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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 20:46

Avec beaucoup de retard et maintenant que tout le monde parle de la soirée Béjart/Nijinski/Robbins/Cherkaoui je vais de mon côté revenir sur la 3e symphonie de Gustav Malher.

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Lors de son entrée au répertoire de l’Opéra de Paris il y a 3 ans, ce ballet avait été mon gros coup de cœur de la saison. J’avais bien regretté mes places de galeries qui ne permettaient pas d’apprécier l’œuvre comme elle le méritait.

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Cette année je me suis donc assise à l'endroit des regrettées places debout à 5€ devenues des places assises pas trop chères avec une bonne visibilité.

A le revoir, le ballet fait toujours forte impression même si j’ai eu plus de mal à « entrer dedans » que la première fois. La partie de l’éveil ma semblée un peu longuette malgré le grand talent des interprètes. Mathieu Ganio déploie ses belles lignes sur l’immense scène de Bastille et on est tout de suite séduit par son homme, assez mélancolique qui reste un personnage cohérent d’un bout à l’autre du ballet.

Le tableau de la guerre est toujours aussi impressionnant avec un Alessio Carbone, habité et à la danse puissante. Cette partie passe à toute allure.

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On passe ensuite à l’été avec la charmante Charline Giezendanner qui domine le tableau par sa fraîcheur et son engagement.

Vient l’automne, mélancolique et magnifique, dominé par les femmes. Laura Hecquet tout d’abord, superbe dans le corps de ballet qui n’en est pas un tant il laisse à chaque danseur l’espace pour s’exprimer. Eve Grinzstajn ensuite, magnétique dans le Posthorn. Elle semblait raconter une vraie histoire, c’était très beau et émouvant.

Puis arrive la Nuit. Moment à part, déconnecté du reste de l’œuvre (créé en dehors du ballet également). On abandonne la musique de Mahler pour le silence (ou plutôt les insupportables toux du public) et on admire la femme très bien interprétée par Nolwenn Daniel. La première danseuse m’a réellement impressionnée par la profondeur et l’émotion qu’elle a mis dans son personnage. Elle était très bien accompagnée par Mathieu Ganio et Vincent Chaillet.

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La nuit se lève et apparait l’ange. Laetitia Pujol a beaucoup de qualités et met de la personnalité dans ce personnage sympathique. Difficile toutefois de passer avec Clairemarie Osta et Isabelle Ciaravola (et les couples qu’elles formaient avec Nicolas LeRiche et Hervé Moreau). Il manquait un petit quelque chose à sa variation ainsi qu’un peu de complicité avec Mathieu Ganio dans le pas de deux pour vraiment nous emporter.

La 3e symphonie de Mahler reste tout de même un grand ballet, une très belle œuvre qu’il est encore temps de découvrir pour ses dernières représentations.

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Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
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