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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 10:04
La bayadère (Gilbert/ Heymann/ O'Neill)

Quinze jours après tout le monde, il était temps de remettre les pieds à Bastille pour découvrir cette nouvelle série de Bayadère.

La dernière série était en dent de scie avec beaucoup de blessures et apparemment une mauvaise préparation. La série encore précédente se déroulait à Garnier et c’était bien sympathique.

 

La Bayadère est un ballet dont on ne se lasse jamais vraiment. Les décors et costumes sont superbes et les personnages offrent de beaux moments de bravoure aux interprètes tout en permettant aux demi-solistes et au corps de ballet de briller.

 

Lundi 7 décembre, Dorothée Gilbert, Mathias Heymann et Hannah O’Neill étaient aux commandes. Trois des meilleurs techniciens de l’Opéra qui annonçaient un beau moment de danse. Au final si les trois interprètes étaient superbes séparément, on peinait à voir émerger une alchimie dans le trio. Les pas de deux Gilbert/Heymann étaient très beaux mais il manquait ce petit truc en plus pour vraiment nous emporter.

 

Dorothée Gilbert n’en fini pas d’étonner. On la connaissait grande technicienne et interprète fraiche et dynamique. Elle présente depuis un certain temps des interprétations plus profondes et matures. Sa Nikiya était superbe en tout point. Des équilibres à n’en plus finir, des bras magnifiques et surtout un jeu sensible et très juste. Elle était en cela un peu en décalage avec ses partenaires à l’interprétation plus basique.

La rencontre Nikiya/Gamzatti semblait d’ailleurs illustrer la raison pour laquelle distribuer de jeunes danseuses sur le rôle de la princesse (rôle plutôt tenu par des étoiles ou premières danseuses) n’est pas forcément pertinent.

Hannah O’Neill est d’une beauté à couper le souffle et n’a pas d’effort à faire pour nous faire croire qu’elle est une vraie princesse, mais son jeu c’est révélé assez limité, offrant peu de répondant à Dorothée Gilbert qui était pourtant très juste.

 

Heureusement le deuxième acte était là pour nous offrir un feu d’artifice de technique et de style. Hannah O’Neill y était souveraine, dominant largement l’ensemble avec une variation très enlevée et une coda du tonnerre. Elle éclipsait totalement son Solor qui faisait quelque peu pâle figure à côté de ces deux femmes fortes.

Arrive ensuite la bouleversante variation du serpent de Dorothée Gilbert. Décidément, les femmes ont le pouvoir ce soir.

 

Le troisième acte est (comme souvent) marqué par l’excellent corps de ballet féminin. Une envoutante descente des ombres, trois jolies petites solistes (mention spéciale à Eléonore Guérineau) pour un moment magique afin de bien conclure la soirée.

La bayadère (Gilbert/ Heymann/ O'Neill)

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