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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 16:38

Et non je n’étais pas à la première d’Onéguine hier soir. J’y serais mardi et les premières impressions donnent terriblement envie !

En attendant je vais vous parler de la première distribution de Cendrillon découverte mercredi soir. On pouvait sur la toile lire les pires horreurs sur cette distribution et le ballet en général. J’y allais donc pleine d’appréhensions et de préjugés. J’ai pourtant passé une excellente soirée (sans exagérer). La surprise fût au rendez-vous.

 

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Toute d’abord je suis arrivée à l’heure cette fois ! C’est tout de même agréable de pouvoir  apprécier le ballet en entier même si le premier acte est le plus faible.

Nous entrons donc dans la maison de Cendrillon pour découvrir Agnès Letestu en souillon. Forcément Letestu et souillon sont deux mots qui ne vont pas du tout ensemble ! Difficile d’imaginer la grande, belle et si classe Agnès Letestu en pauvresse esclave de sa belle-mère. Pourtant l’étoile à cette capacité étonnante de s’adapter à tout type de situation et à réussir à nous faire croire à une l’histoire pour laquelle elle ne semble pas faite sur le papier. Quand elle danse avec son ballet, se fait maltraiter par ses sœurs, on y croit. C’est touchant.

 

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Les deux sœurs justement, elles étaient ce soir interprété par un duo particulièrement au diapason : Ludmila Pagliero et Mélanie Hurel. Les deux premières danseuses sont particulièrement étonnantes. Aucune ne tire la couverture sur elle. Chacune brille à sa façon avec sa propre personnalité. Leurs scènes sont particulièrement efficaces, un vrai bonheur à regarder. Elles sont bien accompagnées par un Stéphane Phavorin qui campe une marâtre complètement déjantée. Il joue à fond sur le ridicule et le burlesque et cela fonctionne très bien. Le public, s’il n’applaudit pas, ne peut s’empêcher de rire.

Puis voici la bonne fée qui débarque sous la forme d’un producteur ici pour accompagner Cendrillon vers son destin de star. Yann Saïz n’a rien à envier à Karl Paquette dans ce rôle. C’est toujours un plaisir de voir le sujet dans rôles de premier plan même si je regrette encore qu’on ne puisse le voir en acteur vedette.

Le départ de Cendrillon de sa maison nous amène au tableau des quatre saisons particulièrement long et peu intéressant. Le petit intérêt de cette représentation était de pouvoir y découvrir quelques sujets et coryphées (Aubane Philbert, Sabrina Mallem) en soliste. Elles furent excellentes mais difficile de passionner pour ce passage.

La fin du premier acte est toujours l’occasion d’avoir une pensée très émue pour des 12 coups de minuits qui ont bien du courage d’assumer un costume si ridicule chaque soir. C’est bête car l’idée de personnifier cet élément de l’histoire est bonne mais le string bleu sur collant c’est juste pas possible.

 

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Au deuxième acte nous passons aux tableaux de cinémas qui arrachent toujours quelques rires ou sourires dans la salle. Puis la scène que tout le monde attend, celle du bal. L’occasion de voir enfin arriver le prince sous forme d’acteur vedette.

Stéphane Bullion n’est pas le premier danseur que l’on imagine dans ce rôle et pourtant il s’en sort étonnamment bien. Ses variations sont propres et nettes, son jeu très travaillé. Il est vraiment drôle lorsqu’il se retrouve confronté à l’hystérie des deux sœurs cherchant à l’impressionner. Ses expressions à l’adresse du producteurs l’air de dire « mais qu’est-ce que c’est que ces filles » sont excellentes.

L’entrée d’Agnès Letestu sous les flashs des photographes m’a semblée moins féérique que celle de Dorothée Gilbert. Peut être l’étoile semble-t-elle moins timide/impressionnée que sa consœur. Elle est déjà une star et le sait.

Le pas de deux du tabouret était néanmoins bien maitrisé et touchant.

 

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L’acte trois est toujours un peu « bizarre ». La recherche de Cendrillon par le prince et ses potes à base de petits sauts à travers la scène et de visites dans une taverne espagnole ou autres est quand même assez particulière. Heureusement le dénouement est proche et nous retrouvons vite les sœurs toujours aussi en forme et Cendrillon qui a récupéré ses haillons. L’essayage de la pantoufle de vair (qui est ici une chaussure à paillettes) est toujours aussi drôle avec Ludmila Pagliero, Mélanie Hurel et Stéphane Phavorain qui ont chacun leur façon de se jeter sur le pauvre acteur vedette.

Le pas de deux final est toujours un peu long mais très bien exécuté et conclue en beauté la soirée.

A noter toutefois que le spectacle continu aux saluts avec une marâtre ravie de l’accueil qui lui est fait et des sœurs ne pouvant s’empêcher de se filler des coups.

Au final il est étonnant de voir à quel point une soirée dont on n’attend pas grand-chose peut se révéler excellente.

 

Prochaine représentation : la découverte d’Evan McKie en Onéguine !

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Published by danse-opera.over-blog.com - dans Ballets opéra de Paris
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