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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 19:53

Petit retour dans le temps.

Le 1er février dernier avait lieu la première représentation 2013 de Kaguyahime, ballet de Jiri Kylian. Cette œuvre avait été très injustement boudée par le public lors de son entrée au répertoire il y a deux ans. Programmée en plein mois de juillet dans l’immense Opéra Bastille, le ballet n’avait pas inspiré les touristes préférant toujours les ors du Palais Garnier.

Coup de chance cette année c’est bien à Garnier et en milieu de saison qu’est programmé Kaguyahime. J'étais très impatiente de revoir cette œuvre qui m’avait laissée un grand souvenir. Et il faut bien avouer qu’à la fin de la soirée, le sentiment était toujours aussi fort !

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Kaguyahime est un ballet très efficace et « bien fait » à tous les niveaux. La scénographie est simple mais travaillée et belle, la musique ouvrant la soirée pourrait au début rebuter mais on est vite fasciné par la sérénité qu’elle dégage. La chorégraphie alterne des moments de pure poésie (les variations de Kaguyahime), de joie et de violence. L’une des premières réflexions qui m’est venue en voyant le corps de ballet (même si on devrait plutôt dire ensemble de solistes !) évoluer et que leurs passages devaient être géniaux à danser. Les danseurs prennent d’ailleurs un plaisir manifeste à être sur scène. Leur bonne humeur (au premier acte) et leur engagement débordent de la scène et nous emportent.

Il faudrait pouvoir tous les citer, mais cela prendrait trop de temps. La chorégraphie leur laisse suffisamment d’espace pour tous s’imposer et faire ressortir leurs personnalités.

Ils sont de plus très bien accompagnés par le groupe de percussions japonaises faisant partie des éléments les plus impressionnants du ballet. C’est une véritable chorégraphie que nous livrent ces musiciens au point que notre regard s’éloigne parfois de la scène pour se concentrer sur la fosse de l’orchestre. Le bruit des percussions fait un effet fou à l’intérieur du Palais Garnier. On s’en prend plein la tête, les yeux et les oreilles.

Un petit mot tout de même sur la reine de la soirée, Alice Renavand, superbe princesse de la Lune. La gestuelle de Kaguyahime est tout à fait particulière, opposée à celle des autres protagonistes. Elle évolue dans un autre univers. Alice Renavand retranscrit parfaitement ce sentiment. Elle est aérienne et détachée du reste du monde. On reste suspendu au moindre de ses gestes et fasciné par son évolution sur scène. Il est également toujours très plaisant de voir Hervé Moreau même si on est frustré de le voir si peu danser. La scène du Mikado et son grand rideau doré est impressionnante et belle. Moreau a heureusement suffisamment de charisme pour attirer notre regard même lorsqu’il reste immobile.

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Kaguyahime est donc une vraie belle réussite qu’il fait très plaisir de voir et revoir. Je regrette de ne pas avoir pu découvrir la princesse d’Agnès Letestu mais il faut bien faire des choix ! Si toutefois vous avez eu l’occasion de la voir (elle ou Marie-Agnès Gillot) n’hésitez pas à me faire part de vos impressions.

Prochainement : un article sur la saison 2013/2014 dès qu’elle sera révélée, puis la soirée danseur-chorégraphes que j’attends avec impatience !

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Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
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