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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 16:14

Hier soir avait lieu au Palais Garnier la première représentation de Proust ou les intermitences du coeur. Ce ballet de Roland Petit créé en 1974 était entré au répertoire du ballet de l'Opéra de Paris en 2007. Il connait donc aujourd'hui sa première reprise.

Inspriré de l'oeuvre de Marcel Proust, A la recherche du temps perdu, le ballet n'est évidemment pas une adaptation fidèle. Il est en effet impossible de rendre par la danse toute la densité de ces livres. Il s'agit donc d'une suite d'impressions, comme des souvenirs, reliés à l'oeuvre de Proust.

Le résultat donne donc une succession de pas de deux ou de mouvements d'ensemble sur des musiques chères à l'auteur.
Forcément dans ce genre de ballet sans trait naratif fort, il y a du bon et du moins bon...

Arpès un introduction chantée le ballet commence vraiment avec "la petite phrase de Vinteuil". Chorégraphie assez peu originale mais magnifiquement interprétée par Laura Hequet et Christophe Duquenne, tous deux pleins d'élégance.

"Les aubépines" sont aussi un tableau sans beaucoup d'intérêt malgré la fraicheur de Mathilde Froustey.

Ensuite un tableau mettant en scène les personnages de d'Odette et de Swann avec la belle présence d'Eve Grinsztajn.

Le spectacle commence à prendre de l'intérêt avec le tableau des "jeunes filles en fleur". Très frais avec une jolie chorégraphie et la présence lumineuse d'Isabelle Ciaravola.

Puis le grand moment du premier acte, le pas de deux de la prisonnière. Le partenariat entre Hervé Moreau (qui campe Proust jeune) et Isabelle Ciaravola (Albertine) fonctionne toujours aussi bien. Lui parfait dans ses emportements et sa frustration, elle touchante en belle endormie. De beaux moments d'abandon et beaucoup d'émotions pour conclure l'acte.

Après le paradis, nous plongeons au deuxième acte dans les images de l'enfert proustien.
Nous rencontrons deux nouveau personnages, Morel, violoniste virtuose et M. de Charlus qui l'idolatre. Stéphane Bullion est parfait avec ce qu'il faut de détachement pour rendre son personnage crédile. En plus la technique suit ce qui ne gache rien!
Manuel Legris quant à lui surprend encore en vieil homme un peu ridicule et fasciné par le jeune homme.

Je passe rapidement sur les deux tableaux suivants en notant tout dê même les belles prestations des danseurs (Manuel Legris en tête!)
Et j'arrive au combat des anges, l'un des plus grand moment du ballet. Florian Magnenet c'est très bien sortit de la difficile variation de Saint Loup. Ensuite, il semblait un peu écrasé par la personalité de Stéphane Bullion mais en même temps c'est le personnage qui veut cela. Ce pas de deux est vraiment magnifique. Un émotion très forte en ressort.

 
Je passe enfin sur le final que je trouve long et un peu ridicule!

Roland Petit est venu saluer à la fin et à la sortie des artistes, je l'ai vu passer avec sa femme Zizi Jeanmaire. Cela fesait un drôle d'effet de voire de telles légendes d'aussi près! (même si je ne leur ai pas adressé la parole, d'ailleur personne n'a osé les approcher!!)

photo lors des saluts: Stéphane Bullion, Hervé Moreau, Isabelle Ciaravola et Manuel Legris

 

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Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
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