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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 10:14

Le week end du 18 janvier, une grande partie des balletomanes parisiens a traversé la Manche pour découvrir pendant deux jours l’univers du ballet anglais. Il faut dire que le programme était particulièrement alléchant. Giselle au Royal Ballet, le Corsaire à l’English National ballet et Swan Lake de Matthew Bourne. J’ai pour ma part mis le dernier de côté mais ai bien profité du Royal Opera House et du Coliseum.

 

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On commence donc avec Giselle. J’étais très enthousiaste a l’idée de retrouver la troupe du Royal Ballet qui m’avait tant impressionnée à Monaco et encore plus de revoir le couple Marquez/ McRae dans une nouvelle œuvre.

Après un trajet un peu chaotique, c’est en srpintant que j’arrive au Royal Opera House. Tout d’un coup on comprend la détresse des touristes étrangers se perdant à Garnier ou Bastille. Mais je vais garder ma mauvaise foi bien française et dire que c’est la faute au bâtiment qui est un vrai labyrinthe d’escalier fait pour perdre le spectateur.

 

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Le rideau rouge s’ouvre (une chose que j’aime. Il s’ouvre en deux contrairement au parisien qui se lève) sur le traditionnel petit village de Giselle. L’enchantement peut commencer. Je suis peut être un public facile mais j’ai toujours aimé Giselle. Depuis toute petite il est dans la top liste de mes ballets préférés. C’est aussi le premier que j’ai vu à l’Opéra de Paris. Giselle c’est le charme désuet du premier acte, la pantomime, les villageois puis les willis, l’ambiance mystérieuse du deuxième acte, la musique… Et puis une belle histoire dont décidément je ne me lasse pas.

Le fait de découvrir le ballet avec une nouvelle troupe donne un peu l’impression de retomber en enfance. On s’émerveille à nouveau, on redécouvre, on est surpris.

 

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L’élément frappant du Royal Ballet, qui m’avait déjà marqué dans Manon, est la vie qu’ils apportent sur scène. Rien ne semble automatique et chaque danseur apporte une énergie et une conviction qui fait plaisir à voir. Ce sont également les rois de la pantomime. Jamais un ballet ne m’a semblé aussi limpide. Le passage de la mère de Giselle qui m’a parfois paru si long était ici véritablement passionnant.

 

Roberta Marquez campe une superbe Giselle. Naïve, romantique et définitivement sympathique. Elle met tellement de conviction dans son personnage que cela nous empêche de la trouver trop « cruche ». Elle est très bien accompagnée par Steven McRae qui lui aussi déploie une pantomime d’une clarté impressionnante. On voit parfaitement le prince cherchant à se faire passer pour un paysan. Bien dragueur au début, puis mal à l’aise face à l’arrivée de sa fiancée et qui réalise petit à petit le drame qui est en train de se créer devant ses yeux.

La scène de la folie était très réussie grâce à une Roberta Marquez très inspirée qui n’hésite pas y aller franchement. Sa Giselle perd complètement la tête et c’est assez prenant à voir.

 

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Au deuxième acte nous plongeons dans l’univers des willis. Ce passage ne possède certes pas la précision technique et de style de la production française mais réussi néanmoins à nous embarquer grâce à une interprétation glaçante de la part du corps de ballet. Si leur première apparition est pleine de mélancolie elles surprennent ensuite dans les passages les opposants aux hommes. Les voir ainsi froidement faire bloc pour les contraindre à danser jusqu’à la mort était très impressionnant. On comprenait tout d’un coup la peur saisissant les visiteurs du cimetière ou même précédemment des villageois lorsqu’on leur raconte la légende des willis. Il ne faut effectivement pas trop se frotter à elles !

 

Elles étaient magnifiquement menées par leur reine Myrtha. Claudia Dean arrive sur le plateau comme une apparition. Elle est d’une beauté qui lui donne un caractère assez irréel. Son interprétation très froide et autoritaire s’accorde parfaitement avec le corps de ballet. Elle reste impassible face aux supplications des hommes et garde un regard très dur tout au long de l’acte.

 

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Face à elle, nous retrouvons notre couple star. Les deux principals sont très émouvant que ce soit dans leurs pas de deux ou passages solos. Leur détresse et palpable. Roberta Marquez ne campe pas une Giselle distante et éthérée. Il reste encore beaucoup d’humanité en elle et il beau de voir son envie de sauvé son prince à tout prix. Steven McRae de son côté apparaît rongé par le remord et est très touchant (on en oublierai presque qu’il avait promis à cette pauvre Giselle de l’épouser alors qu’il savait très bien qu’il était fiancé et qu’elle en est morte de désespoir !).

 

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En conclusion, cette Giselle du Royal Ballet est un très beau moment et un bon moyen de redécouvrir ce ballet. Les interprètes (des étoiles aux membres du corps de ballet) sont tous très investis et font vivre cette histoire avec force et conviction.

 

On se retrouve très vite pour la suite des aventures londoniennes avec le Corsaire de Tamara Rojo et Matthew Gloding. 

 

Pour d’autres impressions sur Giselle, rendez-vous sur Impression danse, Blog à Petits Pas et Danses avec la plume.

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Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets hors opéra
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Le blog de Tita 06/02/2014 01:32

Venez lire mon article sur big ballet, le nouveau reality show à l'anglaise http://leblogdetita.wordpress.com/2014/02/05/bigballet/

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