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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 21:18

Ne jamais perdre espoir !

Alors que j’avais quasiment tiré un trait sur la soirée Balanchine/Brown/Bausch, voilà qu’un retour de place sur Internet m’apporte pile la place que je désirai !

 

Ce programme que je trouvais un peu terne face au Lac des Cygnes de Bastille a attiré pas mal de comités d’entreprises désireux de se rendre à Garnier pour les fêtes. Je ne sais pas si c’était la meilleure des idées et pas mal ont dû se demander ce qu’ils faisaient là, où étaient les tutus des danseurs classiques de l’Opéra de Paris (réflexion entendue au parterre !).

 

J’ai toujours du mal à comprendre quel était le lien entre ses trois ballets. Ce n’est assurément ni leur style, ni leur époque ni leur compositeur…

 

Mais après tout tant pis ! Ca n’empêche pas la soirée d’être bonne !

 

Apollon

 

Pour ouvrir le programme, nous avons eu droit à l’Apollon de Balanchine. Et ce soir c’est un Apollon de choix qui c’est présenté à nous : Nicolas LeRiche. J’avoue, que j’étais tellement déçue qu’il ne danse plus le lac que cette petite « compensation » (ma dose de Nicolas pour les fêtes) était la bienvenue. Le danseur semble s’amuser comme un fou dans ce rôle. Il apporte à son personnage un petit détachement bienvenue qui anime la chorégraphie  et empêche se sombrer dans l’ennui. Car il faut bien l’avouer, Apollon n’est pas le ballet le plus passionnant qui soit. Je l’ai trouvé un peu daté et je pense que, interprété au premier degré, il doit être horriblement long.

Mais Nicolas LeRiche était là. Et surtout il était accompagné d’Agnès Letestu. Peut-on rêver meilleure muse de la danse ? Vive, enjouée et très souriante elle était complètement à son aise dans ce rôle et dans le style Balanchine. On a sentit les deux étoiles très en phase lors du pas de deux qui est passé à la vitesse de la lumière.

Forcément, à côté de tels interprètes, les deux muses restantes passaient au second plan. Aurélia Bellet et Ludmila Pagliero ont fait deux belles prestations mais étaient tout de même en retrait.

 

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O zlozony/ O composite

 

Changement total d’ambiance avec le ballet Trisha Brown. J’avais un peu d’appréhension avant la représentation. Le côté poème récité en polonais me faisait un peu peur mais au final j’ai été fascinée d’un bout à l’autre. Je pense qu’il s’agit typiquement du genre d’œuvre dans lequel on entre et on passe un excellent moment ou alors on reste sur le pallier et ça nous semble interminable.

 

Copie-de-P1020964.JPG

Pour ma part, je n’ai pas lâché le ballet un seul moment. Cette atmosphère sombre (de part l’éclairage, le décor de nuit) et en même temps si douce m’a réellement captivée. Isabelle Ciaravola était magnifique. Elle c’est vraiment approprié cette gestuelle dans laquelle on n’a pas l’habitude la voir. Sa danse avait beaucoup d’ampleur, tout était si fluide. On avait l’impression que le temps était suspendu lors de ses passages en scène. Josua Hoffalt était également très convaincant dans un style où il semble très à l’aise. Je ne l’apprécie pas particulièrement dans le classique mais ce genre de pièce lui va très bien.

J’ai moins accroché avec Vincent Chaillet mais c’est sans doute une question de goût.

 

Copie-de-P1020967.JPG

 

Le sacre du printemps

 

Et oui. Je n’avais jamais vu le sacre du printemps par Pina Bausch. Depuis que je vais régulièrement à l’Opéra, il n’avait jamais été repris. Je ne voulais absolument pas le voir en vidéo, persuadée que j’étais que c’était le genre d’expérience à vivre « en vrai » avant toute chose.

Et expérience et bien le mot. Le ballet et vraiment éprouvant tant pour les danseurs que le spectateur. Il met même mal à l’aise parfois par son ambiance et son propos mais j’ai vraiment adhéré. L’engagement des danseurs est tellement évident qu’ils m’ont embarqué avec eux. Et quel plaisir de revoir Wilfried Romoli sur scène ! Il est absolument impérial.

 

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Je ne sais pas quoi dire de la prestation d’Eleonora Abbagnato en élue. C’était la première fois que je voyais le ballet. L’effet de surprise était donc total. Peut-être que d’autres ont fait mieux ou certainement différent, il n’empêche que ça performance était très belle.

 

 

Je me rappelle qu’à l’annonce de la nouvelle saison j’avais eu l’idée de zapper cette soirée au profit du Lac. Les distributions hyper intéressantes m’avaient fait changer d’avis. Je ne sais pas si c’est le genre de programme que j’irai revoir 10 fois mais je ne boude pas mon plaisir d’avoir tenté le coup. Ce sont vraiment des ballets à découvrir. 

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Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
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