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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 13:54

Allez on en termine avec cette saison 2010-2011 par la représentation du Miami city ballet du 23 juillet dernier en matinée.

Nous avions droit à un programme totalement différent d’il y a deux jours.

La soirée débute dans une ambiance Far West, cow boys et jolies filles avec Western Symphony de Balanchine. On pourrait être un peu surpris au début par les costumes un peu kitch si le tout n’était pas totalement assumé par un corps de ballet déchaîné et des solistes au top !

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Le début est tonitruant avec Sara Esty et Renan Cerdeiro très en formes et énergiques. La seconde partie est plus calme avec un Didier Bramaz excellent en lonesome cowboy qui ne sait plus où donner de la tête parmi les jeunes filles tournoyant autour de lui.

 Les deux derniers tableaux sont emmenés avec fougue et un enthousiasme communicatif par Jeanette Delgado, le bondissant Kleber Rebello (qui saute bien plus haut que sa partenaire), Patricia Delgado et Yann Trividic. Le final est un véritable tourbillon de couleurs où tous les danseurs nous embarquent avec bonne humeur. Ce ballet dont je n’attendais rien est l’un de mes gros coup de cœur de cette compagnie.

 

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On change ensuite totalement d’ambiance avec Afternoon of a faun de Robbins. Nous sommes dans une salle de danse où rêve un danseur seul (Carlos Miguel Guerra). Il est vite rejoint par une jeune femma (Jennifer Carlynn Kronenberg) avec qui il entame un pas de deux se transormant vite en pas de trois tant le miroir invisible se trouvant à la place du public joue un rôle prépondérant dans leur histoire. Ils n’évoluent ensemble que par le reflet qu’ils perçoivent. Le moment est beau, poétique, avec des interprètes fusionnels et très assortis, pourtant j’ai bien du mal à être totalement emballée par le tout. Peut être aurait-il fallu le passer à un autre moment dans le programme qu’après le tonitruant Western Symphony.

 

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On enchaîne ensuite avec Liturgy de Christopher Wheeldon interprété par Katia Carranza et Isanusi Garcia-Rodriguez. Ce pas de deux a remporté un gros succès auprès du public du Châtelet. J’avoue que j’ai eu un peu de mal à partager l’enthousiasme général et ai eu l’impression de passer à côté de quelque chose. Ce pas de deux néo classique était très sympathique et bien interprété mais ressemblait beaucoup à tant d’autres duos déjà vu lors de galas ou dans d’autres compagnies.

 

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Le programme se termine avec Nine Sinatra songs de Twyla Tharp. Ambiance ballroom dancing et boule à facettes pour ce dernier ballet. Sept couples évoluent sur huit chansons de Sinatra (d’où le titre donc ! :s). Ils représentent chacun un type de couple ou de danse. Cela va des couples classes et glamours tels que Callie Manning et Yann Trividic dans Strangers in the night ou Mary Carmen Catoya et Reyneris Reyes sur All the Way, aux passages plus humoristiques représenté par Jennifer Carlynn Kronenberg et Carlos Miguel Guerra qui avaient bien abusé du bar sur One for the road ou les jeunes, charmants et bien maladroits Tricia Alberton et Michael Sean Breeden sur Something Stupid. Puis ce sont Katia Carranza et le toujours génial Renato Penteado qui conclue la partie en beauté avec That’s life.

 

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Tout ce petit monde se retrouve avec bonheur sur le mythique My Way pour le plus grand plaisir du public.

Rien de bien révolutionnaire au niveau de la chorégraphie dans cette pièce et pourtant on ne peut s’empêcher d’être emballé par les prestations présentées. Est-ce le côté typiquement américain de la chose ? les chansons de Sinatra ? La conviction que les danseurs y mettent ? Toujours est-il que l’on passe un excellent moment. Le public ne s’y trompe pas et réserve une véritable ovation à la compagnie.

 

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Pour conclure, s’il fallait résumer cette série de représentations du Miami City Ballet, je dirais une bouffée d’air frai. Les danseurs américains ont apporté sur la capitale une énergie incroyable, de la bonne humeur et une joie de danser qui faisait plaisir à voir. En quelques jours, le public parisiens à appris à reconnaitre certains danseurs, identifier les points forts de la compagnie, affiner ses préférences.

On ne peut que féliciter les organisateurs des étés de la danse de nous avoir fait découvrir une aussi sympathique compagnie dont on ne peut que regretter qu’elle ne se produise pas plus souvent en France.

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Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets hors opéra
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commentaires

Amélie 01/08/2011 09:54


Je partage complètement ta conclusion !
Les ballets de Twyla Tharp sont décidément mystérieux. S'ils ne sont vraiment pas revolutionnaire, ils restent très efficace. J'ai aussi beaucoup apprécié Nine Sinatra Song, parfait pour finir la
soirée.


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