallait retenir une chose de cet acte, ça serai l’excellent Fabien Révillon qui a illuminé le pas de trois. Avec sa technique éblouissante et une belle personnalité il a totalement éclipsé ses deux partenaires. 

Retour à notre prince. Si Stéphane a semblé tendu au début du ballet, il est complètement entré dans son personnage à son arrivée au bord du lac et dans sa variation lente. Il s’accordait très bien avec Emilie Cozette.

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                                                     Karl Paquette, Emilie Cozette et Stéphane Bullion

Cette dernière m’a très agréablement surprise. J’avais été un peu déçue par son interprétation et sa technique lors de la représentation du 2 décembre mais elle a considérablement évolué depuis. Elle était un très beau cygne blanc, très touchant avec de très beaux bras. Le contexte particulier de cette représentation avec un partenaire inédit (elle a quand même changé trois fois de prince depuis le début de la série) a semblé la galvaniser. Le pas de deux du second acte était très beau, très émouvant.

Le corps de ballet était comme toujours irréprochable.

Les danses de caractères du troisième acte m’ont parues moins longues que d’habitude. Ou alors c’est parce que je m’y fais…

Héloïse Broudon était charmante dans la Czardas tout comme Eléonore Guerineau dans la danse napolitaine.

Le pas de trois du cygne noir a été une grande réussite. Emilie Cozette m’a moins convaincue dans son interprétation qu’en cygne blanc mais sa technique était vraiment belle avec des doubles tours attitude parfaitement terminés et une jolie série de fouettés. Stéphane Bullion était également très bon dans sa variation et dans la coda. Il était tout sourire au milieu de ses prétendantes puis complètement subjugué par Odile. Il marche à fond dans le piège qu’on lui tend et est dévasté lorsqu’il comprend son erreur. 

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Je ne vais pas me répéter, j’adore l’acte 4. Tellement tragique. Le corps de ballet est toujours aussi beau et les deux étoiles parfaitement assortis. On se demande pourquoi ils n’ont pas été distribués ensembles dès le départ tant ils semblent se booster l’un l’autre. Un très beau moment.

Je n’ai pas parlé de Karl Paquette. Peut être parce qu’il ne m’a pas tant marqué que cela. Malgré une très bonne variation au troisième acte il a peiné à imposer son personnage. Il était bien meilleur en Siegfried.

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Au final en dépit la déception de ne pas voir Marie-Agnès Gillot, ce fût une belle prise de rôle pour Stéphane Bullion. J’aime ce danseur car il offre toujours des interprétations très personnelles de ces rôles. Il va murir son interprétation au fil des représentations et je regrette bien de ne pouvoir assister à sa dernière pour voir l’évolution…

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 15:16

On s’occupe comme on peut mais dernièrement j’ai regardé dans mes statistiques les mots clefs qui avaient amenés les lecteurs depuis les moteurs de recherches jusqu’à mon blog.

Je me suis rendue compte qu’il y avait dans ces mots clefs des interrogations auxquelles ce blog ne répondait pas (ahlala misère!).

 

Pour le mois de décembre, arrive en tête des recherches qui atterrissent sur ce blog :

Balanchine Brow Bausch : et oui le Lac des cygnes vous passionne moins. Ou (plus probable) vous avez trouvé vos réponses ailleurs !

 

Vien ensuite : Charline Giezendanner Lac des cygnes (que j’ai vu une fois en petit cygne et dans les danses de caractère).

 

Je passe sur les divers Lac des cygnes et autres nom de danseurs (avec dans le trio de tête Agnes Letestu Bullion/Lopatkina (dans la même recherche) et Lumila Pagliero) que l’on retrouve sous différentes formes et orthographes.

 

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                                                          Uliana Lopatkina (photo: Anne Deniau)

 

Dans ce qu’il reste, on trouve dans un ordre décroissant :

 

Recherche place Balanchine/Brown/Bausch : on est beaucoup à en chercher.

 

Doublure danseuse Nathalie Portman dans Black Swan : c’est Sarah Lane de l’American Ballet Theater

 

Distribution 24/27 décembre Lac : la grande interrogation ! Il semble que finalement ça soit Cozette/Martinez/Bullion.

 

José Martinez retraite : La grande interrogation bis ! Je n’ai malheureusement pas de réponse à cette question.

 

Eve Grinsztajn date de naissance : c’est une colle ! Elle est née en 1981 mais je ne connais pas la date exacte.

 

Black Swan histoire : je vous renvoi à l’article que j’avais fait sur le film.

 

Vincent Cassel danse : Si c’est une question, la réponse est qu’il ne danse pas dans Black Swan. On le voit marquer des pas mais pas de véritable chorégraphie. Par contre si vous voulez le voir danser, il y a cette courte vidéo ou plus sérieusement celle-ci réalisée par Solve Sundsbo pour le New York Times.

 

Durée lac des cygnes : Près de 3 heures avec entre acte.

 

Le lac des cygnes opéra ou danse ? : (!!) a priori c’est de la danse !

 

 

 

 

Merci en tout cas à tous les visiteurs.

 

J'en profite pour vous souahiter un très Joyeux NOËL!!!

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 09:15

La voici, la voilà, la représentation que tout le monde attendait (les représentations, en comptant le 18) !

Uliana Lopatkina, étoile du Mariinski dans le Lac des Cygnes à Paris… personne ne voulait rater ça.

Dans les couloirs de Bastille les blogueurs et forumeurs, tout droit sortit de la bulle Internet, avaient pris forme humaine pour venir applaudir l’étoile russe.

La soirée a ainsi commencé de manière très sympathique par une rencontre avec mes camarades blogueuses. Une chouette occasion de pouvoir mettre un visage sur des mots, des avis…

Puis c’est direction le parterre, prête à passer plus de 2h30 sur un strapontin ultra inconfortable à côté d’un monsieur se sentant obligé de commenter tout ce qu’il se passait sur scène à sa femme (qui était juste à côté de lui donc a priori elle voyait la même chose mais bon…).

 

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                         Sarah Kora Dayanova, Sabrina Mallem, Vanessa Legassy, Héloïse Broudon 

 

Le premier acte m’a drôlement surprise. Etait-ce parce que j’étais mieux placée ? En tout cas il a semblé beaucoup moins brouillon et plus dynamique qu’au début du mois.

Sur un coin de la scène, José Martinez somnole (bon c’est le rôle qui veut ça hein !). J’ai eu l’impression qu’il ne s’était pas vraiment réveillé pendant ce premier acte. Il semblait peu concerné, un peu blasé. A ses côtés, Stéphane Bullion est un Wolfgang/ Rothbart noir est charismatique. Il ne danse pas mais semble omniprésent. C’est lui qui mène la danse, qui présente les danseurs, les amène au centre de la scène. Il dégage quelque chose de très puissant.

Le pas de trois était assez agréable avec un Emmanuel Thibault virevoltant, une Ludmila Pagliero très vive et une Eve Grinsztajn charmante malgré une petite difficulté dans sa dernière diagonale.

 

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                                                          Uliana Lopatkina 

 

Les invités s’en vont, les éclairages s’assombrissent et la voilà qui arrive. Celle que tout le monde attend, applaudie dès son entrée en scène ! Uliana Lopatkina est un cygne majestueux, une vraie reine. On sent que c’est SON rôle. Elle en maîtrise chaque geste et chaque intention est justement pensée. Ses bras respirent et ne cessent de bouger donnant l’impression de véritablement voir des ailes. Son Odette est une reine certes, mais est avant tout profondément touchante. On lit sur son visage tout l’amour et en même temps la détresse qu’elle ressent.

Elle semblait assez complice avec José Martinez. Même si l’acte deux n’a pas été mon favoris, ils ont réussit à faire passer quelque chose.

 

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                                                  Uliana Lopatkina et José Martinez 

 

Changement d’ambiance à l’acte 3 où l’on revient à la cour. Je trouve toujours les danses de caractère un peu longues et parfois fastidieuses. Toutefois, hier, Éléonore Guerineau se distinguait particulièrement dans la danse Napolitaine.

L’acte prend tout son intérêt lorsqu’arrive Rothbart et son cygne noir. L’interprétation de Lopatkina est très différente de celle de nos ballerines françaises. Elle joue vraiment sur l’ambiguïté. Ses bras son très ressemblant à ceux de son cygne blanc et l’on comprend aisément que Siegfried se méprenne. Elle se joue du prince et a développé une très belle complicité avec Stéphane Bullion. Les deux interprètes se jetaient dans cesse des regards entendus qui ne laissaient planer aucun doute sur leur  sombre projet. J’ai beaucoup aimé ce lien entre les deux danseurs.

A côté, José Martinez c’était réveillé et nous a gratifié d’une belle variation.

 

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                                      Stéphane Bullion, Uliana Lopatkina et José Martinez

 

Puis le quatrième acte, peut être celui que je préfère. Il fût exceptionnel hier avec un corps de ballet en très grande forme pour ce passage si émouvant. Uliana Lopatkina et José Martinez ont été superbes dans le dernier adage. Pendant la dernière confrontation Rothbart/ Siegfried, il était vraiment intéressant de regarder l’étoile russe qui semblait véritablement se métamorphoser en cygne au fond de la scène.

 

Les danseurs ont été acclamés avec de nombreux rappels malgré les lumières rallumées bien trop tôt. La belle Uliana a salué public et orchestre avant de ce tourner vers le corps de ballet. Un beau geste.

C’était une soirée que j’attendais depuis longtemps et elle a été à la hauteur de toutes mes espérances. Je ne suis pas prête d’oublier le merveilleux cygne qui c’est présenté à nous…

 

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Je vous invite également à découvrir les impressions (à venir ou déjà postée) d’Amélie, du petit Rat, de Fab, de Pink Lady et de Mimy la souris

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 21:18

Ne jamais perdre espoir !

Alors que j’avais quasiment tiré un trait sur la soirée Balanchine/Brown/Bausch, voilà qu’un retour de place sur Internet m’apporte pile la place que je désirai !

 

Ce programme que je trouvais un peu terne face au Lac des Cygnes de Bastille a attiré pas mal de comités d’entreprises désireux de se rendre à Garnier pour les fêtes. Je ne sais pas si c’était la meilleure des idées et pas mal ont dû se demander ce qu’ils faisaient là, où étaient les tutus des danseurs classiques de l’Opéra de Paris (réflexion entendue au parterre !).

 

J’ai toujours du mal à comprendre quel était le lien entre ses trois ballets. Ce n’est assurément ni leur style, ni leur époque ni leur compositeur…

 

Mais après tout tant pis ! Ca n’empêche pas la soirée d’être bonne !

 

Apollon

 

Pour ouvrir le programme, nous avons eu droit à l’Apollon de Balanchine. Et ce soir c’est un Apollon de choix qui c’est présenté à nous : Nicolas LeRiche. J’avoue, que j’étais tellement déçue qu’il ne danse plus le lac que cette petite « compensation » (ma dose de Nicolas pour les fêtes) était la bienvenue. Le danseur semble s’amuser comme un fou dans ce rôle. Il apporte à son personnage un petit détachement bienvenue qui anime la chorégraphie  et empêche se sombrer dans l’ennui. Car il faut bien l’avouer, Apollon n’est pas le ballet le plus passionnant qui soit. Je l’ai trouvé un peu daté et je pense que, interprété au premier degré, il doit être horriblement long.

Mais Nicolas LeRiche était là. Et surtout il était accompagné d’Agnès Letestu. Peut-on rêver meilleure muse de la danse ? Vive, enjouée et très souriante elle était complètement à son aise dans ce rôle et dans le style Balanchine. On a sentit les deux étoiles très en phase lors du pas de deux qui est passé à la vitesse de la lumière.

Forcément, à côté de tels interprètes, les deux muses restantes passaient au second plan. Aurélia Bellet et Ludmila Pagliero ont fait deux belles prestations mais étaient tout de même en retrait.

 

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O zlozony/ O composite

 

Changement total d’ambiance avec le ballet Trisha Brown. J’avais un peu d’appréhension avant la représentation. Le côté poème récité en polonais me faisait un peu peur mais au final j’ai été fascinée d’un bout à l’autre. Je pense qu’il s’agit typiquement du genre d’œuvre dans lequel on entre et on passe un excellent moment ou alors on reste sur le pallier et ça nous semble interminable.

 

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Pour ma part, je n’ai pas lâché le ballet un seul moment. Cette atmosphère sombre (de part l’éclairage, le décor de nuit) et en même temps si douce m’a réellement captivée. Isabelle Ciaravola était magnifique. Elle c’est vraiment approprié cette gestuelle dans laquelle on n’a pas l’habitude la voir. Sa danse avait beaucoup d’ampleur, tout était si fluide. On avait l’impression que le temps était suspendu lors de ses passages en scène. Josua Hoffalt était également très convaincant dans un style où il semble très à l’aise. Je ne l’apprécie pas particulièrement dans le classique mais ce genre de pièce lui va très bien.

J’ai moins accroché avec Vincent Chaillet mais c’est sans doute une question de goût.

 

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Le sacre du printemps

 

Et oui. Je n’avais jamais vu le sacre du printemps par Pina Bausch. Depuis que je vais régulièrement à l’Opéra, il n’avait jamais été repris. Je ne voulais absolument pas le voir en vidéo, persuadée que j’étais que c’était le genre d’expérience à vivre « en vrai » avant toute chose.

Et expérience et bien le mot. Le ballet et vraiment éprouvant tant pour les danseurs que le spectateur. Il met même mal à l’aise parfois par son ambiance et son propos mais j’ai vraiment adhéré. L’engagement des danseurs est tellement évident qu’ils m’ont embarqué avec eux. Et quel plaisir de revoir Wilfried Romoli sur scène ! Il est absolument impérial.

 

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Je ne sais pas quoi dire de la prestation d’Eleonora Abbagnato en élue. C’était la première fois que je voyais le ballet. L’effet de surprise était donc total. Peut-être que d’autres ont fait mieux ou certainement différent, il n’empêche que ça performance était très belle.

 

 

Je me rappelle qu’à l’annonce de la nouvelle saison j’avais eu l’idée de zapper cette soirée au profit du Lac. Les distributions hyper intéressantes m’avaient fait changer d’avis. Je ne sais pas si c’est le genre de programme que j’irai revoir 10 fois mais je ne boude pas mon plaisir d’avoir tenté le coup. Ce sont vraiment des ballets à découvrir. 

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